Publié le 14 Septembre 2019

Cette peinture à l’huile, conservée au Musée Carnavalet de Paris, est l’œuvre des peintres Jules Didier et Jacques Guiaud.

Cette peinture à l’huile, conservée au Musée Carnavalet de Paris, est l’œuvre des peintres Jules Didier et Jacques Guiaud.

Le siège de Paris.

Né de la chute du Second empire et de la défaite de Sedan, le Gouvernement de la Défense nationale charge le ministre de l'Intérieur, Léon Gambetta, de quitter Paris, assiégée par les Prussiens, et d’organiser en province la reprise des combats.

 

Pour franchir les lignes prussiennes, le fougueux ministre, alors âgé de 32 ans, à l’idée d’emprunter une montgolfière et prend conseil auprès du photographe et aérostier Nadar.

 

Gonflé au gaz d’éclairage, le ballon de 16 mètres de diamètres s’élève au matin du 7 octobre 1870, de la butte Montmartre avec à son bord l’impétueux ministre et un assistant. Mais le vent pousse vers le nord et les lignes prussiennes… Les deux voyageurs lâchent du lest pour s’élever et échapper aux tirs ennemis. Le ballon s’écrase en milieu d’après-midi près de Beauvais, où ils sont recueillis par des paysans. Après trois jours de voyage épique en voiture à cheval et en train, Gambetta arrive enfin à Tours où il rejoint une délégation gouvernementale dirigée par Adolphe Crémieux mais l’approche de l’ennemi les oblige à se replier vers Bordeaux.

 

« Choses vues ».

 

Durant toute son existence, Victor Hugo a pris des notes d'observation sur la vie publique, politique et littéraire, et des notes confidentielles sur sa vie privée. A sa mort, ces notes étaient laissées éparses, distribuées en plusieurs dossiers et carnets : des livres de comptes, sur les gains et débours de l'écrivain ; des ébauches de textes de toute sorte ; des cahiers d'esquisses ; enfin, une série de feuillets constituant un journal de bord. Une sélection de ces écrits a donné lieu à une édition en 1887, intitulée Choses vues. Une deuxième édition suivit en 1900, et une édition plus complète en 1913. A cette version ont été ajoutés de nouveaux fragments, dus surtout à Henri Guillemin, pour donner l'édition en poche chez Gallimard en 1972, sous la direction d'Hubert Juin. Près de 2 000 pages distribuées en deux volumes.

 

Voilà ce qui est noté à la date du 7 octobre 1870…

 

7 octobre 1870.

 

Ce matin, en errant sur le boulevard de Clichy, j’ai aperçu au bout d’une rue entrant à Montmartre un ballon. J’y suis allé. Une certaine foule entourait un grand espace carré, muré par les falaises à pic de Montmartre. Dans cet espace se gonflaient trois ballons, un grand, un moyen et un petit. Le grand, jaune, le moyen, blanc, le petit, à côtes, jaune et rouge.

On chuchotait dans la foule : Gambetta va partir. J’ai aperçu, en effet, dans un gros paletot, sous une casquette de loutre, près du ballon jaune, dans un groupe, Gambetta. Il s’est assis sur un pavé et a mis des bottes fourrées. Il avait un sac de cuir en bandoulière. Il l’a ôté, est entré dans le ballon, et un jeune homme, l’aéronaute, a attaché le sac aux cordages, au-dessus de la tête de Gambetta.

Il était dix heures et demie. Il faisait beau. Un vent du sud faible. Un doux soleil d’automne. Tout à coup le ballon jaune s’est enlevé avec trois hommes dont Gambetta. Puis le ballon blanc, avec trois hommes aussi, dont un agitait un drapeau tricolore. Au-dessous du ballon de Gambetta pendait une flamme tricolore. On a crié : Vive la République !

Les deux ballons ont monté, le blanc plus haut que le jaune, puis on les a vus baisser. Ils ont jeté du lest, mais ils ont continué de baisser. Ils ont disparu derrière la butte Montmartre. Ils ont dû descendre plaine Saint-Denis. Ils étaient trop chargés, ou le vent manquait.

 

Le départ a eu lieu, les ballons sont remontés.

