Publié le 2 Août 2016

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Roger Motte de Neuilly-sur-Seine.

Biographie.

Roger Motte est né le 15 août 1912 à Neuilly-sur-Seine. Il se destine à une carrière dans l'enseignement.

Il effectue son service militaire dans l'aviation, et ressent alors une véritable vocation pour le vol. Démobilisé, il suit les cours des élèves officiers de réserve et, breveté pilote en août 1937, est promu sous-lieutenant, le 25 décembre 1938.

Mobilisé en 1939, il est pilote de chasse au Groupe 1/9 et 1/10 pendant la bataille de France. Après l'armistice il est affecté en Tunisie, au GC 1/3. Il tente dès lors, par tous les moyens, de rejoindre Malte. Après plusieurs tentatives infructueuses il demande à être basé au Maroc d'où il réussit à gagner Tanger puis Gibraltar. Le 30 octobre 1940 il est à Londres et s'engage aux Forces aériennes françaises libres sous le nom de Maurice Rémy.

Après un passage au 56 Operationnal Training Unit, il est affecté en février 1941 au 238 Squadron de la RAF, basé dans le sud-ouest de l'Angleterre, sur Hurricane. A la mi-avril 1941, il passe au 32 Squadron qui rejoint la côte ouest de l'Angleterre. Le 10 juin 1941, au cours d'une opération de couverture des côtes ouest du pays, le lieutenant Motte abat un JU.88, mais son avion est endommagé et il est contraint d'atterrir en Irlande du Sud où il est immédiatement fait prisonnier. Après trois tentatives d'évasion et seize mois d'emprisonnement, il réussit enfin à gagner l'Irlande du Nord, le 20 octobre 1943, et rejoint ensuite Londres.

Nommé capitaine le 25 décembre 1943, Roger Motte est affecté, comme pilote, au Groupe de Chasse 2/2 Berry, puis au Groupe de Chasse 2/7 avec lequel il participe à la bataille de libération dans le Nord de la France, en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Le 15 novembre 1944, il ramène au terrain son avion gravement endommagé par la DCA allemande. Le 18 février 1945, au cours d'un engagement contre un ennemi trois fois supérieur en nombre, il contribue à abattre avec son chef de dispositif deux Messerschmitt 109-G au-dessus de Walkirch.

A la fin de la guerre le capitaine Motte totalise 170 missions de guerre et 250 heures de vol de guerre. Titulaire de trois victoires aériennes. Il est affecté en octobre 1945 à l'Etat-major de la 2e Escadre de Chasse, puis, en juillet 1946, au 5e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Division aérienne duquel il prend le commandement, le 1er octobre 1946.

En janvier 1948, il est nommé chef des 2e et 3e Bureaux de l'Etat-major de la Défense aérienne du Territoire et en juin 1949, sous-chef d'Etat-major à l'Inspection générale de l'Armée de l'Air. En 1950 le commandant Motte rejoint l'Indochine comme commandant du groupe de marche 3/6 Roussillon, puis de la base aérienne de Cat-Bi, au Tonkin, puis, en 1951, de la base de Tan Son Hut en Cochinchine. Bien que commandant de base aérienne, il effectue pendant ces opérations le chiffre record de 408 missions de guerre.

Le 1er juin 1954, il est chef d'Etat-major à l'Inspection générale de l'Armée de l'Air, puis, à partir du 20 juin 1956, chef du Service d'action psychologique et d'information au secrétariat d'Etat à l'Air. Il est ensuite conseiller des études au Collège de l'OTAN. En 1960 il est commandant des Forces aériennes françaises de Bizerte et nommé, la même année, général de brigade aérienne. Il effectue encore une dizaine de missions en Afrique du Nord avant d'être, l'année suivante, nommé adjoint au général commandant en chef en Afrique centrale.

Le général Roger Motte, en provenance de Lahr en Allemagne, pris avec son appareil dans une tempête, est décédé, en service aérien commandé, le 26 octobre 1962 au-dessus de Bernay-en-Brie. Les obsèques se sont déroulées en l'Eglise Saint-Louis des Invalides. Il est inhumé au cimetière de Pantin à Paris.

Décorations.

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946.
  • Croix de Guerre 39-45 (5 citations).
  • Croix de Guerre des TOE.
  • Croix de la Valeur Militaire.
  • Médaille de la Résistance.
  • Médaille des Evadés.

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

Lire la suite

Publié le 11 Juillet 2016

Soldats anglais sur la route de Pozières, nord-est de la Somme, août 1916.

Soldats anglais sur la route de Pozières, nord-est de la Somme, août 1916.

Le contexte.

Le front occidental est stabilisé depuis décembre 1914, à la suite de la course à la mer. Les combats de 1915 d’Artois et de Champagne n’ont rien donné. Le général Joffre est inquiet des pertes subies, du manque d’unité de vue et de la dispersion des efforts militaires chez les Alliés. Une belle attaque commune : voilà ce qu’il faudrait à la fois pour renforcer la coopération entre Français et Britanniques et pour percer les lignes allemandes.

Les conférences de Chantilly.

Décembre 1915 : au sein de l’armée britannique le général en chef John French est remplacé par Douglas Haig. Les 6 et 7 décembre 1915, à Chantilly, Joffre explique ses plans aux Anglais, mais aussi aux Italiens : il s’agit d’attaquer aux beaux jours, donc au printemps ou en été 1916, les Empires Centraux : aux Français et aux Anglais de préparer une offensive contre l’Allemagne, aux Italiens d’en préparer une contre les Austro-hongrois.

En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, ayant été décimée en 1914-1915. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l’indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n’est donc pas unifié. Que l’on se figure une armée du Commonwealth. Il y a là des divisions anglaises, et aussi Nord-irlandaises, néo-zélandaises, australiennes, indiennes, sud-africaines et canadiennes.

Le général Joffre monte donc cette offensive avec l’armée française comme acteur principal au sud de la Somme, qui doit être appuyée par le corps expéditionnaire britannique, moins aguerri, entre la Somme et Arras. Il nomme Foch commandant du Groupe d’Armées Nord, responsable de l’opération. Une autre conférence à Chantilly le 14 février 1916 fixe le début de l’offensive au 1er juillet 1916.

Mais un imprévu arrive : en février les Allemands lancent leur attaque sur Verdun. Joffre décide de dégager le front de la Somme pour alimenter le secteur de la Meuse. De fait, les Britanniques se retrouvent devenir l’élément principal de l’attaque de juillet 1916. Seules quelques divisions françaises vont les appuyer.

Le front.

Les Allemands sont positionnés sur presque toutes les hauteurs du front. Ils occupent la ligne de crête qui sépare les bassins versants de la Somme et de l’Escaut. Ils sont ainsi organisés leurs lignes : une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d’appui et de réserve, ainsi qu’un labyrinthe d’abris profonds comportant d’ailleurs tout le confort moderne. Une deuxième est placée en ligne intermédiaire, dont le but est de protéger les batteries de campagne. Enfin, une troisième ligne, qui est pratiquement aussi forte que la première.

