Publié le 16 Mai 2022

Au frères Wibrate de Malakoff.

Pour voir le carré militaire 39-45 / Indochine / Algérie de Malakoff, il faut se diriger tout de suite vers la gauche sitôt la porte d’entrée passée. Au cœur de ce carré figure une tombe qui rassemble les restes de deux frères : il s’agit des frères Wibrate.

Serge Wibrate, fils de Raoul et de Marcelle Fromentin, nait à Paris le 30 juillet 1925. Engagé dans l’armée de Terre, il appartient au 23e régiment d’infanterie coloniale, le régiment de Marcel Bigeard et de François Mitterrand ! Après s’être couvert de gloire pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment dans le secteur de Nancy avec la dernière charge à la baïonnette de cette guerre, l’unité est envoyée en Indochine.

Serge Wibrate est marsouin. Il suit son détachement dans le Tonkin, et plus précisément dans la région de Quang Yen, non loin d’Haïphong. Le 27 mars 1947, il meurt pour la France, des suites de ses blessures. Il est décoré de la Croix de guerre TOE.

Quelques mois plus tard, son corps est rapatrié et placé dans la tombe de son jeune frère, Serge.

Né à Paris le 11 mars 1928, Serge Wibrate est une victime civile de la Seconde Guerre mondiale. Il meurt à l’hôpital d’Orléans le 7 septembre 1944, quelques jours après la libération de la ville et de sa région.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Philippe et Claudine Deguillien et de Claude Richard.

Encyclopédie Wikipédia.

Archives photographiques de la DG92 du Souvenir Français.

La sépulture, Maurice puis Serge.
La sépulture, Maurice puis Serge.
La sépulture, Maurice puis Serge.

La sépulture, Maurice puis Serge.

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Publié le 30 Avril 2022

Madame Laurent reçoit la médaille d'honneur du Souvenir Français.

Madame Laurent reçoit la médaille d'honneur du Souvenir Français.

Née en 1930 à Paris, d’un couple venu d’Auvergne et installée avec ses parents à Levallois-Perret, Jeannine Laurent y vécut la Seconde Guerre Mondiale et participa, enfant, au ravitaillement de la famille.

Elle a ensuite été employée comme secrétaire dans une papèterie parisienne.

Propriétaire d’une maison à Antoingt, dans le Puy-de-Dôme, village qu’elle connaissait depuis son enfance, elle a su partager sa vie entre cet endroit près d’Issoire et Levallois-Perret où elle a présidé pendant près de 28 ans le comité du Souvenir-Français.

Elle était riche de ce double enracinement.

Le 17 février dernier, elle passait avec une émotion retenue le flambeau de présidente du comité tandis que je lui remettais la médaille de prestige de notre association mémorielle.

Cette dernière rencontre une fois encore marquée par la force de sa détermination, de son engagement et de sa voix ouvrait la voie à son retour à Antoingt.

C’est dans l’église de ce petit village de 400 habitants que le Souvenir-Français, parmi d’autres, accompagna sa dépouille avant l’inhumation au cimetière d’Issoire.

 

Claude Guy, délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

 

L'église d'Antoingt.

L'église d'Antoingt.

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Publié le 24 Avril 2022

Jeannine Laurent, en la mairie de Levallois. 2010. A l’occasion du congrès départemental du Souvenir Français, qu’elle vient d’organiser.

Jeannine Laurent, en la mairie de Levallois. 2010. A l’occasion du congrès départemental du Souvenir Français, qu’elle vient d’organiser.

Ce vendredi 22 avril, nous avons appris avec tristesse la disparition de Madame Jeannine Laurent, qui fut pendant des décennies la présidente du comité du Souvenir Français de Levallois-Perret.

Figure et pilier de notre association dans le département, Jeannine Laurent avait un caractère bien trempé dénonçant parfois la posture technocratique et procédurière de certains. Mais, d’une droiture et d’un enthousiasme sans limite, elle savait défendre la cause du Souvenir Français.

