Souvenir Français - Délégation générale des Hauts-de-Seine.


Les combats de Bagneux de la guerre franco-prussienne.

 

Dans le cimetière de Bagneux, avant même de pénétrer dans les carrés militaires, le visiteur est arrêté par un monument imposant, dédié à la mémoire d’Anne Marie André Henri Picot, comte de Dampierre, commandant le 1er Bataillon des Gardes mobiles de l’Aube et mort à Bagneux le 13 octobre 1870.

 

Après avoir remporté dans l’est de l’Empire français les premières batailles, les forces prussiennes se dirigent vers la Champagne, qu’elles traversent rapidement et mettent en place le siège de Paris, alors entouré de remparts. Les places fortes de Toul, de Strasbourg et de Metz se rendent. Dans cette dernière ville, où il s’est laissé enfermer, le maréchal Bazaine livre, sans combats, près de 173.000 soldats, 3 maréchaux, 50 généraux, 53 drapeaux et plus de 200.000 fusils. Un anéantissement…

 

Plusieurs tentatives pour déloger l’étreinte de la capitale sont alors réalisées. Il s’agit d’aller vite, avant que le reste des Prussiens n’arrive sur la capitale. D’abord, en septembre 1870, à plusieurs reprises, les troupes françaises tentent d’empêcher l’encerclement. Si Versailles se rend sans combattre, ce n’est pas le cas des communes de Clamart et de Châtillon où les Français essaient de se maintenir dans les ouvrages fortifiés. Le général Ducrot fait faire mouvement à près de 45.000 soldats, les plaçant d’un côté vers Bagneux et Montrouge, de l’autre dans le bois de Clamart et Meudon. Les Prussiens seront alors pris dans la tenaille. Mais les troupes françaises croulent devant un ennemi plus nombreux et surtout bien mieux armé (notamment en termes d’artillerie et d’une toute nouvelle arme : la mitrailleuse).

 

Le 7 octobre, Léon Gambetta sort de Paris grâce à un ballon monté et s’en va chercher des renforts. Le 13 octobre, des troupes se hasardent à attaquer l’ennemi entre Clamart et Bagneux pour reprendre le plateau de Clamart. C’est à ce moment que le comte de Dampierre trouve la mort au milieu de ses hommes.

 

 

Les carrés militaires.

 

Le cimetière de Bagneux possède deux carrés militaires :

 

  • - Le plus proche du monument du comte de Dampierre, comprend 32 tombes relatives à des morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale, des guerres d’Indochine (mais elle n’est pas mentionnée) et d’Afrique du Nord. Ce carré comporte également une stèle de la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes).
  • - Le second carré comprend une dizaine de tombes de soldats de la Première Guerre mondiale, dont un certain Frayssinous, soldat au 104ème régiment d’Infanterie.

 

Retrouvez les photographies des carrés militaires de Bagneux dans l’album intitulé : « Carrés militaires ».

Lun 16 nov 2009 2 commentaires
Merci pour cette page d'histoire et ce souvenir de la trahison de Bazaine. L'Empire chuta et sa grandeur avec. Cete empire méconnu et ce grand souverain que fût Napoléon III paye encore sa défaite de Sedan. Qui sait que Bismarck proposa à l'empereur de retrouver son trône ce qu'il refusa tant que le peuple ne se serait pas prononcé. Il le fit en accordant la majorité aux royalistes. La République n'était pas désirée par les français de 1870-75 contrairement à l'idée reçue depuis. La France fût grande du temps de l'Empire.
La IIIéme république ne fût que la continuatrice des oeuvres du second empire y compris Jules Ferry qui repris les travaux de Victor Duruy ministre de l'instruction publique de Napoléon III.
Bien à vous et encore merci.
Gérard Brazon
http://puteaux-libre.over-blog.com
Gérard Brazon - le 16/11/2009 à 14h46
recherche numero de la stèle de mon père mesbah medouni né en 1891 à tizi ouzou algérie figure durant la 1ere mondiale mort en 1916 ou 1918
medouni - le 19/02/2011 à 11h31

Bonjour,

Il n'y a que deux Medouni répertoriés : Larbi et Mohamed. Ils ne sont pas nés à Tizi-Ouzou ; il y a plusieurs Mesbah, en tant que nom de famille. Vous pouvez peut-être vous renseigner auprès de la caserne Bernadotte de Pau, dont c'est la mission. Cordialement.

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