Publié le 22 Janvier 2022

A Clamart, décès de Germain Clemenceau.

Enfant de l’Anjou, né au sein d’une famille de 13 frères et sœurs, le colonel Germain Clemenceau, résident à Clamart, nous a quitté le 1er janvier 2022, à l’âge de 85 ans. Le Souvenir Français était présent à ses obsèques, le 12 janvier à l’église Saint-Joseph de Clamart.

Né en 1936, Germain Clemenceau fondera avec la Lorraine Jacqueline Thouvenin, une famille soudée qui verra naître deux enfants, Anne et François.

Repéré par son instituteur pour ses prédispositions intellectuelles, il va bâtir année après année, une carrière riche et remplie au service de la Nation. Elle débute par deux années à Oujda au Maroc, dans le cadre de son service militaire. Il intègre successivement l’Ecole des sous-officiers de l’armée de l’Air de Rochefort, puis celle de l’Ecole de l’Air à Salon de Provence, où il devient Officier des systèmes aéronautiques en 1961.

Il travaille ensuite à Lahr en Allemagne, à Toul, puis à Djibouti. En 1971, il est basé au ministère de l’armée de l’Air à Paris, avant d’accepter un poste de coopérant de trois ans à Rabat au Maroc en 1977. De retour en France en 1979, il est promu Chef des Moyens Techniques à la BA 116 de Luxeuil-les-Bains.

Germain termine sa carrière de colonel à Rochefort où il fait partie de la direction de l’école. Germain est officier de l’Ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur.

Parmi ses centres d’intérêt : le vol à voile (il a ses trois diamants), le golf, la littérature (Saint-Exupéry était son auteur préféré), l’Histoire de France et les voyages.

A Clamart, décès de Germain Clemenceau.

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Publié le 7 Janvier 2022

A La Garenne-Colombes : disparition de Claude Collas.

A La Garenne-Colombes, Pierre Lucas, président du Comité d’Entente des Associations patriotiques et président de la section ACPG-CATM, nous a informé de la disparition d’un grand ancien de la Seconde Guerre mondiale : Claude Collas, qui vient de s’éteindre à l’âge de 96 ans.

Au cours de l’été 2017, le journal communal de La Garenne-Colombes relatait un portrait saisissant de Claude Collas. Nous remercions son rédacteur, Christophe Taamourte de nous avoir permis la reproduction dudit article ci-après :

« Avis aux historiens : s’ils recherchent un récit singulier, précis et documenté de la Seconde Guerre mondiale, c’est à La Garenne-Colombes, avenue Gabriel-Péri, qu’ils doivent se rendre. Claude Collas a tout conservé : les lettres des copains, les photos d’armée, les journaux d’époque, les médailles et distinctions, et surtout, son incroyable mémoire qui lui permet de citer chaque nom, chaque régiment, chaque numéro de cellule avec une précision d’horloger.

La guerre, encore la guerre.

Grand gaillard, Claude Collas est né le 7 mars 1925 au « dernier numéro de la rue Voltaire », au 61 très exactement. Il y grandit aux côtés de ses parents et de son frère Alexandre, de 3 ans son aîné. Claude pratique la boxe et son physique lui profite : « A 15 ans, je boxais dans les mi-lourds. C’était la belle vie ».

Jusqu’à la guerre. Son papa la connait bien, lui le combattant de la guerre de 14-18, qui a perdu un de ses trois frères au front. Lorsqu’éclate le second conflit mondial, chez les Collas, la perspective de nouvelles mobilisations s’avère plutôt décourageante. Claude Collas est envoyé par son père dans le Loiret, chez des cousins : « J’ai pris position, je ne voulais pas être à leur charge. J’ai trouvé un travail auprès de mon cousin Alphonse comme homme à toutes mains et laitier ». Son frère, lui, est employé à la cristallerie de Courbevoie avant d’être appelé en Allemagne. Après un an loin de La Garenne-Colombes, Claude est de retour. Il trouve un emploi : « au 77 de la rue de Colombes » et, là encore, les souvenirs sont clairs : « Je me rappellerai toute ma vie du pointeau, mutilé au visage pendant les combats de 14-18, qui m’a dit « si la guerre dure 4 ans, t’es bon pour y aller ! ».