Une messe aura lieu Lundi 25 avril 2022 à 15h0 en l’église d’Antoingt, dans le Puy-de-Dôme, au cœur de cette Auvergne dont elle parlait si souvent. Ensuite, Jeannine Laurent sera inhumée dans son caveau familial au cimetière d’Issoire. Elle avait 92 ans.

 

F. RIGNAULT

Délégué général adjoint

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Publié le 16 Avril 2022

A la mémoire du capitaine Georges de Geyer d’Orth – Courbevoie.

Georges Alain Marie de Geyer d’Orth nait le 16 janvier 1920 à Pontivy, commune du Morbihan. Il est issu d’une vieille famille noble, originaire de Suède, puis d’Autriche et d’Alsace. C’est d’ailleurs après la Guerre franco-prussienne que la famille décide de s’installer en Bretagne. Chez les Geyer d’Orth, on ne compte plus les militaires ayant servi la patrie, de même que des diplomates et des hommes d’Eglise.

Georges est le fils de Jacques de Geyer d’Orth et d’Isabelle de Perrien de Crenan. Le 3 octobre 1945, à Rennes, Georges de Geyer d’Orth épouse Anne-Marie Thomas de la Pintière.

Père de famille, militaire de carrière, capitaine au 29e bataillon de chasseurs à pied, le baron Georges de Geyer d’Orth est envoyé en Algérie. Il y trouve la mort le 8 juin 1956 en Haute-Kabylie.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Courbevoie (là où il était recensé au moment de son décès) et de Pontivy, sur les mémoriaux AFN de Vannes et de Nanterre. Le capitaine de Geyer est enterré dans le carré militaire du cimetière de Pontivy. Il était chevalier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, croix de la Valeur militaire.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, Jean Lucien Tessier, Pierre Gomez, Francis Libaud.

Encyclopédie Wikipédia.

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Publié le 6 Avril 2022

Samedi 9 avril à Chaville : tous en chœur pour HAMAP Humanitaire.

Le colonel Joël KAIGRE, fondateur d’HAMAP, ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français, nous informe :

 

  • Samedi 9 avril 2022 à 20h30 – Concert pour HAMAP Humanitaire, à l’atrium de Chaville, avec la participation de la chorale Wide Spirit, et les chorales des collèges Jean Moulin de Chaville, Petits Ponts de Clamart, de la Paix d’Issy-les-Moulineaux, Racine de Viroflay, Poincaré et Rameau de Versailles.

 

Venez nombreux ! Votre place permet à l’ONG HAMAP d’aider des milliers de personnes dans le monde, au travers de ses activités :

 

  1. Action contre les mines : déminer et lutter contre la prolifération des mines.
  2. Eau et assainissement : améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement.
  3. Éducation : favoriser et faciliter l’accès à l’éducation et à la formation.
  4. Santé : favoriser l’accès à la santé des personnes vulnérables.

 

Ainsi, HAMAP Humanitaire a permis à :

 

  • 197.468 personnes d’accéder à l’eau potable.
  • 96.670 personnes d’accéder à l’assainissement.
  • 6.218 personnes de bénéficier d’un accès à l’éducation.
  • 30.400 personnes de bénéficier d’interventions de déminage.

 

(Chiffres à la date du 5 avril 2022).

 

 

Merci à vous !

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Publié le 15 Mars 2022

A la mémoire de Marie-Emile (Mary) Besseyre, de Vanves.

Marie-Emile (on écrit aussi Mary) Besseyre nait le 7 octobre 1907 à Auxon dans l’Aube. Fils d’un vigneron et d’une manouvrière, il devient peintre en bâtiment puis s’engage en 1936 aux côtés des Républicains espagnols, au sein de la 13e brigade internationale. Il revient en France en août 1937. Secrétaire de section communiste à Vanves (alors dans le département de la Seine, devenu depuis Hauts-de-Seine), Marie-Emile rejoint le parti dans la clandestinité en 1941 et devient l’un des chefs des Francs-Tireurs et Partisans Français parisiens, avec Raymond Losserand et Gaston Carré. Il est également l’un des dirigeants du parti communiste de la Région parisienne. Blessé lors de la manifestation du 14 juillet 1941, il est hospitalisé, interné à la prison de la Santé puis finalement relâché.

