Publié le 25 Juin 2017

Normandie - Niémen à Montrouge.

Tout au long de 2017, le Souvenir Français honorera l’escadrille Normandie - Niémen ainsi que ses pilotes.

 

C’est ainsi que le 7 juin, le comité de Montrouge a déposé un bouquet de fleurs sur la tombe de Maurice de Seynes, aviateur de l’escadrille voulue en 1942 par le général de Gaulle pour combattre auprès des Russes sur le front de l’est.

 

De Seynes a contribué aux victoires dans les secteurs de Vitebsk, Orcha, Borissov et Minsk mais dans la journée du 15 juillet 1944, victime d'un début d'incendie dans la cabine de pilotage, il cherche sans succès à atterrir. Il reçoit alors l'ordre de sauter en parachute mais refuse de l’exécuter car son mécanicien Vladimir Bielozub ne dispose pas de cet accessoire indispensable en raison de la place étroite qui lui est dévolue dans l’appareil. Malgré la maîtrise et l’expérience du capitaine de Seynes, l’avion s'écrase au sol lors de l’ultime tentative d'atterrissage.

Normandie - Niémen à Montrouge.
Normandie - Niémen à Montrouge.
Normandie - Niémen à Montrouge.

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Publié le 25 Juin 2017

Normandie - Niémen à Issy-les-Moulineaux.

Tout au long de 2017, le Souvenir Français honorera l’escadrille Normandie - Niémen ainsi que ses pilotes.

 

Le 9 juin, journée nationale commémorative de la création de l’escadrille de chasse qui deviendrait « Normandie-Niemen », le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts de Seine s’est rendu au cimetière d’Issy les Moulineaux où reposent deux anciens de cette prestigieuse unité.

 

Après avoir évoqué le riche passé d’Yves Mahé et d’Albert Mirlesse, il déposa en présence du général de corps aérien (CR) Michel Forget une gerbe sur chacune des tombes suivi par le représentant du préfet des Hauts de Seine qui avait tenu à s’associer à cette cérémonie intime et émouvante.

 

Yves Mahé.

« Yves Mahé, Régiment de Chasse Normandie – Niémen RAF. Yves.

Yves Mahé, vous êtes né le 21 novembre 1919 à Nantes.

 

Photograveur de profession, engagé le 10 octobre 1939 pour la durée de la guerre en qualité d'élève pilote à la base d'Istres vous êtes contraint par l'avancée allemande de juin 1940 au repli en Algérie, à Oran. Mais vous refusez l'armistice et avec plusieurs camarades après quelques tentatives avortées, vous parvenez à rejoindre un Caudron Simoun, dans la nuit du 1er au 2 juillet 1940 qui vous conduit à Gibraltar où vous vous engagez dans les Forces françaises libres pour rallier l'Angleterre.

 

Sur place vous retrouvez votre frère aîné, Jean Mahé, également pilote rallié à la France libre et qui sera, lui aussi, fait Compagnon de la Libération.

 

Volontaire pour le Groupe de chasse « Normandie » dès sa création, vous rejoignez en novembre 1942 le front de l'Est pour combattre auprès des Soviétiques.

 

Abattu par la DCA ennemie au cours d'une mission au sol dans la région de Smolensk, fait prisonnier après quelques heures de marche, blessé à la tête lors de l'atterrissage forcé, vous êtes conduit au camp de Smolensk d'où vous vous échappez le 28 mai 1943. Repris puis emprisonné au camp de Lodz en Pologne, vous tentez sans succès de vous évader à quatre reprises. Evacué avec l'ensemble du camp en juillet 1944 lors de l'avancée de l'Armée Rouge sur Varsovie, vous êtes conduit au camp international de prisonniers de Mühlberg sur Elbe.

 

Le 15 août 1944, vous êtes condamné à mort par le tribunal de la Luftwaffe à Dresde. Vous parvenez à sortir de votre cellule sans vous faire repérer mais sans pouvoir franchir l'enceinte du camp où se trouvent les cellules des condamnés à mort. C'est alors que vous réussissez l'exploit de vivre clandestinement à l'intérieur même de ce camp grâce à votre ingéniosité et la complicité de quelques-uns des 20 000 prisonniers qui sont là. A plusieurs reprises vous vous évadez mais êtes repris sans pour autant être identifié par ceux auxquels vous fournissez systématiquement de faux renseignements. Cette clandestinité éprouvante dura 9 mois, jusqu'au 25 avril 1945, date de la libération du camp.

 

Dès votre sortie vous devenez officier de liaison près du commandement soviétique en qualité d'adjoint au colonel commandant les centres de rapatriement de Torgau et d'Eseinach puis, rentré en France en août 1945, vous revenez au "Normandie-Niémen".

 

Plusieurs affectations vous conduisent à la 6e Escadre de chasse, au Maroc, en Extrême-Orient, à Creil puis à Orange en 1956.

 

Mais le 29 mars 1962, vous décédez en service commandé au cours d'une mission aérienne à Boussu-en-Fagne en Belgique et reposez désormais dans ce cimetière d'Issy-les-Moulineaux.

 

  • Officier de la Légion d'Honneur et Compagnon de la Libération par décret du 20 janvier 1946 ; vous avez reçu la Croix de Guerre 39/45 (6 citations), la Médaille de la Résistance avec rosette, l'Ordre de la Victoire (URSS) et la Croix de Guerre Tchécoslovaque pour les principales.