Du côté des Alliés, l’armée britannique est positionnée au nord du fleuve, quant à l’armée française, elle se tient de part et d’autre de la Somme en faisant sa jonction avec les Anglais sur la rive gauche. L’arrière sert de gigantesque entrepôt d’approvisionnement, avec Amiens pour centre : des chemins de fer sont construits ; des aérodromes sont aménagés ; des centres de ravitaillement ; des hôpitaux militaires… De nombreux ressortissants des colonies britanniques et françaises travaillent à la mise en œuvre de cet arrière. Des organisations chrétiennes, humanistes et/ou gouvernementales font également l’apologie de ce combat contre le Mal et, moyennant espérance de gains et de bon travail, font venir des milliers de Chinois.

Chez les Alliés, les Français sont commandés par Foch, avec la VIe armée du général Fayolle et la Xe armée du général Micheler. Du côté britannique, Haig a sous sa responsabilité la IIIe armée du général Allenby, la IVe du général Rawlinson et l’armée de réserve du général Cough.

Quant aux Allemands, ils sont sous la direction du général Fritz von Below.

24 juin 1916 – Préparation d’artillerie.

Grâce à la maîtrise du ciel, les Alliés peuvent détruire une partie des dirigeables allemands chargés d’annoncer les mouvements de troupes. En effet, les Britanniques disposent de 185 appareils (principalement des Sopwitchs), les Français de plus de 115 (des Caudron et des Farman bimoteurs, des Spad 7), alors que les Allemands ne peuvent aligner que 129 avions.

La préparation d’artillerie, initialement prévue pour cinq jours, débute le 24 juin par des tirs de réglage et de destruction. Elle s’intensifie à partir du 26 par un bombardement général et continu des lignes allemandes. En une semaine, l’artillerie britannique tire 1.732.873 coups. Les tranchées allemandes sont presque totalement détruites, mais les abris souterrains sont intacts. Le 28, l’offensive est reportée de 48h à cause du mauvais temps. Il tombe les premiers jours une moyenne de cinq obus pour chaque soldat allemand.

L’échec du 1er juillet.

Le 1er juillet au matin, à partir de 6h25, commence le bombardement final des Alliés. Les tirs d’artillerie atteignent une cadence de 3.500 coups par minute, produisant un bruit si intense qu’il est perçu jusqu’en Angleterre.

A 7h30, au coup de sifflet, l’infanterie britannique franchit les parapets baïonnette au canon et part à l’assaut des tranchées adverses. Les hommes sont lourdement chargés avec plus de 30 kg d’équipement. Ordre a été donné aux hommes de ne pas courir. En fait, l’état-major anglais craint que les hommes ne perdent le contact en courant et en se dispersant. Persuadé que les défenses allemandes ont été anéanties par les tirs d’artillerie, il exige que les hommes avancent au pas.

Les Allemands les accueillent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchent en masse. Les officiers sont facilement repérables et sont particulièrement visés. On estime à 30.000 le nombre de victimes (tués et blessés) dans les six premières minutes de la bataille. Les Allemands sont stupéfaits de voir les soldats britanniques venir au pas… A midi, l’état-major britannique annule l’ordre de marcher au pas, et retient les vagues d’assaut suivantes. De toute façon, les rares Anglais à parvenir aux tranchées allemandes ne peuvent résister à une contre-attaque. De leur côté, les Français atteignent leurs objectifs et peuvent progresser.

Au soir du premier jour des combats, le carnage est immense : 20.000 soldats du Commonwealth sont morts ; 36.000 sont blessés et hors de combat ; plus de 2.000 sont portés disparus. Des régiments entiers, comme celui de Terre-Neuve, sont anéantis à plus de 90 %.

Chez les Allemands, les pertes sont estimées à 6.000 hommes.

Evolution de la bataille.

Après l’échec du 1er juillet, le commandement britannique souhaite arrêter l’attaque. Le général Joffre refuse. Par contre, le principe d’une offensive d’ampleur est rejeté au profit d’attaques secondaires. Ainsi, le 4 juillet, les Anglais prennent La Boisselle, puis le bois de Mametz. Pozières tombe le 23, pris par la 1ère division australienne. A partir du 14 juillet, les combats se concentrent sur le bois de Delville, pris puis perdu par les Sud-Africains. Puis, pendant une semaine, c’est au tour du village de Guillemont de subir les attaques, en vain, des Anglais.

Les Français, quant à eux, continuent leur progression. Ils se rendent maître du plateau de Flaucourt. Ils ont avancé de près dix kilomètres. Près de 1.200 soldats allemands sont faits prisonniers. C’est le plus beau succès depuis la bataille de la Marne deux ans plus tôt. Mais les troupes du IIe Reich se ressaisissent : trente divisions sont retirées du secteur de Verdun (ce qui pour partie scelle l’échec sur la Meuse) et envoyées sur la Somme.

En septembre, les Alliés décident de reprendre l’offensive sur l’ensemble du front de la Somme. Mais là encore, le 3, les attaques britanniques échouent sur Guillemont, Ginchy et Thiepval. Même si chez les Français, de nouvelles positions sont prises (Vermandovillers, Deniécourt, Chilly), la progression est trop juste pour pouvoir tenir.

Apparition des chars.

Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d’assaut britanniques. Ce sont des « tanks » Mark I, qui mesurent 8 mètres de long, pèsent 30 tonnes et disposent d’une autonomie de 20 km. Ils avancent à la vitesse de 6 km/h et sont équipés de 5 mitrailleuses. Leur utilisation, à l’avant de l’infanterie, permet au 22e Régiment royal canadien de prendre Courcelette, à la 15e division écossaise de prendre Martinpuich, tandis que la 47e London division s’empare du bois des Fourcaux. De même, à Flers, les Britanniques battent les Allemands et font 4.000 prisonniers.

Les chars sont bien entendu intégrés dans la grande offensive des 25 et 26 septembre. Les Alliés entrent dans Combles, évacué par les Allemands et prennent Thiepval. Mais ses efforts ne font que stabiliser le front. Les forces s’essoufflent et ne peuvent poursuivre.

Pourtant, les Alliés « remettent cela » : le 5 novembre, les Français attaquent Sailly-Saillisel mais ne peuvent prendre le bois de Saint-Pierre-Vaast. Quelques jours plus tard, Beaumont-Hamel est pris par les Britanniques. Mais ils n’avancent plus guère. L’automne est là, avec la pluie, la boue et le froid. Les chars n’avancent plus et deviennent de très belles cibles pour les obus ennemis. Le général Haig décide de stopper toutes les offensives britanniques. Il est imité quelques jours plus tard par le général Foch, qui renonce à une offensive majeure du le Xe armée. C’en est fini de la bataille de la Somme. Près de 70.000 soldats allemands sont prisonniers, mais les Britanniques ont eu 260.000 tués et les Français 63.000, chiffres auxquels il convient d’ajouter les blessés deux fois plus nombreux. Joffre, furieux de cet échec, décide de limoger Foch et de l’envoyer en mission à l’état-major puis en Italie. Il devra attendre 1918 pour faire son retour à la tête d’une armée française puis à celle de toutes les armées alliées.

