Publié le 14 Mars 2015

Notre plateforme d’hébergement ayant procédé à une évolution majeure de ses outils et de ses versions logicielles, nous avons décidé d’en profiter pour rénover totalement notre site web.

Nous avons souhaité une plus grande lisibilité des textes en ne plaçant que les titres et les premiers mots de chacun d’entre eux.

Vous retrouverez toutes les catégories (1870-71 ; délégation générale et Comités ; Première et Seconde Guerres mondiales ; Indochine ; Algérie ; Actualités ; Commémorations) que vous aviez avant. Toutes les archives sont là également.

Les albums photos sont placés dans la catégorie « Pages » ; certaines photos sont « de travers » car elles ont été prises à la verticale. Il convient de cliquer sur lesdites photos pour qu’elles apparaissent normalement. Un nettoyage sera fait au fur et à mesure pour supprimer ces clichés.

Voilà : Nous espérons que ce nouveau site vous conviendra et qu’il vous apportera toujours autant d’intérêt dans la découverte d’histoires locales, nationales et même internationales !

CDT (RC) Frederic Rignault

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 15 Février 2015

Shelomo Selinger

Mémorial aux justes des nations. Shelomo Selinger. 1986

 

Yad Vashem et les Justes parmi les Nations.

 S’il est un lieu des plus émouvants au monde, c’est bien Yad Vashem, non loin de Jérusalem, en Israël. Ce mémorial a été bâti en 1953, après le vote à la Knesset (parlement israélien) de la Loi du mémorial. Il est dédié à la mémoire des millions de juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale, par les nazis et leurs alliés.

 Ce nom vient du chapitre V du Livre du prophète Isaïe : « Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés ».

 L’édifice, planté sur une colline d’oliviers, comprend plusieurs bâtiments : la chambre de la mémoire, un musée historique, une galerie d’art, des archives, la salle des noms et peut-être le plus émouvant : le mémorial des enfants. On entre dans un bâtiment où règne la pénombre et on entend des voix citer les prénoms et âges des enfants au moment de leur mort.

 Il est un autre bâtiment : celui des Justes.

 Par une loi de 1963, l’Etat d’Israël attribue le titre de « Juste parmi les Nations » à des personnes non juives qui, au péril de leur vie et sans contrepartie, ont aidé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce titre est la plus haute distinction civile de l’Etat d’Israël. Les cérémonies se déroulent partout dans le monde grâce aux représentants diplomatiques. Le récipiendaire, ou ses ayants droits, reçoit un diplôme d’honneur et une médaille, gravée à son nom qui est également inscrit sur le mur des Justes au mémorial de Yad Vashem.

 

De nombreux pays ont des comités de « Justes parmi les nations », à commencer par la France, dont la présidente, Madame Simone Veil, a dit : « En honorant ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l’idéologie nazie, la médaille des Justes contribue à rétablir l’Histoire dans sa vérité ».

 

En France et des les Hauts-de-Seine.

 En 1940, la France comptait environ 320.000 juifs. 76.000 ont été déportés et seulement 2.551 sont revenus. Il est à noter qu’aucun enfant déporté n’est rentré des camps.

 Ils sont nombreux les Français non juifs qui ont été courageux dans leur aide ou leur dévouement à la population juive pendant la Seconde Guerre mondiale. La France compte 3.328 Justes. Leurs noms sont aussi inscrits à Paris, dans l’Allée des Justes, près du mémorial de la Shoah, rue Geoffroy l’Asnier.

 

L’association « Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France », dont le siège est à Bordeaux, a dénombré 46 Justes pour le département des Hauts-de-Seine. Parmi ces héros, on peut citer Marie-Thérèse et Fernand Bibal de Levallois-Perret, Jane et André Perrot de Sèvres, la famille Charra de Bourg-la-Reine, ou encore Marthe Marie Potvin de Chatenay-Malabry.

 Pendant la Seconde Guerre mondiale, Monsieur Gabriel Boulle habite Bois-Colombes. Il exerce la profession d’ébéniste. En 1943, il rencontre dans la rue Monsieur Léon Fellmann. Les deux hommes se connaissent peu. Quelques échanges polis. « Et votre mère, comment se porte-t-elle ? » demande le premier au second. Léon Fellmann raconte alors les persécutions que lui et sa famille subissent de la part des autorités allemandes et françaises depuis l’été 1942 et la rafle du Vél d’Hiv. Léon Fellmann indique ainsi avoir perdu ses parents, déportés à ce moment-là. Il vit reclus dans une chambre de bonne en compagnie de ses trois frères, sa grand-mère et sa tante.

 Emu par cette histoire, Gabriel Boulle, qui cache déjà des pilotes anglais et américains, n’hésite pas et offre à la famille Fellmann l’hébergement dans sa maison. Plus tard, il ira même jusqu’à procurer des faux papiers et des cartes d’alimentation à tout le monde. Cette situation durera jusqu’à la Libération en août 1944.

