Publié le 21 Décembre 2009



Le carré militaire du Plessis-Robinson est le dernier article de la série pour notre département des Hauts-de-Seine. A partir du mois de janvier prochain, nous vous proposerons de découvrir des aventures, des anecdotes, des épopées d'anciens combattants ou de jeunes du département morts pour la France, de même que les actualités de la délégation générale et de ses comités.
 




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Un nom dû à la littérature anglaise !

 

 

 

La ville du Plessis-Robinson, située dans l’arrondissement d’Antony, tient son nom du héros de Daniel Defoe : Robinson Crusoe. Jusqu’à la fin du 19ème siècle, la commune s’appelle Le Plessis-Piquet. Un restaurateur, Monsieur Gueusquin, grand admirateur de ce roman d’aventures, décide de baptiser son établissement « Au Grand Robinson ». C’est un succès immédiat et incroyable ! On vient de toute la Région parisienne pour s’y restaurer en écoutant de la musique. Bientôt, les noms de la commune et de la guinguette se confondent…

 

Et en 1909, par décret du Président de la République, la commune du Plessis-Piquet devient Le Plessis-Robinson !

 

 

 

 

Le carré militaire.

 

Le cimetière du Plessis-Robinson comporte deux tombes de Français (quatre soldats) et de Prussiens (12 soldats) morts en 1870-1871 et des monuments commémorant les dernières guerres.

 

Le carré militaire contient près d’une cinquantaine de tombes individuelles, récemment repeintes en blanc, de Robinsonnais morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie. A noter, la tombe commune de Robert (1901-1944) et de Georges Lelièvre (1922-1954).

 

 

La guerre d’Algérie : 1962 ou 1964 ?

 

Les Robinsonnais morts pendant la guerre d’Algérie sont les suivants :

 

- Jean Blanchaud, Albert Castille, Roland Celin, Jacques Cheneval, Guy Gaurand, Bernard Lecureur, Jean-Marie Lemaître, Roger Lemoine, Pierre Mohier, Jean-Pierre Seguin, Serge Sibot.

 

Dans le carré militaire se trouve également la tombe de Pierre Née, mort en 1964 en « service commandé ». Peut-il être déclaré mort pendant la guerre d’Algérie et mort pour la France ?

 

Le 19 mars 1962, les Accords d’Evian sont signés. Le bilan est terrible : du côté français, on déplore la perte d’environ 25.000 soldats et 2.800 civils ; du côté algérien, les estimations sont entre 250.000 et 300.000 morts.

 

L’indépendance de l’Algérie est ensuite proclamée le 1er juillet 1962. Il s’agit pour notre pays de rapatrier des centaines de milliers d’hommes. Cela ne se fait pas en quelques semaines. De plus, les Accords d’Evian stipulent (« clauses secrètes ») que certaines bases restent sous contrôle de la France pendant cinq ans, le temps pour notre pays de se perfectionner dans certaines armes (par exemple, des essais nucléaires sont effectués à cette époque dans le Sahara). Les escarmouches entre Français et soldats de l’Armée de Libération Nationale ne sont pas exceptionnelles : au cours de l’année 1962, après la date du 1er juillet, la France compte plus de 500 soldats déclarés « morts pour la France » ; 122 pendant toute l’année 1963 et encore 46 en 1964 (déclarations du Service historique du ministère de la Défense).

 

Une association d’anciens combattants comme l’UNC (Union Nationale des Combattants) se bat ainsi pour que les militaires tués jusqu’en 1964 soient tous reconnus comme « morts pour la France ».

 

Retrouvez les photographies du carré militaire du Plessis-Robinson dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».

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Publié le 18 Décembre 2009

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Village de Maurice Chevalier et de nombreux artistes, Marnes le Coquette est l’une des communes les plus petites et les moins peuplées du département des Hauts-de-Seine.

 

 

 

De fait, le nombre d’habitants morts pour la France pendant les deux conflits mondiaux est très peu élevé et leurs noms figurent tous sur un petit monument aux morts érigés au cœur du cimetière communal… séparé de celui de Ville d’Avray par un simple muret.

 

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Publié le 15 Décembre 2009

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Vanves au début du 20ème siècle.