Quant aux Anglais, pour toujours, le 1er juillet reste comme la journée la plus meurtrière de toute son histoire militaire.

Le coquelicot.

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est associé au souvenir des combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale. Cette allégorie du coquelicot découle d’un poème datant du printemps 1915, écrit par le lieutenant-colonel John Mc Crae, un médecin du Corps de santé royal canadien qui fut témoin de la terrible seconde bataille d’Ypres. Il s’intitule In Flanders Fields. En fait, les coquelicots fleurissaient sur les bords des tranchées et sur les routes des soldats et leur couleur rouge était un symbole pour le bain de sang de la guerre. Une Française, Madame Guérin, proposa au maréchal britannique Douglas Haig que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux « gueules cassées ». En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

Il est à noter la similitude de cette histoire avec celle du Bleuet de France.

 

Sources :

 

  • Stéphane Audoin-Rouzeau, Jean-Jacques Becker, Encyclopédie de la Grande guerre, Bayard, 2004.
  • John Buchan, La bataille de la Somme, Thomas Nelson & Sons, 1920.
  • Marjolaine Boutet et Philippe Nivet, La bataille de la Somme, Taillandier, 2016.
  • Général Georges Girard, La bataille de la Somme en 1916, Plon, 1937.
  • Alain Denizot, La bataille de la Somme, Perrin, 2002.
  • Mémoires du maréchal Joffre et du maréchal Foch.
  • John Keegan, La Première Guerre mondiale, Perrin, 2003.

 

Lire la suite

Publié le 20 Juin 2016

Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.
Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.

Un drapeau de Rhin et Danube sous bonne garde.

Le collège Jean Macé à Clichy était en effervescence ce jeudi 16 juin 2016 car il devenait le premier établissement scolaire des Hauts-de-Seine à se voir confier la garde d'un drapeau de Rhin et Danube.

Après un mot d'accueil de Christian Comes, principal du collège puis l'évocation de l'épopée de la 1ère armée française par une élève du collège, Claude Guy, Délégué général du Souvenir français pour le département des Hauts de Seine a rappelé dans son discours ce qu'étaient les missions de notre association mémorielle et les raisons qui ont conduit à cette belle initiative citoyenne de conservation de la Mémoire. Solennellement le drapeau fut ensuite confié à sa garde de trois collégiens avant que ne s'élève des rangs de l'assemblée la Marseillaise conduite par le professeur Le Gac.

Rhin et Danube.

La 1ère armée française fut le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle fut d’abord connue sous le nom de la 2e armée (décembre 1943) puis d’Armée B (janvier 1944). En septembre 1944, elle reçut enfin ce titre de 1ère armée, puis bientôt surnommée « Rhin et Danube » en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et la Danube entre le 31 mars et le 26 avril 1945.

Le 23 avril 1968, en dévoilant la plaque commémorative de la 1ère armée sur l’esplanade des Villes – Compagnons de la Libération, le général de Gaulle prononça les paroles suivantes : « Aux Soldats de la Première Armée Française qui, devant l’Histoire, ont payé le Prix de la Liberté. La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1re DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’Outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai 1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants. »

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’association « Rhin et Danube » fut créée, sous l’impulsion du général de Lattre de Tassigny : « Gardez intact en vos mémoires le souvenir de nos luttes et de nos rangs fraternels. L’esprit “Rhin et Danube” survivra en chacun de vous et demain, pour vos devoirs nouveaux, vous serez encore, avec ferveur, les artisans intransigeants de la Grandeur Française ».

Elle fut reconnue d’utilité publique le 8 octobre 1947. Lors de sa dissolution en 2004, le Comité National laissa la possibilité aux départements volontaires de poursuivre leur action. Pour d’autres, ils furent intégrés au Souvenir Français qui prenait l’engagement d’en respecter les drapeaux et les traditions.

Lire la suite

Publié le 7 Juin 2016

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean Mantelet de Nanterre.

Jean Mantelet est né le 5 mars 1891 à Nanterre où son père est miroitier.

Elève au lycée Condorcet, il est très tôt attiré par la mer et décide de préparer l'Ecole d'Hydrographie de Saint-Brieuc. Egalement féru de musique, il fait un long séjour en Allemagne qui le marquera toute sa vie.

Durant la Première Guerre mondiale il fait ses premières armes comme canonnier marin au fort de Troyon. Il devient officier d'ordonnance de l'amiral Grand-Clément et, en 1916, est promu enseigne de vaisseau.

Il embarque ensuite sur le cuirassé Diderot. Il est promu enseigne de vaisseau de première classe en 1918, puis commandant de la Linotte à bord de laquelle il évite de peu un torpillage.

Démobilisé en 1919, Jean Mantelet se marie en 1922. Il réside à Port Saïd et, en 1925, entre à la Compagnie du Canal de Suez comme pilote.

En 1939 il est mobilisé comme pilote "affecté spécial" dans cette compagnie, mais dès l’appel du général de gaulle, le 18 juin 1940, il transforme son appartement en foyer d'accueil pour les marins français ralliés à la France libre. Il exerce, sous les ordres du commandant Lucas, les fonctions de délégué de la Marine marchande de la France libre à Port Saïd.

Le 9 février 1942, il prend le commandement du paquebot Paul Doumer, alors transformé en transport de troupes pour les Forces françaises libres.

Le 30 octobre 1942, alors qu'il navigue au sud de Madère en direction de l'Angleterre, avec à son bord environ 250 soldats français, anglais et hindous, le paquebot reçoit d'un sous marin allemand deux torpilles qui l'éventrent, noyant la salle des machines. Les mécaniciens survivants tentent, en vain, de stopper les machines car les moteurs tournent toujours, augmentant le péril du sauvetage.

Quelques instants plus tard une importante explosion rend impossible l'usage de la plupart des embarcations de secours. Puis, le bateau se couche sur le flanc avant de couler rapidement par l'arrière. Après avoir organisé l'évacuation d'un maximum de passagers le capitaine de corvette Jean Mantelet rejoint son poste de commandement et sombre avec le navire. Dérouté sur les lieux, un bâtiment norvégien, l'Alaska, recueille cinquante-six rescapés.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération – Décret du 16 août 1944 ;
  • Croix de guerre 1914-1918 (2 citations) ;
  • Croix de guerre 39/45.

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

Lire la suite

Publié le 30 Mai 2016

Les compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine: Elie Touchaleaume.

Elie France Touchaleaume est né le 15 octobre 1914 à Lormes dans la Nièvre. Son père était exploitant agricole au Maroc.