 

Nous sommes allés visiter Notre-Dame, qui est supérieurement restaurée. On entre dans le chœur en donnant 50 centimes par personne pour les blessés.

Nous avons été voir la tour Saint-Jacques. Comme notre calèche y était arrêtée, un des délégués de l’autre jour (XI arrondissement) a accosté la voiture et m’a dit que le XI arrondissement se rendait à mon avis, trouvait que j’avais raison de vouloir le scrutin de liste, me priait d’accepter la candidature dans les conditions posées par moi, et me demandait ce qu’il fallait faire si le gouvernement se refusait aux élections. Fallait-il l’attaquer de vive force ? On suivrait mes conseils. J’ai répondu que la guerre civile ferait les affaires de la guerre étrangère, et livrerait Paris aux prussiens.

En rentrant, j’ai acheté des joujoux pour mes petits. À Georges un zouave dans sa guérite, à Jeanne une poupée qui ouvre et ferme les yeux.

 

 

Sources :

 

 

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Publié le 5 Septembre 2019

Une délégation à la tâche, même en été !

Durant l’été, votre délégation a continué de travailler pour notre reconnaissance.

C’est ainsi, entre autres, que le 2 juillet le Délégué général participait à la clôture du Rallye citoyen des Hauts de Seine, que le 12 juillet il était à Matignon à l’invitation du Premier ministre, que le 4 août il ravivait la Flamme sacrée avec la British Legion, que le 18 août il participait à la commémoration du 75ème anniversaire de la mort des résistants fusillés à la cascade du bois de Boulogne, en présence de la Maire de Paris, quelques jours avant celle de la Libération.

Chaque fois ce fut l’occasion de faire reconnaître le Souvenir Français comme la grande association mémorielle dont le pays a besoin.

Mais l’été fut aussi l’occasion grâce à la volonté d’un jeune étudiant d’Issy-les-Moulineaux de progresser sur la voie de la modernisation, de la possible ouverture aux jeunes en créant une page sur Facebook: facebook.com/SouvenirFrançais9 puis une chaîne You Tube : "Souvenir Français des Hauts-de-Seine" sachant que la jeunesse d’aujourd’hui passe environ deux heures par jour sur ce canal. Son action se poursuivra en fonction de son emploi du temps et de nos succès.

Enfin, différents travaux sur les statuts, le règlement intérieur, le livret des responsables, la préparation de nouveaux rendez-vous (hommage à des Morts pour la France durant la « Drôle de guerre », commémoration du centenaire de la mort de notre fondateur, recensement des sites, monuments, stèles, rues dédiés à la guerre de 1870-1871) nous ont occupés. 

 

Claude Guy

Délégué général dans les Hauts de Seine

Une délégation à la tâche, même en été !
Une délégation à la tâche, même en été !

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Publié le 1 Septembre 2019

Au MDL Clérembault de Sèvres.

Au 6e hussards.

 

Le 6e RH se réclame de la filiation historique des régiments qui ont porté le numéro 6 dans l’arme des hussards, c’est-à-dire du régiment des hussards de Lauzun, devenu 5e régiment de hussards par la suite. Le régiment des hussards de Lauzun est officiellement créé le 14 septembre 1783 à Hennebont dans le département du Morbihan, au retour de la Légion de Lauzun des Etats-Unis.

 

Sous la Révolution, puis l’Empire, l’unité va participer à de nombreuses batailles dont Jemmapes (1792), la funeste campagne de Russie, avec la bataille de la Moskova, puis celle d’Allemagne avec la boucherie de Dresde.

 

Un siècle plus tard, alors que le régiment a connu des chefs de corps qui feront carrière par la suite dans les plus hautes sphères militaires comme le marquis Louis-Antonin Viel de Lunas d’Espeuilles, il participe aux batailles de Sarrebourg puis de l’Yser.

 

Le régiment est dissous en 1926, puis récréé en 1957 pendant la guerre d’Algérie. Pas pour très longtemps, car il est de nouveau dissous en 1962.

 

Gilbert Clérembault.

 

Gilbert Clérembault nait le 8 février 1935 à Putanges dans le département de l’Orne.