 

Le 31 mai 1987, le titre de « Juste parmi les Nations » a été décerné à Gabriel Boulle.

 

 

 

 

  

Sources :

 

Lucien Lazare, Dictionnaire des Justes de France, Fayard, 2003.

Mémorial de Yad Vashem : www.yadvashem.org

Comité de Yad Vashem en France : www.yadvashem-france.org

Association des « Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie » : www.ajpn.org

 

 

 

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Publié le 1 Février 2015

In mmemorian Armee Air

 

 

Jeudi 29 janvier 2015 : le C130 Hercules espagnol se pose sur la base de Nancy-Ochey, ramenant les dépouilles des Français. Le retour des corps des pilotes, navigateur et mécaniciens, tragiquement disparus alors qu’ils participaient au stage Tactical Leadership Program, a eu lieu par voie aérienne. Une chapelle ardente est désormais dressée au sein d’un hangar de l’escadron de chasse 1/3 « Navarre ». Les aviateurs de la BA 133 se relèvent jour et nuit pour la veillée des corps.

Une cérémonie dans l’intimité militaire, présidée par le général d’armée aérienne Dénis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air aura lieu lundi 2 février à 11h00 sur la Base aérienne 133 de Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle), d'où sont originaire huit des soldats français de l'accident d'Albacète. A l'occasion de cette cérémonie d'hommage privé, les soldats se verront remettre la médaille de l'aéronautique ainsi que la médaille d'or de la défense nationale avec palme de bronze.

Mardi 3 février 2015, le cortège funèbre transportant les dépouilles des neufs soldats français passera sur le pont Alexandre III à 8h00 avant la cérémonie d’hommage national à l’Hôtel national des Invalides.

Ceux qui le souhaitent, sont invités à une présence silencieuse, au passage du cortège à partir de 7h45 sur le pont Alexandre III. 

L'hommage national sera ensuite présidé par le Chef de l'Etat, en présence du Chef d'Etat Major des Armées, des représentants de toutes les armées. Cette cérémonie se déroulera à partir de 10 heures dans la cours d'honneur des Invalides. Le Président de la République remettra aux neuf morts pour la nation, la légion d'honneur.

 

In memoriam 

Adjudant François Combourieu,37 ans, mécanicien.

 Adjudant Thierry Galoux, 41 ans, mécanicien.

 Capitaine Gildas Tison, 35 ans, pilote.

 Capitaine Mathieu Bigand, 30 ans, pilote

 Lieutenant Arnaud Poignant, 26 ans, mécanicien.

 Lieutenant Marjorie Kocher, 29 ans, navigatrice.

 Sergent Nicolas Dhez, 25 ans, mécanicien.

 Sergent Régis Lefeuvre, 25 ans, mécanicien.

 Sergent-chef Gilles Meyer, 27 ans, mécanicien.

  

© Air et Cosmos – Site Internet : www.air-cosmos.com

 

 

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Publié le 1 Février 2015

Robert Chambeiron

 

 

 

 

Résistant : c’est le titre du livre d’entretiens (coécrit avec Marie-Françoise Bechtel) que Robert Chambeiron avait publié, aux éditions Fayard, en avril 2014. Résistant : c’est aussi ce qui qualifiait le plus fidèlement celui qui, dès novembre 1940, rejoignit Jean Moulin pour commencer à structurer les réseaux de la Résistance et participa activement à la création du Conseil national de la Résistance (CNR). Robert Chambeiron est mort le 30 décembre 2014, à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), à l’âge de 99 ans. Dans un communiqué publié mercredi, François Hollande a salué la mémoire de celui qui, « dans la nuit de l’Occupation, fut de ceux qui eurent le courage defaire quelque chose».

 

« On savait qu’on allait faire quelque chose, mais on ne savait pas quoi », raconte celui qui, à peine démobilisé, en octobre 1940, prend contact avec Jean Moulin, sous les ordres duquel il avait travaillé à partir de 1937 au ministère de l’air, dans le cabinet de Pierre Cot. Né le 22 mai 1915 à Paris, Robert Chambeiron se destine en effet à devenir aviateur et décide d’effectuer une préparation militaire, mais, à peine affecté à la base 117, c’est au ministère de l’air qu’il atterrit. C’est à cette époque qu’il travaille auprès du chef du secrétariat particulier du ministre, Pierre Meunier, qui sera plus tard le représentant à Paris de Jean Moulin pendant l’Occupation. Ayant réintégré une unité combattante, il est en Tunisie depuis le 17 juin lorsque de Gaulle prononce son appel du 18 juin 1940.

 

 En novembre 1940 commence alors le travail d’organisation des réseaux, encore embryonnaires, de la Résistance, jusqu’à la création du CNR, le 27 mai 1943, à la suite d’une ordonnance établie à Londres le 21 février. L’instruction a été remise à Jean Moulin, chargé d’unifier les mouvements de la Résistance. Celui-ci nomme Pierre Meunier et Robert Chambeiron secrétaires généraux. Mais, tant à Londres qu’au sein de la Résistance intérieure, ces nominations, en l’absence de directive officielle, sont contestées.