 

 

 

Située aux portes sud de Paris, Vanves, au début du 20ème siècle, offre la vision d’un bourg encore rural. Ça et là, des cultures maraîchères subsistent – les siècles précédents le « beurre de Vanves » est réputé sur toute les tables de la noblesse et de la bourgeoisie parisiennes – et côtoient quelques industries, dont l’une des plus importantes est la blanchisserie.

 

La population de cette commune peu étendue, qui vient de voir son territoire coupé en deux du fait de la création de Malakoff, est faite d’une petite bourgeoisie, d’artisans et d’ouvriers parisiens. Ils ont élu domicile à Vanves, quittant Paris, ville devenue chère et dont de trop nombreux immeubles sont insalubres. Peu à peu, Vanves se transforme, des avenues nouvelles, larges, sont percées. La population augmente atteignant le chiffre de plus de 10.000 habitants. La Première Guerre mondiale va opérer une saignée terrible dans la jeunesse vanvéenne : plus de 700 jeunes hommes perdent la vie entre 1914 et 1919.

 

 

 

Le carré militaire.

 

Parmi les monuments du cimetière de Vanves, il convient de citer la croix commémorant les morts pour la France de la guerre franco-prussienne : « Morts pour la Patrie ! Ici reposent les restes mortels 67 soldats morts en défendant le sol sacré de notre France ».

 

Des personnalités militaires sont également enterrées à Vanves, comme le général Bernard Saint-Hillier, Compagnon de la Libération, grand-croix de la Légion d'honneur, héros de Bir-Hakeim et de l’Algérie, mort à Paris le 28 juillet 2004.

 

Le carré militaire du cimetière de Vanves comporte plus de 175 tombes individuelles. Quelques noms :

 

- Alice Laliberte, morte pour la France le 28 novembre 1914.

- Léon Rouvel, du 367ème régiment d’infanterie, mort le 30 mars 1915.

- Joseph Denis, du 1er régiment de zouaves, mort pour la France le 26 septembre 1918.

- Adolphe Fauchille, du 21ème régiment d’infanterie, mort pour la France deux jours après l’armistice, le 13 novembre 1918.

 

 

La grippe espagnole.

 

Une ligne entière du carré militaire regroupe des morts pour la France pendant les années 1918 et 1919. Ainsi, Marcel Rebouillat, adjudant au 59ème bataillon de chasseurs à pied, mort le 18 juillet 1918 ; François Barbet, du 7ème régiment d’artillerie, mort le 27 janvier 1919 ; Pierre Campan, du 14ème régiment d’infanterie, mort le 10 mars 1919…

 

Pour certains, il s’agit de morts à la suite de blessures ; pour d’autres, ce sont des victimes de la « grippe espagnole ». En 1918, une grippe virale, due à une souche extrêmement violente (H1N1) se répand très rapidement partout dans le monde. Son surnom est dû au fait que la famille royale d’Espagne est touchée par la pandémie, et que ce pays publie régulièrement des données sur les évolutions de la maladie.

 

Les explications du bilan humain, de 30 millions à près de 100 millions de morts dans le monde selon les estimations, sont multiples : organismes fragilisés des jeunes hommes faisant ou ayant fait la guerre ; privations des populations civiles ; inexistence des médicaments (les antibiotiques viennent d’être inventés mais ils ne seront pas utilisés avant le début des années 1930), contagiosité très forte… Certains spécialistes des grandes pandémies mondiales pensent qu’à l’époque un Terrien sur deux, soit environ près de 500 millions de personnes, est touché par la « grippe espagnole »…

 

Retrouvez les photographies du carré militaire de Vanves dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».

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Publié le 11 Décembre 2009

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Le Mont Valérien.

 

C’est sur la commune de Suresnes que se situe l’un des plus importants lieux de mémoire du département : le fort du Mont Valérien. Pendant la Première guerre mondiale, il héberge une fabrication d’obus puis, vingt-six ans plus tard, occupé par les Allemands, le Mont Valérien devient une prison et le lieu d’exécution de plus d’un millier d’otages et de Résistants.

 

 

Le cimetière militaire américain.

