Publié le 7 Juin 2016

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean Mantelet de Nanterre.

Jean Mantelet est né le 5 mars 1891 à Nanterre où son père est miroitier.

Elève au lycée Condorcet, il est très tôt attiré par la mer et décide de préparer l'Ecole d'Hydrographie de Saint-Brieuc. Egalement féru de musique, il fait un long séjour en Allemagne qui le marquera toute sa vie.

Durant la Première Guerre mondiale il fait ses premières armes comme canonnier marin au fort de Troyon. Il devient officier d'ordonnance de l'amiral Grand-Clément et, en 1916, est promu enseigne de vaisseau.

Il embarque ensuite sur le cuirassé Diderot. Il est promu enseigne de vaisseau de première classe en 1918, puis commandant de la Linotte à bord de laquelle il évite de peu un torpillage.

Démobilisé en 1919, Jean Mantelet se marie en 1922. Il réside à Port Saïd et, en 1925, entre à la Compagnie du Canal de Suez comme pilote.

En 1939 il est mobilisé comme pilote "affecté spécial" dans cette compagnie, mais dès l’appel du général de gaulle, le 18 juin 1940, il transforme son appartement en foyer d'accueil pour les marins français ralliés à la France libre. Il exerce, sous les ordres du commandant Lucas, les fonctions de délégué de la Marine marchande de la France libre à Port Saïd.

Le 9 février 1942, il prend le commandement du paquebot Paul Doumer, alors transformé en transport de troupes pour les Forces françaises libres.

Le 30 octobre 1942, alors qu'il navigue au sud de Madère en direction de l'Angleterre, avec à son bord environ 250 soldats français, anglais et hindous, le paquebot reçoit d'un sous marin allemand deux torpilles qui l'éventrent, noyant la salle des machines. Les mécaniciens survivants tentent, en vain, de stopper les machines car les moteurs tournent toujours, augmentant le péril du sauvetage.

Quelques instants plus tard une importante explosion rend impossible l'usage de la plupart des embarcations de secours. Puis, le bateau se couche sur le flanc avant de couler rapidement par l'arrière. Après avoir organisé l'évacuation d'un maximum de passagers le capitaine de corvette Jean Mantelet rejoint son poste de commandement et sombre avec le navire. Dérouté sur les lieux, un bâtiment norvégien, l'Alaska, recueille cinquante-six rescapés.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération – Décret du 16 août 1944 ;
  • Croix de guerre 1914-1918 (2 citations) ;
  • Croix de guerre 39/45.

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 30 Mai 2016

Les compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine: Elie Touchaleaume.

Elie France Touchaleaume est né le 15 octobre 1914 à Lormes dans la Nièvre. Son père était exploitant agricole au Maroc.

Après des études secondaires à Saint-Brieuc, il s'engage dans la Marine en avril 1936 et quelques mois plus tard est nommé aspirant. En 1937, il est enseigne de vaisseau de 2e classe puis enseigne de vaisseau de 1ère classe en mars 1938.

En septembre 1939, au moment de la déclaration de guerre, il est officier de manœuvre sur le contre-torpilleur Le Terrible dans l'Atlantique et, à partir de février 1940, commandant du Chasseur 13 puis du Chasseur 41 pendant les opérations de Dunkerque et les évacuations du Havre et de Cherbourg.

Le 17 juin 1940, il quitte la France pour l'Angleterre et débarque à Portsmouth le 18 juin.

Très vite, désireux de poursuivre le combat, il se rallie à la France libre et demande, avec ses camarades, à l'amiral Muselier, devant la difficulté d'armer des vaisseaux de guerre français faute d'équipage entre autre, la création d'un bataillon de fusiliers marins dans lequel il pourrait continuer à combattre.

Ces marins volontaires sont alors formés dans un camp d'entraînement britannique par des cadres de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) revenus de Narvik. Le 31 août 1940, le 1er bataillon de fusilliers-marins (1er BFM), sous les ordres de Robert Détroyat, quitte la Grande-Bretagne aux côtés de la 13e DBLE pour participer à l'opération "Menace" devant Dakar.

L'enseigne de vaisseau Touchaleaume reçoit alors le commandement d'une des trois compagnies du 1er BFM ; il prend part, après l'échec de Dakar, aux opérations du Gabon et de Syrie où il est blessé deux fois, au ventre et à la jambe, à une heure d'intervalle le 17 juin 1941 à Djedet-Artouz devant Damas.

En raison de ses blessures, il est contraint de quitter le 1er BFM et reçoit l'ordre de servir à nouveau dans la Marine navigante. En décembre 1941, il est nommé commandant du patrouilleur Viking en Méditerranée orientale, chargé d'opérations d'escorte le long des côtes de Libye et de Cyrénaïque. En mars 1942, il est promu lieutenant de vaisseau mais le mois suivant, le 27 avril 1942, le Viking est coulé par un sous-marin allemand au large de Saïda.

Elie France Touchaleaume est nommé, en mai 1942, commandant par intérim et commandant en second de l'aviso La Moqueuse qui effectue des missions d'escorte de convois en Méditerranée.

En mai 1943, il est rappelé en Grande-Bretagne pour prendre le commandement de la corvette Lobelia chargée d'escorter des convois dans l'Atlantique Nord. Basée en Ecosse, à Greenock, la Lobelia conduit les convois d'Islande, de Terre-Neuve et d'Halifax et coule un sous-marin allemand au cours d'une de ses sorties.

En juillet 1944, il quitte son commandement et, en septembre, est affecté à l'Etat-major de la Marine à Brest comme chef du 2e Bureau ; il participe à la libération de Brest et assiste à la reddition du général allemand Ramcke. Il organise ensuite le siège de Lorient avec les FFI jusqu'au début 1945 puis réorganise les services de marine civils et militaires en Bretagne.

