Publié le 22 Mars 2018

Des écoliers de Châtillon au Mont-Valérien.

Le 6 mars 2018, deux classes de CM2 de l’école élémentaire Marcel Doret de Châtillon (56 élèves), accompagnées de leurs professeurs, Mesdames Le Thi et Jourdieu, se sont rendues au Mont-Valérien, et ont participé en fin d’après-midi au Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe.

 

Madame Blandine Delfosse, conseillère municipale représentait le maire de Châtillon, Monsieur Jean-Pierre Schosteck.

 

Après un repas pris en commun dans le réfectoire de l’école, en présence des représentants du comité local du Souvenir Français, à savoir le colonel Pierre Keraudren et le porte-drapeau Monsieur Georges Sicard, deux cars, affrétés par la commune, ont emmené la délégation au Mont-Valérien.

 

Sous la conduite des guides de l’ONAC, les élèves ont visité avec beaucoup d’intérêt, la chapelle où étaient parqués les condamnés avant leur exécution, le musée, où une exposition relate l’histoire des fusillés, avec un éventail de lettres adressées avant leur mort, à leurs proches. Puis, les élèves se sont rendus à la cloche-monument sur laquelle sont inscrits les noms des 1.008 fusillés entre 1941 et 1944.

 

Ensuite, les élèves ont été dans la clairière des fusillés où une plaque rappelle leur sacrifice. La visite s’est terminée par le Mémorial de la France combattante où sont enterrés, sous une dalle, sept représentants des différentes composantes des forces combattantes : France Libre, Résistance intérieure, déportés… La 7e place étant réservée au dernier des Compagnons de la Libération après son décès. Compagnons qui restent au nombre de cinq à ce jour.

 

Les guides ont ensuite expliqué les symboliques des quelques hauts-reliefs qui entourent la Croix de Lorraine en grès rose, située au-dessus de la porte d’entrée, et de la flamme de la Résistance française, qui ne s’éteindra jamais.

 

Nous nous sommes ensuite rendus au cimetière américain de Suresnes, près du Mémorial. Les élèves ont pu participer à la descente des couleurs et se rendre compte de la minutie avec laquelle les Américains replient leur drapeau. Le responsable a ensuite fait un exposé sur la particularité de quelques tombes et a souligné que les morts de 1914-1918 et de 1939-1945 nous ont permis de vivre libres.

 

Puis nous avons rejoint l’Arc de Triomphe pour participer au Ravivage de la Flamme. Par groupes de 4, les élèves ont déposé chacun une fleur sur la dalle du Soldat inconnu. Une élève, représentant ses camarades, a participé au Ravivage. Après une vibrante Marseillaise, entonnée par tous les participants, élèves compris, la cérémonie a pris fin.

 

Il faut noter que les guides de l’ONAC ont souligné l’intérêt porté par les élèves à la visite et aux questions pertinentes qu’ils ont posé. Cela prouve la qualité de la préparation effectuée par les enseignants.

 

Les adultes participants, unanimes, ont apprécié cette journée qui restera marquée dans la mémoire des élèves, ainsi que le directeur de l’école, Monsieur Philippart, qui au cours de la journée est resté en contact par SMS avec ses enseignants. Les guides ont donné à ceux-ci un formulaire leur permettant de participer à un concours de dessin relatant cette journée. Le 1er prix sera un voyage sur un lieu de mémoire. Un compte-rendu, effectué par les élèves, sera diffusé dans le magazine « Châtillon-Informations ».

 

 

 

 

Colonel (ER) Pierre Keraudren

Président honoraire du Comité de Châtillon du Souvenir Français

 

 

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Publié le 10 Mars 2018

Encore une première dans les Hauts-de-Seine.

Après la première géolocalisation des tombes lancée il y a peu à Levallois-Perret, le Conseil municipal des jeunes de la ville de Meudon est le premier à être affilié au Souvenir Français dans le département des Hauts de Seine.

 

La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel de ville, en présence du maire, Monsieur Denis Larghero, de plusieurs conseillers municipaux, de président général du Souvenir Français, le Contrôleur général des armées Serge Barcellini, du délégué départemental et de Roland Pachot au nom du comité local.