La grande vadrouille.

Prémonitoire. La guerre continue. « Dès que j’ai frôlé mes 18 ans, en 1943, je me suis sauvé. J’ai trouvé un travail auprès des Maîtres Maçons, à Dieppe ». Claude est ravi, ça le rapproche de l’Angleterre. Car, son objectif, c’est de partir là-bas se battre pour libérer la France. Il échoue malgré plusieurs tentatives, dont une qui l’envoie à la Kommandantur. « Je n’ai pas perdu les pédales, dès que j’ai pu, j’ai fait le mur direction Paris ». Il repasse alors par La Garenne-Colombes pour embrasser ses parents : « J’ai envoyé un ami pour qu’il s’assure qu’il n’y ait pas de danger et j’y suis allé ». Le jeune Claude part pour Bordeaux, puis Dax, puis Peyrehorade. L’Angleterre est un échec ? Ce sera donc l’Espagne. Il se planque, notamment à proximité de l’état-major allemand, à « l’hôtel La Roseraie » pendant 3 jours. Avec d’autres camarades, il tente à plusieurs reprises de franchir la frontière, enchaînant prison et évasions. Il utilise une astuce donnée par son père et enduit ses chaussures de graisse de marmotte pour tromper l’odorat des chiens. Ça finit par passer !

Le gars de la marine.

En Espagne, Claude est encore fait prisonnier. Il est transféré au camp de concentration de Miranda de Ebro où près de 3.000 personnes sont regroupées. « On leur a chanté la Marseillaise et ça ne leur a pas plu » se rappelle-t-il fièrement. C’est là qu’il tombe nez-à-nez avec Léon Ségard, son copain garennois de 9 ans son aîné, avec qui il allait au patronage : « Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas » commente-t-il, amusé. Puis vient le rapatriement par la Croix-Rouge vers Malaga. Là-bas, il s’engage dans la Marine et fait comprendre au commandant qu’il n’est « pas venu éplucher des patates et balayer le dépôt ». A bord du torpilleur Simoun, Claude Collas suit donc une formation, puis participe à des escortes de convois, en Corse, en Italie, et au débarquement en Provence le 15 août 1944. Puis ce sera Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et, finalement, l’Angleterre.

La fille du Garenne Palace.

La parenthèse guerrière terminée, Claude Collas retrouve sa ville natale : « Je n’ai jamais revu ma mère qui est décédée le jour de la Libération de Paris ». Il apprend le métier de tourneur dans une usine d’emboutissage « rue Gabriel Péri, à Colombes » puis devient rectifieur pour moteurs, mécanicien sur des moteurs de camions et, recommandé par Mme Ségard (la maman de son ami Léon), il intègre l’hôpital de Neuilly comme chauffagiste. Il suit une formation qui lui permet de devenir contremaître principal et finit sa carrière à ce poste. Entre temps, il a rencontré Renée, qui travaillait comme placeuse au cinéma Le Garenne Palace. Ensemble, ils ont vécu de nombreuses années de bonheur au « 11 bis, avenue Joffre puis rue Gabriel-Péri » dans la maison que Claude occupe toujours. Ils ont beaucoup voyagé, en Belgique (« en moto side-car »), en Allemagne, en Autriche, en Italie, où Claude pratiquait l’escalade. La belle vie.

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Publié le 29 Décembre 2021

 Claude Guy devant la tombe d’Auguste Thin à Asnières-sur-Seine. Auguste Thin, le fantassin de 14-18 qui a choisi le Soldat inconnu placé sous l’Arc de Triomphe.

Claude Guy devant la tombe d’Auguste Thin à Asnières-sur-Seine. Auguste Thin, le fantassin de 14-18 qui a choisi le Soldat inconnu placé sous l’Arc de Triomphe.

Chers adhérents et futurs adhérents du Souvenir Français,

 

Dans mon message de bonnes fêtes de Noël et de fin d’une année encore marquée par différentes mesures pour contrer la pandémie durable liée à la Covid 19, je retraçais les moments forts de 2021 au niveau de la délégation sans cacher quelques craintes légitimes.