En mai 1945, Elie France Touchaleaume est détaché aux services de presse et d'information du ministère de la Marine.

En octobre 1945, il est en poste à l'Etat-Major du haut-Commissaire de France à Saigon.

En juillet 1947, il est membre du cabinet du ministre de la Marine. Nommé capitaine de corvette en août 1948, il démissionne au même moment.

Entre 1948 et 1956, il travaille en Egypte à la compagnie du Canal de Suez puis est rappelé à l'activité d'août 1956 à février 1957 et détaché à l'Etat-major de l'amiral Barjot pour les opérations de Suez.

En 1957, il trouve un poste de cadre supérieur dans l'industrie du pétrole à Paris. Il est capitaine de frégate de réserve en août 1962.

Elie France Touchaleaume est décédé le 5 mars 2010 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé dans son village natal de Lormes.

  • Commandeur de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945 ;
  • Croix de Guerre 39/45 (4 citations) ;
  • Médaille de la Résistance avec rosette ;
  • Médaille Coloniale ;
  • Médaille des Blessés ;
  • Médaille Commémorative 39/45 ;
  • Officier du Dragon d'Annam ;
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre ;
  • Mention in a Despatch (GB) ;
  • Officier de l'Ordre Royal (Cambodge) ;
  • Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 26 Mai 2016

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.

Retour sur le congrès 2016.

Le congrès national du Souvenir Français s’est déroulé les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai 2016.

Il convient d’abord de rappeler les discours des personnalités présentes :

  • Monsieur André Rossinot (ancien ministre) avant la signature d'une convention avec l'association des maires de France.
  • Monsieur Xavier Darcos (ancien ministre) secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques qui parraine le SF.
  • Monsieur Meckel (ancien ministre de RDA), président d'une structure équivalente au SF en Allemagne, avec signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-François Carenco, président de l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur avant signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.
  • L'adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo étant avec le Président de la République.

Autre temps : à l'extérieur, ce fut la cérémonie au cimetière de Crépy en Valois en présence de trois chefs religieux, la démonstration de géo-localisation des tombes dans le cimetière de Plessis-Belleville puis la touchante remise d'un drapeau aux élèves réunis près du monument aux morts qui marquèrent ce vendredi.

Enfin, le samedi après-midi consacré aux porte-drapeaux permit de réunir 438 porte-drapeaux dans les salons de l'Hôtel de ville de Paris en présence notamment de Fred Moore (96 ans), dernier chancelier de l'Ordre de la Libération et actuel délégué national des communes "Compagnons de la Libération", du ministre de la Défense et de nombreuses autres personnalités.

La journée se termina par le ravivage de la flamme de la Nation, cérémonie présidée par le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire. Il convient de noter que ce dernier pris le temps de saluer chaque porte-drapeau.

Dans les photos qui défilent ci-dessous :

  • le CGA Barcellini,
  • les anciens ministres André Rossinot et Xavier Darcos,
  • Mme Morel du siège (revue),
  • recueillement au monument des 44 enfants de Crépy en Valois morts carbonisés en 1982 dans un accident de cars...
  • une tombe géolocalisée, jeunes du collège de Plessis-Belleville,
  • haie d'honneur à Plessis-Belleville,
  • un cadre prestigieux pour les porte-drapeaux,
  • les porte-drapeaux en attente dans une rue près des Champs-Elysées,
  • en route vers l'Arc de Triomphe,
  • le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian,
  • le CGA Barcellini,
  • le secrétaire d'Etat chargé des AC et de la mémoire salue le ministre allemand.

Claude GUY - Délégué général du SF 92

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
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Publié le 14 Mai 2016

Cimetière militaire de Diego Suarez.
Cimetière militaire de Diego Suarez.

La nécropole militaire de Diego Suarez.

Le cimetière militaire de Diégo-Suarez à Madagascar abrite les tombes de 921 soldats français, européens et indigènes, enterrés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

Cette nécropole nationale française témoigne de soixante-cinq ans d'histoire commune franco-malgache, entre 1895, date de la colonisation de l'île et 1960, celle de son indépendance.

Elle est située à la limite de la ville, au centre du cimetière municipal, en bordure du boulevard Dupleix. Elle compte 921 sépultures de militaires réparties en trois carrés : français, européen et indigène. Ces hommes sont décédés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

149 sépultures ont été ajoutées à l'enclos des autochtones, situé au bord du cimetière civil. Il existe par ailleurs un caveau où sont inhumés des légionnaires. Un monument aux morts "A la mémoire glorieuse des enfants de Diégo-Suarez morts pour la France" accueille le visiteur à l'entrée du carré militaire. Un autre, en forme d'arche, rappelle les combats de la libération de l'île durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans un rayon de 35 km autour de Diégo-Suarez, 1.664 autres tombes de militaires ont été aménagées dans les cimetières du Cap Diégo (1411 tombes), Anjianema (157), Joffreville (51) et Sakaramy (25). Un projet de regroupement des sépultures françaises de la région en un seul site est en cours d'étude.

Le Consulat Général de France à Diégo-Suarez assure la gestion et l'entretien du site grâce à la dotation budgétaire annuelle octroyée par le ministère de la Défense.

Autres cimetières et carrés militaires.

Avant toute chose, il convient de saluer le travail remarquable de l’ambassade de France à Madagascar, celui du Souvenir Français (dirigé par le commandant (CR) Patrick Deleplanque), celui des élèves du lycée français de Tananarive (en particulier la classe STG1), celui de nombreuses associations patriotiques, d’anciens militaires et bien entendu du détachement de la Légion étrangère de Mayotte (liste non exhaustive).

