Publié le 10 Septembre 2016

Exemple d’une tombe de regroupement financée et entretenue par le Souvenir Français.
Exemple d’une tombe de regroupement financée et entretenue par le Souvenir Français.

Un certain nombre de tombes, dans lesquelles repose un Clamartois Mort pour la France, sont en déshérence, tant au cimetière du Bois-Tardieu qu’au cimetière intercommunal, du fait de l’absence de proches pour les entretenir et du manque de place au Carré militaire. Si, comme nous, vous pensez que nous devons à leur mémoire l’immortalité et non l’oubli, aidez-nous à réaliser ce projet : une tombe de regroupement sur un terrain octroyé par la municipalité.

Nous comptons sur vous et faisons appel à votre générosité, laquelle n’a jamais fait défaut. Nous espérons une large participation, habitants certes, mais aussi commerçants, entrepreneurs, artisans, associations, démontrant ainsi votre fidélité à la mémoire des Morts pour la France.

Vous pouvez adresser vos dons par chèque à l’ordre du Souvenir Français, à :

  • Madame la trésorière Jacqueline Jude, 55 chemin de la Vallée aux Loups 92290 CHATENAY-MALABRY.

Les dons d’un montant égal ou supérieur à 25 Euros donneront lieu à l’envoi d’un reçu fiscal.

Nous comptons sur vous !

François-Xavier PHILIPP

Président du Comité de Clamart

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Publié le 23 Août 2016

La médaille des blessés, par Claude Guy.

Certain que dans notre département plusieurs adhérents du Souvenir français sont susceptibles d'être concernés, je vous livre une information et une analyse concernant l'évolution de l'insigne des blessés de guerre vers la médaille créée par décret du Gouvernement français le 17 août 2016. Jusqu'à cette date aucune médaille officielle n'existait.

En effet, créé en 1916, l'insigne des blessés de guerre avec en son centre une étoile métallique émaillée de rouge vif (pour rappeler le sang versé) a donné lieu à de nombreuses interprétations et incompréhensions.

Cet insigne spécial devait disparaître dès la création de la médaille commémorative de la guerre 14-18 prévue pour accueillir sur son ruban une étoile métallique émaillée rouge à chaque blessure reçue par le décoré. Toutefois, les anciens combattants blessés de cette époque portèrent malgré l'apparition de la médaille commémorative l'insigne spécial des blessés sous la forme d'une médaille pendante qui fut tolérée bien qu'elle ne fut pas officielle.

Le principe de l'étoile portée sur le ruban de la médaille commémorative et l'exception tolérée perdurèrent bien qu'en 1952 la loi du 8 novembre voulut réglementer le port de l'insigne des blessés. Ce texte précisait que « tout militaire ayant reçu une blessure de guerre au cours d'une campagne quelconque est autorisé à porter jusqu'au moment où aura été créée une médaille commémorative de ladite campagne l'insigne des blessés » puis indiquait que « l'insigne des blessés est remplacé par une barrette portant une étoile à cinq branches émaillée de rouge vif analogue à celle qui constitue l'insigne des blessés ».

Il n'est pas certain que cette rédaction fut susceptible d'être bien comprise par d'autres que les juristes, les chanceliers bien formés ou les fonctionnaires avisés de l'administration centrale. Toujours est-il que ces dispositions ne furent pas vraiment appliquées.

Les militaires blessés en étaient donc à se poser sans cesse des questions pour des réponses souvent évasives ou mal fondées. Mais ils étaient évidemment admis à porter l'étoile émaillée de rouge vif sur la médaille commémorative quand celle-ci existait car toutes les opérations ne donnèrent pas lieu à des médailles commémoratives.

Cependant la création en 1995 de la médaille commémorative française permit de résoudre en partie cette question, les théâtres d'opérations étant désormais signalés par une simple agrafe sur cette médaille laquelle aurait bien sûr pu être ornée d'une étoile émaillée de rouge vif pour chaque blessure reçue. Tout comme, à n'en pas vraiment douter, la médaille d'outre-mer dans certains cas.

Désormais, grâce à ce décret bienvenu du 17 août dernier, après des années de tergiversations, de questionnements et d'analyses, la situation s'éclaircit avec la création d'une véritable médaille des blessés de guerre qui concerne les militaires, les déportés et internés de la Résistance, les prisonniers de guerre blessés au cours de leur détention et les titulaires de l'insigne des blessés de guerre. Chaque blessure étant matérialisée par une nouvelle étoile sur le ruban et la barrette. Il est même précisé que cette barrette peut recevoir autant d'étoiles qu'elle peut en contenir. La loi du 8 novembre 1952 est abrogée.

Enfin, la médaille peut-être portée sans qu'il soit procédé à sa remise.

Claude GUY

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 8 Août 2016

Intervention de Serge Barcellini, Président Général.

1 – 150 ans ont passé

Près de 150 ans ont passé depuis le discours d’Ernest Renan prononcé à la Sorbonne (« Qu’est-ce qu’une nation ? »). Comment ce concept mémoriel a-t-il traversé le temps ?

Pour analyser cette évolution, il nous appartient d’abord de comprendre comment se construit « la mémoire nationale ». Pour qu’une mémoire nationale s’inscrive dans notre vie quotidienne, il faut quatre composants : des deuils, des héros, des outils et des acteurs.

Prenons l’exemple de la Grande Guerre :

Le deuil est immense : près de 1 400 000 soldats Morts pour la France.

Les héros, ce sont les maréchaux, les hommes politiques qui « ont bien mérité de la patrie » mais aussi la multitude des héros secondaires (ceux qui se sont illustrés à un moment fort des combats – Vaux, Douaumont, la Marne…)

Les outils existent, ce sont les cérémonies et plus particulièrement la journée nationale du 11 novembre (imposée par les anciens combattants au gouvernement qui n’en voulait pas), mais aussi les milliers de cérémonies « territorialisées », les lieux patrimoniaux, les tombes, les nécropoles, les monuments, les stèles, les plaques commémoratives, les outils de sensibilisation (timbres, pièces de monnaies), les outils de transmission (livres, films, cours d’histoire).

Les acteurs enfin. Pour qu’une mémoire s’impose dans un pays démocratique il est nécessaire que des acteurs non étatiques la prennent en charge. Pour la Grande Guerre, ces acteurs ont été les anciens combattants. Imaginons-nous ce que furent les années 1930 où près de 6 millions d’hommes se revendiquaient comme anciens combattants ? Imaginons-nous la force d’associations dont certaines regroupaient près d’un million d’adhérents ? Ils ont été les acteurs d’une mémoire qui s’est imposée partout et qui a dessiné le paysage mémoriel de la France contemporaine. Sur les quatre composants c’est donc le quatrième, les acteurs, qui dans une nation démocratique est le plus important.