 

En cette année qui marque le 75e anniversaire de la création du groupe de chasse Normandie-Niémen, le Souvenir français modestement vous honore par ces quelques fleurs.  Car à nous le souvenir, à vous l'immortalité !

 

Le préfet des Hauts de Seine a également souhaité vous rendre hommage par un dépôt de fleurs qui sera effectué par son représentant ».

 

Albert Mirlesse.

Albert Mirlesse, vous le savez, après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne qui mène l’opération Barbarossa, le général de Gaulle animé par l’idée de faire contrepoids à l'influence dominante des Anglo-Saxons, déclara qu'un « nouvel espoir était né pour la France ».

 

Tandis que l’ambassadeur du gouvernement de Vichy sur place déclarait : « Les Allemands ne seront pas à Moscou aussi rapidement que nous l'avons espéré, il nous faut donc rentrer ! », l’attaché de l’air de cette ambassade, le lieutenant-colonel Luguet, faussa compagnie à Istanbul au détachement qui rentrait à Vichy pour prendre, lui, la route de Londres.

 

Capitaine, chef du 2e Bureau des Forces Aériennes Françaises Libres, c’est vous qui avez reçu le premier cet officier qui après trois ans en URSS en parlait couramment la langue. A votre question : « Est-il possible d'envoyer des forces aériennes françaises en URSS ? », il répondit « oui ». Cette réponse et l’analyse qui l’accompagnait remontèrent jusqu’au général de Gaulle qui, reconnu comme chef de tous les Français libres par l'URSS, voulut engager des forces militaires françaises sur ce nouveau théâtre d'opérations, pour affirmer la place et la capacité de la France.

 

Il donna l'ordre d'entamer des négociations avec les représentants soviétiques à Londres en vue de déployer une escadrille de chasse sur le front soviétique. Malgré les difficultés, ce groupe de chasse français serait placé sous commandement français, combattrait sous pavillon français et sous uniforme français dans le cadre général des Forces armées soviétiques.

 

Vous avez ensuite contribué à choisir en dépit des protestations des représentants américains et britanniques sur place, le Yak, petit avion de chasse de conception soviétique en toile et duralumin, très rustique, dont le nez fut peint aux couleurs françaises à jamais immortalisées.

 

Bien plus tard, en 1993, des cérémonies officielles marquèrent le cinquantenaire de la première campagne de nos aviateurs en URSS. Une délégation russe fut reçue à Reims, où stationnait le Groupe Normandie-Niémen, et à Paris, sous l'Arc de Triomphe, pour une émouvante cérémonie au cours de laquelle retentit pour la première fois le nouvel hymne russe.

 

Aujourd'hui, le Souvenir français souhaite vous rendre hommage en déposant sur votre tombe ces quelques fleurs en raison de votre rôle, non comme pilote, mais comme l'un des acteurs de l'ombre de cette audacieuse aventure. Le préfet des Hauts de Seine a souhaité à travers son représentant et les fleurs qu’il va déposer vous rendre également hommage. »

 

 

Claude Guy

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

Normandie - Niémen à Issy-les-Moulineaux.
Normandie - Niémen à Issy-les-Moulineaux.
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Publié le 25 Juin 2017

2017, année de Normandie - Niémen.

Tout au long de 2017, le Souvenir Français honorera l’escadrille Normandie - Niémen ainsi que ses pilotes.

 

Rappel historique.

Dans les toutes premières heures du samedi 22 juin 1941 débute l’Opération Barbarossa. L’armée allemande envahit l’URSS. Cette offensive entraîne la rupture des relations diplomatiques entre Moscou et le gouvernement du maréchal Pétain. L’ambassade de France fait donc ses bagages. Sur le chemin du retour, le lieutenant-colonel Luguet, qui occupait le poste d’attaché de l’Air, profite de l’escale d’Istanbul pour fausser compagnie à la diplomatie vichyste avec le dessein de rallier la France libre. À son arrivée à Londres, fin 1941, il livre au capitaine Mirlesse, du 2e bureau des Forces aériennes françaises libres (FAFL), son analyse du front de l’Est, avec une guerre d’usure qui ne peut que tourner à l’avantage des Soviétiques.

 

Les deux hommes convainquent le général de Gaulle d’envoyer une force combattante française en URSS. Pour le fondateur de la France libre, l’enjeu d’une telle démarche ne se limite pas au plan militaire. Il y entre aussi d’incontestables considérations politiques. Par cette présence française, fût-elle symbolique, de Gaulle souhaite, aux yeux des Soviétiques qui l’ont reconnu comme chef de tous les Français libres, combler le vide laissé par le départ de la représentation de Vichy. En outre, en visionnaire qui n’entrevoit pas d’autre victoire finale que celle des Alliés, il entend ainsi se positionner en vue des discussions de l’après-guerre.

 

Tout d’abord, de Gaulle pense proposer aux Soviétiques l’envoi sur le front de l’Est d’une division mécanisée, prélevée sur les forces françaises stationnées au Levant. Mais c’est finalement l’idée d’un groupe de chasse qui est retenue. Au printemps 1942, Joseph Staline donne son accord de principe à l’envoi d'un groupe de chasse en URSS avec quatorze pilotes, une quarantaine de mécaniciens, plus le personnel administratif. Soit soixante-deux volontaires. Le GC 3 sera une unité française sous commandement français, intégrée à une division soviétique.

 

Un nom pour la postérité.