Les principaux autres sites à Madagascar sont les suivants (là-encore, liste non exhaustive) :

  • Ambalavao : un monument rappelle l’accident en 1947 de l’avion des militaires suivants : lieutenant-colonel Lequesne, capitaine d'aviation Guillot, sous-lieutenant (infanterie) de Tournadre, adjudant-chef d'aviation Gourcerol, sergent-chef d'aviation Allard, sergent-chef Katsia (seul le sergent Anizet survécut au crash).
  • Ambato-Boeny : carré militaire qui rassemble, sans précision, une cinquantaine de tombes individuelles et un ossuaire. Monument commémoratif du 2e régiment de génie. Un monument avait été élevé à la mémoire des officiers, sous-officiers et sapeurs du 2e RG ayant participé aux opérations de 1895. Il a été détruit il y a quelques années par un camion et il n'en subsiste aucune trace.
  • Ambodimadiro : tombes militaires identifiées à Ambodimadiro (au nord de Mandritsara, à mi-chemin entre Tananarive et Diego-Suarez). Le cimetière rassemble également 10 autres tombes sans indications nominatives concernant des tirailleurs malgaches.
  • Ambohitra : Joffreville, actuelle Ambohitra, était une petite ville de garnison. Sur la route vers Diego-Suarez se situait le centre d'entraînement de la Légion étrangère, abandonné depuis 1973 pour le Centre d'entraînement à la forêt équatoriale, en Guyane. Les derniers occupants militaires français ont été les légionnaires du 3e R.E.I. qui entretenaient sur place cet ancien cimetière où reposaient leurs aînés du Bataillon de marche de la Légion qui avaient séjourné ici de 1901 à 1905.
  • Ambositra : tombes militaires recensées dans le cimetière d'Ambositra, concernant notamment des légionnaires du IV/4e R.E.I.
  • Andapa : le 30 mai 1958, un avion de transport de type Douglas C-47A qui effectuait une liaison s'écrase à 25 km d'Andapa, à l'ouest de Sambava et Antalaha (au nord-est de Madagascar). Tout son équipage périt dans l'accident. Les quatre aviateurs sont inhumés dans le cimetière d'Andapa.
  • Andriba : monument commémoratif, 13e R.I.Ma, 2e R.A.Ma et 38e R.A.C. A la sortie d'Andriba au bord de la route, au point kilométrique 224 (P.K.224), stèle élevée à la mémoire des officiers, sous-officiers, soldats et canonniers de ces régiments, morts pour la France en 1895.
  • Anjiamena : cimetière militaire de Ramena qui rassemble 159 tombes, pour la plupart datant du début du siècle, mais très peu ont conservé leurs plaques nominatives (les autres n'ont plus). Longtemps laissé à l'abandon, l'endroit est maintenant entretenu, notamment, grâce aux efforts réguliers du Détachement de la Légion Étrangère à Mayotte (D.L.E.M.).
  • Ankaboka : monument sans noms situé près de l'emplacement d’un important cimetière disparu de la conquête (1200 tombes dont il ne subsiste aucune trace).
  • Anketsabe : le cimetière militaire d'Anketsabe, situé près du village de Sarodrano sur l'île de Nossi-Komba, au nord-ouest de Madagascar, rassemble une centaine de tombes de militaires décédés au cours de la seconde expédition de Madagascar en 1895.
  • Antananarivo : dans le cimetière civil d'Ambohipo (commune de Tananarive), propriété de la mission catholique, sont enterrés environ 13 officiers et sous-officiers français dont seuls deux ont encore des sépultures identifiables.
  • Betafo : tombes militaires identifiées recensées dans le cimetière militaire de Betafo, commune située au centre de Madagascar, à l'ouest d'Antsirabe.
  • Hell-Ville : stèle commémorative installée dans le cimetière de Hell-Ville, sur l'île de Nosy-Be (au nord-ouest de Madagascar). Texte porté sur le monument : "A l'officier qui sut vivre et mourrir digne son nom, Pierre Jean BART, lieutenant de vaisseau du Roi, commandant de la corvette Sarcelle, mort en servant son pays le 3 juin 1843 - [érigé par la] Division navale de Madagascar et les Français de Nosy-Be en septembre 1846".
  • Maevatanana : quinze tombes de militaires français se trouvent dans le cimetière communal de Maevatanana
  • Mahatsinjo : monument commémoratif du 1er R.C.A. Il s’agit d’un village situé sur l'axe Tananarive-Majunga. Le monument a été érigé sous le commandement du Gouverneur général Léon Cayla et du général Roucaud, commandant supérieur des troupes à Madagascar, avec l'aide du Souvenir Français. "Aux officiers, sous-officiers, brigadiers et cavaliers du 10e escadron du 1er Chasseurs d'Afrique morts pour la France en 1895".
  • Majunga : monument aux soldats de l’expédition de 1895 morts pour la France. Bâti sous Gallieni à côté du cimetière de la ville (Route Corniche) devient aussi ensuite celui des soldats morts durant la Grande guerre.
  • Marovoay : à proximité de la Poste se trouve un ossuaire surmonté d´inscriptions française et malgache - "Morts pour la Patrie" - "1896-1945" - La porte est ornée de l'ancre des troupes coloniales - Aucun nom n'est enregistré, mais près de 1.400 militaires reposaient dans deux grands cimetières à Marovoay et il n'en subsiste plus aucune trace.
  • Sakaramy : petit cimetière où une vingtaine de tombes sont identifiées, les autres n'ont plus d'indications nominatives.
  • Vohemar : tombes militaires répertoriées à Vohemar, commune côtière située au nord-est de Madagascar. Sur six tombes, seules deux sont nominatives (dont une collective rassemblant trois militaires).

Actions actuelles.

Parmi les actions dernièrement entreprises, citons la suivante, rapportée par le ministère de la Défense : le 13 avril 2015, l’équipage du Floréal, en escale à Fort Dauphin au Sud-Est de Madagascar, a réalisé une action civilo-militaire au profit du cimetière de la ville. Une trentaine de tombes de militaires français enterrés depuis la fin du 19e siècle au cimetière de Fort Dauphin ainsi que plusieurs allées de tombes malgaches ont pu être défrichées par les marins français. Un ancien marin, à présent restaurateur, a apporté son soutien financier à l’opération qui a réuni une quinzaine de marins français et cinq Malgaches.