 

La qualité des interventions de ces jeunes citoyens engagés dans la vie de la Cité, leur enthousiasme et leur compréhension du devoir de mémoire sont à n’en pas douter des vecteurs d’espérance pour l’avenir de notre association. Particulièrement pour les valeurs profondes qu’elle porte afin que vive la mémoire des Morts pour la France.

 

Claude Guy

Délégué général des Hauts-de-Seine

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Publié le 4 Mars 2018

Jacques Cristiani.

Toutes celles et ceux qui ont un jour participé à une cérémonie au Mont Valérien ou sous l’Arc de Triomphe n’ont pas pu rater la présence de Jacques Cristiani. Infatigable porteur du drapeau de l’Association nationale des médaillés de la Résistance française, il était immanquable avec ses fameuses moustaches à la « gauloise » !

 

Jacques Christiani n’est plus. Il est décédé le dimanche 24 décembre 2017, veille de Noël. Ses obsèques religieuses se sont déroulées en la cathédrale Saint-Louis des Invalides le vendredi 29 décembre 2017. Il a été ensuite inhumé dans le caveau de l’Ordre de la Libération au cimetière du Père Lachaise.

 

Né le 20 juillet 1922 à Colmar, Jacques Cristiani tente par deux fois de rejoindre la France libre. Ces deux tentatives se soldent par des échecs. Arrêté une première fois en juillet 1942 à bord d’un bateau sur lequel il pensait pouvoir rejoindre les Forces Françaises Libres, condamné à neuf mois de prison, il est incarcéré à Saint-Paul-d’Evjeaux, puis libéré à l’issue de sa peine.

 

En septembre 1943, Jacques Cristiani rejoint le réseau Navarre à Bordeaux. Le réseau avait été créé par Jacques Henri Simon et Jacques Rebeyrol quelques temps auparavant. Sa centrale été implantée à Paris. Mais, comme bon nombre de réseaux, Navarre est décimé en avril 1944 avec l’arrestation des principaux cadres.

 

Jacques Cristiani ne fait pas exception. Il est arrêté par la Gestapo. Il parvient à leur échapper. A Paris, il rejoint l’OCM (Organisation Civile et Militaire), qui l’envoie en mission en Normandie où il termine la guerre.

 

L’OCM.

 

L’OCM est fondée en décembre 1940 à Paris, par la fusion de l’Equipe française d’Organisation du Redressement (EFOR) de l’industriel Jacques Arthuys et la Confédération des travailleurs intellectuels, animée par Maxime Blocq-Mascart. Dès janvier 1941, des fonctionnaires du ministère des Travaux publics, renforcent l’OCM, sous la direction d’André Boulloche et du couple Georges et Raymonde Ricroch. L’OCM recrute aussi dans la bourgeoisie, l’industrie, parmi les commerçants, les anciens combattants, les professions libérales et les universitaires. Deux tendances politiques sont particulièrement représentées : les conservateurs, souvent maréchalistes mais germanophobes et hostiles à la Révolution nationale, d’une part, et les socialistes d’autre part. La première tendance est majoritaire à l’origine, mais la deuxième l’emporte au cours de la guerre.

 

L’OCM est décapitée le 22 décembre par l’arrestation de Jacques Arthuys.

 

Le nouveau chef est le colonel Alfred Touny, ancien responsable du 2e Bureau de la IVe armée. Pierre Brossolette met l’OCM en contact avec le colonel Rémy, chef du réseau Confrérie Notre-Dame, lié au BCRA du colonel Passy. L’afflux de nouveaux membres en 1942-1943 permet au réseau de se reconstituer, entre autres grâce à des personnalités comme Guy Mollet. En dépit de nouvelles arrestations et du retournement de quelques membres, le réseau réussit à se maintenir jusqu’à la Libération.

 

Après la guerre.

 

Liquidateur national du réseau Navarre depuis la Libération, Jacques Cristiani était membre du Comité de la flamme sous l'Arc de Triomphe depuis 2000. Il était également le porte-drapeau de l'Association nationale des médaillés de la Résistance française depuis 2000, après avoir été durant vingt ans celui de la Fédération des réseaux de la France Combattante jusqu'à la dissolution de celle-ci.