Je remerciais celles et ceux qui toutefois avaient permis par leur présence de rendre plusieurs hommages ciblés tels ceux de la guerre oubliée de 1870-1871, ceux de 1941, de la résistance franco-britannique, des guerres napoléoniennes ou des fusillés du Mont-Valérien.

Le temps est venu, sans s’attarder sur le passé qui de toute façon ne renaît jamais, de regarder avec confiance l’année qui se présente à nous.

Mais auparavant, je tiens à saluer la mémoire de celles et ceux qui sont partis au cours de cette année 2021. Nous ne les oublions pas.

Avec la même ardeur, nous pensons à celles et ceux entrés dans la souffrance physique et parfois morale et à celles et ceux ralentis dans leurs projets ou leurs actions quotidiennes.

Pour eux, comme pour ceux qui savent que l’avenir mémoriel de notre pays reposera principalement sur le Souvenir-Français, notre association continuera d’aller de l’avant pour offrir aux générations qui montent l’attrait d’une aventure mémorielle partagée.

2022 nous offre plusieurs occasions de rendre hommage à des figures de notre histoire contemporaine : de Lattre de Tassigny mort le 11 janvier 1952, soldats de Bir-Hakeim en mai et juin 1942, résistants morts en 1942, pour ne citer que ces moments forts si chers au Souvenir-Français.

D’autres rendez-vous retiendront également notre attention au long de cette nouvelle année que nous traverserons en tenant compte des vagues possibles de la Covid.

Mais, de toute façon, nous continuerons dans la grande tradition de notre association, de veiller à la sauvegarde des tombes familiales dans lesquelles reposent des Morts pour la France afin qu’elles ne fassent pas l’objet de reprise, condamnant les corps de ces braves à la fosse commune.

Il nous faudra, vous et nous, continuer de valoriser nos actions de mémoire, convaincre les jeunes retraités de prendre le relais et de tisser un solide lien générationnel.

C’est donc confiant en nos capacités que je souhaite une bonne année 2022 à chacune et chacun d’entre vous.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

 

 

Crédit photographique : journal Le Parisien.

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Publié le 23 Décembre 2021

2021, année encore masquée.

La fin de l’année est en vue et l’on peut déjà affirmer que 2021 fut en demi-teinte, avec ses ombres et ses lumières mais surtout son brouillard lié à la persistance de la Covid 19 et de ses déclinaisons.

Pour ce qui nous concerne, Le Souvenir-Français dans les Hauts de Seine, la reprise espérée n’a pas vraiment eu lieu et les craintes sur l’existence même de certains comités sont justifiées.

Le repli sur soi ou sur quelques activités traditionnelles n’a jamais, et de tout temps, permis le rebond ou l’attractivité.

Or c’est de cela dont nous avons aujourd’hui besoin à travers un sursaut et une recherche constante d’adhérents, de fidèles pour renforcer Le Souvenir Français, grande association mémorielle d’aujourd’hui mais surtout de demain.

En effet, la mémoire combattante issue des conflits contemporains aura bientôt besoin d’un dépositaire, d’un relai, d’un vecteur pour la protéger, la porter et la transmettre.

C’est pourquoi, il nous faut sans cesse trouver de nouveaux adeptes de l’aventure de la Mémoire, trouver de nouveaux supports, de nouvelles dynamiques en multipliant les gestes mémoriels ou les rendez-vous ciblés au-delà de ceux figés dans le calendrier.

Ainsi depuis quelques années vous êtes invités à rendre des hommages particuliers dans des gestes simples mais symboliquement forts (Normandie-Niemen, Tchad, OPEX, ceux de la Bataille de France, ceux de 1941, ou très récemment les fusillés du Mont-Valérien).

Plusieurs comités s’y adonnent avec succès et je les en remercie vivement.

Nous poursuivrons sur cette voie qui nous permet de retrouver le chemin des tombes familiales parfois injustement délaissées et dans lesquelles reposent des Morts pour la France menacés de disparition lorsque la tombe se trouve en déshérence.

Or le Souvenir Français est né sur la tombe, elle est son berceau, elle demeure son écrin et son refuge quand il faut revenir à l’essentiel.