Suivant la tradition, chaque unité des FAFL doit prendre le nom d’une province française. C’est « Normandie » qui l’emporte. Outre le fait qu’il est agréable à l’oreille, ce nom sonne comme un hommage à la tentative malheureuse de débarquement à Dieppe, en août 1942. L'unité comprend des jeunes gens venus d’horizons géographiques et sociaux différents. Il y a des nobles, des bourgeois, des ouvriers, des étudiants, des gens de droite, des gens de gauche, des apolitiques… Mais tous se rejoignent sur l’essentiel, comme l’a très bien résumé Jacques de Saint-Phalle qui rejoindra le « Normandie » en Russie : « Je ne voulais pas rester sous la botte allemande. Et en plus il y avait l’attrait du vol. On n’est pas allé là-bas pour défendre des idées politiques. Il se trouve que les Soviétiques nous ont fourni les moyens de faire notre guerre ». Le jeudi 12 novembre 1942, c’est le grand départ vers le front de l’Est, un théâtre d’opérations et des conditions de vie à des années-lumière de ce tout ce qu’ont pu connaître jusque-là les pilotes et les mécaniciens.

 

Trois semaines plus tôt, les Allemands ont connu à El-Alamein en Egypte leur première défaite mais dans l'Europe occupée, l'issue de la guerre paraît encore très incertaine. La témérité des pilotes français n'en est que plus grande...

Le GC 3 atteint la base d'Ivanovo, ville située à 250 km au nord-est de Moscou. L'instruction des Français va durer du 2 décembre 1942 au 14 mars 1943. Après avoir testé les différents types d'appareils - dont certains anglais ou américains - proposés par le commandement soviétique, le commandant d'unité Jean Tulasne et son adjoint le capitaine Albert Littolff arrêtent leur choix sur le Yak soviétique, ce qui va droit au cœur de leurs hôtes. Dans ses versions successives (Yak 1, Yak 9 puis Yak 3) , ce petit chasseur en toile et duralumin, rustique mais très maniable, satisfera toujours les Français face aux pilotes chevronnés de la Luftwaffe et à leurs redoutables avions entièrement métalliques, les Messerschmitt 109 et autres Focke-Wulf 190.

 

La première campagne du « Normandie » débute le 22 mars 1943. Les combats vont succéder aux combats, toujours plus âpres, aux cours desquels les victoires s'accumulent avec leur inévitable lot de pertes. Celles-ci vont devenir si importantes que des renforts sont nécessaires. Ils arriveront à compter du 10 mai 1943.

 

Le 19 juin, pour la première fois, le quotidien La Pravda publie le nom de cinq officiers français décorés de l'« Ordre de la Guerre pour la Patrie ». Le 14 juillet, le « Normandie », unité minuscule sur l'immensité du territoire soviétique, voit flotter le drapeau français lors d'une prise d'armes de dix minutes entre Français et Soviétiques. Trois jours plus tard, c'est au tour du commandant Tulasne de ne pas rentrer. Il est remplacé à la tête de l’unité par le commandant Pierre Pouyade, tandis que le sous-lieutenant Albert et le capitaine Préziosi obtiennent la 30e victoire du groupe.

Notons qu'un an plus tard, pour récompenser l'unité de son rôle déterminant dans le franchissement du fleuve Niémen, le 21 juillet 1944, à Alytous (Lituanie), Staline l'autorise à accoler le nom de Niémen à Normandie, comme il est de tradition dans l'armée russe. C'est comme cela qu'elle entrera dans la postérité sous le nom de « Normandie-Niémen »...

 

Vers la consécration et la gloire.

En août 1943, l'ensemble du personnel technique français est muté au Moyen-Orient et remplacé par du personnel soviétique. De ce fait, le « Normandie » perd ses compagnons de la première heure mais gagne cette spécificité qui va contribuer à forger sa dimension symbolique : des pilotes français et des mécaniciens russes réunis dans une même unité. C'est une première dans l’Histoire.

 

Retiré exsangue à l'orée de l'hiver, le groupe va séjourner jusqu’au printemps 1944 à Toula où il est transformé en régiment à quatre escadrilles grâce au renfort de nombreux pilotes venus d'Afrique du Nord. Forte de soixante et un pilotes, l'unité entame sa deuxième campagne le 25 mai 1944. Les premières pertes ne vont pas tarder.

 

Le 28 mai, le Yak 9 de Marcel Lefèvre, une des figures emblématiques du groupe, prend feu à l’atterrissage à la suite d’une fuite de carburant. Transformé en torche, le pilote meurt de ses brûlures à l’aube du 6 juin 1944 alors que les Alliés débarquent sur les plages de sa Normandie natale. Les autorités soviétiques lui organiseront des obsèques en grande pompe à Moscou.

Nouveau drame le 15 juillet 1944 : à son tour victime d’une fuite de carburant, le lieutenant Maurice de Seynes regagne précipitamment le terrain de Doubrovka d’où il a décollé quelques minutes plus tôt. Aveuglé par les vapeurs d’essence qui envahissent son cockpit, il tente vainement à plusieurs reprises de se poser. Les Soviétiques lui ordonnent de sauter. De Seynes refuse car il ne veut pas abandonner à une mort certaine son mécanicien Vladimir Bielozoub qu’il a embarqué à l’arrière de son avion, comme cela se fait couramment pour les courts trajets d’un terrain à l’autre. Et Bielozoub, lui, n’a pas de parachute... Après plusieurs autres tentatives infructueuses, le Yak 9 s’écrase et explose, tuant ses deux occupants. L’aristocrate parisien et le paysan de la Volga ont été enterrés l’un à côté de l’autre à Doubrovka. Le sacrifice de Maurice de Seynes a un retentissement énorme en URSS et va entrer dans les livres d’Histoire comme symbole de l’amitié indéfectible entre la France et la Russie.