Or, l’évolution de ces acteurs dépend de la démographie. Comment dès lors évolue la mémoire en relation avec la démographie des acteurs ? En trois temps.

D’abord il y a le Temps du Souvenir. Les acteurs nombreux imposent le souvenir qu’ils souhaitent faire partager à la Nation. Ce Temps du Souvenir, c’est celui du sacré, le temps des cérémonies sobres où le silence est de rigueur, le temps du patrimoine funéraire où le recueillement s’impose, le temps du livre de témoignages où les pages qui divisent sont occultées.

Ensuite il y a le Temps du Témoignage. Les acteurs moins nombreux sont confrontés au devenir de la mémoire qu’ils ont créée. C’est le temps des rencontres avec les scolaires, celui des voyages mémoire, celui aussi des musées-mémoriaux. Le duo enseignant-ancien combattant s’impose.

Enfin, c’est le Temps de l’Histoire. Les acteurs fondateurs ont disparu. Les mémoires qu’ils ont mises en place s’étiolent. L’histoire remplace le souvenir, la recherche remplace le témoignage, le bruit remplace le silence. Tout devient possible. Le monument aux Morts cède la place au monument pour la Paix, le recueillement se transforme en « rush juvénile », la musique militaire en rap moderniste. L’historien s’impose comme l’acteur principal de ce nouveau temps. Il est partout, de toutes les actions et devient le conseiller des décideurs.

Tout cela serait simple si les ruptures entre chacun de ces trois temps étaient franches. Or tel n’est pas le cas.

Cent ans après la Grande Guerre, certains Français vivent encore dans le Temps du Souvenir. Il s’agit en particulier des associations d’anciens combattants qui portent la tradition des associations originelles, mais il s’agit aussi de tous les Français qui ont retrouvé leurs racines familiales, ces grands-pères, grands oncles ou arrières grands-pères, qui ont combattu à Verdun et qu’ils redécouvrent avec fierté. Pour ces Français-là, le Temps du Souvenir est encore proche et ils ne comprennent pas que d’autres soient déjà dans le Temps de l’Histoire.

Mais si la démographie des acteurs est l’élément central de l’évolution des politiques mémorielles, d’autres facteurs d’évolution conditionnent également la mémoire.

Citons d’abord l’économie. Entre Ernest Renan et aujourd’hui il y a le marché. Au temps d’Ernest Renan, la mémoire ne s’inscrivait pas dans l’économie marchande. Les cérémonies étaient austères, les pèlerinages économes, les nécropoles et monuments sobres. Aujourd’hui, la mémoire est entrée dans le marché. La cérémonie est scénographie, le monument est musée, le pèlerinage est tourisme de mémoire. Les budgets explosent : les entreprises de communication et de création s’imposent comme acteur du mémoriel.

Ensuite, la communication. Entre Renan et aujourd’hui il y a la médiatisation. La mémoire du temps d’Ernest Renan s’inscrivait dans les pages des journaux locaux puis dans les informations des journaux télévisés des antennes régionales. Aujourd’hui, la mémoire n’a de valeur que si elle génère la retransmission télévisée en direct et les suppléments des hebdomadaires généralement publiés largement en amont de l’événement, ce qui affaiblit d’autant la force des journées mémorielles. Le journaliste d’investigation se transforme en historien. Les pages contestées de l’histoire s’imposent à travers « ce que l’on vous a toujours caché ».

Puis, le sociétal. Au temps d’Ernest Renan, les acteurs de mémoire sont des bénévoles. Militants associatifs, ils portent le souvenir comme une passion. Les porte-drapeaux sont l’expression la plus visuelle de ce militantisme bénévole. Par tous les temps, ils se rassemblent devant les monuments aux Morts afin d’incarner la France. Aujourd’hui, même si le bénévolat demeure fort, les salariés de la mémoire ont pris une grande place. Salariés des musées, des offices du tourisme, des missions mémorielles, des centres culturels, des universités, sont devenus des acteurs des politiques mémorielles.

Enfin, vient le Temps des Victimes. La Shoah, l’esclavage, le génocide arménien ont imposé le Temps des Victimes. Ce temps est partout à l’œuvre. Et le type des commémorations qu’il engendre est bien différent du schéma originel d’Ernest Renan. Il suffit pour s’en convaincre de lire le très beau discours prononcé par Jacques Chirac à l’occasion de la réception du Comité pour la mémoire de l’esclavage, le 30 janvier 2006.

Alors qu’Ernest Renan magnifie les héros, Jacques Chirac glorifie les victimes : « Ce travail (de mémoire) nous devons l’accomplir pour honorer la mémoire de toutes les victimes de ce trafic honteux ». Face à Ernest Renan qui préconise le tri mémoriel, Jacques Chirac défend le tout mémoire : « la grandeur d’un pays c’est d’assumer toute son histoire ». Enfin, alors qu’Ernest Renan redoute les historiens, Jacques Chirac les mobilise : « Nous devons également développer la connaissance scientifique de cette tragédie ».

La hiérarchie des quatre composants est bousculée, les victimes sont supérieures aux héros, même s’ils ne sont pas oubliés comme les Justes ; les outils mémoriels se diversifient avec l’utilisation massive de l’outil judiciaire ; les journalistes et en particulier les journalistes d’investigation deviennent les acteurs principaux de cette nouvelle politique ; les historiens universitaires en deviennent les « penseurs ».

Face à cette évolution, il appartient au gouvernement de définir la politique mémorielle de la Nation française du XXI siècle. Au sein de cette politique, Le Souvenir Français tiendra toute sa place.

2 – Quelle politique pour Le Souvenir Français ?

Le Souvenir Français a été créé en 1887. Je me plais à rêver que son créateur François-Xavier Niessen l’a porté sur les fonts baptismaux après avoir lu l’ouvrage d’Ernest Renan, « Qu’est-ce qu’une Nation ? », publié cette même année. Car Le Souvenir Français inscrit son action dans le schéma décrit par l’écrivain républicain. L’article premier des statuts de notre association en est la claire illustration :

« Le Souvenir Français a pour objet :

1° De conserver la mémoire de ceux et de celles qui sont Morts pour la France au cours de son histoire ou qui l’ont honorée par de belles actions, notamment en entretenant leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire, tant en France qu’à l’étranger.

2° De transmettre le flambeau aux générations successives en leur inculquant, par le maintien du souvenir, le sens du devoir, l’amour de la patrie et le respect de ses valeurs ».

Depuis 1887, Le Souvenir Français a poursuivi sa tâche, dans la discrétion de ses adhérents. Tous bénévoles, tous passionnés de la France, tous fiers de l’histoire de leur association. En ce début de XXIe siècle alors que la mémoire nationale est contestée par certains, Le Souvenir Français affirme son enracinement et sa volonté autour de sept grands engagements.