 

Engagé au sein du 6e régiment de hussards, il est élevé au grade de maréchal des logis. Il est blessé le 31 juillet 1959 au cours d’une opération à Bou Mansour, en Grande Kabylie, lors d’une opération. Il meurt des suites de ses blessures à l’hôpital Maillot. Il avait 24 ans et était célibataire. Décoré de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire. Son nom est inscrit sur le monument aux Morts de la ville de Sèvres.

 

L’hôpital Maillot était également connu sous le nom de « l’hôpital du Dey » qui avait été ainsi appelé jusqu’au moment de la colonisation et de l’exercice en ces lieux du médecin François Maillot (1804-1894).

 

Médecin-colonel Sieur : « L’hôpital Maillot, resté pour les vieux Algérois, l’Hôpital du Dey, est triplement respectable. Il est en effet un des vestiges des propriétés deylicales. Il est le doyen des établissements hospitaliers de l’Afrique Française du Nord. Il porte le nom d’un grand honnête homme et médecin militaire, dont la carrière connut ses plus belles pages à Alger puis à Bône, avant de recevoir le couronnement d’une récompense nationale ».

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Ville de Sèvres : www.sèvres.fr
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Internet Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Gilbert Clérembault.
  • Article du Médecin-colonel Sieur.
Au MDL Clérembault de Sèvres.

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Publié le 11 Août 2019

Au lieutenant Denouille de Garches.

Gaston Denouille nait le 30 octobre 1885 à Paris, dans 9e arrondissement. De la classe 1905, il porte le matricule 12 au Corps et 910 au 4e Bureau de recrutement de la Seine.

 

Officier de réserve, il est affecté au 143e régiment d’infanterie en 1914, dont les casernements sont à Carcassonne et à Castelnaudary. Il fait partie de la 64e brigade d’infanterie, 32e division, 16e corps d’armée.

 

En 1914, cette unité participe à la campagne de Lorraine puis, de septembre à octobre, se bat en Woëvre, dans la Meuse. En novembre, elle est envoyée en Belgique, dans les Flandres, dans le cadre de la « course à la mer ».

 

Au début du mois de décembre 1914, le régiment s’installe au village de Groot-Mierstraat, non loin de Wijtschate. Extrait du Journal de Marche et des Opérations du 143e : « Le 12 décembre, en exécution de l’ordre de la 32e division, une reconnaissance est poussée pour vérifier l’efficacité des tirs des autos-canons sur une mitrailleuse installée à la lisière sud du bois. Elle n’aboutit pas. Dans la nuit, la section franche détache quelques patrouilles pour se rendre compte des travaux mais ne peut approcher assez près par suite de la fusillade et en peut remplir la mission (…).

 

Le 14 décembre à 7h, le déclenchement du tir de l’artillerie se produit et pendant 45 minutes les obus se succèdent sans interruption. Les Allemands ne répondent pas. (…) Le 143e avait alors pour mission de marcher et de s’emparer de la ferme de Hollande. Mais dès que la 6e compagnie commençait à progresser, elle était prise à partie par une mitrailleuse allemande située à hauteur d’une haie perpendiculaire à nos tranchées. Cette compagnie subissait des pertes sensibles mais continuait tout de même à s’approcher à environ 25 mètres du réseau de fil de fer des tranchées allemandes, qu’elle ne pouvait malheureusement pas détruire ; un officier de cette compagnie était blessé, il ne restait plus que pour commander qu’un officier de réserve. La 7e compagnie débouchait à droite de la 6e et avec un esprit d’offensive remarquable, grâce aux officiers qui la commandaient, parvenait par une marche très rapide à une faible distance du réseau de fil de fer couvrant les tranchées allemandes. Cette unité, comme la précédente, éprouvait de nombreuses pertes. Le capitaine Martrou commandant la compagnie a été particulièrement remarquable. Allant sous le feu d’une section à l’autre, il indiquait les objectifs, les positions à prendre. Les tranchées étaient prises. Les pertes de la journée s’élevaient à 60 tués et 98 blessés ».

