Publié le 23 Décembre 2021

2021, année encore masquée.

La fin de l’année est en vue et l’on peut déjà affirmer que 2021 fut en demi-teinte, avec ses ombres et ses lumières mais surtout son brouillard lié à la persistance de la Covid 19 et de ses déclinaisons.

Pour ce qui nous concerne, Le Souvenir-Français dans les Hauts de Seine, la reprise espérée n’a pas vraiment eu lieu et les craintes sur l’existence même de certains comités sont justifiées.

Le repli sur soi ou sur quelques activités traditionnelles n’a jamais, et de tout temps, permis le rebond ou l’attractivité.

Or c’est de cela dont nous avons aujourd’hui besoin à travers un sursaut et une recherche constante d’adhérents, de fidèles pour renforcer Le Souvenir Français, grande association mémorielle d’aujourd’hui mais surtout de demain.

En effet, la mémoire combattante issue des conflits contemporains aura bientôt besoin d’un dépositaire, d’un relai, d’un vecteur pour la protéger, la porter et la transmettre.

C’est pourquoi, il nous faut sans cesse trouver de nouveaux adeptes de l’aventure de la Mémoire, trouver de nouveaux supports, de nouvelles dynamiques en multipliant les gestes mémoriels ou les rendez-vous ciblés au-delà de ceux figés dans le calendrier.

Ainsi depuis quelques années vous êtes invités à rendre des hommages particuliers dans des gestes simples mais symboliquement forts (Normandie-Niemen, Tchad, OPEX, ceux de la Bataille de France, ceux de 1941, ou très récemment les fusillés du Mont-Valérien).

Plusieurs comités s’y adonnent avec succès et je les en remercie vivement.

Nous poursuivrons sur cette voie qui nous permet de retrouver le chemin des tombes familiales parfois injustement délaissées et dans lesquelles reposent des Morts pour la France menacés de disparition lorsque la tombe se trouve en déshérence.

Or le Souvenir Français est né sur la tombe, elle est son berceau, elle demeure son écrin et son refuge quand il faut revenir à l’essentiel.

Cette question fondamentale sera, sans doute possible, un sujet de réflexion pour 2022.

Mais pour l’heure, ce sont les réjouissances de Noël et bientôt du Nouvel an qui occupent légitimement nos esprits.

Je vous souhaite donc à chacune et chacun de bonnes fêtes de fin d’année dans le respect des recommandations responsables de protection sanitaire.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hautes de Seine

 

 

Crédit photographique : journal Le Parisien.

Lire la suite

Publié le 16 Décembre 2021

Aux fusillés du Mont-Valérien enterrés à Neuilly sur Seine.

Il y a 80 ans, le 15 décembre 1941, les autorités allemandes, en représailles à des attaques, font fusiller sur quatre lieux différents 95 otages : résistants, juifs ou communistes, ou simples opposants au nazisme.

C’est le signe de la mise en action d’une politique de représailles massives et celle d’une intimidation généralisée de la population.

Plus de 70 sont exécutés au Mont-Valérien et 12 sont enterrés au cimetière nouveau de Neuilly sur Seine. Seuls 3 d’entre eux ont un nom sur leur stèle, les autres demeurent à ce jour inconnus.

C’est là que Le Souvenir-Français a choisi de rendre hommage à ces 12 martyrs de la barbarie humaine par un geste commémoratif, le 15 décembre 2021, pour le 80e anniversaire de cette tragédie.

Outre le président du comité du Souvenir-Français de Neuilly accompagné de quelques fidèles qui s’étaient rendus disponibles, on notait la présence de deux représentants de la municipalité, d’un jeune porte-drapeau de l’institution Jeanne d’Arc de Colombes et, bien sûr, celle de notre président général, Serge Barcellini. Trois autres membres du Conseil d’administration avait fait le déplacement, ainsi que trois jeunes femmes, tout comme le président et le clairon du comité de Boulogne-Billancourt et la trésorière de celui de Colombes.

Le vice-président de l’association nationale des familles de fusillés représentait cette grande association formée dans la douleur le 14 décembre 1944.