 

Titulaire de nombreuses décorations, Jacques Cristiani était commandeur dans l’Ordre national de la Légion d’honneur.

 

La médaille de la Résistance française.

 

La médaille de la Résistance française a été conférée à environ 65.295 personnes, dont 25.000 à titre posthume, appartenant aussi bien aux Français libres qu’à la Résistance intérieure. Elle a été également attribuée à dix-huit collectivités territoriales, à vingt-et-une unités militaires des trois armées et quinze autres collectivités (lycées, hôpitaux, couvents…).

 

Cette décoration n’est plus attribuée depuis 1947.

 

 

 

Sources :

 

  • Site des Gaullistes de France.
  • Site du Ministère des Armées.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Site « Musée de la Résistance en ligne ».
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Arthur Calmette, L’Organisation civile et militaire, Histoire d’un mouvement de Résistance de 1940 à 1946, Ed. PUF 1961.
  • Daniel Cordier, Jean Moulin, la République des Catacombes, Ed. Gallimard, 1999.
  • Guillaume Piketty, Organisation Civile et Militaire, dans le Dictionnaire historique de la Résistance, Ed. Robert Laffont, 2006.

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Publié le 3 Mars 2018

A Chaville, table ronde sur le conflit algérien.

Le mercredi 21 mars 2018, la mairie de Chaville et le Comité local du Souvenir Français organiseront une table ronde sur le conflit algérien.

 

Celle-ci se déroulera à 20h, à l’atrium de Chaville. L’entrée est libre mais nécessite pour chacun de s’inscrire au préalable aux coordonnées visibles sur cette affiche.

 

Le président du Comité du Souvenir Français, François-Marie Pailler, sera l’un des intervenants de cette table ronde.

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Publié le 22 Février 2018

Le samedi 10 mars : tous à Chaville !

L’association HAMAP-Humanitaire chère au colonel Joël KAIGRE, président honoraire du Comité de Chaville du Souvenir Français propose son concert le samedi 10 mars 2018, à 20h30 à l’Atrium de Chaville.

 

Atrium de Chaville – 3, parvis Robert Schuman 92370 CHAVILLE – Prix des places : 16 Euros (14 Euros pour les groupes de 10 personnes et +, les étudiants, chômeurs, séniors + 65 ans).

Places à prendre dans les réseaux FNAC et TICKETNET – Virgin Megastore – Auchan – Leclerc – Galeries Lafayette – Cora…

www.ticketnet.fr

 

On compte sur vous !

 

Frédéric RIGNAULT - Délégué général adjoint 92

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Publié le 11 Février 2018

Antony libéré !

Antony libéré !

C’était un jeudi. Ce 24 août 1944, Antony et ses 20 000 habitants sont libérés par la 2e Division Blindée (DB) du général Leclerc et l’appui de résistants antoniens. Une stèle du souvenir érigée au cours de l’été dernier leur rend hommage.

Elle fut la première unité alliée à entrer dans Paris, libérant la capitale le 25 août 1944. Mais la veille, c’est la ville d’Antony que la 2e DB du général Leclerc délivra de quatre années d’occupation allemande. Ce jeudi 24 août, en fin de matinée, la population entend les roulements de chars portant la Croix-de-Lorraine. Ce sont les Leclerc, des libérateurs français ! Ils pénètrent dans Antony par le sud, une colonne venant par la N20, l’autre par l’ancienne route de Chartres. Des tirs de rafales balaient les rues qui deviennent désertes. Mais la ville est rapidement libérée… à moitié toutefois, les soldats restant bloqués au niveau de la rue Auguste Mounié.

 

Un 88 fait barrage.