Le premier sonne comme un défi : Redonner aux Français la fierté de leur histoire nationale. Nous savons que les jeunes d’aujourd’hui doivent comprendre ce qu’est le monde dans lequel ils vivent, mais nous savons aussi que dans ce monde, ils ne trouveront leur place que s’ils s’enracinent dans leur nation. Le Souvenir Français sépare de manière forte l’histoire et la mémoire. Nous faisons le choix d’une mémoire qui favorise le rassemblement des Français et leur donne une fierté partagée.

Etre fier de son histoire, c’est être fier de ceux qui l’ont fait, de Clovis à Jeanne d’Arc, des rois aux révolutionnaires, de Napoléon à Jules Ferry, de Clemenceau à De Gaulle, de Guy Môquet à Jean Moulin, de De Lattre à Leclerc. Redonner aux Français la fierté de leur histoire, c’est le premier engagement et le premier défi que souhaite relever Le Souvenir Français.

Le deuxième engagement est de favoriser le croisement entre trois mémoires : les mémoires familiales, les mémoires locales et la mémoire nationale. Alors que l’idée de Nation s’affaiblit, il est essentiel pour nous de refonder le socle mémoriel sur lequel repose l’histoire de chaque Français. Et pour cela, nous souhaitons donner un destin à chaque Mort pour la France. C’est l’engagement que nous avons pris en lançant la géolocalisation des tombes des Morts pour la France dans les cimetières communaux français. 400 000 combattants Morts pour la France sont aujourd’hui inhumés dans nos cimetières communaux, transférés à la suite de la Première Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie, et aussi aujourd’hui des combats des OPEX. Ces 400 000 tombes familiales ne jouent aucun rôle dans nos politiques mémorielles. Or chacun de ceux qui y reposent porte témoignage de notre histoire. Ce sont ces destins individuels que nous souhaitons valoriser. Nos cimetières doivent s’imposer comme des lieux où s’apprend l’histoire. Le grand pari de la géolocalisation des tombes est celui du croisement des trois mémoires.

Le troisième engagement est celui du patrimoine. La France est le pays du patrimoine combattant. Mémoriaux, monuments, stèles et plaques commémoratives des guerres sont au nombre d’un million : quelques milliers de mémoriaux, plus d’une centaine de milliers de monuments, plusieurs centaines de milliers de stèles et de plaques. Chacun de ces « objets » mémoriels a été au moment de sa création un objet vivant, devant lequel des cérémonies étaient organisées. Ce patrimoine entre en déshérence. A l’image de nombreuses tombes familiales de « Mort pour la France », il peut disparaitre. Sur les façades de nos immeubles, les plaques rappelant un acte de résistance, ou la mort d’un héros disparaissent au moment des ravalements. Dans nos campagnes, les stèles perdues dans la végétation s’éloignent de nos regards. A ces disparitions s’ajoutent les vols mémoriels. Le patrimoine combattant de la France est en danger et cela d’autant plus que le développement du tourisme de mémoire met en place une hiérarchie au sein de ce patrimoine. Ce tourisme est à la mode. Pour de nombreux départements, il apporte l’espérance d’un développement économique. Le tourisme de mémoire impose cependant une hiérarchisation des sites, les sites à exploitation touristique étant sauvegardés et mis en valeur, les autres oubliés.

La sauvegarde du patrimoine combattant de la France constitue un autre défi auquel s’attelle Le Souvenir Français.

Le quatrième engagement est celui de la refondation du calendrier commémoratif français. Le calendrier commémoratif national s’est densifié. Il regroupe aujourd’hui 14 journées commémoratives nationales dont la création a été votée par le Parlement, et parmi elles 8 ont été créées depuis 1993.

 

Serge Barcellini

Contrôleur général des armées

Président Général du Souvenir Français

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Publié le 2 Août 2016

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Roger Motte de Neuilly-sur-Seine.

Biographie.

Roger Motte est né le 15 août 1912 à Neuilly-sur-Seine. Il se destine à une carrière dans l'enseignement.

Il effectue son service militaire dans l'aviation, et ressent alors une véritable vocation pour le vol. Démobilisé, il suit les cours des élèves officiers de réserve et, breveté pilote en août 1937, est promu sous-lieutenant, le 25 décembre 1938.

Mobilisé en 1939, il est pilote de chasse au Groupe 1/9 et 1/10 pendant la bataille de France. Après l'armistice il est affecté en Tunisie, au GC 1/3. Il tente dès lors, par tous les moyens, de rejoindre Malte. Après plusieurs tentatives infructueuses il demande à être basé au Maroc d'où il réussit à gagner Tanger puis Gibraltar. Le 30 octobre 1940 il est à Londres et s'engage aux Forces aériennes françaises libres sous le nom de Maurice Rémy.

Après un passage au 56 Operationnal Training Unit, il est affecté en février 1941 au 238 Squadron de la RAF, basé dans le sud-ouest de l'Angleterre, sur Hurricane. A la mi-avril 1941, il passe au 32 Squadron qui rejoint la côte ouest de l'Angleterre. Le 10 juin 1941, au cours d'une opération de couverture des côtes ouest du pays, le lieutenant Motte abat un JU.88, mais son avion est endommagé et il est contraint d'atterrir en Irlande du Sud où il est immédiatement fait prisonnier. Après trois tentatives d'évasion et seize mois d'emprisonnement, il réussit enfin à gagner l'Irlande du Nord, le 20 octobre 1943, et rejoint ensuite Londres.

Nommé capitaine le 25 décembre 1943, Roger Motte est affecté, comme pilote, au Groupe de Chasse 2/2 Berry, puis au Groupe de Chasse 2/7 avec lequel il participe à la bataille de libération dans le Nord de la France, en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Le 15 novembre 1944, il ramène au terrain son avion gravement endommagé par la DCA allemande. Le 18 février 1945, au cours d'un engagement contre un ennemi trois fois supérieur en nombre, il contribue à abattre avec son chef de dispositif deux Messerschmitt 109-G au-dessus de Walkirch.

A la fin de la guerre le capitaine Motte totalise 170 missions de guerre et 250 heures de vol de guerre. Titulaire de trois victoires aériennes. Il est affecté en octobre 1945 à l'Etat-major de la 2e Escadre de Chasse, puis, en juillet 1946, au 5e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Division aérienne duquel il prend le commandement, le 1er octobre 1946.

