SF DG 92


Délégué général : MR André LABOUR
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Les textes publiés sont la propriété du Souvenir Français - Délégation Générale des Hauts-de-Seine, sauf mention contraire. Ils sont protégés par les textes de loi du Code de la propriété intellectuelle.

Mémoire des hommes

Rendez-vous sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr et retrouvez vos aieux Morts pour la France. Sur ce site, sont répertoriés tous les soldats morts aux cours des conflits 1914-1918, 1939-1945, Indochine et Algérie.

Images

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 22:10

 

 

 

 

Congres national 2011 062

 

 

 

 

 

 

Le samedi 2 et le dimanche 3 avril 2011, s’est tenu au Cercle militaire de la place Saint-Augustin à Paris, le congrès national du Souvenir Français.

 

Devant une assemblée forte de la très grande majorité des délégués généraux et d’un très grand nombre de présidents de comités, le congrès a débuté par une réunion du conseil d’administration et des délégués généraux de notre association. Le samedi après-midi l’assemblée générale s’est déroulée, avec en premier lieu, le rappel de nos représentants disparus au cours de l’année écoulée. Puis, des indications sur le rôle du délégué général, sur la quête, les assurances, le passage de textes dans la revue ont été mentionnées.

 

Bien entendu les rapports financiers et moraux ont été présentés.

 

Avec la nomination de Monsieur Jean-François Bureau, ancien directeur de la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense, le Souvenir Français a pour objectif de développer les actions de communication.

 

Pour les projets en cours, il convient de citer, entre autres :

 

  • - le carré de Montrouge : il comprend 150 tombes de 14-18 en très mauvais état. Il va être rénové. Cette rénovation sera concrétisée en liaison avec la municipalité. L’inauguration se ferait en août 2014.
  • - Monument des OPEX : un monument, situé à côté de Verdun, a été réalisé à la mémoire des Français tombés dans les Balkans. Il est susceptible d’être dévolu au Souvenir Français par l’association propriétaire « Les Veilleurs de la Paix ». Cependant, son implantation géographique ne possède pas un sens symbolique porteur. Aussi a-t-il été envisagé de le déplacer et d’en faire un monument national à la mémoire des morts de toutes les Opérations Extérieures.
  • - Cimetière de Blercourt : dans la Meuse, il s’agit de 66 tombes en déshérence qui avaient été restituées aux familles. Inauguration prévue le 25 juin 2011.

 

Par la suite, après un défilé des membres du congrès derrière plus d’une centaine de drapeaux, le général Cuche, président du Comité de la Flamme, et le contrôleur général Delbauffe, président-général de notre association, ont ravivé la Flamme du Soldat inconnu. Enfin, le dimanche matin, à 11 heures précisément, s’est déroulée la messe solennelle en l’église du Val de Grâce à Paris.

 

Retrouvez toutes les photographies du congrès national, dans l’album intitulé « 2011-04-03, congrès national » ; vous y verrez, entre autres, les délégations des comités des Hauts-de-Seine. Bonne visite !

 

 

 

 

Par Souvenir Français des Hauts-de-Seine - Publié dans : Communication de la Délégation Générale
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 08:36

 

 

 

Chaville Drapeau

 

 

 

 

Le président du Comité de Chaville, le colonel Joël Kaigre :

"Monsieur le délégué général,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis,

Je tiens à vous remercier toutes et tous pour votre participation à cette émouvante cérémonie.

Je vous transmet une photo qui vous rappellera ce moment important dans les magnifiques locaux de notre ville.

Je remercie vivement le président Dova et Jean-Jacques Guillet, député maire de Chaville, qui ont bien voulu parrainer cette cérémonie et André Labour, délégué départemental du Souvenir Français des Hauts de Seine, qui nous a offert ce magnifique drapeau".

 

Par Souvenir Français des Hauts-de-Seine - Publié dans : Actualité des Comités
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 15:33

6eme BPC - ECPAD

 

 

 

Parachutistes du 6ème BPC (copyright ECPAD).