 

« Quand Moulin fut arrêté [le 21 juin 1943, à Caluire], deux personnes s’occupaient du CNR : Meunier et moi, personne d’autre, raconte Robert Chambeiron dans ses souvenirs. On ne savait même pas ce qu’on devait faire. La seule directive restait de constituer un conseil national composé de délégués des mouvements de résistance et qui représenterait la Résistance dans son ensemble. » Ils assureront la liaison jusqu’à ce que Georges Bidault prenne la succession, début octobre, de Jean Moulin à la tête du CNR. Après plusieurs mois de négociations entre les différents courants, le 15 mars 1944, est adopté le programme du Conseil national de la Résistance, qui porte les principes d’action et de gouvernement qui devront être mis en œuvre après la Libération. Membre de l’Assemblée consultative en 1944, il fait partie, après la guerre, de l’Assemblée constituante.

 

Opposé au général en 1958.

 

En 1945, Robert Chambeiron est élu député des Vosges, sous l’étiquette du Parti républicain, radical et radical-socialiste. Il est exclu un an plus tard, en même temps que Pierre Cot et Pierre Meunier, du Parti radical, qui entend désormais se positionner au centre. Ils s’allient avec des proches du Parti communiste, dont Emmanuel d’Astier de La Vigerie, pour former l’Union des républicains progressistes (URP) qui, en 1950, deviendra l’Union progressiste (UP), issue de la fusion avec le Parti socialiste unitaire, le Regroupement des radicaux et résistants de gauche et l’Union des chrétiens progressistes. Les députés de l’URP puis de l’UP sont alors apparentés au groupe communiste de l’Assemblée nationale.

 

 Il siégera jusqu’en 1951, avant d’être réélu en 1956. Opposé au retour du général de Gaulle, il perd son siège lors des premières élections législatives de la Ve République, en novembre 1958. Robert Chambeiron retrouve un mandat de parlementaire sur des listes du PCF de 1979 à 1989. En 1992, l’ancien résistant s’était opposé au traité de Maastricht, avant de se rapprocher de Jean-Pierre Chevènement, dont il présidera le comité national de soutien à sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, avant que celui-ci ne retire sa candidature.

  

© Le Monde

 

 

 

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Publié le 18 Janvier 2015

Ceux qui font la guerre, et ceux qui la remportent...

 

 

 

De « l’espion aux pieds palmés » au mercenaire en Afrique.

 

Novembre 2013 – Salons du gouverneur militaire de Paris : à l’invitation de Monsieur le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, nous nous rendons à l’après-midi du livre de l’association des Ecrivains-Combattants. Nous y rencontrons un personnage haut en couleurs et charismatique : Robert, dit Bob, Maloubier.

 

Né à Neuilly-sur-Seine en 1923, Robert Maloubier commence son expérience militaire en 1940, en s’enrôlant dans l’armée d’armistice, créée après l’effondrement de la France face à l’Allemagne hitlérienne. Attaché à l’armée de l’air, on l’envoie à Bizerte où sa mission consiste à surveiller la base aérienne. Deux années plus tard, alors que se profile le débarquement allié en Afrique du Nord, Maloubier, qui a passé sa jeunesse aux Etats-Unis et en a conservé une bonne pratique de la langue, est recruté comme espion par les services secrets britanniques. Après une formation commando et à la guérilla en Angleterre, il est parachuté en France pour organiser des missions de sabotage puis former des maquisards au maniement des armes, comme dans le Limousin mi-1944. A plusieurs reprises, il se sort miraculeusement de situations où d’aucun aurait abdiqué ou ne serait pas rentré vivant…

 

Général de Gaulle : « Capitaine Maloubier Robert, répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l’équipe volontaire des bons Compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l’honneur. Vous avez été de ceux qui, au premier rang, lui ont permis de remporter la Victoire ! Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! »

 

Après la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Force 136 et reste plus d’une année en Indochine. De retour en France, il participe à la création des services secrets français puis des premières unités de nageurs de combat. Pendant près de quinze, il se donne corps et âme au service de la France. Mais il est dans ces métiers à hauts risques des amitiés qui sont parfois à réprouver, même si la République, sur le coup, s’en accommode très bien. Bob Maloubier entame alors une nouvelle carrière, en Afrique, au service de compagnies pétrolières comme la Shell puis Elf où il terminera sa carrière. En parallèle de ses activités, il ne rechigne pas à donner parfois des coups de mains à Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » sous les présidences du général de Gaulle et de Georges Pompidou.

 

Retiré des affaires, il se lance dans l’écriture et participe à de nombreux débats et émissions télévisées.