En janvier 1948, il est nommé chef des 2e et 3e Bureaux de l'Etat-major de la Défense aérienne du Territoire et en juin 1949, sous-chef d'Etat-major à l'Inspection générale de l'Armée de l'Air. En 1950 le commandant Motte rejoint l'Indochine comme commandant du groupe de marche 3/6 Roussillon, puis de la base aérienne de Cat-Bi, au Tonkin, puis, en 1951, de la base de Tan Son Hut en Cochinchine. Bien que commandant de base aérienne, il effectue pendant ces opérations le chiffre record de 408 missions de guerre.

Le 1er juin 1954, il est chef d'Etat-major à l'Inspection générale de l'Armée de l'Air, puis, à partir du 20 juin 1956, chef du Service d'action psychologique et d'information au secrétariat d'Etat à l'Air. Il est ensuite conseiller des études au Collège de l'OTAN. En 1960 il est commandant des Forces aériennes françaises de Bizerte et nommé, la même année, général de brigade aérienne. Il effectue encore une dizaine de missions en Afrique du Nord avant d'être, l'année suivante, nommé adjoint au général commandant en chef en Afrique centrale.

Le général Roger Motte, en provenance de Lahr en Allemagne, pris avec son appareil dans une tempête, est décédé, en service aérien commandé, le 26 octobre 1962 au-dessus de Bernay-en-Brie. Les obsèques se sont déroulées en l'Eglise Saint-Louis des Invalides. Il est inhumé au cimetière de Pantin à Paris.

Décorations.

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946.
  • Croix de Guerre 39-45 (5 citations).
  • Croix de Guerre des TOE.
  • Croix de la Valeur Militaire.
  • Médaille de la Résistance.
  • Médaille des Evadés.

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 11 Juillet 2016

Soldats anglais sur la route de Pozières, nord-est de la Somme, août 1916.

Soldats anglais sur la route de Pozières, nord-est de la Somme, août 1916.

Le contexte.

Le front occidental est stabilisé depuis décembre 1914, à la suite de la course à la mer. Les combats de 1915 d’Artois et de Champagne n’ont rien donné. Le général Joffre est inquiet des pertes subies, du manque d’unité de vue et de la dispersion des efforts militaires chez les Alliés. Une belle attaque commune : voilà ce qu’il faudrait à la fois pour renforcer la coopération entre Français et Britanniques et pour percer les lignes allemandes.

Les conférences de Chantilly.

Décembre 1915 : au sein de l’armée britannique le général en chef John French est remplacé par Douglas Haig. Les 6 et 7 décembre 1915, à Chantilly, Joffre explique ses plans aux Anglais, mais aussi aux Italiens : il s’agit d’attaquer aux beaux jours, donc au printemps ou en été 1916, les Empires Centraux : aux Français et aux Anglais de préparer une offensive contre l’Allemagne, aux Italiens d’en préparer une contre les Austro-hongrois.

En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, ayant été décimée en 1914-1915. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l’indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n’est donc pas unifié. Que l’on se figure une armée du Commonwealth. Il y a là des divisions anglaises, et aussi Nord-irlandaises, néo-zélandaises, australiennes, indiennes, sud-africaines et canadiennes.

Le général Joffre monte donc cette offensive avec l’armée française comme acteur principal au sud de la Somme, qui doit être appuyée par le corps expéditionnaire britannique, moins aguerri, entre la Somme et Arras. Il nomme Foch commandant du Groupe d’Armées Nord, responsable de l’opération. Une autre conférence à Chantilly le 14 février 1916 fixe le début de l’offensive au 1er juillet 1916.

Mais un imprévu arrive : en février les Allemands lancent leur attaque sur Verdun. Joffre décide de dégager le front de la Somme pour alimenter le secteur de la Meuse. De fait, les Britanniques se retrouvent devenir l’élément principal de l’attaque de juillet 1916. Seules quelques divisions françaises vont les appuyer.

Le front.

Les Allemands sont positionnés sur presque toutes les hauteurs du front. Ils occupent la ligne de crête qui sépare les bassins versants de la Somme et de l’Escaut. Ils sont ainsi organisés leurs lignes : une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d’appui et de réserve, ainsi qu’un labyrinthe d’abris profonds comportant d’ailleurs tout le confort moderne. Une deuxième est placée en ligne intermédiaire, dont le but est de protéger les batteries de campagne. Enfin, une troisième ligne, qui est pratiquement aussi forte que la première.

Du côté des Alliés, l’armée britannique est positionnée au nord du fleuve, quant à l’armée française, elle se tient de part et d’autre de la Somme en faisant sa jonction avec les Anglais sur la rive gauche. L’arrière sert de gigantesque entrepôt d’approvisionnement, avec Amiens pour centre : des chemins de fer sont construits ; des aérodromes sont aménagés ; des centres de ravitaillement ; des hôpitaux militaires… De nombreux ressortissants des colonies britanniques et françaises travaillent à la mise en œuvre de cet arrière. Des organisations chrétiennes, humanistes et/ou gouvernementales font également l’apologie de ce combat contre le Mal et, moyennant espérance de gains et de bon travail, font venir des milliers de Chinois.

Chez les Alliés, les Français sont commandés par Foch, avec la VIe armée du général Fayolle et la Xe armée du général Micheler. Du côté britannique, Haig a sous sa responsabilité la IIIe armée du général Allenby, la IVe du général Rawlinson et l’armée de réserve du général Cough.

Quant aux Allemands, ils sont sous la direction du général Fritz von Below.

24 juin 1916 – Préparation d’artillerie.

Grâce à la maîtrise du ciel, les Alliés peuvent détruire une partie des dirigeables allemands chargés d’annoncer les mouvements de troupes. En effet, les Britanniques disposent de 185 appareils (principalement des Sopwitchs), les Français de plus de 115 (des Caudron et des Farman bimoteurs, des Spad 7), alors que les Allemands ne peuvent aligner que 129 avions.

La préparation d’artillerie, initialement prévue pour cinq jours, débute le 24 juin par des tirs de réglage et de destruction. Elle s’intensifie à partir du 26 par un bombardement général et continu des lignes allemandes. En une semaine, l’artillerie britannique tire 1.732.873 coups. Les tranchées allemandes sont presque totalement détruites, mais les abris souterrains sont intacts. Le 28, l’offensive est reportée de 48h à cause du mauvais temps. Il tombe les premiers jours une moyenne de cinq obus pour chaque soldat allemand.

L’échec du 1er juillet.

Le 1er juillet au matin, à partir de 6h25, commence le bombardement final des Alliés. Les tirs d’artillerie atteignent une cadence de 3.500 coups par minute, produisant un bruit si intense qu’il est perçu jusqu’en Angleterre.