 

Les actes de bravoure deviennent le quotidien des aviateurs français au cours de cette seconde campagne. Le 16 octobre, en cent sorties, le « Normandie-Niémen » s'octroie 29 victoires sans une seule perte. Deux jours plus tard, en quatre-vingt-huit sorties, les casseroles d'hélices tricolores abattent 12 avions. Le 20 octobre, soixante-neuf sorties, 11 victoires, le 22, cinquante-six sorties et 14 autres victoires sans perte.

 

Le 27 novembre 1944, le « Normandie-Niémen » a le privilège d'être la première unité française à stationner sur le sol allemand. Le lendemain, les lieutenants Albert et de la Poype sont élevés à la dignité de « Héros de l'Union Soviétique ».

 

Le 9 décembre, le général de Gaulle accueille à Moscou tous les pilotes français, qui reçoivent honneurs et décorations. Après l’intermède officiel et festif du voyage à Moscou, le « Normandie-Niémen » retourne sur le front à la mi-décembre 1944 pour sa troisième et dernière campagne. Les 19, 21 et 23 janvier 1945, l'héroïsme du « Normandie-Niémen » est récompensé par trois citations à l'ordre du jour du maréchal Staline. Le 21 février, il ne reste que vingt-cinq pilotes. Le 12 avril, le lieutenant Georges Henry abat un Focke-Wulf 190, ce qui sera la dernière victoire du « Normandie-Niémen ». Quelques heures plus tard, ce même pilote en sera également le dernier mort, tué par un mitraillage au sol.

 

Le 9 juin 1945, considérant le comportement exemplaire des pilotes français sur le front soviétique, le maréchal Staline estime qu'il serait injuste de les désarmer. Il leur fait don de leurs avions Yak qui vont se poser le 20 juin au Bourget devant une foule énorme venue les accueillir en héros.

 

Ainsi se termine l'épopée commencée le 22 mars 1943. Le « Normandie-Niémen » a obtenu 273 victoires confirmées, 37 probables et 47 avions endommagés en 869 combats aériens. Quatre pilotes ont été élevés à la dignité de « Héros de l'Union Soviétique » : Marcel Albert, Roland de la Poype, Jacques André et Marcel Lefèvre. Vingt-et-un ont été faits Compagnons de la Libération par le général de Gaulle. Quarante-deux de ses pilotes sont morts pour la France sur un total de quatre-vingt-dix-sept qui participèrent aux trois campagnes.

 

L’épopée continue.

Le « Normandie-Niémen » est l’unité de chasse possédant le palmarès le plus fourni mais également le taux de perte le plus élevé de l’aviation française. Basé à Mont-de-Marsan depuis 2011, le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niémen » vole aujourd’hui sur Rafale et participe aux frappes aériennes contre DAECH en Syrie.

 

Ces mots du journaliste et écrivain russe Ilya Ehrenbourg (1891-1967) résument parfaitement ce que représente pour la Russie l’engagement des pilotes de la France Libre aux côtés de l’Armée Rouge à partir de la fin de l’année 1942 : « Il ne s’agit évidemment pas d’arithmétique. Que signifiait un groupe de pilotes, même des meilleurs et des plus hardis, dans un combat gigantesque où l’on s’affrontait par millions ? Il s’agit d’amitié, d’élan du cœur, qui sont plus chers aux peuples que tous les discours et les déclarations. Il s’agit du sang versé sur la terre russe. Et la Russie n’oubliera jamais que les Français, pilotes au “Normandie”, sont venus chez nous avant Stalingrad ».

 

 

 

Sources :

  • Site herodote.net
  • Encyclopédie Wikipédia
  • Encyclopédie Larousse
  • Encyclopédie Britannnica

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Publié le 25 Juin 2017

Réunion des Présidents à Issy.

Le samedi 10 juin 2017, les présidents du Souvenir Français des Hauts-de-Seine se sont retrouvés dans la Maison du Combattant d’Issy-les-Moulineaux. Maison qu’ils connaissent bien puisque la réunion s’y déroule chaque année.

 

La Délégué général, Claude Guy, a présenté un certain nombre de réformes et de nouvelles directives qui vont s’appliquer pour certaines dès ce nouvel exercice :

 