Après des études secondaires à Saint-Brieuc, il s'engage dans la Marine en avril 1936 et quelques mois plus tard est nommé aspirant. En 1937, il est enseigne de vaisseau de 2e classe puis enseigne de vaisseau de 1ère classe en mars 1938.

En septembre 1939, au moment de la déclaration de guerre, il est officier de manœuvre sur le contre-torpilleur Le Terrible dans l'Atlantique et, à partir de février 1940, commandant du Chasseur 13 puis du Chasseur 41 pendant les opérations de Dunkerque et les évacuations du Havre et de Cherbourg.

Le 17 juin 1940, il quitte la France pour l'Angleterre et débarque à Portsmouth le 18 juin.

Très vite, désireux de poursuivre le combat, il se rallie à la France libre et demande, avec ses camarades, à l'amiral Muselier, devant la difficulté d'armer des vaisseaux de guerre français faute d'équipage entre autre, la création d'un bataillon de fusiliers marins dans lequel il pourrait continuer à combattre.

Ces marins volontaires sont alors formés dans un camp d'entraînement britannique par des cadres de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) revenus de Narvik. Le 31 août 1940, le 1er bataillon de fusilliers-marins (1er BFM), sous les ordres de Robert Détroyat, quitte la Grande-Bretagne aux côtés de la 13e DBLE pour participer à l'opération "Menace" devant Dakar.

L'enseigne de vaisseau Touchaleaume reçoit alors le commandement d'une des trois compagnies du 1er BFM ; il prend part, après l'échec de Dakar, aux opérations du Gabon et de Syrie où il est blessé deux fois, au ventre et à la jambe, à une heure d'intervalle le 17 juin 1941 à Djedet-Artouz devant Damas.

En raison de ses blessures, il est contraint de quitter le 1er BFM et reçoit l'ordre de servir à nouveau dans la Marine navigante. En décembre 1941, il est nommé commandant du patrouilleur Viking en Méditerranée orientale, chargé d'opérations d'escorte le long des côtes de Libye et de Cyrénaïque. En mars 1942, il est promu lieutenant de vaisseau mais le mois suivant, le 27 avril 1942, le Viking est coulé par un sous-marin allemand au large de Saïda.

Elie France Touchaleaume est nommé, en mai 1942, commandant par intérim et commandant en second de l'aviso La Moqueuse qui effectue des missions d'escorte de convois en Méditerranée.

En mai 1943, il est rappelé en Grande-Bretagne pour prendre le commandement de la corvette Lobelia chargée d'escorter des convois dans l'Atlantique Nord. Basée en Ecosse, à Greenock, la Lobelia conduit les convois d'Islande, de Terre-Neuve et d'Halifax et coule un sous-marin allemand au cours d'une de ses sorties.

En juillet 1944, il quitte son commandement et, en septembre, est affecté à l'Etat-major de la Marine à Brest comme chef du 2e Bureau ; il participe à la libération de Brest et assiste à la reddition du général allemand Ramcke. Il organise ensuite le siège de Lorient avec les FFI jusqu'au début 1945 puis réorganise les services de marine civils et militaires en Bretagne.

En mai 1945, Elie France Touchaleaume est détaché aux services de presse et d'information du ministère de la Marine.

En octobre 1945, il est en poste à l'Etat-Major du haut-Commissaire de France à Saigon.

En juillet 1947, il est membre du cabinet du ministre de la Marine. Nommé capitaine de corvette en août 1948, il démissionne au même moment.

Entre 1948 et 1956, il travaille en Egypte à la compagnie du Canal de Suez puis est rappelé à l'activité d'août 1956 à février 1957 et détaché à l'Etat-major de l'amiral Barjot pour les opérations de Suez.

En 1957, il trouve un poste de cadre supérieur dans l'industrie du pétrole à Paris. Il est capitaine de frégate de réserve en août 1962.

Elie France Touchaleaume est décédé le 5 mars 2010 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé dans son village natal de Lormes.

  • Commandeur de la Légion d'Honneur ;
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945 ;
  • Croix de Guerre 39/45 (4 citations) ;
  • Médaille de la Résistance avec rosette ;
  • Médaille Coloniale ;
  • Médaille des Blessés ;
  • Médaille Commémorative 39/45 ;
  • Officier du Dragon d'Annam ;
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre ;
  • Mention in a Despatch (GB) ;
  • Officier de l'Ordre Royal (Cambodge) ;
  • Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)

© Ordre de la Libération.

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

Lire la suite

Publié le 26 Mai 2016

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.

Retour sur le congrès 2016.

Le congrès national du Souvenir Français s’est déroulé les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 mai 2016.

Il convient d’abord de rappeler les discours des personnalités présentes :

  • Monsieur André Rossinot (ancien ministre) avant la signature d'une convention avec l'association des maires de France.
  • Monsieur Xavier Darcos (ancien ministre) secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques qui parraine le SF.
  • Monsieur Meckel (ancien ministre de RDA), président d'une structure équivalente au SF en Allemagne, avec signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-François Carenco, président de l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur avant signature d'une convention.
  • Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.
  • L'adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo étant avec le Président de la République.

Autre temps : à l'extérieur, ce fut la cérémonie au cimetière de Crépy en Valois en présence de trois chefs religieux, la démonstration de géo-localisation des tombes dans le cimetière de Plessis-Belleville puis la touchante remise d'un drapeau aux élèves réunis près du monument aux morts qui marquèrent ce vendredi.

Enfin, le samedi après-midi consacré aux porte-drapeaux permit de réunir 438 porte-drapeaux dans les salons de l'Hôtel de ville de Paris en présence notamment de Fred Moore (96 ans), dernier chancelier de l'Ordre de la Libération et actuel délégué national des communes "Compagnons de la Libération", du ministre de la Défense et de nombreuses autres personnalités.

La journée se termina par le ravivage de la flamme de la Nation, cérémonie présidée par le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire. Il convient de noter que ce dernier pris le temps de saluer chaque porte-drapeau.

Dans les photos qui défilent ci-dessous :

  • le CGA Barcellini,
  • les anciens ministres André Rossinot et Xavier Darcos,
  • Mme Morel du siège (revue),
  • recueillement au monument des 44 enfants de Crépy en Valois morts carbonisés en 1982 dans un accident de cars...
  • une tombe géolocalisée, jeunes du collège de Plessis-Belleville,
  • haie d'honneur à Plessis-Belleville,
  • un cadre prestigieux pour les porte-drapeaux,
  • les porte-drapeaux en attente dans une rue près des Champs-Elysées,
  • en route vers l'Arc de Triomphe,
  • le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian,
  • le CGA Barcellini,
  • le secrétaire d'Etat chargé des AC et de la mémoire salue le ministre allemand.

Claude GUY - Délégué général du SF 92

Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.
Retour sur le congrès national 2016 du Souvenir Français.

Lire la suite

Publié le 14 Mai 2016

Cimetière militaire de Diego Suarez.
Cimetière militaire de Diego Suarez.

La nécropole militaire de Diego Suarez.