La cérémonie, geste mémoriel simple, digne, fort dans son symbole, fut couronnée par le dépôt de petits bouquets sur chacune des stèles, suivi par une belle Marseillaise a capella devant le carré militaire puis le dépôt d’une fleur sur la tombe du fondateur de notre association et celle de la famille Morère, récemment sauvée, dans laquelle reposent trois Morts pour la France en 1915 et 1916.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

Lire la suite

Publié le 12 Décembre 2021

A Georges Heller, d'Antony.

Georges Heller nait à Paris le 9 décembre 1884. Il est le fils d’Adam Heller et d’Adèle Policard. Architecte, il épouse Marie-Louise Girard le 13 juillet 1910 à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. De cette union, naîtront quatre enfants.

Héros de la Première Guerre mondiale, il reçoit la Croix de guerre avec cinq citations. Plus tard, membre du parti communistre, il est élu conseiller municipal d’Antony. Il habite alors le 21 de la rue du Vert Buisson à Antony. Le 11 juin 1940, Georges Heller a la douleur de perdre l’un de ses enfants au cours de la bataille de France contre l’ennemi nazi.

Georges Heller est engagé contre l’envahisseur. Il se rapproche du Front national, aussi appelé Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, qui est un mouvement de la Résistance intérieure française créé par le Parti communiste français (PCF) par un appel publié le 15 mai 1941 dans le quotidien de ce parti, L'Humanité en vue d'un vaste rassemblement patriotique ouvert aux non-communistes pour rallier les différentes composantes de la société française (ce mouvement sera plus tard mis en sommeil par le parti). Georges Heller est nommé adjudant au sein de ce mouvement. Le 27 juin 1941, il est arrêté à son domicile par la police française. Les fonctionnaires de l’Etat français trouvent chez lui du matériel d’impression. Amené à l’hôtel Matignon pour y être interrogé, il est ensuite livré aux Allemands.

Georges Heller est interné au Frontstalag 122 de Royallieu près de Compiègne dans l’Oise. Le 24 janvier 1943, il est déporté à destination d’Oranienburg, dans le Brandebourg (non loin de Berlin). Là, il est affecté au Block 7 et est condamné à travailler pour l’usine d’aviation Heinkel. Il est par la suite transféré le 1er septembre 1944 à Sachsenhausen, près de Francfort. C’est là qu’il meurt le 28 décembre 1944. Il avait 60 ans.

Le Service Historique de la Défense a enregistré son dossier sous la référence GR 16 P 288929. La mention « Mort pour la France » lui est accordée le 23 octobre 1947. Le 13 décembre 1948, il est reconnu officiellement comme membre de la Résistance Intérieure Française à compter du 1er mai 1941. En 1954, il se voit également attribuer le mention de « déporté politique ».

Plus tard, la municipalité décide de baptiser un parc de la ville du nom de Georges Heller. Aujourd’hui, le site de la ville d’Antony le décrit ainsi : « Magnifique espace de détente proche du centre-ville, le parc Heller est le poumon vert d’Antony. Promeneurs, coureurs, enfants, cyclistes, flâneurs peuvent profiter toute l’année de ses 9 ha, qui en font le plus grand parc géré par les services municipaux ».

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site « Memorial GenWeb », fiche individuelle de Georges Heller, relevé de Bernard Tisserand.
  • Site « Mémoire des Hommes », du Ministère des Armées.

 

Lire la suite

Publié le 29 Novembre 2021

A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.

L'année 2020 était l'année « de Gaulle ». Aussi, le Comité du Souvenir Français de Vaucresson avait prévu de marquer cet évènement par une exposition et la commémoration du 50e anniversaire de la mort du général.

Mais la pandémie nous a fait prendre la même décision que pour les jeux olympiques de Tokyo 2020 : un report en 2021 ! Ainsi, c'est en novembre 2021 que cet évènement a eu lieu.

Le service des Hauts-de-Seine de l'ONACVG (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre), dirigé par M. Jean-Baptiste Romain nous avait prêté l'exposition :  "Les Français Libres et leur chef, le Général de Gaulle".