 

Parmi les tués, figure le lieutenant Denouille, qui plus tard sera cité à l’ordre du régiment : « A été blessé en entraînant vigoureusement sa section en avant sous le feu violent de l'ennemi, après avoir eu son capitaine tué. A donné l'exemple de la plus grande bravoure en se mettant à la tête de sa section et en s'élançant à l'assaut des trachées allemandes. Blessé mortellement, a continué à exhorter ses hommes à aller de l'avant. »

 

Le nom du lieutenant Denouille est inscrit sur le Monument aux Morts de la mairie du 9e arrondissement de Paris et celui de la ville de Garches.

 

 

 

Sources :

Encyclopédie Wikipédia.

Encyclopédie Larousse.

Site internet :

  • Memorial GenWeb.
  • Mémoire des Hommes – Première Guerre mondiale – Fiche individuelle.
  • Ch’timiste – Site remarquable sur les unités et les batailles de la Première Guerre mondiale.
  • Journal du Marche du 143e RI.

 

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Publié le 25 Juillet 2019

Au lieutenant de vaisseau Bernard Gras de Levallois-Perret.

La Flottille 15F.

 

Créée en 1953 à Karouba, sur la base d’aéronautique navale proche de Bizerte en Tunisie, la flottille est déclarée opérationnelle en novembre de la même année. Après l’indépendance du pays, elle est rapatriée sur Hyères à partir de mai 1955. Elle embarque de février à mai 1956 sur le porte-avions La Fayette pour le Vietnam. Elle sera par la suite engagée en Algérie à partir de Telehgma (nord-est de l’Algérie) dès juillet 1956. Elle participe ensuite aux opérations sur le canal de Suez en octobre-novembre avec 14F, toujours sur le La Fayette, sur lequel elle effectuera encore divers embarquements avant de rentrer à Hyères en 1958.

 

Elle repart à Teleghma, une nouvelle fois, en janvier 1959 pour rentrer à Toulon en mars. C’est Maison-Blanche (aujourd’hui Dar El Beïda, non loin d’Alger) qui l’héberge en avril-mai, avant d’embarquer sur l’Arromanches à destination de l’Océan Indien de juin à novembre avec un retour une nouvelle fois sur Hyères.

 

Là, elle est déclarée « Flottille d’entraînement pré-opérationnelle » (FEPO). Elle est dissoute le 1er février 1962 pour être reformée en juin sur Etendard IVM dont elle est la première utilisatrice. Affectée à Landivisiau en 1967, elle y est dissoute le 15 janvier 1969.

 

Au cours de son existence, le Flottille 15F va connaître onze commandants. Le premier d’entre eux étant le lieutenant de vaisseau Bernard Gras.

 

Bernard Gras.

 

Bernard Gras voit le jour le 16 août 1924 à Vallauris, dans le département des Alpes-Maritimes. Il entre au service en décembre 1942, en Afrique du Nord. Il devient enseigne de vaisseau de 2e classe le 1er avril 1944, puis enseigne de vaisseau de 1e classe le 1er avril suivant. Il passe lieutenant de vaisseau le 8 octobre 1950. En 1953, il devient le premier commandant de la Flottille 15F.

 

Aussi, en tant que premier commandant de l’unité, le lieutenant de vaisseau Gras est chargé de l’armer. Malheureusement, il perd la vie accidentellement en Service Commandé sur la piste 27 de la base aérienne de Sidi-Ahmed, au cours d’un exercice de nuit. C’était le 24 mars 1954. Bernard Gras avait 29 ans.

 

Il est déclaré Mort pour la France et reçoit une citation que voici : « Par décision ministérielle n° 71 EMG / 0 du 2 avril 1954, le lieutenant de vaisseau Gras a reçu la citation suivante à l'ordre de la Marine nationale : "Officier d'élite dont les qualités d'homme et de chef avaient acquis d'emblée le respect et l'affection de toute sa formation. S'était entièrement consacré à la flottille qu'il avait été chargé d'armer. Est parvenu en moins de six mois à des résultats remarquables qui font ressortir son aptitude exceptionnelle au commandement. Mort en service aérien commandé le 23 mars 1954, au cours d'un exercice de nuit. Totalisait 2640 heures de vol, dont 129 de nuit et 340 en opérations de guerre." Par décret du 29 décembre 1951 (JO du 31 décembre 1951), il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur "....pour faits de guerre ».