Le 13 mai 1942, il est de nouveau arrêté pour ses activités de résistance. Quelques jours plus tard, le réseau auquel il appartient est anéanti par la Brigade spéciale de la préfecture de police de Paris (brigade dédiée à la traque des « ennemis de l’intérieur »). La plupart des membres sont envoyés à la prison de Fresnes puis à la Santé.

Le 21 octobre 1942, le commandant Mary Besseyre, Raymond Losserand, Gaston Carré et sept autres de leurs camarades sont fusillés au Stand de Tir d’Issy-les-Moulineaux (ancien stand de tir de la police parisienne).

Marie-Emile Besseyre avait épousé en secondes noces Antoinette Tressart. Le 13 mai 1942, elle est arrêtée en même temps que son époux. Internée à Romainville puis déportée à Auschwitz, Ravensbrück et Mauthausen, elle est libérée en avril 1945 et deviendra plus tard première adjointe à la municipalité de Vanves. Municipalité qui renommera la rue de la Croix à Vanves en rue Mary Besseyre.

Aujourd’hui encore, la mairie de Vanves a pour adresse le 23 rue Mary Besseyre.

 

Sources :

A la mémoire de Marie-Emile (Mary) Besseyre, de Vanves.

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Publié le 12 Mars 2022

Le Souvenir Français leur rend hommage.

À travers plusieurs initiatives, le Souvenir-Français a souhaité rendre un hommage particulier à toutes celles qui ont su résister dans les fracas de la guerre ou les désastres de l’occupation. Souvent dans l’ombre, courageuses, opiniâtres, dévouées à une cause qui parfois les dépassait, elles ont fait la France que l’on aime, celle qui ne courbe pas l’échine et qui fait face à l’adversité.

Cet hommage s’adresse également à celles qui aujourd’hui encore se battent pour des causes qui les honorent.

Dès le 7 mars, en fin de journée, le Souvenir-Français procédait à l’inauguration de l’exposition « les femmes dans la Résistance » en présence d’Elisabeth Moréno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée notamment de l’égalité entre les femmes et les hommes. Visiblement enthousiasmée par les échanges qu’elle a pu avoir lors de ce vernissage, elle remercia chaleureusement le Souvenir-Français et la fondation de la Résistance qui réalisa les panneaux de l’exposition.

Le lendemain, c’est au cimetière parisien de Bagneux que notre association rendait le matin un hommage appuyé à Madame Marcelle Henry, Compagnon de la Libération.

À la tombée de la nuit, le ravivage de la Flamme de la Nation permit une nouvelle fois au Souvenir-Français d’honorer ces femmes courageuses et désintéressées au service de la France.

La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marlène Schiappa, et la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, honoraient de leur présence cette cérémonie de haute portée symbolique.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

Photographies : Madame Moréno et Claude Guy ; hommage à Marcelle Henry ; ravivage de la Flamme.
Photographies : Madame Moréno et Claude Guy ; hommage à Marcelle Henry ; ravivage de la Flamme.
Photographies : Madame Moréno et Claude Guy ; hommage à Marcelle Henry ; ravivage de la Flamme.
Photographies : Madame Moréno et Claude Guy ; hommage à Marcelle Henry ; ravivage de la Flamme.

Photographies : Madame Moréno et Claude Guy ; hommage à Marcelle Henry ; ravivage de la Flamme.

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Publié le 2 Mars 2022

Madame la présidente reçoit la médaille d'honneur du Souvenir Français des mains de notre délégué général.

Madame la présidente reçoit la médaille d'honneur du Souvenir Français des mains de notre délégué général.

Le 17 février dernier, Madame Jeannine Laurent, présidente du comité du Souvenir-Français de Levallois-Perret, a confié le flambeau de la mémoire à son successeur, M. Dupont-Aldiolan.