 

Bob Maloubier est chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 39-45, médaillé de la Résistance, des Evadés, de la  coloniale agrafe « Extrême Orient », de la France Libre, des blessés militaires. En outre, il a reçu de nombreuses distinctions au Royaume-Uni ainsi qu’au Laos. En 2014, il a reçu des mains de Sa Majesté la reine Elisabeth l’ordre de l’Empire britannique.

 

La Force 136.

 

Revenons à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En Indochine, le Gouvernement de Vichy est en pleine déconfiture : le coup de force des Japonais a sapé ce qui restait de l’autorité de l’Etat français. Des places sont à prendre. Les communistes et les indépendantistes n’ont pas tardé à se manifester. De plus, faisant fi de l’autorité française, en 1942, l’état-major allié (dominé par les Américains) décide du partage du Vietnam en deux zones d’influence : au nord les Chinois de Tchang-Kai-Chek auront à désarmer les Japonais, quand les Anglais s’en occuperont au sud du 16e parallèle.

 

Il convient pour le Gouvernement provisoire de la République française et son chef, le général de Gaulle, de restaurer la France dans ses prérogatives. Pour se faire, il va utiliser plusieurs moyens : il faut d’un côté monter un corps expéditionnaire. Mais cela prend du temps, aussi bien pour l’équiper que pour l’acheminer. Deuxième axe : le 24 mars 1945 ; Il envoie trois représentants de Gouvernement provisoire de la République : Pierre Mesmer, Jean Sainteny et Paul Mus. Les deux premiers sont faits prisonnier. Ils réchapperont par miracle des Japonais et des communistes. Paul Mus réussit à se réfugier au Yunnan, en Chine.

 

Troisième élément : la Force 136. Il s’agit d’une unité des Opérations spéciales des Services secrets de Grande-Bretagne (Special Operations Executive). Créée en 1941, elle a pour but d’appliquer en Asie la tactique qui réussit en Europe : former des soldats d’élite qui encadreront des maquis locaux pour organiser la guérilla et les actions de sabotage contre l’ennemi japonais. Les soldats de la Force 136 permettent donc non seulement une reconnaissance des groupes de résistance, mais aussi servent de liaison avec les forces alliées (anglaises, françaises, américaines) pour recevoir les équipements, les armes et les munitions. Dès sa création la Force 136 est composée non seulement d’Anglais, mais aussi de nombreux étrangers. Parmi les Français, on compte le colonel Jean Sassi, qui sera l’un de ses meilleurs éléments, Pierre Boulle (qui plus tard écrira Le Pont sur la rivière Kwaï), Jean Deuve, Jean Le Morillon et bien entendu Bob Maloubier.

 

Jean Sassi : « La Force 136 a été montée en Angleterre, mais nous sommes rapidement partis pour Ceylan où des instructeurs nous ont formé à la survie et au combat dans la jungle. Très difficile de se battre dans la jungle : vous n’y voyez rien ! Nos instructeurs avaient combattu contre les Japonais en Birmanie et nous montraient des trucs indispensables. Même chose pour leurs homologues indiens, qui connaissaient tout de la faune et de la flore. Ils nous montraient comment grimper aux arbres les plus hauts. En brousse, si on veut observer et surveiller le terrain, il faut se hisser au-dessus de la canopée, sur les cimes ».

 

En Malaisie, la Force 136 se révèle redoutable à partir de 1943 : profitant de la chute de Singapour, des Chinois se fédèrent pour combattre les Japonais. Les Anglais envoient plus de 30 commandos pour infiltrer les groupes ennemis. Les équipes sont composées de militaires britanniques et d’agents chinois. Cette stratégie s’avère payante : en 1945, la défaite nippone doit beaucoup aux actions de groupes gérés par la Force 136. Elle se voit d’ailleurs décerner fin 1945 la Malayan Command Service and Burmese Medal. Mais l’année suivante, les commandos sont démobilisés.

 

En Indochine, la tactique est la même. Bob Maloubier est parachuté au Laos en 1945. Il doit rejoindre la résistance locale mais est rapidement blessé dans des échanges de tirs contre les Japonais. Jean Sassi : « Maloubier tirait depuis sa fenêtre. Il s’est retourné vers moi : « Je suis touché ». Sa chemise était ensanglantée. Mais il restait debout. Je me suis approché de lui, j’ai dégrafé sa chemise, touché la plaie, senti une protubérance : en fait, la balle avait dû ricocher avant de le toucher et avait été stoppée au niveau du sternum. Je la lui ai retirée avec les doigts. Quand il l’a vue, il s’est évanoui. Pas longtemps : Maloubier n’était pas une fillette. Il avait été laissé pour mort pendant le débarquement de Normandie et un projectile allemand se promenait toujours quelque part du côté de son cœur ».