 

En tant qu’habitant de la commune, son nom est gravé sur le monument aux Morts de Levallois-Perret et sur le Mémorial départemental AFN de Nanterre.

 

 

 

 

Sources :

 

 

Corsair F15 de la Flottille 15F.

Corsair F15 de la Flottille 15F.

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Publié le 8 Juillet 2019

Renouvellement de contrat à Clichy.

C’est bien cela qui eut lieu le mercredi 3 juillet dans le bureau de Madame Florence Leclère, principale du collège Jean Macé à Clichy.

En effet, la première convention de dépôt d’un drapeau de Rhin et Danube dans un établissement scolaire des Hauts de Seine signée il y a déjà trois ans arrivait à expiration.

Le succès remporté par cette initiative qui tient ses promesses est notamment dû à la forte implication du professeur Le Gac, secrétaire du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français, et à la mobilisation des élèves autour de « leur » drapeau qu’ils portent fièrement lors des cérémonies, hommages ou voyages mémoriels.

Mais ce succès est aussi le fruit d’une prise de conscience plus collective de la Mémoire des Morts pour la France à porter et à transmettre.

C’est donc dans un geste réciproque de confiance que Madame la principale du collège et le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine ont signé le premier avenant à l’heureuse convention de 2016.

 

Claude Guy,

Délégué général pour les Hauts de Seine

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Publié le 14 Juin 2019

Comité de Sèvres : trente ans déjà !

C’est en effet l’âge du comité du Souvenir Français de Sèvres.

 

Créé le 10 mai 1989 par son actuel président, Olivier Maurion, membre du Souvenir Français depuis l’âge de 17 ans, le comité, fort de ses 94 adhérents, s’est imposé dans l’environnement sévrien. À son actif, plusieurs rénovations, restaurations et créations pour donner corps à la mémoire combattante des conflits de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 suivis de ceux d’Indochine et d’Algérie.

En outre, l’existence d’un square du Souvenir-Français rappelle aux passants que notre association mémorielle porte en héritage l’histoire de ces morts pour que la France soit un pays de liberté.

Le 22 juin, la réunion annuelle des adhérents de Sèvres marquait donc officiellement cet anniversaire au cours duquel plusieurs acteurs bénévoles de ce comité se sont vus remettre par le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts de Seine diplômes d’honneur et médailles aux couleurs de notre association.

Plusieurs jeunes sont venus rejoindre cette assemblée, symbole de l’avenir.

 

Claude Guy

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Publié le 9 Juin 2019

A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.

 « Je tiens tout d’abord à remercier l’amicale des fusiliers marins commandos d’avoir alerté le Souvenir Français sur l’existence de cette tombe d’un Mort pour la France qui mérite désormais notre vigilance. Cela serait facilité si nous avions sur place quelques bonnes volontés pour créer un comité du Souvenir Français d’une dizaine de personnes afin d’implanter à Nanterre cette association mémorielle. Je suis prêt ensuite à les aider.

Mais nous sommes là, aujourd’hui 6 juin, jour du 75ème anniversaire du débarquement en Normandie, pour rendre hommage à ce jeune marin tombé il y a 75 ans lors de l’opération en vue de prendre d’assaut le fortin du casino de Ouistreham. Alors que le Président de la République, lui-même, se rend à l’instant vers Sword Beach, nom de code de la plage d’Ouistreham, et la commune de Colleville-Montgomery, l’amicale nationale des fusiliers marins commandos de Paris et le Souvenir Français accompagnés d’anciens combattants sont présents pour rendre un hommage intime mais fort à vous, Marcel Labas, marin du commando Kieffer, tué à Ouistreham à l’âge de 22 ans.

Né le 2 mars 1922 à Nanterre, engagé dans la Marine nationale le 19 avril 1941, vous avez suivi une formation de télémétriste, avant d’embarquer sur le « Commandant Teste » jusqu'en Janvier 1942 puis sur le cuirassé « Richelieu » qui vous conduisit à New York en mars 1943.

C’est lors de cette escale aux Etats-Unis, que vous ralliez une délégation de la France Libre puis rejoignez Londres au sein des Forces Navales de la France Libre.