Le cimetière militaire de Diégo-Suarez à Madagascar abrite les tombes de 921 soldats français, européens et indigènes, enterrés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

Cette nécropole nationale française témoigne de soixante-cinq ans d'histoire commune franco-malgache, entre 1895, date de la colonisation de l'île et 1960, celle de son indépendance.

Elle est située à la limite de la ville, au centre du cimetière municipal, en bordure du boulevard Dupleix. Elle compte 921 sépultures de militaires réparties en trois carrés : français, européen et indigène. Ces hommes sont décédés entre la fin du 19e siècle et les années 60.

149 sépultures ont été ajoutées à l'enclos des autochtones, situé au bord du cimetière civil. Il existe par ailleurs un caveau où sont inhumés des légionnaires. Un monument aux morts "A la mémoire glorieuse des enfants de Diégo-Suarez morts pour la France" accueille le visiteur à l'entrée du carré militaire. Un autre, en forme d'arche, rappelle les combats de la libération de l'île durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans un rayon de 35 km autour de Diégo-Suarez, 1.664 autres tombes de militaires ont été aménagées dans les cimetières du Cap Diégo (1411 tombes), Anjianema (157), Joffreville (51) et Sakaramy (25). Un projet de regroupement des sépultures françaises de la région en un seul site est en cours d'étude.

Le Consulat Général de France à Diégo-Suarez assure la gestion et l'entretien du site grâce à la dotation budgétaire annuelle octroyée par le ministère de la Défense.

Autres cimetières et carrés militaires.

Avant toute chose, il convient de saluer le travail remarquable de l’ambassade de France à Madagascar, celui du Souvenir Français (dirigé par le commandant (CR) Patrick Deleplanque), celui des élèves du lycée français de Tananarive (en particulier la classe STG1), celui de nombreuses associations patriotiques, d’anciens militaires et bien entendu du détachement de la Légion étrangère de Mayotte (liste non exhaustive).

Les principaux autres sites à Madagascar sont les suivants (là-encore, liste non exhaustive) :

  • Ambalavao : un monument rappelle l’accident en 1947 de l’avion des militaires suivants : lieutenant-colonel Lequesne, capitaine d'aviation Guillot, sous-lieutenant (infanterie) de Tournadre, adjudant-chef d'aviation Gourcerol, sergent-chef d'aviation Allard, sergent-chef Katsia (seul le sergent Anizet survécut au crash).
  • Ambato-Boeny : carré militaire qui rassemble, sans précision, une cinquantaine de tombes individuelles et un ossuaire. Monument commémoratif du 2e régiment de génie. Un monument avait été élevé à la mémoire des officiers, sous-officiers et sapeurs du 2e RG ayant participé aux opérations de 1895. Il a été détruit il y a quelques années par un camion et il n'en subsiste aucune trace.
  • Ambodimadiro : tombes militaires identifiées à Ambodimadiro (au nord de Mandritsara, à mi-chemin entre Tananarive et Diego-Suarez). Le cimetière rassemble également 10 autres tombes sans indications nominatives concernant des tirailleurs malgaches.
  • Ambohitra : Joffreville, actuelle Ambohitra, était une petite ville de garnison. Sur la route vers Diego-Suarez se situait le centre d'entraînement de la Légion étrangère, abandonné depuis 1973 pour le Centre d'entraînement à la forêt équatoriale, en Guyane. Les derniers occupants militaires français ont été les légionnaires du 3e R.E.I. qui entretenaient sur place cet ancien cimetière où reposaient leurs aînés du Bataillon de marche de la Légion qui avaient séjourné ici de 1901 à 1905.
  • Ambositra : tombes militaires recensées dans le cimetière d'Ambositra, concernant notamment des légionnaires du IV/4e R.E.I.
  • Andapa : le 30 mai 1958, un avion de transport de type Douglas C-47A qui effectuait une liaison s'écrase à 25 km d'Andapa, à l'ouest de Sambava et Antalaha (au nord-est de Madagascar). Tout son équipage périt dans l'accident. Les quatre aviateurs sont inhumés dans le cimetière d'Andapa.
  • Andriba : monument commémoratif, 13e R.I.Ma, 2e R.A.Ma et 38e R.A.C. A la sortie d'Andriba au bord de la route, au point kilométrique 224 (P.K.224), stèle élevée à la mémoire des officiers, sous-officiers, soldats et canonniers de ces régiments, morts pour la France en 1895.
  • Anjiamena : cimetière militaire de Ramena qui rassemble 159 tombes, pour la plupart datant du début du siècle, mais très peu ont conservé leurs plaques nominatives (les autres n'ont plus). Longtemps laissé à l'abandon, l'endroit est maintenant entretenu, notamment, grâce aux efforts réguliers du Détachement de la Légion Étrangère à Mayotte (D.L.E.M.).
  • Ankaboka : monument sans noms situé près de l'emplacement d’un important cimetière disparu de la conquête (1200 tombes dont il ne subsiste aucune trace).
  • Anketsabe : le cimetière militaire d'Anketsabe, situé près du village de Sarodrano sur l'île de Nossi-Komba, au nord-ouest de Madagascar, rassemble une centaine de tombes de militaires décédés au cours de la seconde expédition de Madagascar en 1895.
  • Antananarivo : dans le cimetière civil d'Ambohipo (commune de Tananarive), propriété de la mission catholique, sont enterrés environ 13 officiers et sous-officiers français dont seuls deux ont encore des sépultures identifiables.
  • Betafo : tombes militaires identifiées recensées dans le cimetière militaire de Betafo, commune située au centre de Madagascar, à l'ouest d'Antsirabe.
  • Hell-Ville : stèle commémorative installée dans le cimetière de Hell-Ville, sur l'île de Nosy-Be (au nord-ouest de Madagascar). Texte porté sur le monument : "A l'officier qui sut vivre et mourrir digne son nom, Pierre Jean BART, lieutenant de vaisseau du Roi, commandant de la corvette Sarcelle, mort en servant son pays le 3 juin 1843 - [érigé par la] Division navale de Madagascar et les Français de Nosy-Be en septembre 1846".
  • Maevatanana : quinze tombes de militaires français se trouvent dans le cimetière communal de Maevatanana
  • Mahatsinjo : monument commémoratif du 1er R.C.A. Il s’agit d’un village situé sur l'axe Tananarive-Majunga. Le monument a été érigé sous le commandement du Gouverneur général Léon Cayla et du général Roucaud, commandant supérieur des troupes à Madagascar, avec l'aide du Souvenir Français. "Aux officiers, sous-officiers, brigadiers et cavaliers du 10e escadron du 1er Chasseurs d'Afrique morts pour la France en 1895".
  • Majunga : monument aux soldats de l’expédition de 1895 morts pour la France. Bâti sous Gallieni à côté du cimetière de la ville (Route Corniche) devient aussi ensuite celui des soldats morts durant la Grande guerre.
  • Marovoay : à proximité de la Poste se trouve un ossuaire surmonté d´inscriptions française et malgache - "Morts pour la Patrie" - "1896-1945" - La porte est ornée de l'ancre des troupes coloniales - Aucun nom n'est enregistré, mais près de 1.400 militaires reposaient dans deux grands cimetières à Marovoay et il n'en subsiste plus aucune trace.
  • Sakaramy : petit cimetière où une vingtaine de tombes sont identifiées, les autres n'ont plus d'indications nominatives.
  • Vohemar : tombes militaires répertoriées à Vohemar, commune côtière située au nord-est de Madagascar. Sur six tombes, seules deux sont nominatives (dont une collective rassemblant trois militaires).