Cette question fondamentale sera, sans doute possible, un sujet de réflexion pour 2022.

Mais pour l’heure, ce sont les réjouissances de Noël et bientôt du Nouvel an qui occupent légitimement nos esprits.

Je vous souhaite donc à chacune et chacun de bonnes fêtes de fin d’année dans le respect des recommandations responsables de protection sanitaire.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hautes de Seine

 

 

Crédit photographique : journal Le Parisien.

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Publié le 16 Décembre 2021

Aux fusillés du Mont-Valérien enterrés à Neuilly sur Seine.

Il y a 80 ans, le 15 décembre 1941, les autorités allemandes, en représailles à des attaques, font fusiller sur quatre lieux différents 95 otages : résistants, juifs ou communistes, ou simples opposants au nazisme.

C’est le signe de la mise en action d’une politique de représailles massives et celle d’une intimidation généralisée de la population.

Plus de 70 sont exécutés au Mont-Valérien et 12 sont enterrés au cimetière nouveau de Neuilly sur Seine. Seuls 3 d’entre eux ont un nom sur leur stèle, les autres demeurent à ce jour inconnus.

C’est là que Le Souvenir-Français a choisi de rendre hommage à ces 12 martyrs de la barbarie humaine par un geste commémoratif, le 15 décembre 2021, pour le 80e anniversaire de cette tragédie.

Outre le président du comité du Souvenir-Français de Neuilly accompagné de quelques fidèles qui s’étaient rendus disponibles, on notait la présence de deux représentants de la municipalité, d’un jeune porte-drapeau de l’institution Jeanne d’Arc de Colombes et, bien sûr, celle de notre président général, Serge Barcellini. Trois autres membres du Conseil d’administration avait fait le déplacement, ainsi que trois jeunes femmes, tout comme le président et le clairon du comité de Boulogne-Billancourt et la trésorière de celui de Colombes.

Le vice-président de l’association nationale des familles de fusillés représentait cette grande association formée dans la douleur le 14 décembre 1944.

La cérémonie, geste mémoriel simple, digne, fort dans son symbole, fut couronnée par le dépôt de petits bouquets sur chacune des stèles, suivi par une belle Marseillaise a capella devant le carré militaire puis le dépôt d’une fleur sur la tombe du fondateur de notre association et celle de la famille Morère, récemment sauvée, dans laquelle reposent trois Morts pour la France en 1915 et 1916.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

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Publié le 12 Décembre 2021

A Georges Heller, d'Antony.

Georges Heller nait à Paris le 9 décembre 1884. Il est le fils d’Adam Heller et d’Adèle Policard. Architecte, il épouse Marie-Louise Girard le 13 juillet 1910 à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. De cette union, naîtront quatre enfants.

Héros de la Première Guerre mondiale, il reçoit la Croix de guerre avec cinq citations. Plus tard, membre du parti communistre, il est élu conseiller municipal d’Antony. Il habite alors le 21 de la rue du Vert Buisson à Antony. Le 11 juin 1940, Georges Heller a la douleur de perdre l’un de ses enfants au cours de la bataille de France contre l’ennemi nazi.

Georges Heller est engagé contre l’envahisseur. Il se rapproche du Front national, aussi appelé Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, qui est un mouvement de la Résistance intérieure française créé par le Parti communiste français (PCF) par un appel publié le 15 mai 1941 dans le quotidien de ce parti, L'Humanité en vue d'un vaste rassemblement patriotique ouvert aux non-communistes pour rallier les différentes composantes de la société française (ce mouvement sera plus tard mis en sommeil par le parti). Georges Heller est nommé adjudant au sein de ce mouvement. Le 27 juin 1941, il est arrêté à son domicile par la police française. Les fonctionnaires de l’Etat français trouvent chez lui du matériel d’impression. Amené à l’hôtel Matignon pour y être interrogé, il est ensuite livré aux Allemands.

Georges Heller est interné au Frontstalag 122 de Royallieu près de Compiègne dans l’Oise. Le 24 janvier 1943, il est déporté à destination d’Oranienburg, dans le Brandebourg (non loin de Berlin). Là, il est affecté au Block 7 et est condamné à travailler pour l’usine d’aviation Heinkel. Il est par la suite transféré le 1er septembre 1944 à Sachsenhausen, près de Francfort. C’est là qu’il meurt le 28 décembre 1944. Il avait 60 ans.