Déterminé, audacieux, animé d’une volonté farouche, vous demandez à suivre l’éprouvant stage commando d'Achnacarry en Ecosse au terme duquel vous recevez le désormais célèbre béret vert.

Le 6 Juin 1944, vous prenez part avec 177 fusiliers-marins des Forces Françaises Libres au débarquement en Normandie sous le commandement du capitaine de corvette Kieffer mais votre élan magnifique est stoppé par un sniper allemand. Ce même jour, 10 de vos camarades perdront la vie en écrivant comme vous une belle page de notre histoire, celle des hommes du commando Kieffer, de la France Libre, de la France qui refuse coûte que coûte l’asservissement.

 Comme vous l’écriviez à vos parents quelques semaines plus tôt « Je suis fier, que m’importe de mourir, je n’ai pas peur des balles, mais je veux qu’après la guerre vous n’ayez pas peur de citer le nom de votre fils et à en rougir ».

Marcel Labas, personne ne craint de citer votre nom, ni celui du commando Kieffer ou de vos fidèles héritiers morts il y a peu en Afrique.

Comme le disait l’historien Thucydide, il y a 2500 ans, « il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans vaillance ».

Marcel Labas, vous qui êtes dans la profondeur de l’éternité, vous étiez un brave, un soldat vaillant qui nous a offert la liberté et un bonheur retrouvé. Au nom de notre association mémorielle, de son président général que je représente dans le département, sachez à tout jamais qu’il y a sur cette terre de France à laquelle vous étiez tant attaché des femmes et des hommes qui se souviennent et forment les rangs du Souvenir Français, forts de leur devise « à nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

Cette immortalité vous l’avez bien méritée ».

 

 

Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.

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Publié le 8 Juin 2019

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean Nanterre.

Biographie.

 

Jean Nanterre est né le 30 août 1907 à Nanterre. Son père est commissionnaire pour le commerce extérieur.

 

En 1926 il devance l'appel comme engagé volontaire au 8e Régiment de chasseurs à cheval puis est détaché au peloton d'élèves officiers de réserve de la 1ère Division de cavalerie au 4e Régiment de hussards à Rambouillet.

 

Nommé brigadier en mars 1926, il est affecté, en novembre 1927, à l'encadrement du peloton d'EOR de la 1ère Division de cavalerie au 16e Régiment de dragons.

 

Rendu à la vie civile, il exerce la profession de fondé de pouvoir de banque.

 

En 1938 il est nommé sous-lieutenant de réserve. Mobilisé en août 1939, il rejoint le 40e GRDI (groupe de reconnaissance), où son courage durant la campagne de France lui vaut deux citations. Lors des combats du 12 au 14 mai 1940, il se distingue en accomplissant des missions de reconnaissance dans des conditions particulièrement périlleuses. De même, les 13 et 14 juin, en allant seul dans les lignes ennemies, rechercher des cavaliers égarés de son escadron.

 

Démobilisé après la campagne de France, Jean Nanterre refuse la défaite et, après avoir fondé dans la clandestinité l'amicale des Anciens du 40e GRDI, il s'évade de France.

 

Parvenu en Angleterre, il s'engage dans les Forces françaises libres le 17 mai 1942 et est affecté, avec le grade de lieutenant, au 1er Escadron mixte, future 3e Compagnie de chars des FFL. La 3e Compagnie quitte l'Angleterre en mars 1943 sur le Monarch of Bermudas et débarque à Suez avant de gagner Le Caire, le 5 mai 1943. Le mois suivant Jean Nanterre, avec son unité, rejoint Sabratha en Tripolitaine où se constitue le 501e Régiment de chars de combat (501e RCC) au sein de la 2e Division blindée du général Leclerc. Au Maroc, le 1er septembre 1943, il est affecté à la 4e Compagnie du 501e RCC, équipée de chars légers. Le 20 mai 1944, l'unité est dirigée vers l'Angleterre où elle débarque le 31 mai. Stationné au camp de Huggate, dans le Yorkshire, puis à Bourgnemouth, Jean Nanterre embarque à destination de la France le 25 juillet 1944.