 

Créé en 1917, inauguré par le président Wilson deux ans plus tard, le cimetière américain abrite 1.541 tombes de soldats américains tombés pendant la Première Guerre mondiale, et 24 tombes de soldats inconnus, morts pendant la Seconde Guerre mondiale. L’endroit a été choisi car situé à proximité des hôpitaux militaires de la Région parisienne, a contrario des nécropoles placées près des champs de batailles de l’Argonne, de la Somme ou encore de Lorraine.

 

Le carré militaire.

 

Le cimetière de Suresnes, implanté sur la colline de la commune, offre une vue superbe sur la capitale. En son sein sont implantés deux carrés militaires :

 

- le premier est relatif aux morts pour la France de la guerre 1914-1918 et comporte 14 tombes, dont celle de Marcel Rivière (1880-1918), qui est surmontée d’une colonne brisée.

 

- le second est plus important : il est composé de plus de 120 tombes individuelles de soldats morts pour la France pendant la guerre 1939-1945, de victimes civiles des bombardements et de victimes des guerres d’Indochine et d’Algérie.

 

Une stèle, installée par le Souvenir Français, est située au pied du mât des couleurs : « Carré militaire des victimes de guerre. Ici reposent aussi des Résistants fusillés par les Nazis durant l’Occupation de la France. Ils sont morts pour que la France vive dans la liberté et la paix ».

 

Une autre stèle commémore les Suresnois morts pour la France en Algérie :

 

- Gabriel Bourselet.

- Claude Bouteiller.

- Jacques Delbeco.

- Francis Garret.

- Jean Groblewski.

- Claude Junger.

- Michel Swiatkiewicz.

- Jean Voinot.

 

Enfin, devant le carré militaire de la Première Guerre mondiale se situe deux monuments représentants des tombeaux sur lesquels sont écrits : « Aux morts pour qu’on s’en souvienne » ; « Aux vivants pour qu’ils n’oublient pas ».

 

Retrouvez les photographies des carrés militaires de Suresnes dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».

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Publié le 9 Décembre 2009

La mitrailleuse de Puteaux.

 

 

Jusqu’à la première moitié du 20ème siècle, Puteaux fait partie de ces villes industrielles qui entourent Paris. De nombreux secteurs sont alors représentés : automobile, chimie, pharmacie et … armement.

 

Après la Guerre de 1870-1871, l’Armée française se met en quête de rechercher un prototype de cette arme automatique qui a fait merveille dans les rangs prussiens : une mitrailleuse ! Plusieurs modèles existent et, par exemple, certains sont produits par la firme Hotchkiss, entreprise franco-américaine privée, installée à Saint-Denis. Les Ateliers d’Etat, implantés à Puteaux, par souci du secret militaire et par prestige, décident de construire leur propre engin : la mitrailleuse de Puteaux est née. Mais la mise au point s’avère délicate et les équipes d’ingénieurs, semble-t-il, sont moins efficaces que celles de la firme privée. Présentée en 1906, la mitrailleuse « publique » ne tient pas la comparaison en termes de tirs et de refroidissement. Des améliorations sont apportées. Certains régiments en sont équipés.

 

Il n’empêche. Après les premiers combats, les mitrailleuses modèles Lewis, Vickers, Hotchkiss s’imposent, de même que la mitrailleuse de Saint-Etienne. Ce n’est pas le cas du modèle de Puteaux. En 1915, seuls trois cents exemplaires sont encore présents dans les rangs de l’Armée. L’année suivante, la mitrailleuse de Puteaux est définitivement retirée.

 

 

Les carrés militaires.

 

Le cimetière de Puteaux se trouve en contrebas du quartier de La Défense, derrière l’arche du même nom. Il possède deux carrés militaires :

 

- le premier concerne les morts pour la France de la guerre de 1914-1918. Il regroupe 85 tombes individuelles, dont certaines sont postérieures à la fin du conflit. Ainsi, Marcel Robert est mort le 16 mars 1926, au cours des combats contre la révolte des syriens pendant le mandat français sur le pays.

 

- le second concerne la guerre de 1939-1945 et rassemble 34 tombes, dont 11 pour des fusillés pendant l’Occupation allemande. Des Putéoliens morts pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie sont également enterrés dans ce carré.