Place Croix-de-Berny, nœud routier stratégique, les Allemands ont installé un canon ravageur sur les blindés – un antiaérien de 88 – pointé sur la nationale. Au bout de plusieurs heures, décision est prise de le neutraliser par une manœuvre de flanc. Le capitaine Witasse et ses hommes sont guidés par des résistants antoniens parfaits connaisseurs du terrain, dont le policier Gaudry. Ils empruntent la rue Velpeau et remontent par l’ex-RN 186. Là, le char Sherman anéantit le canon 88 autour de 18 heures. De l’autre côté de la Croix-de-Berny, des résistants pénètrent dans le stade de l’US Métro et coupent les liaisons entre les Allemands quittant la Croix-de-Berny et ceux retranchés dans la prison de Fresnes.

 

L’appui des résistants locaux.

Le verrou de la Croix-de-Berny a sauté. Mais à l’entrée de Bourg-la-Reine, un autre canon 88 allemand détruit un char avant d’être mis hors d’état de nuire. Il est 19 h 30 quand le général Leclerc renonce à atteindre la capitale par la N20, itinéraire trop dangereux. Depuis l’actuelle rue Jean Moulin, il ordonne au capitaine Dronne de foncer vers Paris en passant « par où vous voudrez ». Ce sera par l’Haÿ-les-Roses. 150 hommes de la 2e DB atteindront la place de l‘Hôtel de ville à Paris vers 21 h 30…

Pendant ce temps, à Antony, soldats et habitants partagent la liberté recouvrée. Non sans morts. Trois hommes de la 2e DB sont tombés dans la ville. Les combats ont fait huit morts et quarante-deux blessés dans la population. L’aide de la résistance locale, conduite par Henri Lasson, aura été fort précieuse. Les résistants auront fait quelque 70 prisonniers durant cette journée. La stèle du souvenir inaugurée cet été au carrefour de la Croix-de-Berny, qui porte désormais le nom de place du Général De Gaulle, est un hommage à tous ces combattants de la liberté.

 

Sources :

 

  • Site de la ville d’Antony.
  • Archives de la Délégation générale des Hauts-de-Seine du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipédia.

 

La stèle.

La stèle.

Porte-drapeaux de Comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine. Congrès départemental à Antony en 2014.

Porte-drapeaux de Comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine. Congrès départemental à Antony en 2014.

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Publié le 4 Février 2018

Avril 1961. Des chars prennent position dans Alger.

Avril 1961. Des chars prennent position dans Alger.

Brève histoire du 1er RIMa.

 

Héritier des « Compagnies franches de la mer », créées en 1622 par Richelieu, le 1er RIMa est porté aux fonds baptismaux par décret royal en 1822, au sein du ministère de la Marie. Ce régiment fait ainsi partie des « Quatre Grands » de l’infanterie de marine qui tenaient garnison dans les quatre ports militaires français, prêts à embarquer: le « Grand Un » à Cherbourg ; le « Grand Deux » à Brest ; le « Grand Trois » à Rochefort ; le « Grand Quatre » à Toulon.

 

Regroupées par ordre du roi en un Régiment de la Marine, ces unités recevaient la mission d’assurer le service des armes à bord des bâtiments. Jusqu’en 1831, le Service des Troupes de Marine, chargées de tenir garnison à bord des navires de l’Etat, fut nettement distinct de celui des Troupes des Colonies, chargées de l’occupation de nos possessions Outre-mer et fournies par le Ministère de la Guerre.

 

Le 7 août 1822, une ordonnance royale créait deux régiments d’Infanterie de Marine qui furent licenciés en 1827. Recréés sous la dénomination du 1er et 2e Régiments de la Marine en 1831, ils reçoivent mission de pourvoir au service ordinaire des garnisons des colonies françaises. Portés à trois en 1838 et dénommés Régiments d’Infanterie de Marine, ils se voient confier le service de garnison des ports militaires du royaume et celui des colonies. Devenu 1er régiment d’infanterie coloniale en 19000 à la création de l’infanterie coloniale au sein du ministère de la Guerre, il reprend le nom de RIMa en 1958, lorsque l’infanterie coloniale redevient l’infanterie de marine.

 

Le 1er RIMa en Algérie.

 

Dissous en tant que Régiment le 31 mars 1947 (le 1er BIC subsiste), ce dernier est reformé le 16 janvier 1948 à partir de ce bataillon, puis réorganisé le 1er janvier 1948 à Satory et à Dreux.