 

Il débarque à Utah-Beach le 2 août 1944, fait mouvement avec son régiment et bivouaque près du Mans le 10 août. A partir du 11 août, il participe à la campagne de Normandie, et notamment aux combats d'Ecouché, pour fermer la poche de Falaise, où il fait à nouveau preuve d'audace en se portant hardiment au contact des éléments américains en dépit du danger. Il quitte Ecouché le 23 août pour se diriger avec son régiment en direction de Limours, pour prendre ensuite part à la bataille de Paris, les 24 et 25 août 1944, dans les combats du Luxembourg, du Sénat, de la rue de Rivoli, de l'hôtel Meurice et de la place de la Concorde.

 

Lors de l'avancée vers l'est de la Division Leclerc, il participe à l'attaque d'Andelot le 12 septembre, puis à la campagne des Vosges et aux combats de la Ferme des Mouteaux, de Doncières, et de Châtel. Là, traversant à gué la Moselle, il neutralise les armes automatiques qui arrêtent l'infanterie et, progressant au mépris du feu intense de l'ennemi, il ramène sa section intacte et permet la création de la tête de pont. Il est, pour cet acte, cité à l'ordre du corps d'armée.

 

Jean Nanterre prend également part à l'attaque de Brouville Merviller, où il parvient à regrouper son détachement dont le chef venait d'être tué, ce qui lui vaut, une fois encore, d'être cité, puis à l'opération de Montigny, le 1er novembre, et à l'attaque menant à la libération de Strasbourg, le 23 novembre 1944.

 

Le 2 décembre 1944, il est grièvement blessé par éclats d'obus, à Herbsheim. Il rejoint son unité à sa sortie de l'hôpital le 7 mars 1945 pour être stationné à Cracay, dans le Cher, puis affecté au P.C. du régiment en qualité d'officier de renseignements. Il quitte ce lieu, le 23 avril 1945, pour prendre part à la fin de la campagne d'Allemagne. Il combat à Tegernsee et à la prise de Schliersee le 3 mai 1945. Il participe également à la prise de Berchtesgaden et de Strub le 5 mai. Toujours détaché en pointe pour les missions de reconnaissance de cette campagne, son sang-froid et son dynamisme le font citer à l'ordre de la division.

 

Rentré en France début juin 1945, il stationne à Champigny et est promu capitaine. De retour à la vie civile, le chef d'escadrons de réserve Jean Nanterre crée sa société d'import-export et prend la direction des Etablissements métallurgiques Worms.

 

Il est membre et trésorier de la Société d'Entraide des Compagnons de la Libération.

 

Jean Nanterre est décédé le 13 novembre 1996 à Paris où il est inhumé.

 

Décorations.

 

  • Commandeur de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945.
  • Croix de Guerre 39-45 (6 citations).
  • Croix du Combattant Volontaire 39/45

 

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

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Publié le 29 Mai 2019

Soldats du 2e REI pendant l’Opération Licorne.

Soldats du 2e REI pendant l’Opération Licorne.

Les causes de la crise.

 

A la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993, Henri Konan Bédié est élu président de la République de Côte d’Ivoire. Mais six ans plus tard, à la suite d’une mutinerie qui se transforme en coup d’Etat, celui-ci est renversé par l’armée, avec à sa tête le général Robert Guéï. Ce dernier promet des élections, qui se déroulent en 2000.

 

Mais « l'ivoirité » reste utilisée dans la politique du pays pour limiter la vie sociale des « Ivoiriens d'origine douteuse ». De fait, quatorze des candidats à l’élection présidentielle sont déclarés inéligibles, par la Cour suprême de Côte d’Ivoire.

 

Le décompte des bulletins de vote place Robert Guéï en seconde position derrière Laurent Gbagbo le 22 octobre. Pour autant, le général se proclame président de la République ce qui déclenche d’importantes manifestations de la population, bientôt suivie par la gendarmerie. Les affrontements opposent également la garde prétorienne du général à la population. Les premiers sont rapidement vaincus mais les affrontements se prolongent entre partisans de d’Alassane Ouattara, qui ne pas pu concourir à l’élection et ceux de Gbagbo.

 

Le 26 octobre, Laurent Gbagbo est proclamé président de la République sur décision de la Commission électorale. Le 27 octobre, un charnier de 57 corps est découvert à Yopougon. Le bilan officiel à la fin de l’année 2000 est de 303 morts, 65 disparus et 1.546 blessés.