 

Le Souvenir français est très actif sur la commune. Le comité de Puteaux a, entre autres, fixé à l’entrée du cimetière les plans détaillés des carrés militaires.

 

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Publié le 3 Décembre 2009


Il reste des places pour le concert organisé par le Souvenir Français des Hauts-de-Seine, le samedi 19 décembre à 16h00 (théatre de la Piscine de Chatenay Malabry). Venez !

Pour réserver vos places vous pouvez appeler le Souvenir Français de Chatenay (Mme BELIN au 01 46 60 67 89) ; vous pouvez aussi les prendre sur place le jour du concert à partir de 15h00. Nous comptons sur vous pour assister à l'hommage à l'Escadrille Normandie-Niémen (avec la présence de vétérans de l'escadrille) et ensuite au concert des Cosaques Kouban.

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Publié le 2 Décembre 2009

 

Une ville artisanale, industrielle et militaire.

 

 

A contrario de nombreuses communes du département des Hauts-de-Seine, principalement sur le sud et l’ouest, Courbevoie est très tôt une ville importante. Au début du 20ème siècle, elle comporte déjà plus de 40.000 habitants.

 

La ville se développe grâce à la multiplication d’entreprises artisanales et industrielles, conjointement à la mise en place de voies praticables et l’arrivée du chemin de fer. En son temps, Courbevoie est connue pour son secteur pharmaceutique et chimique.

 

Pendant la Guerre franco-prussienne, des combats intenses ont lieu sur la commune. C’est sur le rond-point de la place de la Demi-Lune qu’est érigé, en 1885, un monument, réalisé par le sculpteur Barrias, à la mémoire du sacrifice des soldats français face aux Prussiens. De ce fait d’armes, naîtra le quartier dit de la Défense.

 

Ville de garnison depuis 1730 avec la création, sous Louis XV, d’une caserne de Gardes suisses (comme à Saint-Denis et à Rueil), Courbevoie dispose, en 1914, d’un quartier militaire important qui abrite le 119ème régiment d’infanterie. Aujourd’hui, ce qui fut la caserne Charras est devenu un centre commercial du même nom…

 

 

Le carré militaire.

 

Le cimetière de Courbevoie est placé rue du Révérend-Père Le Cloarec, du nom de ce religieux, héros de la Première Guerre mondiale et martyr de la Résistance, assassiné le 28 juin 1944 par la Gestapo, avec la complicité des policiers du régime de Vichy.

 

Le carré militaire de Courbevoie est l’un des plus importants du département. Il comporte plus de 200 tombes de soldats, sous-officiers et officiers morts pour la France entre 1914-1918 et 1939-1945. Ceci est donc dû à l’importance du nombre d’habitants en 1914 et la transformation de la caserne Charras en hôpital militaire provisoire pendant le premier conflit mondial. Le carré est précédé d’une place sur laquelle, en son centre, est placé le monument aux morts : « La ville de Courbevoie reconnaissante à ses glorieux enfants morts au Champ d’Honneur ». Des murs, recouverts de plaques commémoratives, forment cette place avec des ouvertures aux points cardinaux. Outre l’ensemble des noms des Courbevoisiens morts pour la France, figurent les batailles primordiales des deux conflits mondiaux : Maquis, Paris, Déportation, Strasbourg ; Provence ; Normandie ; Bir-Hakeim ; Cassino ; Reims ; Orient ; Verdun ; Alsace ; Somme ; Arras ; Yser ; Marne.

 

Au cœur du carré militaire sont placées plusieurs tombes comportant deux ou trois noms :

 

- Georges et Jacques Broussard ; le premier, F.F.I. et le second, du bataillon colonial du génie, sont morts en 1944.

- Marius et Louis Jabelos, morts pendant par la Première Guerre mondiale ; le premier était du 150ème R.I. et le second du 284ème.

- les frère Roquigny : André, soldat au 162ème R.I., mort le 7 septembre 1914 ; Raoul, sergent au 28ème R.I., mort six jours plus tard et Norbert, sergent au 276ème mort un an après, le 28 septembre 1915.

 

 

Retrouvez les photographies de Courbevoie dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».

 

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