Le Service Historique de la Défense a enregistré son dossier sous la référence GR 16 P 288929. La mention « Mort pour la France » lui est accordée le 23 octobre 1947. Le 13 décembre 1948, il est reconnu officiellement comme membre de la Résistance Intérieure Française à compter du 1er mai 1941. En 1954, il se voit également attribuer le mention de « déporté politique ».

Plus tard, la municipalité décide de baptiser un parc de la ville du nom de Georges Heller. Aujourd’hui, le site de la ville d’Antony le décrit ainsi : « Magnifique espace de détente proche du centre-ville, le parc Heller est le poumon vert d’Antony. Promeneurs, coureurs, enfants, cyclistes, flâneurs peuvent profiter toute l’année de ses 9 ha, qui en font le plus grand parc géré par les services municipaux ».

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site « Memorial GenWeb », fiche individuelle de Georges Heller, relevé de Bernard Tisserand.
  • Site « Mémoire des Hommes », du Ministère des Armées.

 

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Publié le 29 Novembre 2021

A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.

L'année 2020 était l'année « de Gaulle ». Aussi, le Comité du Souvenir Français de Vaucresson avait prévu de marquer cet évènement par une exposition et la commémoration du 50e anniversaire de la mort du général.

Mais la pandémie nous a fait prendre la même décision que pour les jeux olympiques de Tokyo 2020 : un report en 2021 ! Ainsi, c'est en novembre 2021 que cet évènement a eu lieu.

Le service des Hauts-de-Seine de l'ONACVG (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre), dirigé par M. Jean-Baptiste Romain nous avait prêté l'exposition :  "Les Français Libres et leur chef, le Général de Gaulle".

Nous en avons profité pour organiser une itinérance : l’exposition a été présentée du 8 au 19 novembre au centre culturel "La Montgolfière" de Vaucresson ; puis au collège Yves du Manoir de Vaucresson du 22 au 26 novembre. Ceci s’intégrant dans le cadre du devoir de mémoire de la classe de 3e estampillée « Défense » ; classe qui a par ailleurs la garde d’un drapeau d’un Comité de "Rhin et Danube" et qu’elle sort aux cérémonies. C’était le cas pour ce 11 novembre lors de la célébration organisée par la municipalité.

Le vernissage de cette exposition avait été réalisé le 9 novembre afin de commémorer aussi l'anniversaire de la mort du général. Madame Véronique Jacqueline, maire de Vaucresson a fait un discours d'accueil puis Monsieur Froideval, maire-adjoint en charge des Finances et des Commémorations a pris la parole pour un hommage au Général. De son côté, le Souvenir Français par l’intermédiaire de son président, a rappelé le parcours de Charles de Gaulle, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la libération de la France en 1945, en passant par les préconisations stratégiques dans l'entre-deux guerres et son départ pour Londres 1940 avec l'Appel à la résistance et le refus de l'armistice. Enfin, Monsieur Levesque, Président de l'association des Anciens Combattants de Vaucresson, a rappelé la ténacité du général, inconnu et seul en 1940 mais qui avait prévu le rôle de notre Empire et que la guerre serait mondiale. Monsieur Levesque rappelait aussi que de Gaulle avait tenu tête à Roosevelt en réussissant à imposer le gouvernement de la France Libre à la Libération, sans oublier que les anciens combattants actuels sont pour beaucoup des anciens d'Algérie, événement majeur de la politique du général pendant son premier septennat de Président de la République.

Monsieur Romain, directeur de l’ONACVG des Hauts-de-Seine et son adjointe, Madame O'Donnell, étaient présents à cette cérémonie, et nous les remercions chaleureusement pour leurs aides.

Pour ma part, je ne suis plus professeur depuis 2009 mais c'est avec plaisir que j'ai accueilli des classes primaires de Vaucresson afin de transmettre la mémoire de cette période douloureuse de notre histoire à ces jeunes générations. Ce qui, rappelons-le, est l’une des missions majeures du Souvenir Français.