 

 

A Vaucresson, le comité du Souvenir Français, présidé par François Goure, en collaboration avec la municipalité, a répertorié l’intégralité des sépultures privées ayant un Mort pour la France et a mis au point une plaque à l’entrée du cimetière permettant de les repérer.

 

Le dernier nom figurant sur cette plaque est celui d’Albert Zareski, né à Paris le 23 février 1930 et mort en Indochine le 21 janvier 1950, à Pho Tarch dans le centre de l’Annam, non loin de Hué. Albert Zareski était un parachutiste du 6ème BCCP (bataillon colonial de commandos parachutistes).

 

Les parachutistes coloniaux.

 

Les bataillons de parachutistes coloniaux (BPC et BCCP) ont une histoire complexe et mouvementée. Le point de départ généralement admis est la rencontre entre le général de Gaulle et le capitaine Georges Bergé.

 

Georges Bergé nait en janvier 1909 dans le Gers, à Belmont. Formé à l’Ecole de l’Infanterie et des Chars de Saint-Maixent, il est par la suite détaché de l’armée de terre dans l’armée de l’air, au groupe d’infanterie de l’Air n°601. Mais des problèmes de santé l’obligent à renoncer à sauter en parachute et il revient à son arme d’origine en 1938. Blessé lors des premières batailles de la Campagne de France en mai 1940, il est évacué vers l’arrière puis dans sa Gascogne natale. Là, écoutant le discours du général de Gaulle, il s’embarque et rejoint les Forces Françaises Libres en juin 1940. Le capitaine Bergé propose au général de compléter l’armée en formation en créant une unité de parachutistes.

 

Ainsi nait la 1ère compagnie d’infanterie de l’air. L’une de ses premières missions parachutée – nommée « Savannah » – consiste à créer un embryon de la Résistance à Bayonne. Par la suite, la compagnie se couvre de gloire à l’occasion d’opérations au Levant (1941) ; en Crète, en Lybie et en Tunisie (1942) ; en Belgique (1944). Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, l’unité est envoyée en Bretagne. Grâce à l’appui des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), ce sont près de quatre-vingt-cinq-mille Allemands qui sont retenus dans la région. De fait, ils ne peuvent venir en aide à leurs camarades de Normandie. La compagnie aéroportée signe là une de ses victoires majeures. Quelques mois plus tard, la compagnie participe à la bataille des Ardennes, puis est parachutée sur la Hollande.

 

Devenue brigade de parachutistes SAS (sur le modèle des Special Air Service anglais), elle s’illustre lors de son premier séjour en Indochine. Mais la guerre allant crescendo dans cette colonie française, le grand commandement français décide de créer en 1947, à partir de la 25ème division aéroportée, un groupement colonial. Il prend le nom de Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes. Son premier chef de corps est le colonel Massu.

 

Les BPC.

 

Pour faire face aux besoins en hommes, et aux relèves nécessaires, des bataillons de parachutistes coloniaux viennent compléter la demi-brigade : le 1er, le 2, le 3, le 5, le 6, le 7 et le 8.

 

L’histoire du 6ème commence par sa création à Quimper le 16 avril 1948. Il est alors composé d’une compagnie de commandement et trois groupes de commandos et regroupe environ six-cent-cinquante hommes. Le 6ème BCCP débarque à Saigon le 28 juillet 1949, pour être envoyé dans le centre de l’Annam, région située entre le Tonkin, au nord, et la Cochinchine, au sud. Les accrochages et les embuscades sont fréquents. Comme à toutes les unités d’élite, des missions difficiles sont demandées au 6ème BCCP : raids dans la jungle, ouvertures de routes, de voies de chemin de fer ; remontées de cours d’eau. Les résultats sont là, rapides, car le Vietminh n’est pas encore cette puissante armée qu’il va devenir dans quelques mois grâce à l’aide de la toute nouvelle Chine communiste.