Nous en avons profité pour organiser une itinérance : l’exposition a été présentée du 8 au 19 novembre au centre culturel "La Montgolfière" de Vaucresson ; puis au collège Yves du Manoir de Vaucresson du 22 au 26 novembre. Ceci s’intégrant dans le cadre du devoir de mémoire de la classe de 3e estampillée « Défense » ; classe qui a par ailleurs la garde d’un drapeau d’un Comité de "Rhin et Danube" et qu’elle sort aux cérémonies. C’était le cas pour ce 11 novembre lors de la célébration organisée par la municipalité.

Le vernissage de cette exposition avait été réalisé le 9 novembre afin de commémorer aussi l'anniversaire de la mort du général. Madame Véronique Jacqueline, maire de Vaucresson a fait un discours d'accueil puis Monsieur Froideval, maire-adjoint en charge des Finances et des Commémorations a pris la parole pour un hommage au Général. De son côté, le Souvenir Français par l’intermédiaire de son président, a rappelé le parcours de Charles de Gaulle, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à la libération de la France en 1945, en passant par les préconisations stratégiques dans l'entre-deux guerres et son départ pour Londres 1940 avec l'Appel à la résistance et le refus de l'armistice. Enfin, Monsieur Levesque, Président de l'association des Anciens Combattants de Vaucresson, a rappelé la ténacité du général, inconnu et seul en 1940 mais qui avait prévu le rôle de notre Empire et que la guerre serait mondiale. Monsieur Levesque rappelait aussi que de Gaulle avait tenu tête à Roosevelt en réussissant à imposer le gouvernement de la France Libre à la Libération, sans oublier que les anciens combattants actuels sont pour beaucoup des anciens d'Algérie, événement majeur de la politique du général pendant son premier septennat de Président de la République.

Monsieur Romain, directeur de l’ONACVG des Hauts-de-Seine et son adjointe, Madame O'Donnell, étaient présents à cette cérémonie, et nous les remercions chaleureusement pour leurs aides.

Pour ma part, je ne suis plus professeur depuis 2009 mais c'est avec plaisir que j'ai accueilli des classes primaires de Vaucresson afin de transmettre la mémoire de cette période douloureuse de notre histoire à ces jeunes générations. Ce qui, rappelons-le, est l’une des missions majeures du Souvenir Français.

 

Alain Goussard,

Président du Comité de Vaucresson du Souvenir Français.

 

A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.
A Vaucresson : une exposition à la mémoire du général de Gaulle.

Lire la suite

Publié le 21 Novembre 2021

Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.

C’était une première qui se déroulait samedi 20 novembre 2021 à l’espace Landowski de Boulogne-Billancourt. En effet, sous la houlette de son président Daniel Jouin, le comité du Souvenir-Français local accueillait le congrès départemental de cette grande association mémorielle.

Dans le respect des nouveaux statuts, ce congrès était électif c’est-à-dire qu’il devait élire au scrutin de liste l’équipe chargée de la délégation départementale pour les 3 ans à venir.

Les 1316 adhérents identifiés avaient été invités soit par message électronique du délégué général soit par leur président respectif de comité à se prononcer.

Sur les 114 votants, la liste en présence recueilli 110 voix.

Cette journée marquait également un mouvement de reprise après les difficultés et les craintes liées à la Covid 19. Ainsi 20 comités étaient présents tout au long de ce rendez-vous important, des cérémonies sur les tombes des morts pour la France au cours desquelles s’unissaient dans un même élan d’hommage jeunes et anciens puis de l’accueil par le Maire de la ville en présence d’un conseiller régional, du directeur de l’ONAC et d’autres responsables ou élus.

Une exposition consacrée à la guerre franco-prussienne de 1870-1871 permit de comprendre cette tragédie notamment à travers deux panneaux relatant les combats qui se déroulèrent dans l’actuel département des Hauts-de-Seine.

De nombreuses informations, recommandations, suggestions furent livrées pour que Le Souvenir-Français rayonne dans les Hauts de Seine, que les mémoires soient portées et honorées, que les tombes de celles et ceux Morts pour la France, c’est-à-dire pour notre liberté contre l’asservissement, soient sauvegardées et protégées de la reprise et de la revente.

C’est un défi des temps actuels que chacune et chacun à son niveau peut relever par de petites actions contre l’oubli.

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine

Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.
Congrès électif du Souvenir-Français dans les Hauts de Seine.

Lire la suite

Publié le 16 Novembre 2021

A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.