Ils ont travaillé pendant plusieurs heures pour accomplir ce devoir de mémoire, réalisé dans la bonne humeur et à la main, au coupe-coupe, selon la tradition locale. L’entretien de ces tombes n’avait pas été réalisé depuis plusieurs années.

Déployé en océan Indien et basé à la Réunion, la frégate Floréal participe à l’exercice de la souveraineté française dans cette région, à la lutte contre la pêche illégale, à la surveillance du trafic maritime et à l’entretien des relations bilatérales. Cette frégate de surveillance est régulièrement amenée à participer à l’opération Atalante de lutte contre la piraterie.

Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.

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Publié le 13 Mai 2016

Concert au profit de l'ONG Hamap le samedi 14 mai.

Chers Amies, Chers Amis,

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance la Création du Requiem de Mozart « au féminin » le 14 Mai prochain à Paris. Il s’agit d’une version du REQUIEM de MOZART pour voix féminines et orchestre à cordes : 24 chanteuses et 4 solistes simplement accompagnés de violons, d’altos et de violoncelles, pour découvrir comment les mots et la musique de cette œuvre universellement connue, s’assemblent, au féminin, en une intimité porteuse de sens. Il a fallu plus d’un an de travail pour adapter les partitions originales pour les voix féminines puis ajuster les partitions d’orchestre, à partir de celle éditée par Peter Lichtenthal pour quatuor à cordes en 1802.

Nous avons déjà créé cette version inédite en province l’année dernière. Le public est sorti conquis. La première partie de ce concert sera consacrée au Magnificat de VIVALDI, également créé, le même jour, en version féminine. Vous trouverez en pièce jointe toutes les informations nécessaires pour venir nous écouter.

Nous donnons ce concert INEDIT le samedi 14 Mai à 20H30 en l’Eglise Américaine 65 Quai d’Orsay 75007 PARIS au profit de l’ONG HAMAP-Humanitaire

En espérant avoir le plaisir de vous partager avec vous cette création magnifique.

Joël KAIGRE

Président de l’ONG HAMAP-Humanitaire

Billets en vente :

• réseau francebillet.com (fnac.com - carrefour.fr)

• réseau ticketmaster.fr (cultura.com - auchan.fr - e-leclerc.com - cora.fr)

• billetreduc.com

• infoconcert.com

PRIX DES ENTREES

• Plein tarif : 18€

• Tarif réduit : 11€

• Entrée gratuite : enfant - de 12 ans

• Des places seront également disponibles à la vente à l’entrée du concert

www.alienor-chorale.frwww.paulmarcel-nardi.com

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Publié le 8 Mai 2016

Avril 1983 - Beyrouth - Un parachutiste français (Copyright Wikimedia)
Avril 1983 - Beyrouth - Un parachutiste français (Copyright Wikimedia)

La guerre civile au Liban.

Le Liban moderne est né à la suite de la Première Guerre mondiale, sur les décombres de l’Empire ottoman. La Société des Nations confie à la France le soin de constituer un état. Le premier Haut Commissaire du Gouvernement français, chargé de l’exécution de ce mandat, est le général Henri Gouraud. Il proclame la création de l’état du « Grand Liban » le 1er septembre 1920.

Dans cette constitution, il s’agit de créer un ensemble viable économiquement, c’est-à-dire rassemblant le littoral, les montagnes et la plaine fertile de la Bekaa et de rassembler également les communautés religieuses. Il est donc décidé de remplacer l’antique système féodal par un système fondé sur la religion avec les maronites, les grecs orthodoxes, les musulmans sunnites, les musulmans chiites, les juifs et les druzes.

Tout ceci signifie une vraie complexité tant dans l’administration qu’au quotidien dans la vie économique et sociale. Après la parenthèse de la Seconde Guerre mondiale, les événements s’accélèrent : absence de consensus sur le passé et de vision commune sur le futur, chaque camp, désormais chaque camp religieux, rejette la faute sur l’autre. Les inégalités sociales et économiques présentent un double caractère régional – les plaines face aux montagnes – et confessionnel. Pour les forces politiques au pouvoir le clientélisme est roi. Il n’est qu’à voir la constitution : elle proclame l’appartenance du président de la République à la communauté maronite, le premier ministre doit être sunnite et le porte-parole du gouvernement chiite. Les sièges parlementaires étant répartis entre les chrétiens et les musulmans ; les maronites ayant en plus le contrôle de l’armée.

Vient s’ajouter l’environnement international : les années 50 sont caractérisées régionalement par l’affirmation d’une « grande nation arabe » selon la volonté du président égyptien Nasser. Nationalisme exacerbé entre autres par la naissance de l’Etat d’Israël – décidé par l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du partage de la Palestine de 1947 – qui se matérialise par une première guerre en 1948. De nombreux Palestiniens quittent les territoires maintenant occupés militairement par les juifs et se réfugient au Liban.

Moins de vingt ans plus tard, en 1967, il en va de même avec la Guerre des Six Jours : Jérusalem, le plateau du Golan et la Cisjordanie sont occupés par Israël. Les pouvoirs locaux sont déstabilisés. Les fedayins – combattants de l’Organisation de la Libération de la Palestine de Yasser Arafat – tentent de prendre le pouvoir en Jordanie. Ils sont pourchassés et pour beaucoup trouvent encore refuge au Liban. Cet événement restera dans les mémoires comme l’un des fondements du sentiment palestinien. Il est appelé Septembre Noir. Le Liban devient le foyer du sentiment panarabe et révolutionnaire. Mieux – ou pire selon les points de vue – l’OLP obtient du Gouvernement libanais que les camps d’entraînements militaires des fedayins soient reconnus comme des terrains extraterritoriaux : ainsi les milices palestiniennes peuvent mener une guérilla à partir du Liban, en toute impunité.