 

L'insurrection sanglante de novembre 1954 et les attentats perpétrés par le FLN durant l'année 1955 marquent le début de la guerre d'Algérie. Très vite, le régiment est sollicité pour renforcer la présence militaire.

 

En 1955, il fournit des renforts pour l'Algérie, puis participe aux opérations de maintien de l'ordre sous la dénomination du 1er RIMa (1958) Secteur de Palestro.

 

Le 6 août 1955, le 1er bataillon débarque à Oran et s'installe dans les Aurès, région aride et montagneuse au climat hostile de l'est Algérien. Il est chargé de poursuivre et détruire les bandes rebelles du FLN. Le 3e bataillon est envoyé au Maroc mais passera au 23e RIC. En 1956, le 2e bataillon et l'état-major viennent renforcer le dispositif sur le terrain. Seul demeure, en métropole, un centre d'instruction chargé de former les contingents appelés.

 

Début 1957, pour mettre hors de combat les poseurs de bombe du FLN qui font régner la terreur, " la bataille d'Alger " est lancée. Les deux bataillons changent de secteur et s'installent dans la banlieue sud-est d'Alger, plus particulièrement dans le secteur de Palestro qu'ils sont chargés de pacifier. Palestro est un secteur sensible où le FLN avait massacré 20 soldats français en mai 1956. Le 1er bataillon et ses deux commandos de chasse, devenu EMT n°1, tient le quartier de Laperrine, en zone sud et l'EMT n°2 (ex-2e bataillon) et son commando de chasse, a la responsabilité du quartier de Guerrouma.

 

Dans sa zone d'action, le régiment assure une mission de quadrillage par une présence continue sur le terrain. Patrouilles et embuscades de jour et de nuit ponctuent la vie des marsouins. Ils participent également aux grandes opérations contre les katibas rebelles où les trois commandos de chasse du 1er se montrent particulièrement redoutables.

 

Les accords d'Evian consacrent l'indépendance de l'Algérie en mars 1962. Les bataillons du 1er RIMa sont rapatriés en métropole un an plus tard, assurant, entre temps, le maintien de l'ordre dans un contexte très éprouvant.

 

De 1954 à 1963, le 1er RIMa aura passé plus de 9 ans en Algérie. Au prix de 83 marsouins morts au combat, il aura permis la capture de plus de 2.000 rebelles dont 350 pris les armes à la main.

 

Parmi ses morts, l’un d’eux est enterré dans le carré militaire AFN du cimetière d’Asnières-sur-Seine. Il s’agit du caporal Jean Siplivskiy, mort le 25 avril 1961. Il avait 25 ans. Mais en avril 1961, l’attention était surtout portée sur « un quarteron de généraux en retraite »…

 

 

Sources :

 

  • Archives photographiques de la Délégation générale du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site des Troupes de Marine : www.troupesdemarine.org
  • Site sur les véhicules mythiques : https://mvcgfrance.org

 

Le 1er RIMa en Algérie.

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Publié le 28 Janvier 2018

Première géolocalisation des tombes dans les Hauts-de-Seine.

C’est donc la ville de Levallois-Perret qui est la première dans les Hauts-de-Seine à entrer dans l’ambitieux programme mémoriel de géolocalisation des tombes des Morts pour la France.

 

La convention signée par la ville avec notre association scelle en effet le désir commun de permettre au devoir de mémoire d’emprunter la voie nouvelle offerte par des outils modernes de consultation, de visualisation et de mémorisation du passé de ceux que nous honorons.

 

C’est comme un signal que beaucoup, j’en suis sûr, percevront et entendront.

 

C. Guy

Délégué général

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Publié le 21 Janvier 2018

Le renouveau du Comité de Puteaux.

Après de longs mois marqués par une forme d’abandon, de tensions locales, d’étiolement et de procrastination, le comité de Puteaux après la démission de sa présidente est sans aucun doute sur la voie du renouveau. En effet, depuis fin novembre, un nouveau bureau s’est constitué autour de Mme Marianne Blondy.

 

La volonté de donner à ce comité toute sa place au sein de notre délégation, de le hisser au niveau qui devrait être le sien et de l’inscrire dans notre dynamique mémorielle est grande.

