Jacques Cheneval du Plessis-Robinson.

Publié le 4 Septembre 2021

Jacques Cheneval du Plessis-Robinson.

Jacques Cheneval est né à Paris le 8 juillet 1935.

Sergent dans l’armée de l’Air, attaché à la B.A. 708 de Meknès, Jacques Cheneval est Mort pour la France le 15 décembre 1960. Il avait vingt-cinq ans. Sa sépulture se trouve au carré militaire du cimetière communal du Plessis-Robinson.

 

La Base 708 de Meknès.

A l’époque, Meknès est situé à un emplacement stratégique dans le cadre de la pacification de l'est et du nord marocains entre 1914 et 1926. Les tâches affectées au groupe aérien de Meknès comprennent de l'observation, du transport de blessés, les liaisons avec les postes avancés, le bombardement et la prise de vues photographiques pour établir les cartes des régions difficiles d'accès que sont les montagnes au Maroc.

En septembre 1917, une escadrille s'installe à Meknès (escadrille F553) puis en novembre 1918, un groupe de bombardement est constitué à Meknès mais les avions rendus disponibles en Europe avec l'armistice ne seront en service au Maroc qu'en août 1919 avec l'arrivée des escadrilles de bombardement. Le 1er août 1920, toutes les moyens aéronautiques militaires au Maroc sont regroupés dans une seule unité : le 37e régiment d'aviation (sera dissous le 1er septembre 1933), dont un des chefs, Albert Mézergues, décédé en 1925, donnera son nom à la base de Meknès en 1947. À cette époque, l'escadrille est équipée de Breguet 14 A2.

Après l'armistice de 1940, la situation de l'aéronautique militaire française est assez compliquée, un certain nombre de groupes de chasse se replient depuis la France vers l'Afrique du Nord, puis vers Meknès. De même, l'activité de l'Ecole de l’Air de Salon-de-Provence est transférée à Marrakech, où est créée l'Ecole d'Application du Personnel Navigant (EAPN) en 1943, qui reprend le nom d'Ecole de l’Air en 1944 avant son retour à Salon de Provence.

Pendant la période de Vichy, la base aérienne de Meknès est occupée par deux escadrilles de bombardement entre 1940 et 1942. Après le débarquement des alliés à Casablanca le 8 novembre 1942, les cartes aéronautiques françaises sont rebattues, et la base aérienne de Meknès connaît un certain déclin, alors qu'un terrain d'aviation est implanté par les Américains à quelques kilomètres au sud de la ville pour assurer des fonctions logistiques. En décembre 1943, est décidé le transfert à Meknès de la "division chasse" installée en avril 1943 à l'EAPN de Marrakech qui cohabitait avec les groupes de bombardement américains présents au Maroc depuis leur débarquement. La "division chasse" prend alors le nom de Centre d'Instruction à la Chasse (CIC) de Meknès, organisé en trois escadrilles et disposant de 108 appareils de divers types, en provenance des quelques unités opérationnelles stationnées en Afrique du nord.

Après la guerre, une école de pilotage et de formation de moniteurs, en provenance de Meknès, s'installe sur la base aérienne de Tours et une patrouille acrobatique s'y constitue, qui vole sur Stampe SV-4, sous la direction du capitaine Roger Perrier. Le 1er septembre 1947, la patrouille de Tours est transférée à Étampes où elle prend le nom d'escadrille de présentation de l'armée de l'air n°58 (EPAA 58) qui deviendra par la suite la Patrouille de France.

En janvier 1947, le CIC fusionne avec le centre de perfectionnement à la chasse (CPC), devient l'École de Chasse Christian Martell, et la base aérienne de Meknès prend le nom de BA 708 « Mézergues ».

Dans le cadre des accords établis au moment de l'indépendance du Maroc (mars 1956), la base aérienne de Meknès reste sous contrôle français jusqu'en 1961. L'école reçoit des MD 450 Ouragan à partir du début de 1957, puis des Fouga Magister et atteint-là son apogée.

Le 6 mars 1961, l'école de chasse quitte Meknès pour s’implanter, regroupée avec l'école de la base 707 de Marrakech, sur la base aérienne BA 109 de Tours. La base aérienne de Meknès passe alors sous commandement marocain pour devenir la 2e Base aérienne des Forces Aériennes Royales.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, François Leplus.

Encyclopédie Wikipédia.

Rédigé par Souvenir Français des Hauts-de-Seine

Publié dans #Témoignages-Portraits - Algérie

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