La tension monte entre Libanais et Palestiniens. Le 13 avril 1975, des fedayins tirent sur l’escorte du président libanais, Pierre Gemayel. En représailles, les maronites attaquent un bus palestiniens et tuent 27 personnes. La spirale vers le chaos s’amplifie : quelques jours plus tard, nouvelles attaques et nouveaux morts. Bientôt Beyrouth est coupée en deux par une ligne dite « verte » : quartiers musulmans de Beyrouth-Ouest d’un côté ; quartiers chrétiens de Beyrouth-Est de l’autre.

L’année suivante, en 1976, la Syrie du président Hafez el-Assad impose un cessez-le-feu (dix avaient été décrétés auparavant mais sans jamais de succès) et ordonne l’entrée de troupes et de blindés dans le Nord du Liban et dans la plaine de la Bekaa. Du côté chrétien, pouvoir militaire et politique sont unifiés par étapes au prix de sanglants combats : les Kataëb du président Bachir Gemayel – le fils de Pierre – sortent vainqueurs et se rapprochent d’Israël. Enfin, l’OLP profite du chaos pour attaquer et lancer des roquettes sur les villes du nord de l’Etat hébreux.

« Paix en Galilée ».

En juin 1982, face à une énième attaque palestinienne, Israël déclenche l’opération « Paix en Galilée » et entre au Liban, s’avançant jusqu’à Beyrouth. Ce nouveau conflit fait de très nombreuses pertes civiles et provoque un nouveau bouleversement. En effet, les troupes de Tsahal – l’armée israélienne – traversent les lignes tenues par la FINUL – forces mises en place par les Nations Unies en 1978, à l’initiative du général français Jean Cuq à la suite de l’escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise avec près de 4.000 hommes – franchissent la ligne des 40 km nord initialement annoncée comme objectif limite par le ministre de la Défense Ariel Sharon et atteignent la capitale où elles font jonction avec les Forces libanaises de Bachir Gemayel (à la tête de l’Etat, de l’armée et soutenu par les milices – phalanges – chrétiennes).

Environ une semaine après le début de leur invasion, les Israéliens commencent le siège de Beyrouth Ouest où l’OLP trouvait refuge au milieu de la population civile. Les fedayins sont alors attaqués et rapidement doivent se rendre à l’évidence : en aucun cas, ils ne peuvent l’emporter face à la puissance de l’armée israélienne. Le 21 août, les Etats-Unis imposent un cessez-le-feu : l’OLP quitte Beyrouth à bord de navires de la Marine nationale française. La Tunisie leur accorde l’asile.

Trois semaines plus tard, le 14 septembre 1982, une énorme bombe explose dans le quartier général phalangiste de Bachir Gemayel le tuant ainsi que 60 de ses soldats. L’OLP ayant quitté Beyrouth les Palestiniens se retrouvent sans protection. Les phalangistes entrent dans les camps de Sabra et Chatila et décident de « punir » les terroristes : plus d’un millier de Palestiniens sont massacrés. Les soldats de Tsahal, pourtant proches, n’interviennent pas. Il en est de même pour l’armée régulière libanaise qui laisse faire les milices chrétiennes.

La seconde phase de la guerre du Liban.

Amine Gemayel succède à son frère Bachir à la tête de l’Etat. Sous l’égide des Etats-Unis, un accord est signé stipulant la fin de l’état de guerre et un retrait israélien conditionné par un retrait simultané des forces palestiniennes et syriennes. Malheureusement, de nouveaux combats éclatent entre milices dans le nord du pays, à Tripoli. De même, dans les montagnes du Chouf, jusqu’alors épargnées, les druzes – avec l’appui de l’URSS – s’opposent à l’armée libanaise. Des milliers de civils maronites ou chrétiens sont contraints de quitter leurs villages. En septembre 1983, les Américains interviennent militairement et imposent un cessez-le-feu.

Le 23 octobre, un double attentat-suicide frappe les casernes des troupes américaines et françaises de la force multinationale.

Le poste Drakkar.

La force française est composée de soldats aguerris et de volontaires du 1er et du 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes). Ils ont installé un de leurs cantonnements dans un immeuble qu’ils appellent « Poste Drakkar » dans le quartier Ramlet El Baida de Beyrouth. Les autres postes français sont : Caravelle, Kayak, Boutre, Gondole.

A 6h du matin, le 23 octobre 1983, un camion, bourré d’explosifs, touche le contingent américain du 1er bataillon du 8e régiment des marines, basé à l’aéroport de Beyrouth. Cet attentant cause la mort de 241 soldats. Deux minutes plus tard, dans un procédé similaire, c’est au tour du Poste Drakkar d’être touché. L’immeuble s’effondre de ce fait (c’est du moins la thèse officielle – d’autres considérant que l’immeuble ayant été auparavant évacué par les services secrets syriens, des explosifs y auraient été laissés dans cette intention). On relève 58 corps de parachutistes français tués, ceux de la gardienne et de ses enfants ; 15 militaires sont blessés et 26 sont indemnes. Des témoins indiquent que le camion, sous la pression des tonnes d’explosifs, se serait soulevé dans les airs avant de retomber à sept mètres de distance.

Témoignage du major (R) Omer Marie-Magdeleine.