 

Ce sont donc des vœux chaleureux que je formule pour cette nouvelle équipe à laquelle je transmets le soutien et les pensées cordiales des autres comités.

 

C. Guy

Délégué général 92

 

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Publié le 17 Janvier 2018

1957 en Israël : Pierre Billotte inspecte la garde d’honneur.

1957 en Israël : Pierre Billotte inspecte la garde d’honneur.

Fils du général d'armée Gaston Billotte, tué accidentellement en mai 1940, Pierre Billotte est né le 8 mars 1906 à Paris. Au gré des affectations de son père, il effectue plusieurs séjours à l'étranger, en Pologne et en Syrie, avant de retourner en France et de suivre des études secondaires au collège Stanislas à Paris. Après des études de droit et de sciences, il entre à Saint-Cyr en 1926 et en sort sous-lieutenant (promotion Pol Lapeyre).

 

Affecté au 46e RI pendant deux ans, il est promu lieutenant en octobre 1930, et sert temporairement dans l'infanterie coloniale en Indochine jusqu'en avril 1932. De retour en métropole, il retourne au 46e RI avant d'être admis, à l'âge de 28 ans seulement, comme élève à l'Ecole supérieure de Guerre en 1934. Promu capitaine en décembre 1936, il est stagiaire à l'Etat-major puis, après la déclaration de guerre, affecté au Grand Quartier général.

 

En mars 1940 il est affecté, sur sa demande, à l'Ecole des chars de Versailles puis au Bataillon de chars n° 41 au sein duquel il commande, pendant la campagne de France, la 1ère Compagnie, équipée de chars B 1 bis. Il se distingue particulièrement le 16 mai 1940 en détruisant au canon plusieurs engins ennemis et en mettant les autres en fuite. Le 12 juin, lors d'une mission de sacrifice à Mourmelon, il lutte jusqu'au dernier char placé sous son commandement mais il est blessé à la tête et à la main et fait prisonnier. En 5 jours, il fait trois tentatives d'évasion, en vain.

 

Après plusieurs séjours à l'hôpital, il est interné à l'Oflag II D en Poméranie d'où il parvient à s'évader avec deux compagnons et à rejoindre l'URSS, le 1er février 1941. Considéré comme espions potentiels par les Soviétiques, ils sont jetés en prison à Kaunas avant de retrouver, en avril 1941, environ deux cent autres militaires français évadés d'Allemagne, regroupés dans un camp de prisonniers au sud de Moscou. Les Français s'organisent sous l'autorité du capitaine Billotte, qui est alors l'officier le plus gradé.

 

Les Français demandent à rejoindre la France libre et, en raison de l'agression allemande du 22 juin 1941, parviennent à convaincre les Soviétiques de leur faire gagner l'Angleterre. Le 30 août 1941, le capitaine Billotte embarque sur le Empress of Canada avec 185 camarades et rejoint, par Arkhangelsk et le Spitzberg, l'Angleterre, le 9 septembre 1941. Il signe son engagement dans les Forces françaises libres et est reçu par le général de Gaulle qui l'affecte, malgré son souhait de servir dans une unité combattante, à son Etat-major particulier, avec le grade de chef de bataillon.

 

Promu lieutenant-colonel en décembre 1941, il devient, en mai 1942, chef de l'Etat-major particulier du général de Gaulle. A ce titre il oriente l'action des FFL vers l'outre-mer et vers la résistance intérieure par l'intermédiaire du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) que commande le colonel Passy.

 

Promu colonel en décembre 1942, Pierre Billotte est nommé secrétaire du Comité militaire permanent puis du Comité de Défense nationale à Alger en mai 1943. A de nombreuses reprises, il accompagne le chef du Comité français de la Libération nationale (CFLN) dans ses voyages officiels, notamment aux Etats-Unis et en Italie.