A 7h30, au coup de sifflet, l’infanterie britannique franchit les parapets baïonnette au canon et part à l’assaut des tranchées adverses. Les hommes sont lourdement chargés avec plus de 30 kg d’équipement. Ordre a été donné aux hommes de ne pas courir. En fait, l’état-major anglais craint que les hommes ne perdent le contact en courant et en se dispersant. Persuadé que les défenses allemandes ont été anéanties par les tirs d’artillerie, il exige que les hommes avancent au pas.

Les Allemands les accueillent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchent en masse. Les officiers sont facilement repérables et sont particulièrement visés. On estime à 30.000 le nombre de victimes (tués et blessés) dans les six premières minutes de la bataille. Les Allemands sont stupéfaits de voir les soldats britanniques venir au pas… A midi, l’état-major britannique annule l’ordre de marcher au pas, et retient les vagues d’assaut suivantes. De toute façon, les rares Anglais à parvenir aux tranchées allemandes ne peuvent résister à une contre-attaque. De leur côté, les Français atteignent leurs objectifs et peuvent progresser.

Au soir du premier jour des combats, le carnage est immense : 20.000 soldats du Commonwealth sont morts ; 36.000 sont blessés et hors de combat ; plus de 2.000 sont portés disparus. Des régiments entiers, comme celui de Terre-Neuve, sont anéantis à plus de 90 %.

Chez les Allemands, les pertes sont estimées à 6.000 hommes.

Evolution de la bataille.

Après l’échec du 1er juillet, le commandement britannique souhaite arrêter l’attaque. Le général Joffre refuse. Par contre, le principe d’une offensive d’ampleur est rejeté au profit d’attaques secondaires. Ainsi, le 4 juillet, les Anglais prennent La Boisselle, puis le bois de Mametz. Pozières tombe le 23, pris par la 1ère division australienne. A partir du 14 juillet, les combats se concentrent sur le bois de Delville, pris puis perdu par les Sud-Africains. Puis, pendant une semaine, c’est au tour du village de Guillemont de subir les attaques, en vain, des Anglais.

Les Français, quant à eux, continuent leur progression. Ils se rendent maître du plateau de Flaucourt. Ils ont avancé de près dix kilomètres. Près de 1.200 soldats allemands sont faits prisonniers. C’est le plus beau succès depuis la bataille de la Marne deux ans plus tôt. Mais les troupes du IIe Reich se ressaisissent : trente divisions sont retirées du secteur de Verdun (ce qui pour partie scelle l’échec sur la Meuse) et envoyées sur la Somme.

En septembre, les Alliés décident de reprendre l’offensive sur l’ensemble du front de la Somme. Mais là encore, le 3, les attaques britanniques échouent sur Guillemont, Ginchy et Thiepval. Même si chez les Français, de nouvelles positions sont prises (Vermandovillers, Deniécourt, Chilly), la progression est trop juste pour pouvoir tenir.

Apparition des chars.

Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d’assaut britanniques. Ce sont des « tanks » Mark I, qui mesurent 8 mètres de long, pèsent 30 tonnes et disposent d’une autonomie de 20 km. Ils avancent à la vitesse de 6 km/h et sont équipés de 5 mitrailleuses. Leur utilisation, à l’avant de l’infanterie, permet au 22e Régiment royal canadien de prendre Courcelette, à la 15e division écossaise de prendre Martinpuich, tandis que la 47e London division s’empare du bois des Fourcaux. De même, à Flers, les Britanniques battent les Allemands et font 4.000 prisonniers.

Les chars sont bien entendu intégrés dans la grande offensive des 25 et 26 septembre. Les Alliés entrent dans Combles, évacué par les Allemands et prennent Thiepval. Mais ses efforts ne font que stabiliser le front. Les forces s’essoufflent et ne peuvent poursuivre.

Pourtant, les Alliés « remettent cela » : le 5 novembre, les Français attaquent Sailly-Saillisel mais ne peuvent prendre le bois de Saint-Pierre-Vaast. Quelques jours plus tard, Beaumont-Hamel est pris par les Britanniques. Mais ils n’avancent plus guère. L’automne est là, avec la pluie, la boue et le froid. Les chars n’avancent plus et deviennent de très belles cibles pour les obus ennemis. Le général Haig décide de stopper toutes les offensives britanniques. Il est imité quelques jours plus tard par le général Foch, qui renonce à une offensive majeure du le Xe armée. C’en est fini de la bataille de la Somme. Près de 70.000 soldats allemands sont prisonniers, mais les Britanniques ont eu 260.000 tués et les Français 63.000, chiffres auxquels il convient d’ajouter les blessés deux fois plus nombreux. Joffre, furieux de cet échec, décide de limoger Foch et de l’envoyer en mission à l’état-major puis en Italie. Il devra attendre 1918 pour faire son retour à la tête d’une armée française puis à celle de toutes les armées alliées.

Quant aux Anglais, pour toujours, le 1er juillet reste comme la journée la plus meurtrière de toute son histoire militaire.

Le coquelicot.

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est associé au souvenir des combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale. Cette allégorie du coquelicot découle d’un poème datant du printemps 1915, écrit par le lieutenant-colonel John Mc Crae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui fut témoin de la terrible seconde bataille d’Ypres. Il s’intitule In Flanders Fields. En fait, les coquelicots fleurissaient sur les bords des tranchées et sur les routes des soldats et leur couleur rouge était un symbole pour le bain de sang de la guerre. Une Française, Madame Guérin, proposa au maréchal britannique Douglas Haig que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux « gueules cassées ». En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

Il est à noter la similitude de cette histoire avec celle du Bleuet de France.

 

Sources :

 

  • Stéphane Audoin-Rouzeau, Jean-Jacques Becker, Encyclopédie de la Grande guerre, Bayard, 2004.
  • John Buchan, La bataille de la Somme, Thomas Nelson & Sons, 1920.
  • Marjolaine Boutet et Philippe Nivet, La bataille de la Somme, Taillandier, 2016.
  • Général Georges Girard, La bataille de la Somme en 1916, Plon, 1937.
  • Alain Denizot, La bataille de la Somme, Perrin, 2002.
  • Mémoires du maréchal Joffre et du maréchal Foch.
  • John Keegan, La Première Guerre mondiale, Perrin, 2003.

 

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Publié le 20 Juin 2016

Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.
Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.

Un drapeau de Rhin et Danube sous bonne garde.

Le collège Jean Macé à Clichy était en effervescence ce jeudi 16 juin 2016 car il devenait le premier établissement scolaire des Hauts-de-Seine à se voir confier la garde d'un drapeau de Rhin et Danube.