Actions actuelles.

Parmi les actions dernièrement entreprises, citons la suivante, rapportée par le ministère de la Défense : le 13 avril 2015, l’équipage du Floréal, en escale à Fort Dauphin au Sud-Est de Madagascar, a réalisé une action civilo-militaire au profit du cimetière de la ville. Une trentaine de tombes de militaires français enterrés depuis la fin du 19e siècle au cimetière de Fort Dauphin ainsi que plusieurs allées de tombes malgaches ont pu être défrichées par les marins français. Un ancien marin, à présent restaurateur, a apporté son soutien financier à l’opération qui a réuni une quinzaine de marins français et cinq Malgaches.

Ils ont travaillé pendant plusieurs heures pour accomplir ce devoir de mémoire, réalisé dans la bonne humeur et à la main, au coupe-coupe, selon la tradition locale. L’entretien de ces tombes n’avait pas été réalisé depuis plusieurs années.

Déployé en océan Indien et basé à la Réunion, la frégate Floréal participe à l’exercice de la souveraineté française dans cette région, à la lutte contre la pêche illégale, à la surveillance du trafic maritime et à l’entretien des relations bilatérales. Cette frégate de surveillance est régulièrement amenée à participer à l’opération Atalante de lutte contre la piraterie.

Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.
Les cimetières militaires français à Madagascar.

Lire la suite

Publié le 13 Mai 2016

Concert au profit de l'ONG Hamap le samedi 14 mai.

Chers Amies, Chers Amis,

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance la Création du Requiem de Mozart « au féminin » le 14 Mai prochain à Paris. Il s’agit d’une version du REQUIEM de MOZART pour voix féminines et orchestre à cordes : 24 chanteuses et 4 solistes simplement accompagnés de violons, d’altos et de violoncelles, pour découvrir comment les mots et la musique de cette œuvre universellement connue, s’assemblent, au féminin, en une intimité porteuse de sens. Il a fallu plus d’un an de travail pour adapter les partitions originales pour les voix féminines puis ajuster les partitions d’orchestre, à partir de celle éditée par Peter Lichtenthal pour quatuor à cordes en 1802.

Nous avons déjà créé cette version inédite en province l’année dernière. Le public est sorti conquis. La première partie de ce concert sera consacrée au Magnificat de VIVALDI, également créé, le même jour, en version féminine. Vous trouverez en pièce jointe toutes les informations nécessaires pour venir nous écouter.

Nous donnons ce concert INEDIT le samedi 14 Mai à 20H30 en l’Eglise Américaine 65 Quai d’Orsay 75007 PARIS au profit de l’ONG HAMAP-Humanitaire

En espérant avoir le plaisir de vous partager avec vous cette création magnifique.

Joël KAIGRE

Président de l’ONG HAMAP-Humanitaire

Billets en vente :

• réseau francebillet.com (fnac.com - carrefour.fr)

• réseau ticketmaster.fr (cultura.com - auchan.fr - e-leclerc.com - cora.fr)

• billetreduc.com

• infoconcert.com

PRIX DES ENTREES

• Plein tarif : 18€

• Tarif réduit : 11€

• Entrée gratuite : enfant - de 12 ans

• Des places seront également disponibles à la vente à l’entrée du concert

www.alienor-chorale.frwww.paulmarcel-nardi.com

Lire la suite

Publié le 8 Mai 2016

Avril 1983 - Beyrouth - Un parachutiste français (Copyright Wikimedia)
Avril 1983 - Beyrouth - Un parachutiste français (Copyright Wikimedia)

La guerre civile au Liban.

Le Liban moderne est né à la suite de la Première Guerre mondiale, sur les décombres de l’Empire ottoman. La Société des Nations confie à la France le soin de constituer un état. Le premier Haut Commissaire du Gouvernement français, chargé de l’exécution de ce mandat, est le général Henri Gouraud. Il proclame la création de l’état du « Grand Liban » le 1er septembre 1920.

Dans cette constitution, il s’agit de créer un ensemble viable économiquement, c’est-à-dire rassemblant le littoral, les montagnes et la plaine fertile de la Bekaa et de rassembler également les communautés religieuses. Il est donc décidé de remplacer l’antique système féodal par un système fondé sur la religion avec les maronites, les grecs orthodoxes, les musulmans sunnites, les musulmans chiites, les juifs et les druzes.

Tout ceci signifie une vraie complexité tant dans l’administration qu’au quotidien dans la vie économique et sociale. Après la parenthèse de la Seconde Guerre mondiale, les événements s’accélèrent : absence de consensus sur le passé et de vision commune sur le futur, chaque camp, désormais chaque camp religieux, rejette la faute sur l’autre. Les inégalités sociales et économiques présentent un double caractère régional – les plaines face aux montagnes – et confessionnel. Pour les forces politiques au pouvoir le clientélisme est roi. Il n’est qu’à voir la constitution : elle proclame l’appartenance du président de la République à la communauté maronite, le premier ministre doit être sunnite et le porte-parole du gouvernement chiite. Les sièges parlementaires étant répartis entre les chrétiens et les musulmans ; les maronites ayant en plus le contrôle de l’armée.

Vient s’ajouter l’environnement international : les années 50 sont caractérisées régionalement par l’affirmation d’une « grande nation arabe » selon la volonté du président égyptien Nasser. Nationalisme exacerbé entre autres par la naissance de l’Etat d’Israël – décidé par l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du partage de la Palestine de 1947 – qui se matérialise par une première guerre en 1948. De nombreux Palestiniens quittent les territoires maintenant occupés militairement par les juifs et se réfugient au Liban.

Moins de vingt ans plus tard, en 1967, il en va de même avec la Guerre des Six Jours : Jérusalem, le plateau du Golan et la Cisjordanie sont occupés par Israël. Les pouvoirs locaux sont déstabilisés. Les fedayins – combattants de l’Organisation de la Libération de la Palestine de Yasser Arafat – tentent de prendre le pouvoir en Jordanie. Ils sont pourchassés et pour beaucoup trouvent encore refuge au Liban. Cet événement restera dans les mémoires comme l’un des fondements du sentiment palestinien. Il est appelé Septembre Noir. Le Liban devient le foyer du sentiment panarabe et révolutionnaire. Mieux – ou pire selon les points de vue – l’OLP obtient du Gouvernement libanais que les camps d’entraînements militaires des fedayins soient reconnus comme des terrains extraterritoriaux : ainsi les milices palestiniennes peuvent mener une guérilla à partir du Liban, en toute impunité.