 

Alain Goussard,

Président du Comité de Vaucresson du Souvenir Français.

 

A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.

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Publié le 21 Novembre 2021

Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.

C’était une première qui se déroulait samedi 20 novembre 2021 à l’espace Landowski de Boulogne-Billancourt. En effet, sous la houlette de son président Daniel Jouin, le comité du Souvenir-Français local accueillait le congrès départemental de cette grande association mémorielle.

Dans le respect des nouveaux statuts, ce congrès était électif c’est-à-dire qu’il devait élire au scrutin de liste l’équipe chargée de la délégation départementale pour les 3 ans à venir.

Les 1316 adhérents identifiés avaient été invités soit par message électronique du délégué général soit par leur président respectif de comité à se prononcer.

Sur les 114 votants, la liste en présence recueilli 110 voix.

Cette journée marquait également un mouvement de reprise après les difficultés et les craintes liées à la Covid 19. Ainsi 20 comités étaient présents tout au long de ce rendez-vous important, des cérémonies sur les tombes des morts pour la France au cours desquelles s’unissaient dans un même élan d’hommage jeunes et anciens puis de l’accueil par le Maire de la ville en présence d’un conseiller régional, du directeur de l’ONAC et d’autres responsables ou élus.

Une exposition consacrée à la guerre franco-prussienne de 1870-1871 permit de comprendre cette tragédie notamment à travers deux panneaux relatant les combats qui se déroulèrent dans l’actuel département des Hauts-de-Seine.

De nombreuses informations, recommandations, suggestions furent livrées pour que Le Souvenir-Français rayonne dans les Hauts de Seine, que les mémoires soient portées et honorées, que les tombes de celles et ceux Morts pour la France, c’est-à-dire pour notre liberté contre l’asservissement, soient sauvegardées et protégées de la reprise et de la revente.

C’est un défi des temps actuels que chacune et chacun à son niveau peut relever par de petites actions contre l’oubli.

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine

Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.

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Publié le 16 Novembre 2021

A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.

Pour contribuer à l’année Napoléon, le Souvenir-Français avait souhaité qu’une petite cérémonie soit organisée sur la tombe souvent oubliée ou méconnue de soldats du Premier Empire.

Ce fut chose faite, samedi 13 novembre dans le cimetière ancien de la ville « impériale », comme aime à le souligner le maire de Rueil-Malmaison.

Erigé en son temps à la mémoire du général Varin et entretenu par le comité du Souvenir-Français, un monument nous rappelle le parcours de ce soldat hors du commun (1).

Volontaire pour servir en 1806 dans la garde du roi de Naples, le frère de Napoléon, il devient après les campagnes d’Egypte, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne, capitaine-major en 1814 puis, sous Louis XVIII, aide de camp du maréchal Gouvion-Saint-Cyr.

Il retourne en Egypte comme instructeur auprès du vice-roi. Créateur et commandant d’une école de cavalerie, il devient général de l’armée d’Egypte et bey (chef, seigneur).

Chevalier de l’ordre de Saint-Louis et officier de la Légion d’honneur, il se retire à Rueil-Malmaison et y décède à l’âge de 83 ans.

Une autre sépulture, plus discrète, fut découverte et nettoyé : celle d’un soldat de 18 ans en 1792 devenu capitaine au 17ème régiment de ligne, issu du régiment d’Auvergne, qui participa aux campagnes napoléoniennes et reçu la Légion d’honneur. Plus tard, il devint maire de Rueil-Malmaison et assura son entrée dans la modernité de l’époque.

Dans un bel élan, guidés par le président du comité du Souvenir-Français de Rueil-Malmaison, le maire de la ville, le conseiller départemental, le conseiller régional, le président de la section locale de la Légion d’honneur, le délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine, le président de la société historique de Rueil-Malmaison, des membres du Souvenir-Français et trois porte-drapeaux se recueillirent devant les sépultures.

Dans des gestes sobres et symboliques des fleurs de la municipalité, du Souvenir-Français et de la Légion d’honneur furent déposées sur chacune des sépultures.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts-de-Seine.

