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Délégation générale des Hauts-de-Seine

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Le sous-lieutenant Maurice Challe.
"Ne pas subir" (devise de Jean de Lattre de Tassigny).
1940 : en quelques semaines, la défaite de l’Armée française est consommée. Les troupes allemandes entrent à Paris, déclarée ville libre, le 14 juin. Le 17 juin, le maréchal Pétain, à qui le parlement vient de donner les pleins pouvoirs, prononce les mots suivants : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ». Des Français ne renoncent pas. Suivant l’appel du général de Gaulle, ils le rejoignent à Londres ou entrent en résistance soit sur le territoire national soit au cœur des colonies de l’Empire français.
Au mois de juillet 1940, le général créé les Forces Aériennes Libres. Un peu moins d’une année plus tard, en juin 1941, l’Allemagne envahit l’URSS. C’est l’Opération Barbarossa. De Gaulle y voit un espoir pour la France : aider les Soviétiques à combattre les Allemands, c’est aussi une manière de contrer quelque peu l’influence anglaise dans le cadre du rapprochement des Alliés.
Au même moment, en Syrie, les troupes fidèles à la France Libre battent les troupes françaises restées à la botte du régime du maréchal Pétain. De Gaulle se rend à Damas et commence un rapprochement avec des représentants russes, dont l’ambassadeur à Londres. Ensuite, il confie une mission au général Petit. Les deux hommes se connaissent bien : ils étaient à Saint-Cyr ensemble. Petit se rend donc à Moscou et règle avec les Russes les modalités d’interventions d’une force armée. Le moyen le plus simple est l’organisation d’une escadrille. Mais pour se rendre en URSS, il faut passer par l’Iran, et rien n’est moins simple.
Du fait de l’opération Barbarossa, les relations diplomatiques sont rompues entre l’Etat français de Vichy et l’URSS. Le personnel de l’ambassade de France en ce pays est rappelé ; le lieutenant-colonel Luguet, attaché d’ambassade pour l’Armée de l’Air française, confirme la bonne volonté des soviétiques de recevoir un appui de pilotes français. Après les escadrilles « Alsace » et « Ile-de-France », une troisième unité est créée sous le nom de « Normandie ». Les négociations avec le haut commandement stalinien s’avèrent délicates : que faire de quelques dizaines de pilotes français dans l’Armée Rouge ? Ou les placer ? Finalement, à la fin de l’année 1942, l’escadrille est formée à Rayack au Liban, grâce à 60 militaires français (dont 14 pilotes de chasse) et rejoint la base d’Ivanovo, à 250 km au nord de Moscou. L’instruction peut commencer.
Le 19 mars 1943, le général Petit, chef de la Mission militaire française à Moscou, à la suite d’une inspection de l’escadrille en compagnie du colonel Levandovitch, du commandement supérieur des Forces aériennes de l’Armée Rouge, proclame : « Par ses qualités militaires et morales, cette unité est prête pour partir sur le front ».
L’escadrille Normandie, qui ajouté à son nom, « Niémen » peut commencer sa guerre. Le froid, les avions « Yak », la bureaucratie, les suspicions et interrogations : tout a été surmonté…
Des pilotes.
Voici ci-dessous quelques notices biographiques de pilotes de Normandie-Niémen (dont vous retrouverez la plupart des photographies dans l’album « Normandie-Niémen ») :
Après la Seconde Guerre mondiale.
Un temps stationnée au Bourget, l’escadrille est envoyée sur Toussus-le-Noble et prend le nom de régiment de Chasse Normandie - Niémen. Pendant la guerre d’Indochine, il est basé à Saïgon. En 1953, l’unité est scindée en deux et l’une des parties prend le nom d’Escadron de chasse 2/6 Normandie – Niémen. Par la suite, la 6ème escadre est dissoute et l’escadrille passe à la 30ème escadre de chasse, d’où son nouveau nom : Escadron de chasse 2/30 Normandie – Niémen. Nouvelle dénomination en 1993 puis en 1995 : « Escadron de chasse 1/30 Normandie – Niémen ». Le 3 juillet 2009, la dissolution est définitive. Une partie des avions et des pilotes, ainsi que le drapeau, rejoignent la base de Reims.
Parmi les décorations de l’escadrille, il convient de nommer :
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