La tension monte entre Libanais et Palestiniens. Le 13 avril 1975, des fedayins tirent sur l’escorte du président libanais, Pierre Gemayel. En représailles, les maronites attaquent un bus palestiniens et tuent 27 personnes. La spirale vers le chaos s’amplifie : quelques jours plus tard, nouvelles attaques et nouveaux morts. Bientôt Beyrouth est coupée en deux par une ligne dite « verte » : quartiers musulmans de Beyrouth-Ouest d’un côté ; quartiers chrétiens de Beyrouth-Est de l’autre.

L’année suivante, en 1976, la Syrie du président Hafez el-Assad impose un cessez-le-feu (dix avaient été décrétés auparavant mais sans jamais de succès) et ordonne l’entrée de troupes et de blindés dans le Nord du Liban et dans la plaine de la Bekaa. Du côté chrétien, pouvoir militaire et politique sont unifiés par étapes au prix de sanglants combats : les Kataëb du président Bachir Gemayel – le fils de Pierre – sortent vainqueurs et se rapprochent d’Israël. Enfin, l’OLP profite du chaos pour attaquer et lancer des roquettes sur les villes du nord de l’Etat hébreux.

« Paix en Galilée ».

En juin 1982, face à une énième attaque palestinienne, Israël déclenche l’opération « Paix en Galilée » et entre au Liban, s’avançant jusqu’à Beyrouth. Ce nouveau conflit fait de très nombreuses pertes civiles et provoque un nouveau bouleversement. En effet, les troupes de Tsahal – l’armée israélienne – traversent les lignes tenues par la FINUL – forces mises en place par les Nations Unies en 1978, à l’initiative du général français Jean Cuq à la suite de l’escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise avec près de 4.000 hommes – franchissent la ligne des 40 km nord initialement annoncée comme objectif limite par le ministre de la Défense Ariel Sharon et atteignent la capitale où elles font jonction avec les Forces libanaises de Bachir Gemayel (à la tête de l’Etat, de l’armée et soutenu par les milices – phalanges – chrétiennes).

Environ une semaine après le début de leur invasion, les Israéliens commencent le siège de Beyrouth Ouest où l’OLP trouvait refuge au milieu de la population civile. Les fedayins sont alors attaqués et rapidement doivent se rendre à l’évidence : en aucun cas, ils ne peuvent l’emporter face à la puissance de l’armée israélienne. Le 21 août, les Etats-Unis imposent un cessez-le-feu : l’OLP quitte Beyrouth à bord de navires de la Marine nationale française. La Tunisie leur accorde l’asile.

Trois semaines plus tard, le 14 septembre 1982, une énorme bombe explose dans le quartier général phalangiste de Bachir Gemayel le tuant ainsi que 60 de ses soldats. L’OLP ayant quitté Beyrouth les Palestiniens se retrouvent sans protection. Les phalangistes entrent dans les camps de Sabra et Chatila et décident de « punir » les terroristes : plus d’un millier de Palestiniens sont massacrés. Les soldats de Tsahal, pourtant proches, n’interviennent pas. Il en est de même pour l’armée régulière libanaise qui laisse faire les milices chrétiennes.

La seconde phase de la guerre du Liban.

Amine Gemayel succède à son frère Bachir à la tête de l’Etat. Sous l’égide des Etats-Unis, un accord est signé stipulant la fin de l’état de guerre et un retrait israélien conditionné par un retrait simultané des forces palestiniennes et syriennes. Malheureusement, de nouveaux combats éclatent entre milices dans le nord du pays, à Tripoli. De même, dans les montagnes du Chouf, jusqu’alors épargnées, les druzes – avec l’appui de l’URSS – s’opposent à l’armée libanaise. Des milliers de civils maronites ou chrétiens sont contraints de quitter leurs villages. En septembre 1983, les Américains interviennent militairement et imposent un cessez-le-feu.

Le 23 octobre, un double attentat-suicide frappe les casernes des troupes américaines et françaises de la force multinationale.

Le poste Drakkar.

La force française est composée de soldats aguerris et de volontaires du 1er et du 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes). Ils ont installé un de leurs cantonnements dans un immeuble qu’ils appellent « Poste Drakkar » dans le quartier Ramlet El Baida de Beyrouth. Les autres postes français sont : Caravelle, Kayak, Boutre, Gondole.

A 6h du matin, le 23 octobre 1983, un camion, bourré d’explosifs, touche le contingent américain du 1er bataillon du 8e régiment des marines, basé à l’aéroport de Beyrouth. Cet attentant cause la mort de 241 soldats. Deux minutes plus tard, dans un procédé similaire, c’est au tour du Poste Drakkar d’être touché. L’immeuble s’effondre de ce fait (c’est du moins la thèse officielle – d’autres considérant que l’immeuble ayant été auparavant évacué par les services secrets syriens, des explosifs y auraient été laissés dans cette intention). On relève 58 corps de parachutistes français tués, ceux de la gardienne et de ses enfants ; 15 militaires sont blessés et 26 sont indemnes. Des témoins indiquent que le camion, sous la pression des tonnes d’explosifs, se serait soulevé dans les airs avant de retomber à sept mètres de distance.

Témoignage du major (R) Omer Marie-Magdeleine.

Dans le numéro 248 de Terre Info Magazine, journal d’informations de l’armée de terre française, Bernard Edinger raconte le témoignage recueilli auprès du major Marie-Magdeleine, blessé dans cet attentat : « J’avais les pieds sur les premières marches de l’escalier quant tout a sauté ; je me suis retrouvé tout à coup dans le vide avec le bâtiment qui s’ouvrait, puis j’étais sous les décombres, en dessous du bâtiment. C’était tôt le matin. J’étais adjudant d’unité de la 3e compagnie du 1er RCP. Je venais d’inspecter les postes de combat sur les balcons du bâtiment ainsi que le checkpost, un peu plus loin tenu par le 35e RAP (régiment d’artillerie parachutiste). Une explosion gigantesque est survenue du côté de l’aéroport au moment où je rentrais. Le bâtiment où étaient basés les Marines s’effondrait causant la mort de 241 Américains. Je me suis précipité vers notre bâtiment où j’ai entendu les chefs de section qui appelaient aux postes de combat. Puis, il y eut l’explosion. D’abord inconscient, j’ai ensuite entendu les marteaux-piqueurs et j’ai crié « Attention, je suis là ! »

« Je suis resté trois ans à l’hôpital du Val de Grâce (NB : le major souffrait de nombreuses fractures qui avaient entraîné de multiples dégâts internes). On a ensuite voulu me démobiliser mais je suis quand même resté. Une section de ma compagnie, de garde sur d’autres sites à Beyrouth lors de l’attentat, a eu la douloureuse tâche de reconnaître les corps de leurs camarades et certains sont aujourd’hui victimes de l’inévitable syndrome post-traumatique ».

