Le carré militaire de Bourg-la-Reine.

Publié le 25 Novembre 2009

 

 

La crypte.

 

 

 

La commune de Bourg-la-Reine ne possède pas de carré militaire. Par contre, au sein de son cimetière, un monument aux morts et une crypte ont été rénovés il y a quelques années, et avec le concours du Souvenir Français.

 

La crypte abrite les restes de nombreux soldats parmi lesquels :

 

– Georges Castanet, né le 5 juillet 1886 ; soldat au 131ème régiment d’Infanterie, tué le 30 juin 1916 au bois de Chalande (Meuse). Il fut inhumé au cimetière militaire du Vallon des Chênes et ré-inhumé dans la crypte en 1922.

– Maurice Fernet, né le 15 mai 1895 ; soldat au 94ème régiment d’Infanterie, tué le 2 octobre 1915 à Saint-Hilaire le Grand (Marne). Il fut inhumé dans la crypte en 1922.

– Marcel Gond, né le 31 janvier 1880 ; soldat au 119ème régiment d’Infanterie territoriale, mort des suites de ses blessures dans une annexe de l’hôpital du Val de Grâce le 19 mai 1915.

– Louis Martial Nègrerie, né le 24 février 1902 ; maréchal des Logis ; mort des suites de maltraitance au Stalag X110 de Trier Obersgegen Menerburg Eifel, le 21 décembre 1951, à l’âge de 49 ans. Inhumé dans la crypte l’année suivante.

 

 

Charles Péguy.

 

Le 17 octobre 2005, la Crypte du Souvenir et la Stèle Charles Péguy sont inaugurées ; sur cette dernière figurent quatre vers, parmi les plus célèbres du grand poète :

 

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre,

Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle ».

 

Au mois d’octobre 1913, le fils aîné de Charles Péguy doit entrer à l’école Sainte-Barbe de Bourg-la-Reine. Le poète décide de venir s’installer en cette bourgade. Ainsi, quand il meurt aux combats de Villeroy, d’une balle au front, au cours de la Bataille de la Marne le 5 septembre 1914, c’est un habitant de la rue Thieuret de Bourg-la-Reine qui est enregistré.

 

 

D’autres sépultures.

 

Bien entendu, de nombreux réginaburgiens morts pour la France sont inhumés dans des tombes privées ou familiales. Comme René Bastart et Victor Poggiolini, infirmiers et morts à Casablanca en 1908. A noter une sépulture connue : celle d'un certain Jean Bastien-Thiry (1927-1963), organisateur de l’attentat du Petit Clamart contre le général de Gaulle, en 1963 (et qui bien entendu n'est pas "Mort pour la France").

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Bourg-la-Reine dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».