 

Remis sur pied également grâce aux médecines locales, Bob Maloubier devient administrateur d’une province du Laos. Pour autant, les choses ne sont pas simples : au Laos, la Force 136 doit s’organiser pour combattre les Japonais, mais aussi les maquis communistes du Vietminh qui ont profité de l’offensive japonaise de mars 1945 pour récupérer les armes prises aux soldats français. Parfois, ils sont même aidés de commandos américains, à l’époque premiers supporters du Vietminh ! En fait, la Force 136 permet d’éviter le pire et d’attendre l’arrivée des premiers régiments du Contingent Français en Extrême-Orient. Ils débarquent à Saigon en septembre 1945. La reprise de l’Indochine française par une force armée digne de ce nom peut alors commencer.

 

Quand Bob Maloubier revient en métropole, il est convoqué par « Morlane », chef du Service Action dans les Services secrets français. L’entretien se déroule au siège de l’organisation :

 

-       Dis donc Maloubier, t’en as mis du temps pour rentrer !

-  Désolé commandant. J’avais des petits problèmes à régler. Des séquelles d’une balle japonaise par-ci, un paludisme à traiter par-là, des bises aux miens qui ne m’ont pas beaucoup vu en quatre ans…

-       C’est çà ! Et une douzaine de petites amies à réconforter…

 

 

 

Sources :

 

Encyclopédies Larousse, Universalis, Wikipedia.

Portrait de Bob Maloubier dans la revue Octopus, n°7 Avril-juin 2011.

Bob Maloubier, L’espion aux pieds palmés, Rocher, 2013.

Colonel Jean Sassi, Opérations spéciales, 20 ans de guerres secrètes, Nimrod, 2009.

Remerciements spéciaux et amicaux à Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard.

 

 

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Publié le 19 Décembre 2014

Chatenay 2014-11

Les Choeurs de Paris, chers à Madame Françoise-Marie Belin, présidente du Souvenir Français de Chatenay-Malabry (commémoration du 11 novembre 2014).

 

La Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine vous souhaite de passer de très belles fêtes de Noël et du Jour de l'An, et avec quelques jours d'avance, vous présente tous ses meilleurs pour 2015.

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Publié le 8 Décembre 2014

 

Bosnie Forpronu

Convoi militaire de la FORPRONU dans les montagnes enneigées de Bosnie (région de Gorazde – Copyright ECPAD).

 

L’image du militaire est souvent représentée par un guerrier, aux couleurs bariolées sur le visage, tenant dans ses mains un fusil d’assaut, prêt à en découdre. En effet, la vocation première du soldat est de défendre la France, sa patrie à laquelle il est dévoué, en tout lieu et en tout temps. Il s’entraîne chaque jour, avec ténacité, tant physiquement que moralement, afin de pouvoir accomplir la mission confiée. Car il sait, qu’un jour, il sera appelé par les plus hautes instances de l’Etat pour partir défendre les valeurs de son pays avec honneur, franchise et loyauté.

Combien de jeunes soldats, officiers, sous-officiers et militaires du rang, sont partis un jour en opération extérieure, en OPEX comme cela se dit dans le jargon militaire, fier de son engagement mais avec aussi, en soi, cette appréhension propre à tous ceux qui partent à l’aventure sans trop savoir comment celle-ci va se dérouler. Il sait qu’il risque sa vie mais il est prêt à la donner pour une cause qu’il pense être juste et surtout pour une population qui souffre et qu’il souhaite aider à retrouver la paix et la quiétude.

Soldat de la Paix, c’est souvent le cas ! La France se trouve chaque année engagée sur de nombreux théâtres d’opérations et son engagement concourt à rétablir la paix au sein de communautés déchirées par la haine et des années de guerre. Depuis les années 1980, la France a été souvent mandatée par l’ONU, par l’Europe et par l’OTAN. Cela fut le cas en Ex-Yougoslavie où les forces françaises furent engagées au sein de la FORPRONU de 1992 à 1995 puis au sein de l’OTAN à partir de 1996.

Je me retrouve ainsi, en mars 1996, commandant en second au sein d’un bataillon du Génie, appelé BATGEN, dont trois compagnies proviennent du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières. Son chef de corps prend le commandement du bataillon. Je suis alors commandant en second du 71e régiment du génie de Oissel, près de Rouen et notre régiment fournit une compagnie d’appui. Le 4e régiment du génie de La Valbonne et le 25e régiment du génie de l’air de Compiègne fournissent également une compagnie respectivement de combat et de travaux.

Dès mon arrivée au Camp de Rajlovac, j’ai le plaisir de retrouver le chef de corps du 6e régiment étranger du génie, un légionnaire que j’ai connu quelques années avant, et commandant le BATGEN que nous relevons. Les consignes se passent à chaque niveau hiérarchique. Je fais le tour du camp avec mon binôme et je découvre dans des pièces, abandonnées et pas encore dépolluées, des parkas serbes. À l’extérieur des bâtiments, se trouve également un conteneur de rations autrichiennes, laissé sur un parking par la FORPRONU, et dont les dates de validité arrivent à péremption. Je trouve regrettable de gâcher de tels produits alors que des milliers de gens cherchent à se nourrir et se protéger du froid avec des températures hivernales et de la neige encore très présente.