 

A la fin de l’année 1949, le bataillon est envoyé au col des Nuages, dans la cordillère annamitique. Sitôt la nouvelle année fêtée, il progresse dans l’intérieur du pays dans le cadre de l’opération Albert, puis, quinze jours plus tard soutient son premier saut opérationnel. Le 20 janvier, les groupes de commandos 1 et 2 sautent sur Binh-Anh. C’est à cette occasion qu’Albert Zareski trouve la mort.

 

En octobre de la même année, le 6ème BCCP devient le 6ème GCCP : groupement colonial de commandos parachutistes. L’unité est citée à l’ordre de l’Armée : « Brillante formation de commandos parachutistes, qui, sous les ordres du chef de bataillon Vernières, a mené sans relâche, depuis août 1949, dans tous les secteurs du Centre Vietnam, un combat rude et obstiné ». Puis, le 1er mars 1951, l’unité devient 6ème BPC. Avec une première durée d’existence assez courte puisque le bataillon est dissous au moment de son rembarquement pour la métropole en août 1951.

 

Mais c’est pour mieux renaître en juillet 1952, sous les ordres d’un tout jeune chef de bataillon qui va rapidement se faire connaître du grand public : Marcel Bigeard. « Nous passons deux mois exténuants à marcher dans les rizières, l’eau jusqu’à la taille, à vérifier chacun de nos pas pour ne pas tomber dans un piège viet, à fouiller les villages en craignant toujours les tireurs embusqués. Nous opérons des actions coups de poing dès que nous repérons une concentration ennemie. Mon bataillon se rode. Les plus jeunes s’habituent au feu, mes vieux briscards retrouvent leurs sensations. Je suis fier de mon unité » (Marcel Bigeard, dans ses mémoires posthumes Ma vie pour la France, Ed. du Rocher). Et le bataillon s’illustre partout où il passe : par exemple à Tu Lê en octobre 1952, où le 6ème saute sur les arrières des divisions vietminh 308 et 312, remplit sa mission et au prix d’une marche de huit jours à travers la jungle parvient à échapper à l’étau qui se referme sur lui. Cette performance des paras fait dire à la presse, et des militaires bien souvent jaloux, que le 6ème est le « bataillon Zatopek », du nom de ce coureur de fond tchèque, multi-recordman du monde. A Langson, en juillet 1953, l’unité reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’Armée.

 

En novembre 1953, le 6ème est l’une des premières unités à sauter sur Diên Biên Phù, dans le but de prendre aux bo-doïs cette ancienne base japonaise. Il récidive le 16 mars 1954 pour tenter de sauver la situation sur ce même terrain où la bataille ultime de la guerre d’Indochine fait rage. Il y gagne une nouvelle citation. Malheureusement, comme toutes les forces françaises et supplétives présentes, le 6ème BPC est anéanti par la capitulation du 7 mai 1954. Les combats cessent, mais les Français refusent de lever le drapeau blanc. Humiliation de défiler, tête baissée, devant des dizaines de milliers de bo-doïs et de prendre la direction de camp de prisonniers. Marcel Bigard (Ma vie pour la France) : « La vraie douleur, la seule chose que je ne pardonne pas aux Viets, ce sont les huit-mille morts pendant ces quatre mois de captivité. Cruauté inutile, inhumanité. Giap était un grand général, mais sa doctrine, le marxisme, était inhumaine. L’ancien capitaine vietminh m’a dit : « Nous n’avons tué aucun prisonnier ». C’est vrai, ils les ont laissé crever, alors qu’il aurait été si facile de sauver tout le monde. Une banane par jour, et on ramenait les gars vivants. Je ne pourrai jamais l’oublier ».