Après un mot d'accueil de Christian Comes, principal du collège puis l'évocation de l'épopée de la 1ère armée française par une élève du collège, Claude Guy, Délégué général du Souvenir français pour le département des Hauts de Seine a rappelé dans son discours ce qu'étaient les missions de notre association mémorielle et les raisons qui ont conduit à cette belle initiative citoyenne de conservation de la Mémoire. Solennellement le drapeau fut ensuite confié à sa garde de trois collégiens avant que ne s'élève des rangs de l'assemblée la Marseillaise conduite par le professeur Le Gac.

Rhin et Danube.

La 1ère armée française fut le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle fut d’abord connue sous le nom de la 2e armée (décembre 1943) puis d’Armée B (janvier 1944). En septembre 1944, elle reçut enfin ce titre de 1ère armée, puis bientôt surnommée « Rhin et Danube » en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et la Danube entre le 31 mars et le 26 avril 1945.

Le 23 avril 1968, en dévoilant la plaque commémorative de la 1ère armée sur l’esplanade des Villes – Compagnons de la Libération, le général de Gaulle prononça les paroles suivantes : « Aux Soldats de la Première Armée Française qui, devant l’Histoire, ont payé le Prix de la Liberté. La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1re DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’Outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai 1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants. »

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’association « Rhin et Danube » fut créée, sous l’impulsion du général de Lattre de Tassigny : « Gardez intact en vos mémoires le souvenir de nos luttes et de nos rangs fraternels. L’esprit “Rhin et Danube” survivra en chacun de vous et demain, pour vos devoirs nouveaux, vous serez encore, avec ferveur, les artisans intransigeants de la Grandeur Française ».

Elle fut reconnue d’utilité publique le 8 octobre 1947. Lors de sa dissolution en 2004, le Comité National laissa la possibilité aux départements volontaires de poursuivre leur action. Pour d’autres, ils furent intégrés au Souvenir Français qui prenait l’engagement d’en respecter les drapeaux et les traditions.

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Publié le 7 Juin 2016

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean Mantelet de Nanterre.

Jean Mantelet est né le 5 mars 1891 à Nanterre où son père est miroitier.

Elève au lycée Condorcet, il est très tôt attiré par la mer et décide de préparer l'Ecole d'Hydrographie de Saint-Brieuc. Egalement féru de musique, il fait un long séjour en Allemagne qui le marquera toute sa vie.

Durant la Première Guerre mondiale il fait ses premières armes comme canonnier marin au fort de Troyon. Il devient officier d'ordonnance de l'amiral Grand-Clément et, en 1916, est promu enseigne de vaisseau.

Il embarque ensuite sur le cuirassé Diderot. Il est promu enseigne de vaisseau de première classe en 1918, puis commandant de la Linotte à bord de laquelle il évite de peu un torpillage.

Démobilisé en 1919, Jean Mantelet se marie en 1922. Il réside à Port Saïd et, en 1925, entre à la Compagnie du Canal de Suez comme pilote.

En 1939 il est mobilisé comme pilote "affecté spécial" dans cette compagnie, mais dès l’appel du général de gaulle, le 18 juin 1940, il transforme son appartement en foyer d'accueil pour les marins français ralliés à la France libre. Il exerce, sous les ordres du commandant Lucas, les fonctions de délégué de la Marine marchande de la France libre à Port Saïd.

Le 9 février 1942, il prend le commandement du paquebot Paul Doumer, alors transformé en transport de troupes pour les Forces françaises libres.

Le 30 octobre 1942, alors qu'il navigue au sud de Madère en direction de l'Angleterre, avec à son bord environ 250 soldats français, anglais et hindous, le paquebot reçoit d'un sous marin allemand deux torpilles qui l'éventrent, noyant la salle des machines. Les mécaniciens survivants tentent, en vain, de stopper les machines car les moteurs tournent toujours, augmentant le péril du sauvetage.

Quelques instants plus tard une importante explosion rend impossible l'usage de la plupart des embarcations de secours. Puis, le bateau se couche sur le flanc avant de couler rapidement par l'arrière. Après avoir organisé l'évacuation d'un maximum de passagers le capitaine de corvette Jean Mantelet rejoint son poste de commandement et sombre avec le navire. Dérouté sur les lieux, un bâtiment norvégien, l'Alaska, recueille cinquante-six rescapés.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération – Décret du 16 août 1944 ;
  • Croix de guerre 1914-1918 (2 citations) ;
  • Croix de guerre 39/45.

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 30 Mai 2016

Les compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine: Elie Touchaleaume.

Elie France Touchaleaume est né le 15 octobre 1914 à Lormes dans la Nièvre. Son père était exploitant agricole au Maroc.

Après des études secondaires à Saint-Brieuc, il s'engage dans la Marine en avril 1936 et quelques mois plus tard est nommé aspirant. En 1937, il est enseigne de vaisseau de 2e classe puis enseigne de vaisseau de 1ère classe en mars 1938.

En septembre 1939, au moment de la déclaration de guerre, il est officier de manœuvre sur le contre-torpilleur Le Terrible dans l'Atlantique et, à partir de février 1940, commandant du Chasseur 13 puis du Chasseur 41 pendant les opérations de Dunkerque et les évacuations du Havre et de Cherbourg.

Le 17 juin 1940, il quitte la France pour l'Angleterre et débarque à Portsmouth le 18 juin.

Très vite, désireux de poursuivre le combat, il se rallie à la France libre et demande, avec ses camarades, à l'amiral Muselier, devant la difficulté d'armer des vaisseaux de guerre français faute d'équipage entre autre, la création d'un bataillon de fusiliers marins dans lequel il pourrait continuer à combattre.

Ces marins volontaires sont alors formés dans un camp d'entraînement britannique par des cadres de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) revenus de Narvik. Le 31 août 1940, le 1er bataillon de fusilliers-marins (1er BFM), sous les ordres de Robert Détroyat, quitte la Grande-Bretagne aux côtés de la 13e DBLE pour participer à l'opération "Menace" devant Dakar.

L'enseigne de vaisseau Touchaleaume reçoit alors le commandement d'une des trois compagnies du 1er BFM ; il prend part, après l'échec de Dakar, aux opérations du Gabon et de Syrie où il est blessé deux fois, au ventre et à la jambe, à une heure d'intervalle le 17 juin 1941 à Djedet-Artouz devant Damas.

En raison de ses blessures, il est contraint de quitter le 1er BFM et reçoit l'ordre de servir à nouveau dans la Marine navigante. En décembre 1941, il est nommé commandant du patrouilleur Viking en Méditerranée orientale, chargé d'opérations d'escorte le long des côtes de Libye et de Cyrénaïque. En mars 1942, il est promu lieutenant de vaisseau mais le mois suivant, le 27 avril 1942, le Viking est coulé par un sous-marin allemand au large de Saïda.