  • Rappel de la neutralité absolue du Souvenir Français.
  • Les mandats vont passer à trois ans.
  • Il est également rappelé que le Comité est bien l’échelon de mise en œuvre des actions du Souvenir Français. Le Comité est lié à une commune ou un regroupement de communes.
  • Mise en place de la notion de « vacance » et notion de « mise en sommeil d’un comité » pour une durée d’un an maximum en cas de manquement grave à l’éthique de l’association, pour irrégularités financières ou tout autre motif grave.
  • Un comité peut être dissous sur demande d’un délégué général.
  • Remplacement : le délégué général peut demander au président général de révoquer le président d’un comité ; il va de soi que cette décision doit être dûment motivée et argumentée.
  • En cas d’usurpation du nom du Souvenir Français, une action en justice sera entreprise.
  • Les noms des réunions changent : l’assemblée générale du comité devient « réunion annuelle des adhérents ». Ceci étant motivé par le fait que le comité n’a pas d’existence juridique en tant que telle ; il n’a pas de personne morale.
  • Il est convenu qu’à l’avenir l’exercice du Souvenir Français repasse selon un mode calendaire, soit du 1er janvier au 31 décembre.
  • Cotisations : la cotisation de base reste à 10 Euros ; la revue reste à 5 Euros. Par contre, est membre bienfaiteur celui ou celle qui apporte une somme de 50 Euros ou plus.
  • La date du ravivage de la Flamme est fixée au 26 novembre, qui est la date du discours fondateur de l’idée su Soldat Inconnu par Francis Simon, en 1916. Il était président d’un Comité du Souvenir Français à Rennes. Francis Simon fera également l’objet d’un timbre par La Poste.
  • Le Souvenir Français s’est par ailleurs engagé à ce qu’aucune tombe des soldats morts en OPEX ne passe en déshérence.
  • Revue : on compte maintenant 47.500 abonnés à la revue du Souvenir Français.
  • Chancellerie : création d’une cravate du Souvenir Français pour les adhérents (adhérentes) méritants et qui auront eu 15 années de médaille de vermeil avec bélière laurée.
  • A propos de médaille, le Souvenir Français a demandé la création d’un contingent pour les activités mémorielles au sein des Ordres nationaux.
  • D’un point de vue financier, la quête 2016 a été un très bon cru avec une somme totale pour le département des Hauts-de-Seine de plus de 16.000 Euros. Rappel : les cotisations sont à envoyer avant la fin de l’exercice (fin juin ou fin septembre au plus tard) et les abonnements sont à envoyer fin juillet.
  • Concernant les adhérents, le Souvenir Français déplore la perte de 6.000 adhérents au niveau national.
  • Rhin et Danube : 15 drapeaux ont été récupérés par des collèges ou des lycées. Il est à noter que l’ensemble des établissements scolaires prend un très grand soin des drapeaux et que ces derniers sont souvent de sortie mémorielle.

 

Réunion des Présidents à Issy.
Réunion des Présidents à Issy.
Réunion des Présidents à Issy.
Réunion des Présidents à Issy.
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Publié le 21 Juin 2017

Ils font revivre la mémoire des Cadets de Rhin et Danube.

Gardiens d’un drapeau de Rhin et Danube dont le Souvenir Français est le seul dépositaire comme l’ont voulu dans leur immense sagesse les Anciens de cette grande association, les élèves de l’Institution Jeanne d’Arc de Colombes les ont honorés.

 

Avec respect et sens du devoir, ils ont su redonner vie au drapeau des Cadets de Rhin et Danube peu de temps après avoir été choisis pour en porter fièrement les trois couleurs.

 

Du Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire combattante, à Ouistreham auprès d’un ancien du commando n°4 du commandant Kieffer, ces nouveaux et jeunes gardiens de la Mémoire ont rejoint leurs camarades déjà engagés dans cette noble mission du Souvenir Français.

 

Claude Guy

Délégué général des Hauts-de-Seine

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Publié le 18 Juin 2017

Des élèves d'Asnières et de Clichy à Utah Beach.

 

Des élèves de Clichy et d’Asnières-sur-Seine se sont rendus ce 6 juin sur les plages du débarquement pour participer aux commémorations et aux remises de gerbes aux autorités. Emmenés par leur professeur, ils ont profité de ce déplacement pour effectuer un voyage mémoriel "pour ne pas oublier les hommes qui se sont battus et ont été tués pour notre Liberté". Au premier plan, on peut constater que le drapeau du comité local de l’association dissoute « Rhin et Danube » est bien en place aux cotés de ceux des autres associations.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo faite à l’occasion sur le site du Souvenir Français d’Asnières-Clichy : souvenir-francais-asnieres.fr.

 

 

 

 

 

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Publié le 17 Juin 2017

Journée du Souvenir par des élèves de Châtillon.

Deux classes de CM2 de l'école élémentaire Marcel Doret de Chatillon (effectif:56), se sont rendues le jeudi 8juin au Mont Valérien et ont participé, en fin d'après-midi, au Ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe.

 

Après un repas pris en commun dans le réfectoire de l'école, en présence de représentants du Souvenir Français, organisateur de la journée, (colonel Pierre Keraudren, Mesdames Valérie Colrat et Liliane Ochs), de 11h30 à 12h30, deux cars, affrétés par la commune, nous ont amenés au Mont Valérien.

 

Sous la conduite de deux guides, les élèves ont visité, avec beaucoup d'intérêt, le musée, ou une exposition relate l'histoire des fusillés, la chapelle ou ils étaient parqués avant leur exécution, et le monument commémoratif en forme de cloche ou sont inscrits les noms des fusillés (un peu plus de 1000) de 1941à 1944.

 

Les élèves se sont ensuite rendus à la clairière des fusillés ou une plaque rappelle leur sacrifice. La visite s'est terminée par le Mémorial de la France Combattante, ou sont enterrés 8 représentants des différentes composantes des forces combattantes (France Libre, Résistance intérieure, déportés, etc) morts pour la France, après avoir été tirés au sort. Les guides ont ensuite expliqué le symbolisme des hauts-reliefs qui entourent la Croix de Lorraine et celui de la Flamme de la Résistance qui ne doit jamais s'éteindre. Une photographie de l'ensemble du groupe a été prise. Elle permettra d'illustrer le compte-rendu.