Pour contribuer à l’année Napoléon, le Souvenir-Français avait souhaité qu’une petite cérémonie soit organisée sur la tombe souvent oubliée ou méconnue de soldats du Premier Empire.

Ce fut chose faite, samedi 13 novembre dans le cimetière ancien de la ville « impériale », comme aime à le souligner le maire de Rueil-Malmaison.

Erigé en son temps à la mémoire du général Varin et entretenu par le comité du Souvenir-Français, un monument nous rappelle le parcours de ce soldat hors du commun (1).

Volontaire pour servir en 1806 dans la garde du roi de Naples, le frère de Napoléon, il devient après les campagnes d’Egypte, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne, capitaine-major en 1814 puis, sous Louis XVIII, aide de camp du maréchal Gouvion-Saint-Cyr.

Il retourne en Egypte comme instructeur auprès du vice-roi. Créateur et commandant d’une école de cavalerie, il devient général de l’armée d’Egypte et bey (chef, seigneur).

Chevalier de l’ordre de Saint-Louis et officier de la Légion d’honneur, il se retire à Rueil-Malmaison et y décède à l’âge de 83 ans.

Une autre sépulture, plus discrète, fut découverte et nettoyé : celle d’un soldat de 18 ans en 1792 devenu capitaine au 17ème régiment de ligne, issu du régiment d’Auvergne, qui participa aux campagnes napoléoniennes et reçu la Légion d’honneur. Plus tard, il devint maire de Rueil-Malmaison et assura son entrée dans la modernité de l’époque.

Dans un bel élan, guidés par le président du comité du Souvenir-Français de Rueil-Malmaison, le maire de la ville, le conseiller départemental, le conseiller régional, le président de la section locale de la Légion d’honneur, le délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine, le président de la société historique de Rueil-Malmaison, des membres du Souvenir-Français et trois porte-drapeaux se recueillirent devant les sépultures.

Dans des gestes sobres et symboliques des fleurs de la municipalité, du Souvenir-Français et de la Légion d’honneur furent déposées sur chacune des sépultures.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts-de-Seine.

 
(1) cf : Rueil-info, mars 2021
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.
A Rueil, hommage à deux soldats du Premier empire.

Lire la suite

Publié le 10 Novembre 2021

Messaoud El Asry, d'Oran au cimetière Pierre Grenier de Boulogne.

Les zouaves.

La dénomination de zouave vient du berbère zwava, qui est le nom d’une tribu kabyle. Fortement composés de métropolitains, les régiments de zouaves se couvrent de gloire partout où ils combattent. Leur réputation commence avec l’arrivée des Français en Algérie en 1830 : les Kabyles fournissaient des soldats aux Turcs sous la régence d’Alger ; avec la domination de la France, ils fourniront le Royaume puis la République. Ces unités sont également remarquables par l’exigence ultime de leur discipline ; d’où l’expression « faire le zouave » : un zouave est capable de tout faire, sur un simple commandement.

Le 3e régiment de zouaves est créé le 23 mars 1852, à partir du 3e bataillon de zouaves et de volontaires de plusieurs régiments de ligne. En 1914, l’unité est répartie de manière suivante : 1er bataillon à Constantine, 2e et 4e bataillons en opérations au Maroc, 3e bataillon à Philippeville et 6e bataillon à Batna.

En 1914, à la mobilisation, la majeure partie des bataillons du 3e zouaves est réunie et intègre la 37e division d’infanterie algérienne. Entrée en action au mois d’août, l’unité combat en Belgique puis sur la Marne et en Champagne (1915). Elle est de la défense de Verdun en 1916 puis au Chemin des Dames l’année suivante. En 1918, le 3e se bat en Lorraine, dans la Somme puis en Picardie.