 

Plus tard, au Maroc, à Marrakech, le 1er août 1955, le reliquat du bataillon devient le 6ème RPC : régiment de parachutistes coloniaux avant de prendre l’appellation de 6ème RPIMA (régiment parachutiste d’infanterie de marine) en 1958 et d’être définitivement dissous en 1998 dans le cadre de la restructuration de l’Armée française.

 

 

 

 

Sources :

 

http://paradu6.free.fr/menu.html

www.cheminsdemémoire.gouv.fr

www.wikipedia.org/fr

www.larousse.fr

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Erwan Bergot, Bataillon Bigeard, Presses de la Cité.

Paul Bonnecarrère, Par le sang versé, Fayard.

Lucien Bodard, l’Illusion, l’Aventure, Gallimard.

Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.

Pierre Montagnon, La guerre d’Indochine, Pygmalion.

Jules Roy, la bataille de Dien Bien Phu, Julliard.

Général Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Plon.

Général Marcel Bigeard, Ma guerre d’Indochine, Hachette.

Général Marcel Bigeard, Ma vie pour la France, Ed. du Rocher.

Georges Fleury, La guerre en Indochine, Perrin.

 

Par Souvenir Français des Hauts-de-Seine - Publié dans : Témoignages-Portraits - Indochine
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 22:46

 

Lyautey - Rif

 

 

 

Le général Hubert Lyautey en inspection dans la région du Rif (1914).

 

 

 

Au cœur du carré militaire de 1914-1918 de Colombes, se trouvent les sépultures des frères Beaujon : Gilbert mort le 28 décembre 1926 dans l’oued Marouba, et Raymond, tué le 19 août 1929 à Tlemcen en Algérie. Des photographies présentes sur les pierres tombales montrent les jeunes soldats coiffés de la chéchia, chapeau traditionnel au Maghreb et des troupes (zouaves, spahis et tirailleurs) de l’Armée d’Afrique.

 

Au milieu du 19ème siècle, le sultan du Maroc Moulay Hassan cherche à neutraliser les influences colonialistes des puissances européennes en pratiquant un jeu diplomatique assez subtil. Mais il finit par se heurter à la volonté expansionniste de l’Espagne au nord et à celle de la France qui étudie les moyens d’une consolidation de son pouvoir sur les provinces algériennes frontalières du sultanat. Les conférences de Madrid en 1880 puis d’Algésiras en 1906 rappellent et structurent ce cadre d’influence européenne sur le Maroc, avec le soutien de l’Angleterre et en dépit des tentatives de coups de force de l’Allemagne : l’Espagne se voit attribuer les territoires du sud (Sahara espagnol) et du nord (toute la bande côtière baignant la Méditerranée et les montagnes du Rif), quand la France est dotée du centre du pays. La ville de Tanger, au nord, est déclarée « zone internationale ». Le protectorat de notre pays sur le sultanat peut commencer. Il est confié à un général bâtisseur et organisateur : Hubert Lyautey.

 

Peu à peu, réalisant un mélange ingénieux de soumission militaire de tribus récalcitrantes et de modernisation du pays, la France s’impose au Maroc. Le Résident général au Maroc œuvre en étroite collaboration – mais généralement en imposant son point de vue – avec le sultan et son makhzen (son adjoint ou suppléant). Des villes sont transformées, des routes construites, des quartiers édifiés, une administration mise en place. La capitale du sultanat est déplacée de Fès à Rabat, et sous la direction de l’architecte Henri Prost, Casablanca devient une cité de premier plan.

 

Mais en 1921, au nord du pays, des tribus berbères se soulèvent face aux troupes espagnoles. Le général Manuel Fernandez Silvestre se place à la tête d’une armée forte de soixante-mille hommes avec un seul objectif : mater en quelques semaines ces tribus qui défient la puissante Espagne. C’est le contraire qui se produit : à la bataille d’Anoual, le 20 juillet 1921, le chef militaire rifain Abd el-Krim est vainqueur. Les Espagnols laissent quatorze-mille hommes sur le champ de bataille, dont le général Silvestre.