Dans le numéro 248 de Terre Info Magazine, journal d’informations de l’armée de terre française, Bernard Edinger raconte le témoignage recueilli auprès du major Marie-Magdeleine, blessé dans cet attentat : « J’avais les pieds sur les premières marches de l’escalier quant tout a sauté ; je me suis retrouvé tout à coup dans le vide avec le bâtiment qui s’ouvrait, puis j’étais sous les décombres, en dessous du bâtiment. C’était tôt le matin. J’étais adjudant d’unité de la 3e compagnie du 1er RCP. Je venais d’inspecter les postes de combat sur les balcons du bâtiment ainsi que le checkpost, un peu plus loin tenu par le 35e RAP (régiment d’artillerie parachutiste). Une explosion gigantesque est survenue du côté de l’aéroport au moment où je rentrais. Le bâtiment où étaient basés les Marines s’effondrait causant la mort de 241 Américains. Je me suis précipité vers notre bâtiment où j’ai entendu les chefs de section qui appelaient aux postes de combat. Puis, il y eut l’explosion. D’abord inconscient, j’ai ensuite entendu les marteaux-piqueurs et j’ai crié « Attention, je suis là ! »

« Je suis resté trois ans à l’hôpital du Val de Grâce (NB : le major souffrait de nombreuses fractures qui avaient entraîné de multiples dégâts internes). On a ensuite voulu me démobiliser mais je suis quand même resté. Une section de ma compagnie, de garde sur d’autres sites à Beyrouth lors de l’attentat, a eu la douloureuse tâche de reconnaître les corps de leurs camarades et certains sont aujourd’hui victimes de l’inévitable syndrome post-traumatique ».

PS : le major (R) Marie-Magdeleine a quitté l’armée en 1999. Sa dernière affectation a été le 33e RIMa en Martinique, son département d’origine. Il est officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, médaillé militaire.

Représailles.

Un blog est particulièrement suivi sur le site d’informations L’Opinion. Il est animé par un journaliste très connu dans le monde la défense : Jean-Dominique Merchet. Ce blog, Secret Défense, revient en octobre 2013 sur l’attentat du Drakkar grâce à l’interview de Pierre Razoux, Directeur de recherches à l’Institut de recherches stratégiques de l’Ecole militaire (IRSEM). Voici ce que Pierre Razoux indique : « Sous l’égide du ministre de la Défense Charles Hernu, deux actions parallèles sont envisagées. La première est confiée à la DGSE et vise à faire passer un message explicite aux Iraniens. Une jeep militaire française bourrée de 500 kilogrammes d’explosif est garée devant le mur de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. L’agent chargé de conduire le véhicule, sans doute sous l’effet du stress, se trompe et ne déclenche pas correctement le retardateur de la charge explosive. La jeep est découverte par le service de sécurité de l’ambassade d’Iran. Le message n’en est pas moins reçu fort et clair par les Iraniens. La seconde riposte préparée par la France est strictement militaire. Il s’agit d’un raid de l’aéronautique navale contre un objectif du Hezbollah. Initialement, c’est l’hôtel Palmyra où résident les principaux dirigeants de la milice chiite, mais devant l’ampleur des pertes collatérales attendues, l’état-major des armées choisit de s’en prendre à la caserne Cheikh Abdallah, près de Baalbek. Le 17 novembre 1983, huit Super Etendard décollent du porte-avions Clémenceau en direction de cet objectif. A leur grande surprise, les pilotes français tombent dans une véritable embuscade et larguent leurs bombes sur une caserne vide ! Le Hezbollah aurait été averti de l’imminence du raid par un diplomate français proche du ministre des Affaires étrangères Claude Cheysson, opposé à toute riposte militaire. Par miracle, les huit pilotes français s’en sortent. A partir de là, le cycle infernal des représailles se déchaînera au Liban. Les otages occidentaux en feront les frais, tout comme les victimes des attentats de 1984 et 1986 en France. »

Il faudra attendre six années après ces attentats pour voir une tentative de restaurer la paix. Un énième cessez-le-feu est proclamé à l’automne 1989. L’assemblée nationale libanaise se rencontre à Taïf en Arabie Saoudite. Un accord est trouvé. Son application n’est pas simple : le nouveau président, René Moawad, est assassiné 17 jours après sa prise de fonction. L’opposant principal, le général Aoun, cherche par tous les moyens à torpiller l’accord afin de se démettre des Syriens. Les Etats-Unis laissent la Syrie intervenir auprès de l’armée libanaise pour se débarrasser de l’encombrant général. Dans la foulée, ce pays formalise son influence sur la politique libanaise avec la signature des traités de fraternité, coopération et coordination et d’un accord de défense. Nombreux sont les Libanais qui y voient l’établissement d’un protectorat syrien sur leur pays.

Peu à peu le Liban se sort de la guerre. Les besoins sont immenses. Les capitaux arabes affluent. Près de 80.000 personnes déplacées reviennent dans leurs villages et sur Beyrouth qui se reconstruit petit à petit. Les pouvoirs publics multiplient les interventions sociales et économiques, mais qui ne peuvent résoudre toutes les difficultés. Les milices n’ont pas disparu : au sud, apparaît le Hezbollah chiite. Prenant de l’ampleur, une branche armée de ce parti est créée. A plusieurs reprises – en 1996 puis en 2006 – Israël doit intervenir au Liban pour que cessent les attaques sur la Galilée.

En juillet-août 2007, l’armée libanaise prend d’assaut le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, tenu par une milice palestinienne d’inspiration islamiste salafiste, le Fatah al-Islam. En mai 2008, des affrontements armés opposent la branche armée du Hezbollah au forces gouvernementales et à certaines milices à la suite de la tentative du Premier ministre Fouad Siniora de reprendre le contrôle de l’aéroport de Beyrouth.

Enfin, depuis juillet 2011, le Liban sert de base arrière à des groupes d’insurgés syriens combattant le régime du président Bachar el-Assad. Ces crises ponctuelles montrent, malgré le relatif succès de la reconstruction, la fragilité de l’équilibre libanais et sa vulnérabilité aux crises qui agitent la région.