 

Nous nous sommes rendus ensuite au cimetière américain de Suresnes ou les élèves ont pu assister à la descente des couleurs et se rendre compte de la minutie avec laquelle les Américains replient leur drapeau.

 

Puis nous avons rejoint l'Arc de Triomphe pour participer au Ravivage de la Flamme. Celle-ci a pris un relief particulier car c'était la journée du souvenir des morts d'Indochine. La ministre des Armées, Madame Sylvie Goulard, présidait la cérémonie. Après avoir ravivé la Flamme, elle a fait le tour pour saluer les participants.

 

Elle s'est spécialement arrêtée devant le groupe des élèves de Chatillon, auxquels elle a serré la main et dit quelques mots.

 

Après une vibrante Marseillaise, entonnée par tous les participants, élèves compris, la cérémonie a pris fin.

 

Le maire de Chatillon était représenté par monsieur David Lefèvre,adjoint aux affaires scolaires, et Monsieur Jackie Boulay, adjoint aux paysages urbains, transports, voierie. Les guides ont souligné l'intérêt porté par les élèves ce qui prouve la qualité de la préparation effectuée par les enseignants. Tous les participants ont apprécié cette journée qui restera marquée dans la mémoire des élèves.

 

Les trois parents d'élèves, qui accompagnaient le groupe, m'ont exprimé leur satisfaction. Les guides ont donné aux enseignants un formulaire pour permettre aux élèves de participer à un concours de dessin relatant cette journée. Un compte-rendu sera effectué par les élèves, qui paraîtra dans Chatillon Information.

 

 

Colonel (ER) Pierre Keraudren

Président honoraire du Comité de Châtillon du Souvenir Français

 

 

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Publié le 29 Mai 2017

Memorial Day 2017.

Le 28 mai 2017, deux importantes cérémonies se sont déroulées dans notre département sous la bannière étoilée américaine et les plis du drapeau français.

 

La première avait lieu au mémorial de l’Escadrille Lafayette à Marnes la Coquette. Elle visait à commémorer le sacrifice des aviateurs volontaires américains venu s’instruire puis servir aux côtés de leurs camarades français au cours de la Première Guerre mondiale. Outre différents présidents de comités et plusieurs porte-drapeaux fidèles, on pouvait remarquer dans l’assistance la présence du Président général du Souvenir français, venu presque en voisin.

 

Votre délégué général a déposé une gerbe aux couleurs de notre drapeau avant de saluer avec les autorités présentes les porte-drapeaux.

 

La deuxième cérémonie se déroulait en début d’après-midi au cimetière américain de Suresnes à l’initiative de l’agence fédérale américaine « the American Battle Monument Commission » qui gère les cimetières américains où reposent plus de 124.000 soldats. Chaque tombe est ornée des drapeaux de nos deux Nations et reçoit en fin de cérémonie un petit bouquet en hommage à celui qui repose à jamais dans le sol de France.

 

Claude Guy

Délégué général

Souvenir Français des Hauts-de-Seine

Memorial Day 2017.
Memorial Day 2017.
Memorial Day 2017.
Memorial Day 2017.
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Publié le 28 Mai 2017

Septembre terrible : les frères Roquigny de Courbevoie.

Tombe triple.

Il est fréquent de voir dans les carrés militaires des tombes où sont enterrés deux frères. Trois, c’est plus rare. C’est le cas par exemple à Rueil-Malmaison avec la sépulture des frères Lambert. A Courbevoie, c’est celle des frères Roquigny qui attire l’attention. Et ce d’autant plus, qu’ils sont tous morts en septembre !

 

Trois frères.

Raoul nait le 7 mars 1880 à Maronne dans le département actuel de Seine-Maritime. De classe 1900, il porte le matricule 11102 au Corps et 982 au Recrutement du 2e bureau de la Seine. Il est sergent au 28e régiment d’infanterie. En 1914, ce régiment a ses casernements et lieux de regroupement à Evreux et Paris, aux forts de Saint-Denis, de Stains, de Montmorency et de Domont. Il fait partie de la 11e brigade d’infanterie, 6e division d’infanterie et 3e corps d’armée. Son chef de corps est alors le colonel André Allier.

 

Norbert Roquigny est né le 9 octobre 1885 à Paris dans le département de la Seine. Classe 1905, il porte le matricule 18069 au Corps et 3544 au Recrutement. Il est sergent au 276e régiment d’infanterie. Le 276e RI est un régiment de réserve du 76e RI (en casernement à Paris). Un point d’explication s’impose : les régiments de réserve étaient à deux bataillons (n°5 et 6) au début de la guerre au lieu de 3 ou 4 pour les régiments de l’active. Chacun des bataillons étaient composés de quatre compagnies. Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d’active, dont ils reprenaient la numérotation augmentée de 200. Ainsi, le 276e RI était le régiment de réserve du 76e RI. Il avait le même lieu de recrutement et de garnison. Au départ, le régiment de réserve était commandé par le lieutenant-colonel, commandant en second du régiment de l’active.

 

Quant à André, il est né le 13 juin 1892, à Clichy dans le département de la Seine. Classe 1912, il porte le matricule 8538 au Corps et 3976 au Recrutement. Il est soldat de 2e classe au 162e régiment d’infanterie. En 1914, le régiment est situé à Verdun. Il fait partie de la 84e brigade d’infanterie, de la 42e division d’infanterie et du 6e corps d’armée.