Je me mets donc en quête de renseignements sur les structures locales que nous pourrions aider. En allant à Sarajevo, je m’aperçois qu’il y a une gabegie dans l’aide humanitaire fournie par les ONG présentes, par manque bien souvent de coordination, et je ne suis pas sûr d’intéresser quiconque avec nos parkas et rations militaires.

Notre aumônier militaire catholique, rattaché à notre bataillon, contacte des communautés religieuses et nous trouvons des destinataires intéressés par nos denrées. Il est donc décidé que les missions d’aide à la population seront effectuées par le personnel qui s’occupe du soutien, comme les soldats travaillant à l’ordinaire, et qui n’ont pas l’occasion de sortir du camp.

Notre première mission consiste à charger dans trois remorques ¼ de tonne de caisses et de colis de tailles diverses. Destination Sarajevo ! Nous sommes une petite vingtaine. Le convoi contourne la vieille ville et se faufile dans les ruelles étroites qui mènent au séminaire de Sarajevo, notre premier objectif. Il faut souvent dételer les remorques pour manœuvrer plus facilement. À peine arrivés, nos soldats entament plusieurs rotations afin de livrer les cartons de nourriture. Les sourires illuminent les visages des religieuses présentes au fur et à mesure que les colis s’entassent dans la cuisine. Nos soldats repartent avec un petit morceau de gâteau dans la main.

Le convoi redescend l’axe principal de la Snipper Avenue. Notre interprète, avec son sourire habituel, arrive sans trop de difficultés à amadouer le policier de service afin que nos véhicules puissent se garer le long du bâtiment des sœurs de Saint Vincent de Paul. Elles soutiennent beaucoup la population en préparant par jour 150 repas pour les familles les plus démunies. En trois minutes les trente colis sont passés des remorques dans le bâtiment. Sœur Corona est heureuse et remercie vivement toute l’équipe.

Il est 14h45 ! Pas de temps à perdre ! Le convoi repart, accompagné d’un salut très gentil du policier. Les petites ruelles sont, à nouveau, empruntées. Le convoi s’arrête en plein milieu de l’une d’entre elles. Le ballet est bien rodé. En moins de quatre minutes, les caisses se sont entassées dans le couloir des sœurs franciscaines. Sœur Emmanuella n’est pas là. Elle est au chevet du cardinal qui vient de se faire opérer. La sœur présente est heureuse car, ce matin, elle n’a pas pu distribuer de nourriture à trois femmes nécessiteuses. Mais demain, grâce à nos soldats, elle pourra le faire.

Et le convoi repart vers l’orphelinat de la maison d’Egypte où le reste des colis est déchargé. Sœur Libérija offre rapidement une petite slibovitch à notre aumônier qui l’accepte avec un sourire plein de gratitude. Cet alcool de prune réchauffe bien après ces déplacements dans le froid glacial. Elle connaît bien le BATGEN car nos soldats sont déjà venus apporter plein de vêtements pour les petits orphelins qui rejoindront l’établissement dès que les travaux seront terminés.

En effet, en arrivant à Sarajevo, nous sommes alertés sur cet orphelinat qui a subi de gros dégâts pendant les durs combats qui opposent bosniaques et serbes. Il est géré par l’ONG Sade International. Nous en discutons le soir en réunion de commandement et nous décidons de faire quelques travaux, sur les temps libres de nos unités, pour déblayer les gravats et remettre en état les locaux pour permettre aux enfants d’être à nouveau logés de façon décente. 450 m2 de planchers sont cassés et plus de 120 m3 de gravats évacués à la main. Nos compagnies font un travail exceptionnel qui permet d’augmenter la capacité d’hébergement de l’orphelinat.

Par ailleurs, faisant suite à des comptes-rendus alarmants sur la situation de certaines populations, nos lieutenants reçoivent pour mission d’alerter le chef du bureau des opérations de toute situation difficile rencontrée sur les hauteurs du Mont Igman et le long de la piste que nous construisons entre Sarajevo et Gorazde afin de désenclaver les populations bosniaques encerclées.

C’est ainsi que nous apprenons la grande précarité de plusieurs villages dont les familles vivent dans des maisons n’ayant plus de toits. En effet, afin de pousser les populations à quitter les villages, les agresseurs ouvrent une bouteille de gaz et posent une bougie allumée à l’étage. Lorsque le gaz échappé atteint la bougie, cela provoque une explosion qui souffle la toiture. La population a donc beaucoup de mal à se protéger du froid et de la neige. Une ONG lyonnaise, l’ONG Equilibre, souhaite aider la population à reconstruire des toitures. Pour cela, elle récupère les rondins de bois qui servent d’abris aux forces en conflit et à l’ONU et que nous démontons. Nous lui construisons une plate-forme et 150 mètres de piste pour qu’elle puisse mettre en fonction une petite scierie et débiter les rondins en planches.