Présidente depuis 1994, Madame Laurent a marqué de son empreinte et de sa voix puissante les 27 années passées à la tête de ce comité.

J’ai pu à différentes reprises apprécier sa détermination et son engagement pour le rayonnement de notre association au sein de la ville. Je ne doute pas que son successeur saura s’inscrire dans cette dynamique pour l’essor de ce comité.

L’assemblée annuelle des adhérents a salué ce passage de relais et, au nom du Souvenir-Français, j’ai décerné à Madame Laurent la médaille de prestige de notre association mémorielle.

Pour cette occasion le club « la planchette » nous accueillait sur cette terre qui jadis était celle du hameau de Courcelles avant d’être définitivement intégrée – il y aura bientôt un siècle – à la ville de Levallois-Perret.

Les vœux de la délégation accompagnent bien évidemment l’un et l’autre.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine

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Publié le 19 Février 2022

A Colombes : on continue !

C’est par ces mots que pourrait se résumer la cérémonie empreinte d’émotion qui se déroula le 14 février 2022 à l’Institution Jeanne d’Arc à Colombes.

Ce jour-là, Mme Chassang, chef d’établissement, signait avec le délégué général du Souvenir-Français le premier avenant à la convention de dépôt d’un drapeau de Rhin et Danube reçu en 2017 dans les salons d’honneur de la ville de Paris.

Ce fut également l’occasion d’orner ce drapeau de la cravate du Souvenir-Français, grande association mémorielle héritière de celle issue de la 1ère armée du général de Lattre de Tassigny.

Au moment de ce geste symbolique, chaque personne présente songea qu’il y a 70 ans s’éteignit ce chef prestigieux.

Une fois encore, mes remerciements vont à Madame Chassang, à Monsieur Belleuvre et aux jeunes collégiens qui portent ce drapeau lors des cérémonies importantes. Je n’oublie pas non plus l’ensemble du personnel de l’établissement qui soutient cette magnifique initiative de faire revivre l’emblème d’une grande association disparue.

Claude Guy, délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts-de-Seine.

La signature et la remise de la cravate aux couleurs de Rhin et Danube.
La signature et la remise de la cravate aux couleurs de Rhin et Danube.

La signature et la remise de la cravate aux couleurs de Rhin et Danube.

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Publié le 12 Février 2022

Consternation et tristesse.

C’est avec consternation que j’ai appris le décès de Jean-Claude Leleux hospitalisé avec son épouse depuis quelques temps.

Président du comité du Souvenir-Français de Le Plessis-Robinson, il était profondément attaché à notre association mémorielle et avait montré tout au long de sa vie une adhésion profonde et sincère aux valeurs inscrites dans les plis des différents drapeaux associatifs tricolores.

Valeurs portées par les anciens combattants dont il fut un porte-drapeau et bien sûr valeurs défendues par Le Souvenir-Français dont il était le solide pilier dans sa ville.

Sous l’uniforme de réserviste de l’armée de terre, il avait atteint le grade de chef de bataillon (commandant) et comme agent d’assurance il avait su convaincre de la nécessité de se protéger contre les aléas de la vie. Il mit ainsi dans ces deux fonctions son sens du service, celui des autres et du vivre ensemble.

Il était officier dans l’ordre national du Mérite.

Une centaine de personnes lui rendirent hommage par leur présence et leur recueillement à la cérémonie religieuse sobre et profonde qui se déroula en l’église Sainte-Marie Magdeleine. Votre délégué général et le président du comité de Clamart étaient présents ainsi qu’un drapeau de notre association parmi les cinq placés en haie d’honneur au cœur de l’église puis sur le parvis.

Le lendemain, sous un ciel bleu et une température printanière, l’urne portant les cendres de notre regretté président de comité était déposée au colombarium du cimetière de Le Plessis-Robinson.

Sans nul doute, il y repose en paix.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine

Consternation et tristesse.

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