Source :

  • Frédéric Pons, Les Paras sacrifiés, Beyrouth 1983-1984, Presses de la Cité, 1994.
  • Philippe Fortabat-Labatut, Capitaine Thomas, CYL Editions, 2015.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives INA.
  • Archives chaîne de télévision Antenne 2.
  • Terre Info Magazine n°248 – Octobre 2013 - Texte de Bernard Edinger.
  • Blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion.
  • Annie Laurent, Antoine Basbous, Guerres secrètes au Liban, Gallimard, 1987.
  • Andrée Chedid, L’enfant multiple, Flammarion, 1989.
  • Lina Murr-Nehme, Le Liban assassiné, Aleph Et Taw, 1989.
  • Denis Langlois, Le Déplacé, L’Aube, 2012.
  • Une association existe et est présidée par le major Marie-Magdeleine. Il s’agit de l’ARVA : « Association des Rescapés et des familles de Victimes de l’Attentat Drakkar ».

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Publié le 28 Avril 2016

Centenaire de l'engagement des pilotes américains.

Le 20 avril 2016, au Mémorial de l'escadrille Lafayette à Marnes la Coquette, nous étions 18 présidents présents à la cérémonie du centenaire de l'arrivée sur le sol de France des premiers aviateurs américains.

En présence du secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire, de l'ambassadrice des Etats-Unis en France, du chef d'état-major de l'armée de l'air et de nombreuses autorités dont le président général du Souvenir français, le contrôleur général des armées Serge Barcellini, nous avons assisté à une belle cérémonie, sous un ciel des plus cléments.

Cette commémoration marquée par des évocations empreintes de fraternité entre nos deux grandes nations a notamment permis aux élèves du lycée Jeannine Manuel et du lycée Notre-Dame Saint-Sigisbert, d'exprimer leur attachement à la mémoire des 66 américains et des 2 français qui dorment à jamais dans la crypte de ce monument admirablement restauré avec le concours du Souvenir français.

Dans le ciel azuréen, se sont succédés trois Mirage 2000N, un avion Rafale, quatre F22 Raptor de l'US air force, un étonnant avion biplan et, en fin de cérémonie, un bombardier B52.

Les images qui suivent peuvent rendre compte de cette manifestation franco-américaine au cours de laquelle j'ai pu croiser plusieurs visages connus.

Claude Guy

Délégué général pour les Hauts-de-Seine

Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.

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Publié le 20 Avril 2016

Parachuté chez les "Japs" !

Il y a un an disparaissait notre ami Robert, dit « Bob » Maloubier. En juin 2015, le magazine TIM (Terre Info Magazine) avait publié dans son numéro 265 une interview de Bob Maloubier, racontant son aventure indochinoise. Il était alors l’un des derniers survivants des ces parachutistes qui avaient été envoyés en Indochine pour semer la zizanie dans les troupes japonaises.

Au service de Sa Majesté.

« Quand on est partis pour être largués sur le Laos, on nous a dit au briefing : « En arrivant au sol, vous trouverez peut-être des partisans pro-français et antijaponais qui s’appellent les Viêts quelque chose », confie Bob Maloubier, figure légendaire des Services spéciaux. « En fait, il s’agissait du Vietminh, les communistes vietnamiens, et ils n’étaient pas du tout pro-français. Quand on les a rencontrés la première fois, le 8 septembre 1945, ça a été notre fête ! ».

Bob Maloubier, comme quelques dizaines de jeunes officiers issus des forces spéciales ayant participé à la libération de la France, est envoyé dans le Sud-est asiatique pour combattre les Japonais qui occupent encore d’immenses territoires, dont l’Indochine française. Agé d’à peine 22 ans, il est capitaine et titulaire d’un palmarès exceptionnel. Parachuté comme saboteur en Normandie en août 1943, il opère clandestinement jusqu’en décembre quand il est grièvement blessé par balle. Exfiltré vers l’Angleterre, il revient en France dans la nuit du 6 au 7 juin 1944 pour encadrer les maquis limousins, harcelant les Allemands qui cherchent à rejoindre le front normand.

« On m’avait offert de me joindre à la Force 136 qui recrutait des agents pour des opérations contre les Japonais », continue M. Maloubier, plus tard fondateur des nageurs de combat français et un des créateurs du 11e bataillon de choc.

La Force 136 était la branche extrême-orientale du Special Operations Executive (SOE), le service action britannique qui coiffait toutes les nationalités qui allaient entreprendre des actions dans la région.

Force 136.

« C’était gigantesque : il y avait des Birmans, des Indiens, des Malais, des Chinois, des Anglais, des Sud-Africains et des Australiens. Beaucoup venaient des forces spéciales et avaient opéré en France, en particulier du SOE et des équipes franco-anglo-américaines Jedburgh. On a été récoltés comme les enfants perdus que nous étions pour continuer la guerre en Malaisie, en Chine, en Birmanie et en Indochine », poursuit M. Maloubier.

Les Français sont regroupés dans la French Indochina Country Section, le service action français pour l’Asie. Certains sont parachutés ailleurs qu’en Indochine, tel Pierre Boulle, planteur en Malaisie, qui plus tard écrira le roman Le pont sur la rivière Kwaï, basé sur ses expériences du combat en jungle. Les agents sont entraînés au Sri Lanka. « Nous étions des centaines d’agents et on parlait toutes les langues » s’amuse M. Maloubier. Le colonel Jean Sassi, alors sous-lieutenant, raconte dans ses mémoires (« Opérations spéciales, 20 ans de guerres secrètes », Editions Nimrod) que les Français reçoivent la visite d’un compatriote haut-gradé venant d’Afrique et sans aucune expérience de l’Asie. Il leur déclare que « le Japonais est un petit homme aux jambes torses habillé en vert. Mauvais tireur, il raterait un éléphant dans un couloir ».