 

Le 1er février 1922, Abd el-Krim proclame la République confédérée des tribus du Rif, mais il reste très prudent et se soumet au sultan du Maroc Moulay Youssef. La France n’intervient pas, considérant qu’il s’agit d’affaires intérieures au protectorat espagnol. Peu à peu, les troupes berbères repoussent les Espagnols, ne leur laissant qu’une mince bande côtière et quatre villes : Asilah, Ceuta, Mellila et Larache. Mais deux ans plus tard, les tribus du Rif, en dépit des lettres et promesses d’allégeance au pouvoir central, marchent sur Fès. Craignant un embrasement de toute la région, l’Armée française intervient et écrase les troupes rebelles.

 

Le général Lyautey indique au gouvernement de la République française : « En présence des éventualités créées par la soudaineté et la violence de l’irruption des rifains, il est impossible de rester dans cette situation, sous peine, je le dis nettement, de risquer de perdre le Maroc ». Le chef militaire français obtient l’accord de Paris et renouvelle les victoires. Pour autant, jugé comme trop prudent, Lyautey est remplacé par le prestigieux maréchal Pétain. A la tête de deux-cent-cinquante mille hommes, fort de divisions aériennes et de capacités de bombardement, le « vainqueur de Verdun » vient à bout des troupes d’Abd el-Krim en quelques mois. Le leader des Rifains est envoyé en exil sur l’île de la Réunion, d’où il s’évade en 1946 pour se réfugier en Egypte, alors principal foyer du nationalisme arabe.

 

Au total, la guerre du Rif a coûté la vie à plus de dix-neuf-mille soldats espagnols, presqu’autant de Berbères et environ douze-mille Français.

 

Thierry Gandolfo.

 

 

Par Souvenir Français des Hauts-de-Seine - Publié dans : La Coloniale
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 09:37

 

Ordre de la Libération

 

 

Médaille de l’Ordre de la Libération

 

 

Formation.

 

Le 16 novembre 1940, à Brazzaville alors en Afrique Equatoriale Française, le général de Gaulle créé un nouvel ordre : l’Ordre de la Libération. Il s’agit de récompenser des personnes et des collectivités qui œuvrent de façon exceptionnelle pour la libération de la France. Les titulaires reçoivent le titre de « Compagnon de la Libération ».

 

En 1946, l’ordre cesse d’être décerné, la libération du territoire national étant achevée depuis plus d’une année. A cette date, mille-trente-six personnes physiques, dix-huit unités militaires et cinq communes (l’île de Sein, Paris, Nantes, Grenoble, Vassieux-en-Vercors) le portent.

 

L’ordre sera à nouveau ouvert en 1958 puis en 1960, à titre exceptionnel, pour le remettre à Winston Churchill puis au roi d’Angleterre George VI.

 

Le dernier compagnon sera inhumé au Mont Valérien, dans le 9ème cercueil de la crypte, laissé vide à cet effet.

 

A Saint-Cloud.

 

A Saint-Cloud, sont enterrés deux compagnons : Jean des Moutis et Gilbert Grandval.

 

  • Jean des Moutis : officier de marine, il rallie l’Angleterre le 17 juin 1940, emmenant avec lui tout le commissariat de la marine de Cherbourg. De tous les combats pendant la Seconde Guerre mondiale puis en Indochine, effectuant une carrière exemplaire au sein de son arme, il décède à Fontainebleau en 1965.

 

  • Gilbert Grandval : Alsacien (son nom de naissance est Hirsch-Ollendorff), haut responsable chez les FFI (Région C – Alsace / Lorraine), il prend une part importante dans la libération de cette zone en 1944. Il fait par la suite une carrière de haut fonctionnaire et est nommé Ambassadeur de France de 1952 à 1955. Après cette date, il quitte la fonction publique pour entamer une reconversion dans la Marine marchande, et devient président de la Compagnie des Messageries maritimes. Il meurt à Paris en 1981.