 

Trois morts.

André est le premier des frères Roquigny à donner sa vie pour la France. Il meurt lors de la bataille de la Marne, le 7 septembre 1914. Son régiment fait partie du dispositif français au centre du front. La 9e armée du général Foch et la 4e armée du général de Langle de Cary ont toutes les deux la mission de résister à outrance aux assauts de l’ennemi et d’empêcher que le centre du dispositif ne soit rompu. Dès le 6 septembre, Foch attaque. Le général Grossetti entraîne sa 42e division contre Soizy et Villeneuve que défend tout le Xe Corps prussien. Devant un ennemi deux fois supérieur en nombre, les 94e, 151e et 162e RI, les 8e, 16e et 19e bataillons de chasseurs, appuyés par le 61e régiment d’artillerie de campagne, font merveille. Les villages sont pris et perdus plusieurs fois, la nuit seule arrête la tuerie sur ce plateau qu’illumine l’incendie. Le 7 septembre, les instructions de Foch sont les mêmes avec une offensive à gauche, en liaison avec la 5e armée, et une action défensive acharnée sur le reste du front. Mais sous les rafales de l’artillerie lourde, la 42e division, la 52e division et la division marocaine ne maintiennent qu’avec peine leurs positions contre les furieux assauts de masses sans cesse renouvelés. Foch tient bon. Avec son bon sens, il a compris que ces attaques désespérées cachent une démonstration : « Puisqu’ils veulent nous enfoncer avec cette fureur, disait-il en mâchonnant un cigare, c’est que, positivement, leurs affaires marchent mal ailleurs ». Au cours de cette bataille, le 162e RI perd plus de 900 hommes… dont André Roquigny.

 

Moins d’une semaine plus tard, c’est au tour de Raoul de tomber face à l’ennemi. Toujours au cours de la bataille de la Marne. Il est porté disparu au combat le dernier jour de la bataille, le 13 septembre. Le coup d’arrêt de la Marne marque l’échec de la manœuvre allemande à travers la Belgique et le nord de la France (surnommée « Plan Schlieffen »). Mais, selon le mot du général Chambe, alors jeune officier de cavalerie, « ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue ». En effet, si les armées franco-britanniques mirent alors un terme à l’avancée irrésistible des armées allemandes commandées par Von Moltke, elles ne purent ou ne surent exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français. D’une part, les troupes françaises sont trop épuisées et affaiblies pour se lancer dans une poursuite. D’autre part, l’Etat-major allemand avait redéployé une partie de ses forces, envoyant en Lorraine plusieurs corps d’armée en renfort sur leur aile droite. Cette aile s’arrête le 13 septembre, s’installant sur les rives de l’Aisne : les attaques françaises et britanniques n’arrivent pas à les repousser lors de la bataille de l’Aisne et cette partie du front se stabilise en s’enterrant dans des tranchées. Les belligérants recherchent alors la décision par une série de tentatives mutuelles d’enveloppement vers l’ouest, puis vers le nord, qui les mènent jusqu’aux rives de la mer du Nord, lors des combats appelés la « course à la mer » (de septembre à novembre 1914).

 

Dans la famille Roquigny, l’anniversaire de la mort de deux fils est à peine commémoré que le troisième meurt à son tour pour la France. Il s’agit du sergent Norbert Roquigny. Une vaste offensive française a été décidée en septembre 1915. Elle se déroule en Artois. Elle nécessite le déplacement de onze divisions et de trois corps d’armée. Tous les soldats sont déplacés par voie ferrée, ce qui implique la mise en marche de 592 trains. Les troupes sont prélevées dans les régions de Villers-Cotterêts, Jonchery, Charmes, Eparnay et Verdun. Elles débarquent autour d’Amiens, de Doullens et de Saint-Pol. Le 25 septembre à midi, la 10e armée française attaque en direction de Vimy, la 1ère armée anglaise en direction de Loos. Les deux armées doivent déborder Lens, grand centre minier, par le nord et par le sud. Le soir même, la gauche du 33e Corps d’armée a pris le château de Carleul et le cimetière de Souchez et le 21e Corps d’armée a atteint la route Souchez-Angres. Le 27, les Allemands évacuent Souchez. Puis les Français s’emparent des hauteurs de la crête de Vimy.

 

Mais début octobre, les contre-attaques allemandes entraînent de lourdes pertes dans les rangs français et britanniques. L’Armée française y perd près de 48.000 hommes !

 

Plus tard, le maréchal Pétain écrira : « Une des causes principales de l'échec de ces offensives de septembre [Champagne et Artois] fut qu'on n'avait pu réaliser la « surprise stratégique ». Les travaux d'approche effectués pendant plusieurs semaines à l'avance avaient donné aux Allemands l'éveil et leur avaient permis de ramener des renforts de Russie et de préparer sérieusement leur 2e position. Ces offensives ne furent cependant pas inutiles en ce sens qu'elles permirent aux Russes de reprendre haleine. Elles n'empêchèrent pas néanmoins la Bulgarie de se ranger sous les drapeaux de nos adversaires le 5 octobre ».

 

 

Et à Courbevoie.