Les instructeurs britanniques, vétérans des campagnes de Birmanie, modèrent le jugement. « Surtout, évitez le corps-à-corps. A la baïonnette, le soldat nippon est insurpassable. Il ne s’avoue jamais vaincu et pousse le fanatisme jusqu’au sacrifice. Ne vous approchez pas d’un cadavre avant de l’avoir inspecté ; il a peut-être été piégé par ses collègues. Même méfiance vis-à-vis d’un blessé : il vous attend peut-être avec une grenade dégoupillée. Pour eux, la vie n’est rien ».

Bob Maloubier est parachuté avec une petite équipe au Laos le 15 août 1945. Il doit harceler les Japonais. Puis, quand le Japon se rend après les bombardements atomiques de son sol, il rejoint le Vietnam comme administrateur de province. « Mais on s’est fait flinguer par les Viêts avant d’arriver, alors on m’a dit, vous êtes dans une province laotienne donc c’est vous qui l’administrerez ».

Tenir le Laos.

« Et on a tenu le Laos et empêché les Viêts de s’y installer. Les Vietnamiens étaient 30 millions d’habitants et nous n’étions au départ que 60 Français et plus 2.000 partisans laotiens qui ne pouvaient pas sentir les Viêts. On faisait le coup de feu et on bougeait continuellement pour donner l’impression que nous étions beaucoup plus nombreux. Mais moi je n’avais que 120 partisans et les autres missions à peu près les mêmes effectifs » se souvient M. Maloubier. « Si on a survécu, c’est parce qu’il y avait des grands espaces et la brousse et que les Japs s’étaient tirés du Laos. Mais ils avaient quand même laissé à la frontière les forces Viêts ».

Les maquis franco-laotiens vont tenir jusqu’en avril 1946 quand ils seront relevés par des troupes régulières françaises arrivées de Saigon.

Bob Maloubier est décédé le 20 avril 2015, quelques semaines après avoir accordé cette interview. Les honneurs lui ont été rendus aux Invalides à Paris le 29 avril.

NDLR : si l’Armée française et la Direction Générale des Services Extérieurs de la France ont rendu à Bob Maloubier l’hommage qu’il méritait, il convient de signaler que Sa Majesté la reine Elisabeth II, de visite à Paris, lui a elle-même remis les insignes de l’Ordre de l’Empire britannique.

Sources :

Terre Info Magazine n°265 – Juin 2015 – Texte de Bernard EDINGER.

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Publié le 18 Avril 2016

Au cimetière d’Issy-les-Moulineaux, Thierry Gandolfo explique la Première Guerre mondiale à une classe de l’école primaire Anatole France.
Au cimetière d’Issy-les-Moulineaux, Thierry Gandolfo explique la Première Guerre mondiale à une classe de l’école primaire Anatole France.

Thierry Gandolfo (à droite sur la photo) est conservateur au cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Il est aussi passionné par l’Histoire de France et est secrétaire du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir français. Régulièrement, il prend sur ses congés pour expliquer les conflits mondiaux aux écoliers, collégiens et lycéens.

Il le fait chaque année pour la classe de CM2 de l’école élémentaire Anatole France d’Issy, classe dirigée par Madame Véronique Pacitto (à gauche sur la photo). L’idée étant d’expliquer et de raconter la Première Guerre mondiale au travers de destins de soldats ou des différentes armes : quel était le rôle d’un artilleur ? Comment était équipé un cavalier ? Etre pilote dans un avion, cela signifiait quoi en 1915 ? Pourquoi des travailleurs malgaches se trouvent-ils dans le carré militaire ?

Récemment, à la fin du mois de mars, à la demande du Comité de Chatenay-Malabry et de sa présidente, Madame Françoise-Marie Belin, il est allé rendre visite au lycée Jean Jaurès. Thierry Gandolfo a cette fois axé son propos sur les troupes coloniales, en évoquant les conditions d’engagement, de la traversée depuis l’Afrique jusqu’en Europe et d’emploi dans les tranchées (problématiques des températures hivernales, des conditions de vie, de la curiosité – et du racisme – de certains camarades français ou des troupes allemandes).

Petit rappel : en 1857, le général Faidherbe, commandant les troupes françaises au Sénégal, et devant faire face à des besoins accrus en hommes, propose la création du corps des tirailleurs sénégalais. Sénégalais de nom, car les soldats proviennent aussi bien de ce pays que de Mauritanie, du Mali ou encore de Guinée. Le décret est signé par l’empereur Napoléon III le 21 juillet 1857, à Plombières-les-Bains.

Des difficultés de recrutement interviennent de suite. Il n’est pas rare que des révoltes éclatent. C’est notamment le cas chez les Bambaras du Mali. Aussi, les principaux contingents sont constitués d’esclaves rachetés à leurs maîtres, de « volontaires » et de prisonniers de guerre. Le nombre de régiments de tirailleurs sénégalais s’accroit, pour atteindre plusieurs dizaines de bataillons au moment de la Première Guerre mondiale. La majeure partie des sous-officiers et de nombreux officiers subalternes sont Africains. Il est vrai aussi que les officiers supérieurs sont tous issus de la métropole.

Au cours de la guerre de 1914-1918, près de 200.000 tirailleurs sénégalais participent au conflit, et environ 30.000 y laissent la vie.

Thierry Gandolfo évoqua le tirailleur sénégalais bien connu de l’époque « Y’a bon » qui illustrait la marque Banania (voulant dire « il y a de la banane dedans"). Pierre Lardet, le fondateur de la marque, tire profit du ce conflit en décidant d’associer sa boisson à l’effort de guerre. Il envoie sur le front quatorze wagons remplis de poudre de Banania distribuée aux poilus dans les tranchées. Une légende veut qu’un tirailleur sénégalais blessé fût rapatrié à l’arrière et employé à la fabrication de la poudre Banania dans l’usine de Courbevoie. C’est en la goûtant qu’il se serait exclamé, la gamelle et la cuillère à la main : « Y’a bon » !

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