 

Dans les Hauts-de-Seine.

 

D’autres Compagnons de la Libération sont enterrés dans les Hauts-de-Seine, comme Yves Mahé à Issy-les-Moulineaux ; Pierre Julitte, Henri Dewavrin-Passy, André Bergeret ou encore Henri Gorce-Franklin à Neuilly ; André Schock à Meudon ; bien sûr Berty Albrecht et Alfred Touny, inhumés dans la crypte du Mont Valérien ; ou encore Pierre Louis-Dreyfus, décédé le 15 janvier 2011 et enterré à Ville d’Avray. Mais le département des Hauts-de-Seine en a vu naître aussi beaucoup d’autres :

 

  • Emile Bellet est né le 20 juin 1911 à Boulogne ; soldat au 1er bataillon d’infanterie de marine, il participe aux premières campagnes de la France Libre. Il meurt au cours d’un accrochage à Bir-Hakeim le 13 avril 1942 et est inhumé dans le cimetière militaire de Tobrouk.

 

  • Maurice Duclos est le 23 août 1906 à Neuilly-sur-Seine ; militaire de carrière, il participe à plusieurs engagements dont celui de Narvik au sein de la prestigieuse 13ème DBLE. Membre du BCRA (Bureau Central de Renseignement et d’Actions), il effectue de nombreuses missions en France occupée et en Afrique du Nord. Après 1945, il travaille pour des sociétés privées puis se fixe en Argentine. Il meurt le 23 février 1981 à Buenos Aires, où il est enterré.

 

  • Pierre Dureau est lui-aussi né à Neuilly-sur-Seine, mais le 23 août 1915. Présent sur presque tous les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale, il quitte l’armée en 1945 avec le grade de capitaine et commence une nouvelle vie dans l’industrie du bois et de la construction. Il est mort le 22 avril 2006 à La Cadière d’Azur, dans le Var, où il vivait et où il est enterré.

 

  • Yves Ezanno nait le 14 juillet 1912 à Clamart. Militaire de carrière, il est un as de l’aviation, vainqueur de nombreux duels en vol. Présent aussi bien en Afrique du Nord et au Levant en 1942 qu’en Normandie deux ans plus tard, il gravit par la suite tous les échelons de l’Armée de l’air pour devenir général de corps aérien. Il décède le 20 octobre 1996 à Nice et est inhumé à Aix-en-Provence.

 

  • Philippe Fauquet est originaire de Neuilly-sur-Seine ; il y nait le 7 novembre 1921. Sous-lieutenant au 2ème RCP, il trouve la mort en octobre 1944 dans un accident de jeep.


 

  • Ernest Gimpel est natif de Vaucresson (le 5 août 1913) ; spécialiste du renseignement, membre du BCRA, il quitte l’armée après la Seconde Guerre mondiale et s’installe en Angleterre où il dirige une galerie d’art dont la renommée sera internationale. Il meurt le 26 janvier 1973 dans à Crettingham Woodbridge, dans le Suffolk, où il est enterré.

 

  • Jacques Joubert des Ouches est originaire de Meudon où il voit le jour le 2 mai 1920. Pilote, il réalise plus de cent-soixante missions offensives. Il disparait le 6 juin 1944, au-dessus d’Utah Beach, alors qu’il procède, à bord de son Spitfire, à sa seconde attaque. Son corps ne sera jamais retrouvé.

 

  • Roger Lavenir nait le 8 octobre 1919 à Bois-Colombes. Refusant l’armistice de 1940, il s’engage dans les Forces Françaises Libres et œuvre dans le cadre de la Campagne du Levant en 1941-42. Après 1945, il se fixe à Marseille. Il meurt à Saint-Maximin, dans le Var, le 31 juillet 2005, où il est enterré.