Les demandes s’intensifiant, nous décidons d’écrire un courrier à toutes les familles de nos soldats pour collecter des vêtements chauds, des chaussures, des jouets et des produits de première nécessité comme du savon, du dentifrice et des brosses à dents. Nos amis aviateurs, effectuant de nombreuses rotations entre la France et Sarajevo peuvent ainsi nous apporter plusieurs mètres cubes de matériels collectés par nos bases arrières respectives. Une vraie chaîne de solidarité s’organise. Le soir nous faisons des colis par tranche d’âge et de sexe dans des sacs fournis par le commissariat.

Ainsi, nous localisons le village de Pomenici. Le 27 août 1996, au matin, un convoi s’élance avec une dizaine de militaires, d’un interprète et d’un journaliste d’Azur FM. Il nous faut plus d’une heure de route pour atteindre la localité. Nous traversons la ville minière de Breza, où le charbon est parmi le meilleur de Bosnie. Ces mines fournissent la matière première pour le fonctionnement de la centrale thermique de Kakanj, ville où était stationné l’ancien BATGEN. Nous arrivons enfin au village de Pomenici situé sur le flanc d’un mont bosniaque.

En nous voyant, les villageois se rassemblent rapidement et avec méthode. Ils s’organisent pour la distribution de l’aide humanitaire. Une jeune femme prend la tête de l’opération et, dans une atmosphère très cordiale, la distribution s’effectue sans aucun problème. Cela est dû au fait que nous avons préparé, à l’avance et lors de notre reconnaissance, une liste alphabétique de chaque famille appartenant au village. La distribution est ainsi équitable pour chaque famille : parka, survêtements, shorts et maillots de sport, vêtements chauds, chaussures, layettes, nourriture, fournitures scolaires et produits d’hygiène élémentaire. Les mamans sont ravies et les enfants affichent un large sourire sur leurs visages rougis par le vent frais. Nous repartons après avoir pris le café et échangé quelques discours avec ces gens qui n’aspirent qu’à vivre en paix.

L’œuvre du BATGEN passe également à Vukanovici, petit village perdu au milieu des montagnes à 1100 mètres d’altitude. Le but est d’apporter médicaments et nourriture pour les deux cents familles restantes qui ne voient aucune ONG. Il en est de même au village de Detcici, petit bourg pratiquement détruit où subsiste une quarantaine de familles. Comme pour le village de Pomenici, la distribution est assurée dans le calme, car chaque famille a été également recensée avec l’aide du chef du village et de notre interprète. Les familles sont donc appelées les unes après les autres pour recevoir vivres et colis de première nécessité. Les enfants se voient également attribuer une belle peluche de l’IFOR, des crayons de couleurs et autres fournitures scolaires. Les mamans sont très attentives à ces objets car elles veillent de près à ce que leurs enfants poursuivent leur scolarité, peut-être plus encore pendant le conflit.

Parallèlement à ces distributions de vivres et denrées de première nécessité, nos soldats remettent en état le parc de la Bosna. Ce parc, d’une superficie de 10 km2, a été aménagé à la fin du XIX°siècle par les autorités austro-hongroises. Il a été par la suite le lieu de rencontre des jeunes amoureux qui venaient jeter, dans les eaux limpides de la source de la Bosna, une pièce pour sceller à jamais un amour naissant.

Le parc a complètement été détruit et de nombreux restes explosifs de guerre traînent partout au risque de blesser un jeune imprudent. Les bancs ont été enlevés pour faire du feu pendant les périodes de grand froid et les petits ponts sont détériorés. Il est convenu, en liaison étroite avec la municipalité d’Ilidza et avec l’aide des scouts de Hrasnica, de procéder au nettoyage des étangs, des espaces verts et de reconstruire les bancs, les barrières et les poubelles afin de redonner à ce magnifique endroit son éclat d’autrefois. Lors de l’inauguration, le député maire d’Epernay remettra 5 cygnes, un noir et quatre blancs, symbole de la Bosna.

Ainsi, de mai à septembre 1996, notre bataillon réalise ses missions de maintien de la paix. Elles consistent à faire la dépollution et le déminage des zones polluées, la destruction de nombreuses armes, munitions, explosifs et mines. Elles se traduisent aussi par la  remise en état de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Sarajevo, la construction de routes, de ponts, de maintien en état de pistes pour permettre aux populations enclavées de pouvoir circuler librement.