Elie France Touchaleaume est nommé, en mai 1942, commandant par intérim et commandant en second de l'aviso La Moqueuse qui effectue des missions d'escorte de convois en Méditerranée.

En mai 1943, il est rappelé en Grande-Bretagne pour prendre le commandement de la corvette Lobelia chargée d'escorter des convois dans l'Atlantique Nord. Basée en Ecosse, à Greenock, la Lobelia conduit les convois d'Islande, de Terre-Neuve et d'Halifax et coule un sous-marin allemand au cours d'une de ses sorties.

En juillet 1944, il quitte son commandement et, en septembre, est affecté à l'Etat-major de la Marine à Brest comme chef du 2e Bureau ; il participe à la libération de Brest et assiste à la reddition du général allemand Ramcke. Il organise ensuite le siège de Lorient avec les FFI jusqu'au début 1945 puis réorganise les services de marine civils et militaires en Bretagne.

En mai 1945, Elie France Touchaleaume est détaché aux services de presse et d'information du ministère de la Marine.

En octobre 1945, il est en poste à l'Etat-Major du haut-Commissaire de France à Saigon.

En juillet 1947, il est membre du cabinet du ministre de la Marine. Nommé capitaine de corvette en août 1948, il démissionne au même moment.

Entre 1948 et 1956, il travaille en Egypte à la compagnie du Canal de Suez puis est rappelé à l'activité d'août 1956 à février 1957 et détaché à l'Etat-major de l'amiral Barjot pour les opérations de Suez.

En 1957, il trouve un poste de cadre supérieur dans l'industrie du pétrole à Paris. Il est capitaine de frégate de réserve en août 1962.

Elie France Touchaleaume est décédé le 5 mars 2010 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé dans son village natal de Lormes.

  • Commandeur de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945 ;
  • Croix de Guerre 39/45 (4 citations) ;
  • Médaille de la Résistance avec rosette ;
  • Médaille Coloniale ;
  • Médaille des Blessés ;
  • Médaille Commémorative 39/45 ;
  • Officier du Dragon d'Annam ;
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre ;
  • Mention in a Despatch (GB) ;
  • Officier de l'Ordre Royal (Cambodge) ;
  • Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 26 Mai 2016

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.

Retour sur le congrès 2016.

Le congrès national du Souvenir Français s’est déroulé les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai 2016.

Il convient d’abord de rappeler les discours des personnalités présentes :

  • Monsieur André Rossinot (ancien ministre) avant la signature d'une convention avec l'association des maires de France.
  • Monsieur Xavier Darcos (ancien ministre) secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques qui parraine le SF.
  • Monsieur Meckel (ancien ministre de RDA), président d'une structure équivalente au SF en Allemagne, avec signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-François Carenco, président de l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur avant signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.
  • L'adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo étant avec le Président de la République.

Autre temps : à l'extérieur, ce fut la cérémonie au cimetière de Crépy en Valois en présence de trois chefs religieux, la démonstration de géo-localisation des tombes dans le cimetière de Plessis-Belleville puis la touchante remise d'un drapeau aux élèves réunis près du monument aux morts qui marquèrent ce vendredi.

Enfin, le samedi après-midi consacré aux porte-drapeaux permit de réunir 438 porte-drapeaux dans les salons de l'Hôtel de ville de Paris en présence notamment de Fred Moore (96 ans), dernier chancelier de l'Ordre de la Libération et actuel délégué national des communes "Compagnons de la Libération", du ministre de la Défense et de nombreuses autres personnalités.

La journée se termina par le ravivage de la flamme de la Nation, cérémonie présidée par le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire. Il convient de noter que ce dernier pris le temps de saluer chaque porte-drapeau.

Dans les photos qui défilent ci-dessous :

  • le CGA Barcellini,
  • les anciens ministres André Rossinot et Xavier Darcos,
  • Mme Morel du siège (revue),
  • recueillement au monument des 44 enfants de Crépy en Valois morts carbonisés en 1982 dans un accident de cars...
  • une tombe géolocalisée, jeunes du collège de Plessis-Belleville,
  • haie d'honneur à Plessis-Belleville,
  • un cadre prestigieux pour les porte-drapeaux,
  • les porte-drapeaux en attente dans une rue près des Champs-Elysées,
  • en route vers l'Arc de Triomphe,
  • le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian,
  • le CGA Barcellini,
  • le secrétaire d'Etat chargé des AC et de la mémoire salue le ministre allemand.

Claude GUY - Délégué général du SF 92

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
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Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
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Publié le 14 Mai 2016

Cimetière militaire de Diego Suarez.
Cimetière militaire de Diego Suarez.

La nécropole militaire de Diego Suarez.

Le cimetière militaire de Diégo-Suarez à Madagascar abrite les tombes de 921 soldats français, européens et indigènes, enterrés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

Cette nécropole nationale française témoigne de soixante-cinq ans d'histoire commune franco-malgache, entre 1895, date de la colonisation de l'île et 1960, celle de son indépendance.

Elle est située à la limite de la ville, au centre du cimetière municipal, en bordure du boulevard Dupleix. Elle compte 921 sépultures de militaires réparties en trois carrés : français, européen et indigène. Ces hommes sont décédés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

149 sépultures ont été ajoutées à l'enclos des autochtones, situé au bord du cimetière civil. Il existe par ailleurs un caveau où sont inhumés des légionnaires. Un monument aux morts "A la mémoire glorieuse des enfants de Diégo-Suarez morts pour la France" accueille le visiteur à l'entrée du carré militaire. Un autre, en forme d'arche, rappelle les combats de la libération de l'île durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans un rayon de 35 km autour de Diégo-Suarez, 1.664 autres tombes de militaires ont été aménagées dans les cimetières du Cap Diégo (1411 tombes), Anjianema (157), Joffreville (51) et Sakaramy (25). Un projet de regroupement des sépultures françaises de la région en un seul site est en cours d'étude.

Le Consulat Général de France à Diégo-Suarez assure la gestion et l'entretien du site grâce à la dotation budgétaire annuelle octroyée par le ministère de la Défense.

Autres cimetières et carrés militaires.

Avant toute chose, il convient de saluer le travail remarquable de l’ambassade de France à Madagascar, celui du Souvenir Français (dirigé par le commandant (CR) Patrick Deleplanque), celui des élèves du lycée français de Tananarive (en particulier la classe STG1), celui de nombreuses associations patriotiques, d’anciens militaires et bien entendu du détachement de la Légion étrangère de Mayotte (liste non exhaustive).