 

Début juillet 1944, le général de Gaulle lui confie le commandement de la force expéditionnaire C destinée à être parachutée, à la mi-août, sur le Massif Central pour y mettre en œuvre le plan "Caïman". Il s'agit d'aider la résistance intérieure par un largage massif de troupes aéroportées et d'officiers chargés d'encadrer et de commander les FFI du centre de la France. Par suite du refus américain, l'opération est annulée. Pierre Billotte est alors nommé commandant en second de la 2e Division blindée du général Leclerc. Débarqué en Normandie le 7 août 1944, il reçoit le commandement de la Brigade blindée de la Division ainsi que le commandement du Groupement Tactique V (GTV). Avec le GTV, il surprend l'ennemi lors de la progression d'Alençon à Ecouché les 11 et 12 août 1944 avant d'être chargé de l'effort principal lors de la libération de Paris.

 

En septembre 1944, il est promu au grade de général de brigade et chargé de former la 10e Division d'infanterie (10e DI) avec des éléments des FFI et des FTP parisiens. Le 11 novembre 1944, à Paris, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération.

 

En janvier 1945, avec sa division, il prend une part active à l'offensive d'ensemble menée par la 1ère Armée française dans les Vosges. Malgré des effectifs réduits et fatigués, il réussit, du 1er au 6 février 1945, le nettoyage de la poche des Vosges, contribuant avec éclat à la réussite de la manœuvre générale en Haute-Alsace.

 

Avec la 10e DI, il passe en Allemagne en mai 1945 occupe pendant plusieurs mois les fonctions de gouverneur de la Rhénanie Hesse Nassau. Chef d'Etat-major général adjoint de la Défense nationale en décembre 1945, Pierre Billotte est promu général de division en mars 1946. Au même moment, il est nommé chef de la Délégation française de l'Armée de Terre auprès du Comité d'Etat-major des Nations unies aux USA.

 

En janvier 1948, il est nommé chef de la Délégation française auprès du Comité d'Etat-major des Nations unies. En février 1950, il démissionne de son grade et, choisissant la carrière politique, est élu député RPF de la Côte d'Or (1951-1955).

 

Ministre de la Défense nationale et des Forces armées dans le cabinet Edgar Faure (1955-1956), il est élu député UNR-UDT de la Seine et nommé vice-président du groupe UNR à l'Assemblée nationale (1962-1966).

 

Président du Mouvement international de l'Union Atlantique de 1957 à 1966, il est également Directeur délégué de l'hebdomadaire Notre République (1963-1966). Pierre Billotte est de nouveau élu député de la Marne (mars-mai 1967) après avoir été nommé Ministre d'Etat chargé des Départements et Territoires d'Outre-mer dans le gouvernement Pompidou (1966-1968). Maire de Créteil (1965-1977), créateur du nouveau Créteil, il est réélu député RPR du Val-de-Marne (1968-1978). En 1977 il devient Président du Mouvement pour le Socialisme par la Participation.

 

Pierre Billotte est décédé le 29 juin 1992 à Boulogne, à l'hôpital Ambroise Paré. Les obsèques et l'inhumation ont eu lieu le 3 juillet en l'Eglise Saint-Christophe du vieux Créteil.

 

Décorations.

 

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944.
  • Croix de Guerre 39/45 (5 citations).
  • Médaille des Evadés.
  • Médaille des Blessés.
  • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre.
  • Médaille d'Or de l'Education Physique.
  • Chevalier du Dragon d'Annam.
  • Officier de la Légion of Merit (USA).
  • Croix de Guerre (Belgique).
  • Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc).
  • Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie).

 

Principales publications.

 

  • La Fatalité de la Défaite allemande, Londres 1941.
  • Le Temps du Choix, Robert Laffont, 1950.
  • L'Europe est née, Arthème Fayard, 1955.
  • Considérations Stratégiques, Larousse 1957.
  • Du pain sur la planche, Plon 1965.
  • Le Temps des Armes, Plon 1972.
  • Trente ans d'Humour avec de Gaulle, 1979.
  • Le Passé au futur, Stock, Paris 1979.

 

Ajout F. RIGNAULT – DGA SF 92 : notre camarade feu Gabriel Brandela, Président du Comité de Fontenay-aux-Roses du Souvenir Français, a été pendant de nombreuses années l’ordonnance du général Billotte.

 

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

Crédit photographique : Encyclopédie Wikipédia.

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