J’ai, pour ma part, la joie d’organiser un réel travail humanitaire grâce la volonté du commandement et l’ardeur de nos soldats. Les communautés catholiques de Sarajevo et de Kiseljak, celles des réfugiés serbes de Lucavica et de Filipovici et des bosniaques de Pomenici, de Detcici et de Vukanovcici sont secourues. L’ONG Sade International voit la remise en état de la crèche qu’elle soutient à Ilidza. L’ONG Equilibre obtient la réalisation par nos sections de150 m de piste et d’une plate-forme pour l’installation de leur scierie. Enfin, à la demande des maires des communes locales, le jardin d’enfants à Trnovo, la cour de l’école de Vojkovici et le parc de la Bosna sont remis en état.

Nos armées n’ont pas la vocation à intervenir pour des missions humanitaires. Cependant, les chefs militaires savent tous très bien qu’il est important d’aider les populations à retrouver une certaine sérénité dans des zones où les équilibres de paix sont très instables. C’est une raison aussi pour laquelle l’armée française est appréciée sur le terrain car elle n’oublie pas la dimension humaine, et rivalise d’ingéniosité pour organiser une chaîne de solidarité lorsqu’elle le juge opportun.

Bravo à nos sapeurs qui connaissent bien la devise du génie : parfois détruire, souvent construire, toujours servir.

 

 

(*) Joël Kaigre est lieutenant-colonel (ER) dans l’arme du génie. Il est président de l’ONG Hamap et du Souvenir Français de Chaville.

 

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Publié le 24 Novembre 2014

 

2014-11-11, Montrouge

 

Le 11 novembre dernier, Monsieur le Maire de Montrouge accompagné de Monsieur André Labour, Délégué Général du Souvenir Français ainsi que du Président du Comité de Montrouge Monsieur Jean Jourdan, ont inauguré la Stèle à la mémoire des 96 combattants tombés au Champ d'Honneur durant la guerre de 1914/1918, sur un total de 1200 Montrougiens qui ont également péri durant ce conflit, dont les noms figurent dans le hall de l'hôtel de Ville, mais qui ont fait l'objet d'une inhumation en d'autres lieux.

 

Cette inauguration effectuée sous un soleil radieux a mobilisé de très nombreux Montrougiens présents durant toute cette matinée de commémoration. Par le passé, les sépultures qui étaient à la charge des familles se trouvaient dans un état de grand délabrement et le regretté Président du Comité de Montrouge Monsieur René Nicolazo (aujourd'hui décédé) s'était beaucoup investi dans le projet de création de ce lieu de mémoire. Ce projet avait alors reçu un accueil favorable de la part de la Municipalité.

 

Celui-ci a mis plusieurs années avant d'être réalisé en raison des difficultés rencontrées dans les recherches des familles pour les autorisations nécessaires mais également pour le coût financier à partager entre le Souvenir Français et la Ville de Montrouge.

 

Aujourd'hui, cette inauguration apporte enfin la réponse et l'on ne peut que féliciter Monsieur le Maire, Monsieur Jean Loup Metton qui a mené cette réalisation. Nous tenons également à apporter notre témoignage de satisfaction à l'entrepreneur, la maison URAS qui a eu en charge la conception de cette Stèle, en 3 parties pour un total de 9 tonnes de Granit de Rose de la Clarté, sur laquelle sont gravés en lettre d'or, les noms de ces combattants. Nous nous devons également de remercier la Direction du cimetière de Montrouge pour le travail de regroupement des reliques de ces braves qui ont été déposées de manière individuelle dans des reliquaires et inhumées au pied de ce Monument. Cet emplacement où se trouvaient les anciennes sépultures a fait l'objet d'un aménagement en espace de verdure, qui devient ainsi un lieu de recueillement et de mémoire.

 

"PASSANTS SOUVENEZ-VOUS, ILS SONT TOMBES POUR VOTRE LIBERTE"

 

Jean JOURDAN

Président du Comité de Montrouge.

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Publié le 9 Novembre 2014

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Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français de Châtenay-Malabry organise une cérémonie œcuménique à la mémoire des soldats morts pour la France.

 

En présence du général Delbauffe, contrôleur général des armées et président général du Souvenir Français, d’André Labour, Délégué général pour les Hauts-de-Seine, de Françoise-Marie Belin, présidente du Comité de Chatenay-Malabry et bien entendu de Monsieur Georges Siffredi, maire de la commune, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, cette cérémonie se déroulera le dimanche 9 novembre 2014, en l’église Saint-Germain l’Auxerrois de Chatenay, à 16 heures (2 rue du Lavoir).

 

La cérémonie religieuse sera célébrée par :

- Le Père Lucas Guirgis, de l’église copte orthodoxe Sainte-Marie Saint-Marc.

- Le Père Joseph N’Guyen, vicaire et Jean-Marie Parant, diacre de la paroisse Saint-Germain l’Auxerrois et Sainte-Thérèse d’Avila.

- Le Père Philippe Kabongo Mbaya de l’Eglise réformée de Robinson.

 

Renseignements au Souvenir Français de Chatenay-Malabry au 01 46 60 67 89.

 

Venez nombreux !

 

Françoise-Marie Belin

Présidente du Comité de Chatenay-Malabry

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