 

Quelques mois plus tard, en mars 2001, les élections municipales se traduisent par une victoire du parti RDR d’Alassane Ouattara : pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire assiste à une défaite électorale du parti au pouvoir. Les choses s’enveniment alors…

 

Les débuts de l’Opération Licorne.

En septembre 2002, la République de Côte d’Ivoire (RCI) connaît une importante dégradation de sa situation sécuritaire. Le pays est divisé et la moitié Nord est passée entre les mains des rebelles. Dès lors, 600 militaires du 43e bataillon d’infanterie de Marine (43e BIMa), régiment stationné à Port-Bouët, dans la capitale ivoirienne depuis juillet 1978, se déploient pour assurer la sécurité des 16.000 ressortissants français. Quelques jours plus tard, le 22 septembre, la France lance l’Opération Licorne et des renforts militaires pré-positionnés en Afrique sont envoyés en Côte d’Ivoire. Mais, face à la montée de la violence, des tensions dans le pays et des crises successives, l’engagement militaire français ne cesse d’évoluer.

Les différentes phases de crises qui ont eu lieu depuis 2002 sur le territoire ivoirien illustrent les capacités d’adaptation des forces armées françaises. En effet, alors qu’au départ l’objectif des soldats était de mettre en sécurité les ressortissants français, rapidement, à la demande de la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du gouvernement ivoirien, et de l’ONU, l’engagement militaire évolue et les soldats français deviennent une véritable force d’interposition entre les forces armées ivoiriennes et les rebelles.

Quelques mois plus tard, en mars 2003, la mission de la CEDEAO en Côte d’Ivoire prend la relève des forces françaises et Licorne devient alors une mission de soutien et d’appui aux casques blancs africains. Dans le même temps, le Conseil de sécurité de l’ONU décide la création d’une Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, la MINUCI.

Un an plus tard, en 2004, une résolution est adoptée créant une force de casques bleus en Côte d’Ivoire, l’ONUCI. Mais, à la fin de l’année 2004, la situation politique et sécuritaire du pays se dégrade. Les forces rebelles, qui refusent de se désarmer, décrètent l’état d’urgence dans le Nord du pays. À cette date, les effectifs français déployés sont à leur maximum avec 5.000 militaires français mobilisés dans le cadre de l’opération Licorne.

 

Situation stabilisée.

Dès 2005, la situation politique et sécuritaire se stabilise dans le pays. Cela permet d’alléger le format de la force Licorne avec le retrait de plusieurs centaines de soldats. Les effectifs sont progressivement ramenés à 4.000, puis 3.500 soldats. Cette évolution favorable de la situation permet de réduire encore les effectifs en passant en 2007 à 1.800 militaires.

Au premier semestre de l’année 2009, le nombre de soldats mobilisés diminue encore de moitié passant à 900. L’élection présidentielle de 2010 entraîne une nouvelle crise car les deux candidats présents au second tour se proclament vainqueur. L’ONU certifie la victoire d’Alassane Ouattara, et non de Laurent Gbagbo, président sortant. Dès lors, la force Licorne remonte à 1.600 soldats pour assurer la sécurité des ressortissants français. Le 11 avril, le président sortant est arrêté à sa résidence et la situation en Côte d’Ivoire s’apaise.

 

Les FFCI.

Progressivement, la situation en RCI s’améliore et un nouvel accord de coopération est signé en 2012 entre la France et la RCI. Cet accord est important car il consolide les engagements mutuels dans le domaine de la coopération militaire. Il permet notamment le maintien d’une présence militaire française permanente au-delà de la force Licorne. Le 21 janvier 2015, la France et les autorités ivoiriennes mettent fin à l’opération en créant une force de présence : les Forces Françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Elles ont pour objectifs d’être à la fois le point d’appui des forces de présence sur la façade ouest-africaine et un réservoir de force rapidement projetable en cas de crise dans la sous-région.

 

 

Source :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives ECPAD.
  • Site du Ministère des Armées.
  • Crédit photographique : Gomes Firmino.
  • Site : www.legion-etrangere.wifeo.com
  • Site de la Légion étrangère.

 

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