Pendant la Première guerre mondiale, la caserne Charras était le lieu de départ pour le front de nombreux soldats issus de différents régiments dont le 119e d'Infanterie et servait d'hôpital militaire. En effet, face au manque d'infrastructures sanitaires, des sociétés d'assistance de la Croix-Rouge organisèrent des hôpitaux auxiliaires dans les locaux privés, tels que la Maison des Diaconesses au 12 rue de la Montagne (aujourd'hui Foyer des Arts), une infirmerie dans les bâtiments de l'usine The New America au 134 rue de Bécon (actuelle rue Jean Baptiste Charcot) ou encore une antenne pour convalescents à l'Union belge mise en place par l'armée belge.

 

A l’issue de la Première Guerre mondiale, la municipalité n’oubliera pas cette histoire ainsi que celles de deux autres fratries. C’est ainsi qu’à Courbevoie, existent la place des Trois Frères Roquigny, la place des Trois Frères Enghels et celle des Trois Frères Lebeuf. Neuf frères d’arme que la ville n’a pas oubliée.

 

 

 

Sources :

 

  • Photographie en copyright de la DG du Souvenir Français 92.
  • Archives du SF 92.
  • Site Internet dédié à la Grande guerre et aux unités : www.chimiste.com
  • Site Internet de la ville de Courbevoie.
  • Sites Internet du Ministère de la Défense, dont www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
  • Encyclopédies Wikipédia, Britannica et Larousse.

 

 

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Publié le 6 Mai 2017

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean des Moutis de Saint-Cloud.

Jean des Moutis est né le 11 août 1911 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

 

Bachelier, il est élève officier dans la Marine marchande en 1931 avant de s'engager en 1933 dans la marine de guerre. Il suit les cours de l'Ecole des EOR avant d'être affecté comme aspirant à bord du Colbert. Enseigne de vaisseau de 2e classe en 1934, il sert à la 3e Escadre sous-marine puis, enseigne de vaisseau de 1ère classe, à bord des torpilleurs Orage et Frondeur, de 1936 à 1939.

 

En décembre 1939, Jean des Moutis prend le commandement du chasseur de sous-marins n°6, qui vient d'être construit. En mai et juin 1940, il participe activement à l'évacuation de Dunkerque, du Havre puis de Cherbourg ce qui lui vaudra deux citations à l'ordre de l'Armée.

 

Le 17 juin 1940, il quitte Cherbourg, deux heures avant l'entrée des Allemands, en emmenant à son bord tout le commissariat de la marine. Le 18 juin il rallie Portsmouth et s'engage dans les Forces navales françaises libres le 3 juillet. Affecté au 1er Bataillon de fusiliers marins comme commandant en second avec le grade de lieutenant de vaisseau, il prend part à la formation et à l'entraînement de l'unité. A bord du Commandant Duboc avec un détachement du 1er BFM, il participe à l'expédition de Dakar et à la tentative de débarquement de Rufisque en septembre 1940.

 

En novembre, il sert en qualité d'officier de plage des troupes du colonel Leclerc pendant les opérations de ralliement du Gabon. Une fois les combats terminés, il se voit confier, avec le grade de lieutenant de vaisseau, le commandement de la Marine du Gabon qu'il réorganise. En juin 1941, le lieutenant de vaisseau des Moutis combat en Syrie, notamment à Djeidet-Artouz et à Mezzé avant de prendre, par intérim, la tête du 1er Bataillon de fusiliers marins après la mort du commandant Détroyat, tué devant Damas.

 

Promu capitaine de corvette pour faits de guerre, il est rappelé en Angleterre en septembre 1941 pour servir au commissariat national à la Marine et à la Marine marchande. Il prend part ensuite à la libération de Saint-Pierre-et-Miquelon où il organise les opérations navales anti-sous-marines de juin à décembre 1942. Rentré en Grande-Bretagne, il rejoint l'Etat-major des FNFL à Londres. En mai 1943, il prend le commandement de l'aviso Commandant Dominé qui effectue de nombreuses escortes de convois dans l'Océan Indien, en Mer Rouge et en Méditerranée, notamment lors des opérations du Dodécanèse Italien en novembre 1943. Jean des Moutis quitte le Commandant Dominé en juillet 1944 pour servir à Madagascar jusqu'en octobre 1945.

 

Après un séjour au quartier général de la marine à Paris, il commande la Marine en Nouvelle-Calédonie (1947-1949) puis participe aux campagnes d'Indochine et du Pacifique. Promu capitaine de frégate en janvier 1952, il est ensuite de nouveau commandant de la Marine en Nouvelle-Calédonie et attaché naval pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande de 1955 à 1957. Il est ensuite affecté à l'Etat-major de l'OTAN à Fontainebleau.

 

Capitaine de vaisseau en 1959, il est auditeur puis instructeur au Centre des Hautes Etudes Militaires. Le 1er novembre 1963, Jean des Moutis rallie Cherbourg pour prendre son poste de chef d'Etat-major de l'amiral La Haye, à la Préfecture maritime.

 

Jean des Moutis est décédé à Fontainebleau, le 11 janvier 1965, à l'issue d'une longue maladie. Il a été inhumé à Saint-Cloud.

 

Décorations :

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
  • Croix de Guerre 39/45 (avec 3 palmes)
  • Croix de Guerre des TOE (1 citation)
  • Médaille de la Résistance avec rosette
  • Médaille Coloniale avec agrafe « E-O »
  • Croix de guerre (Pays-Bas)
  • Officier de l'Etoile Noire (Bénin)
  • Officier de l'Etoile d'Anjouan (Comores)

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

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