PS : le major (R) Marie-Magdeleine a quitté l’armée en 1999. Sa dernière affectation a été le 33e RIMa en Martinique, son département d’origine. Il est officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, médaillé militaire.

Représailles.

Un blog est particulièrement suivi sur le site d’informations L’Opinion. Il est animé par un journaliste très connu dans le monde la défense : Jean-Dominique Merchet. Ce blog, Secret Défense, revient en octobre 2013 sur l’attentat du Drakkar grâce à l’interview de Pierre Razoux, Directeur de recherches à l’Institut de recherches stratégiques de l’Ecole militaire (IRSEM). Voici ce que Pierre Razoux indique : « Sous l’égide du ministre de la Défense Charles Hernu, deux actions parallèles sont envisagées. La première est confiée à la DGSE et vise à faire passer un message explicite aux Iraniens. Une jeep militaire française bourrée de 500 kilogrammes d’explosif est garée devant le mur de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. L’agent chargé de conduire le véhicule, sans doute sous l’effet du stress, se trompe et ne déclenche pas correctement le retardateur de la charge explosive. La jeep est découverte par le service de sécurité de l’ambassade d’Iran. Le message n’en est pas moins reçu fort et clair par les Iraniens. La seconde riposte préparée par la France est strictement militaire. Il s’agit d’un raid de l’aéronautique navale contre un objectif du Hezbollah. Initialement, c’est l’hôtel Palmyra où résident les principaux dirigeants de la milice chiite, mais devant l’ampleur des pertes collatérales attendues, l’état-major des armées choisit de s’en prendre à la caserne Cheikh Abdallah, près de Baalbek. Le 17 novembre 1983, huit Super Etendard décollent du porte-avions Clémenceau en direction de cet objectif. A leur grande surprise, les pilotes français tombent dans une véritable embuscade et larguent leurs bombes sur une caserne vide ! Le Hezbollah aurait été averti de l’imminence du raid par un diplomate français proche du ministre des Affaires étrangères Claude Cheysson, opposé à toute riposte militaire. Par miracle, les huit pilotes français s’en sortent. A partir de là, le cycle infernal des représailles se déchaînera au Liban. Les otages occidentaux en feront les frais, tout comme les victimes des attentats de 1984 et 1986 en France. »

Il faudra attendre six années après ces attentats pour voir une tentative de restaurer la paix. Un énième cessez-le-feu est proclamé à l’automne 1989. L’assemblée nationale libanaise se rencontre à Taïf en Arabie Saoudite. Un accord est trouvé. Son application n’est pas simple : le nouveau président, René Moawad, est assassiné 17 jours après sa prise de fonction. L’opposant principal, le général Aoun, cherche par tous les moyens à torpiller l’accord afin de se démettre des Syriens. Les Etats-Unis laissent la Syrie intervenir auprès de l’armée libanaise pour se débarrasser de l’encombrant général. Dans la foulée, ce pays formalise son influence sur la politique libanaise avec la signature des traités de fraternité, coopération et coordination et d’un accord de défense. Nombreux sont les Libanais qui y voient l’établissement d’un protectorat syrien sur leur pays.

Peu à peu le Liban se sort de la guerre. Les besoins sont immenses. Les capitaux arabes affluent. Près de 80.000 personnes déplacées reviennent dans leurs villages et sur Beyrouth qui se reconstruit petit à petit. Les pouvoirs publics multiplient les interventions sociales et économiques, mais qui ne peuvent résoudre toutes les difficultés. Les milices n’ont pas disparu : au sud, apparaît le Hezbollah chiite. Prenant de l’ampleur, une branche armée de ce parti est créée. A plusieurs reprises – en 1996 puis en 2006 – Israël doit intervenir au Liban pour que cessent les attaques sur la Galilée.

En juillet-août 2007, l’armée libanaise prend d’assaut le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, tenu par une milice palestinienne d’inspiration islamiste salafiste, le Fatah al-Islam. En mai 2008, des affrontements armés opposent la branche armée du Hezbollah au forces gouvernementales et à certaines milices à la suite de la tentative du Premier ministre Fouad Siniora de reprendre le contrôle de l’aéroport de Beyrouth.

Enfin, depuis juillet 2011, le Liban sert de base arrière à des groupes d’insurgés syriens combattant le régime du président Bachar el-Assad. Ces crises ponctuelles montrent, malgré le relatif succès de la reconstruction, la fragilité de l’équilibre libanais et sa vulnérabilité aux crises qui agitent la région.

Source :

  • Frédéric Pons, Les Paras sacrifiés, Beyrouth 1983-1984, Presses de la Cité, 1994.
  • Philippe Fortabat-Labatut, Capitaine Thomas, CYL Editions, 2015.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives INA.
  • Archives chaîne de télévision Antenne 2.
  • Terre Info Magazine n°248 – Octobre 2013 - Texte de Bernard Edinger.
  • Blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion.
  • Annie Laurent, Antoine Basbous, Guerres secrètes au Liban, Gallimard, 1987.
  • Andrée Chedid, L’enfant multiple, Flammarion, 1989.
  • Lina Murr-Nehme, Le Liban assassiné, Aleph Et Taw, 1989.
  • Denis Langlois, Le Déplacé, L’Aube, 2012.
  • Une association existe et est présidée par le major Marie-Magdeleine. Il s’agit de l’ARVA : « Association des Rescapés et des familles de Victimes de l’Attentat Drakkar ».

Lire la suite

Publié le 28 Avril 2016

Centenaire de l'engagement des pilotes américains.

Le 20 avril 2016, au Mémorial de l'escadrille Lafayette à Marnes la Coquette, nous étions 18 présidents présents à la cérémonie du centenaire de l'arrivée sur le sol de France des premiers aviateurs américains.

En présence du secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire, de l'ambassadrice des Etats-Unis en France, du chef d'état-major de l'armée de l'air et de nombreuses autorités dont le président général du Souvenir français, le contrôleur général des armées Serge Barcellini, nous avons assisté à une belle cérémonie, sous un ciel des plus cléments.

Cette commémoration marquée par des évocations empreintes de fraternité entre nos deux grandes nations a notamment permis aux élèves du lycée Jeannine Manuel et du lycée Notre-Dame Saint-Sigisbert, d'exprimer leur attachement à la mémoire des 66 américains et des 2 français qui dorment à jamais dans la crypte de ce monument admirablement restauré avec le concours du Souvenir français.

Dans le ciel azuréen, se sont succédés trois Mirage 2000N, un avion Rafale, quatre F22 Raptor de l'US air force, un étonnant avion biplan et, en fin de cérémonie, un bombardier B52.

Les images qui suivent peuvent rendre compte de cette manifestation franco-américaine au cours de laquelle j'ai pu croiser plusieurs visages connus.

Claude Guy

Délégué général pour les Hauts-de-Seine

Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.
Centenaire de l'engagement des pilotes américains.

Lire la suite