 

  • Jean Mantelet est de Nanterre. Il y nait le 5 mars 1891. Marin pendant la Première Guerre mondiale, il entre en 1925 à la Compagnie du canal de Suez en tant que pilote. En 1939, de nouveau mobilisé, il rejoint le général de Gaulle et devient commandant du paquebot Paul Doumer, mis au service des Forces Françaises Libres. Le navire est coulé par un sous-marin allemand le 30 octobre 1942.

 

  • Robert Marchand est né à Fontenay-aux-Roses le 6 février 1915. Résistant de la première heure, il soutient de nombreuses actions contre l’ennemi nazi. Arrêté en 1942, torturé, il est exécuté d’une balle dans la nuque le 22 août 1942, à Issy-les-Moulineaux.

 

  • Roger Motte est de Neuilly-sur-Seine où il nait le 15 août 1912. Pilote, il totalise, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de cent-soixante-dix missions et deux-cent-cinquante heures de vol de guerre. Il continue par la suite sa carrière au sein de l’Armée de l’air, et meurt en service commandé le 26 octobre 1962. Il est inhumé au cimetière de Pantin.

 

  • Jean Nanterre est né le 30 août 1907 à… Nanterre ! Sous-lieutenant chez les dragons, il combat avec bravoure en 1940. Démobilisé, il rejoint le général de Gaulle et intègre la 2ème Division Blindée du général Leclerc, avec laquelle il participe à la libération de la France. Cité à de nombreuses reprises, il quitte la vie militaire en 1945 et entame une carrière dans le privé, où il devient, entre autres, directeur des Etablissements métallurgiques Worms. Il meurt le 13 novembre 1996 à Paris où il est inhumé.

 

  • Jacques Piette nait le 13 mai 1916 à Issy-les-Moulineaux. Après l’armistice de 1940, il rejoint les réseaux de renseignement où il œuvre entre la fin de 1940 et 1944. Nommé commissaire de la République à Lille par le général de Gaulle à la Libération, il commence une brillante carrière politique, au Parti socialiste, qui le voit élu député, conseiller général et conseiller régional. Conseiller d’Etat en 1981, il meurt le 2 avril 1990 à Boulogne-Billancourt et est incinéré au cimetière du Père Lachaise.

 

  • Edgar Tupët-Thomé nait à Bourg-la-Reine le 19 avril 1920. Après la défaite de 1940, il rejoint la Résistance et permet l’évasion de nombreux camarades. En 1944, il rejoint le 3ème bataillon d’infanterie de l’air (futur 3ème RCP) et libère Daoulas (Finistère) puis Landerneau. De même, dans le Jura, il se distingue à Clerval puis intègre la 7ème armée américaine où il se couvre à nouveau de gloire. Après la guerre, il entre à l’Ecole Nationale d’Administration et est nommé en Tunisie. Par la suite, il exerce au sein de plusieurs secteurs de l’économie : viticulture, agriculture, élevage, mais aussi laboratoire pharmaceutique, construction automobile et tourisme.

 

  • Robert Weil est né le 25 avril 1916 à Suresnes. Sous-lieutenant dans l’Armée de l’air en 1939, pilote, il décide avec plusieurs de ses camarades de rejoindre le général de Gaulle en 1940. Mais au moment d’atterrir à Gibraltar, leur avion est abattu par la DCA espagnole. L’un des premiers compagnons de la Libération.

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

o    Encyclopédies Larousse, Wikipédia.

o    Pierre Miquel, les Compagnons de la Libération, Denoël, 1995.

o    Olivier Matthey-Doret, les Compagnons de la Libération de la Région Franche-Comté et Bourgogne, 1996.

o    Henri Weill, les Compagnons de la Libération, Privat, 2006.

o    www.ordredelaliberation.fr.

o    www.cheminsdememoire.gouv.fr.

o    www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.

 

 

Par Souvenir Français des Hauts-de-Seine - Publié dans : Témoignages-Portraits - 1939-1945
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