Les principaux autres sites à Madagascar sont les suivants (là-encore, liste non exhaustive) :

  • Ambalavao : un monument rappelle l’accident en 1947 de l’avion des militaires suivants : lieutenant-colonel Lequesne, capitaine d'aviation Guillot, sous-lieutenant (infanterie) de Tournadre, adjudant-chef d'aviation Gourcerol, sergent-chef d'aviation Allard, sergent-chef Katsia (seul le sergent Anizet survécut au crash).
  • Ambato-Boeny : carré militaire qui rassemble, sans précision, une cinquantaine de tombes individuelles et un ossuaire. Monument commémoratif du 2e régiment de génie. Un monument avait été élevé à la mémoire des officiers, sous-officiers et sapeurs du 2e RG ayant participé aux opérations de 1895. Il a été détruit il y a quelques années par un camion et il n'en subsiste aucune trace.
  • Ambodimadiro : tombes militaires identifiées à Ambodimadiro (au nord de Mandritsara, à mi-chemin entre Tananarive et Diego-Suarez). Le cimetière rassemble également 10 autres tombes sans indications nominatives concernant des tirailleurs malgaches.
  • Ambohitra : Joffreville, actuelle Ambohitra, était une petite ville de garnison. Sur la route vers Diego-Suarez se situait le centre d'entraînement de la Légion étrangère, abandonné depuis 1973 pour le Centre d'entraînement à la forêt équatoriale, en Guyane. Les derniers occupants militaires français ont été les légionnaires du 3e R.E.I. qui entretenaient sur place cet ancien cimetière où reposaient leurs aînés du Bataillon de marche de la Légion qui avaient séjourné ici de 1901 à 1905.
  • Ambositra : tombes militaires recensées dans le cimetière d'Ambositra, concernant notamment des légionnaires du IV/4e R.E.I.
  • Andapa : le 30 mai 1958, un avion de transport de type Douglas C-47A qui effectuait une liaison s'écrase à 25 km d'Andapa, à l'ouest de Sambava et Antalaha (au nord-est de Madagascar). Tout son équipage périt dans l'accident. Les quatre aviateurs sont inhumés dans le cimetière d'Andapa.
  • Andriba : monument commémoratif, 13e R.I.Ma, 2e R.A.Ma et 38e R.A.C. A la sortie d'Andriba au bord de la route, au point kilométrique 224 (P.K.224), stèle élevée à la mémoire des officiers, sous-officiers, soldats et canonniers de ces régiments, morts pour la France en 1895.
  • Anjiamena : cimetière militaire de Ramena qui rassemble 159 tombes, pour la plupart datant du début du siècle, mais très peu ont conservé leurs plaques nominatives (les autres n'ont plus). Longtemps laissé à l'abandon, l'endroit est maintenant entretenu, notamment, grâce aux efforts réguliers du Détachement de la Légion Étrangère à Mayotte (D.L.E.M.).
  • Ankaboka : monument sans noms situé près de l'emplacement d’un important cimetière disparu de la conquête (1200 tombes dont il ne subsiste aucune trace).
  • Anketsabe : le cimetière militaire d'Anketsabe, situé près du village de Sarodrano sur l'île de Nossi-Komba, au nord-ouest de Madagascar, rassemble une centaine de tombes de militaires décédés au cours de la seconde expédition de Madagascar en 1895.
  • Antananarivo : dans le cimetière civil d'Ambohipo (commune de Tananarive), propriété de la mission catholique, sont enterrés environ 13 officiers et sous-officiers français dont seuls deux ont encore des sépultures identifiables.
  • Betafo : tombes militaires identifiées recensées dans le cimetière militaire de Betafo, commune située au centre de Madagascar, à l'ouest d'Antsirabe.
  • Hell-Ville : stèle commémorative installée dans le cimetière de Hell-Ville, sur l'île de Nosy-Be (au nord-ouest de Madagascar). Texte porté sur le monument : "A l'officier qui sut vivre et mourrir digne son nom, Pierre Jean BART, lieutenant de vaisseau du Roi, commandant de la corvette Sarcelle, mort en servant son pays le 3 juin 1843 - [érigé par la] Division navale de Madagascar et les Français de Nosy-Be en septembre 1846".
  • Maevatanana : quinze tombes de militaires français se trouvent dans le cimetière communal de Maevatanana
  • Mahatsinjo : monument commémoratif du 1er R.C.A. Il s’agit d’un village situé sur l'axe Tananarive-Majunga. Le monument a été érigé sous le commandement du Gouverneur général Léon Cayla et du général Roucaud, commandant supérieur des troupes à Madagascar, avec l'aide du Souvenir Français. "Aux officiers, sous-officiers, brigadiers et cavaliers du 10e escadron du 1er Chasseurs d'Afrique morts pour la France en 1895".
  • Majunga : monument aux soldats de l’expédition de 1895 morts pour la France. Bâti sous Gallieni à côté du cimetière de la ville (Route Corniche) devient aussi ensuite celui des soldats morts durant la Grande guerre.
  • Marovoay : à proximité de la Poste se trouve un ossuaire surmonté d´inscriptions française et malgache - "Morts pour la Patrie" - "1896-1945" - La porte est ornée de l'ancre des troupes coloniales - Aucun nom n'est enregistré, mais près de 1.400 militaires reposaient dans deux grands cimetières à Marovoay et il n'en subsiste plus aucune trace.
  • Sakaramy : petit cimetière où une vingtaine de tombes sont identifiées, les autres n'ont plus d'indications nominatives.
  • Vohemar : tombes militaires répertoriées à Vohemar, commune côtière située au nord-est de Madagascar. Sur six tombes, seules deux sont nominatives (dont une collective rassemblant trois militaires).

Actions actuelles.

Parmi les actions dernièrement entreprises, citons la suivante, rapportée par le ministère de la Défense : le 13 avril 2015, l’équipage du Floréal, en escale à Fort Dauphin au Sud-Est de Madagascar, a réalisé une action civilo-militaire au profit du cimetière de la ville. Une trentaine de tombes de militaires français enterrés depuis la fin du 19e siècle au cimetière de Fort Dauphin ainsi que plusieurs allées de tombes malgaches ont pu être défrichées par les marins français. Un ancien marin, à présent restaurateur, a apporté son soutien financier à l’opération qui a réuni une quinzaine de marins français et cinq Malgaches.

Ils ont travaillé pendant plusieurs heures pour accomplir ce devoir de mémoire, réalisé dans la bonne humeur et à la main, au coupe-coupe, selon la tradition locale. L’entretien de ces tombes n’avait pas été réalisé depuis plusieurs années.

Déployé en océan Indien et basé à la Réunion, la frégate Floréal participe à l’exercice de la souveraineté française dans cette région, à la lutte contre la pêche illégale, à la surveillance du trafic maritime et à l’entretien des relations bilatérales. Cette frégate de surveillance est régulièrement amenée à participer à l’opération Atalante de lutte contre la piraterie.

Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.

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