 
(1) cf : Rueil-info, mars 2021
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.

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Publié le 10 Novembre 2021

Messaoud El Asry, d'Oran au cimetière Pierre Grenier de Boulogne.

Les zouaves.

La dénomination de zouave vient du berbère zwava, qui est le nom d’une tribu kabyle. Fortement composés de métropolitains, les régiments de zouaves se couvrent de gloire partout où ils combattent. Leur réputation commence avec l’arrivée des Français en Algérie en 1830 : les Kabyles fournissaient des soldats aux Turcs sous la régence d’Alger ; avec la domination de la France, ils fourniront le Royaume puis la République. Ces unités sont également remarquables par l’exigence ultime de leur discipline ; d’où l’expression « faire le zouave » : un zouave est capable de tout faire, sur un simple commandement.

Le 3e régiment de zouaves est créé le 23 mars 1852, à partir du 3e bataillon de zouaves et de volontaires de plusieurs régiments de ligne. En 1914, l’unité est répartie de manière suivante : 1er bataillon à Constantine, 2e et 4e bataillons en opérations au Maroc, 3e bataillon à Philippeville et 6e bataillon à Batna.

En 1914, à la mobilisation, la majeure partie des bataillons du 3e zouaves est réunie et intègre la 37e division d’infanterie algérienne. Entrée en action au mois d’août, l’unité combat en Belgique puis sur la Marne et en Champagne (1915). Elle est de la défense de Verdun en 1916 puis au Chemin des Dames l’année suivante. En 1918, le 3e se bat en Lorraine, dans la Somme puis en Picardie.

Le 28 janvier 1916, le généralissime, en attribuant la fourragère au régiment, fait lire la citation suivante, à l'ordre de la IVe armée : « 3e régiment de marche de zouaves sous les ordres du lieutenant-colonel Louis. Le 25 septembre 1915, s'est rué à l'assaut des tranchées allemandes avec un élan et un enthousiasme qui confinent au sublime. Bien que pris de tous les côtés par un feu formidable d'artillerie et d'infanterie s'est enfoncé comme un coin dans les lignes ennemies qu'il a crevées sur une profondeur de 2 kilomètres, s'est emparé de onze pièces d'artillerie et de neuf mitrailleuses, a fait 400 prisonniers et ne s'est arrêté, bien qu'ayant perdu son chef et presque tous ses cadres, que lorsqu'il a été à bout de souffle. Dans toutes les circonstances où il a été engagé depuis le début de la campagne s'est montré à la hauteur des vieux régiments de zouaves ; en Champagne, il les a dépassés. Déjà, le 19 septembre 1914, il avait pris un drapeau à l'ennemi ». Signé : le général Henri Joseph Eugène Gouraud, commandant la IVe armée.

 

Messaoud El Asry.

Messaoud El Asry est né 28 mars 1882 à Oran (quartier dit du « Village Nègre ») en Algérie. Il est le fils Samuel et de Yacot Abecassis, des commerçants installés à Oran, et originaires d’El-Kelaïa au Maroc. Le 14 juin 1913, à Pailkao, dans le district d’Oran, Messaoud épouse Joséphine Benkemoun.

Engagé en 1914 au 3e zouaves, Messaoud est de tous les combats. Il est grièvement blessé en septembre 1918 et décède à l’hôpital de Neuilly-sur-Seine le 24 du même mois. Il est enterré au cimetière Pierre Grenier, à Boulogne, dans la 10e division.

Là-même où les représentants des Comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine se rendront le samedi 20 novembre en fin de matinée.

 

 

 

Sources :

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Messaoud El Asry – Annotations de Berbnard Butet et Laetitia Filippi.
  • Site Chtimiste sur les régiments de la Grande Guerre.
  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  •  André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.
  • Les troupes coloniales dans la Grande Guerre – L’Armée d’Afrique, par Léon Rodier.
  • L’Armée d’Afrique, Historama, n° 10, 1970.
  • Histoire de l’Armée française en Afrique, par Anthony Clayton, Ed. Albin Michel, 1994.
  • L’Armée d’Afrique, 1830-1962, par Robert Huré, 1830-1962, ED. Lavauzelle, 1977.

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