Le 28 janvier 1916, le généralissime, en attribuant la fourragère au régiment, fait lire la citation suivante, à l'ordre de la IVe armée : « 3e régiment de marche de zouaves sous les ordres du lieutenant-colonel Louis. Le 25 septembre 1915, s'est rué à l'assaut des tranchées allemandes avec un élan et un enthousiasme qui confinent au sublime. Bien que pris de tous les côtés par un feu formidable d'artillerie et d'infanterie s'est enfoncé comme un coin dans les lignes ennemies qu'il a crevées sur une profondeur de 2 kilomètres, s'est emparé de onze pièces d'artillerie et de neuf mitrailleuses, a fait 400 prisonniers et ne s'est arrêté, bien qu'ayant perdu son chef et presque tous ses cadres, que lorsqu'il a été à bout de souffle. Dans toutes les circonstances où il a été engagé depuis le début de la campagne s'est montré à la hauteur des vieux régiments de zouaves ; en Champagne, il les a dépassés. Déjà, le 19 septembre 1914, il avait pris un drapeau à l'ennemi ». Signé : le général Henri Joseph Eugène Gouraud, commandant la IVe armée.

 

Messaoud El Asry.

Messaoud El Asry est né 28 mars 1882 à Oran (quartier dit du « Village Nègre ») en Algérie. Il est le fils Samuel et de Yacot Abecassis, des commerçants installés à Oran, et originaires d’El-Kelaïa au Maroc. Le 14 juin 1913, à Pailkao, dans le district d’Oran, Messaoud épouse Joséphine Benkemoun.

Engagé en 1914 au 3e zouaves, Messaoud est de tous les combats. Il est grièvement blessé en septembre 1918 et décède à l’hôpital de Neuilly-sur-Seine le 24 du même mois. Il est enterré au cimetière Pierre Grenier, à Boulogne, dans la 10e division.

Là-même où les représentants des Comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine se rendront le samedi 20 novembre en fin de matinée.

 

 

 

Sources :

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Messaoud El Asry – Annotations de Berbnard Butet et Laetitia Filippi.
  • Site Chtimiste sur les régiments de la Grande Guerre.
  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  •  André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.
  • Les troupes coloniales dans la Grande Guerre – L’Armée d’Afrique, par Léon Rodier.
  • L’Armée d’Afrique, Historama, n° 10, 1970.
  • Histoire de l’Armée française en Afrique, par Anthony Clayton, Ed. Albin Michel, 1994.
  • L’Armée d’Afrique, 1830-1962, par Robert Huré, 1830-1962, ED. Lavauzelle, 1977.

Lire la suite

Publié le 27 Octobre 2021

Une tombe familiale trois fois glorieuse heureusement sauvée.

Cette tombe est un symbole de ce qui peut se passer dans nos cimetières, parfois mais hélas trop souvent dans l’indifférence ou la mécanisation administrative des acteurs publics locaux.

Dans cette tombe reposent trois Morts pour la France (deux frères et leur cousin) qui étaient condamnés par la municipalité à la fosse commune après avoir été, leur tombe reprise, soumis à la crémation.

Fortuitement, il y aura très bientôt deux ans, l’œil d’un féru de l’histoire à la française des tombes des morts au champ d’honneur, des relations entre pouvoirs publics et notre association mémorielle, aujourd’hui président général du Souvenir Français, se figea stupéfait sur l’écriteau posé sur la tombe de la famille Morère « cette concession fait l’objet d’une reprise ».

Le moment était lui-même chargé d’émotion puisque du comité au siège national nous étions réunis pour commémorer en présence de sa descendante le centenaire de la disparition du fondateur du Souvenir-Français.

Même si le maire de la ville était absent du cimetière, il put être alerté lors des discours qui suivirent. Cependant, malgré un appel vibrant à la préservation de la mémoire de trois destins, malgré la vidéo « le nom du père » réalisée sur cette sépulture, l’article peu élogieux d’un quotidien national puis la lettre de notre président général, il revint à la délégation et au comité de prendre en charge sans aide aucune cette tombe trois fois glorieuse.

Cette sépulture est désormais sauvée mais combien d’autres Morts pour la France sont encore menacés dans leur repos et la promesse d’un écrin de pierre perpétuel ?

C’est pourquoi, il n’est pas vain de donner à la quête du Souvenir-Français qui se déroule du 28 octobre au 2 novembre ou de faire un don en ligne : https://le-souvenir-francais.fr/soutenir-le-souvenir-francais/

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine.

La sépulture Morère après restauration.

La sépulture Morère après restauration.

Lire la suite

Publié le 22 Octobre 2021

A Levallois-Perret, hommage à une grande dame.

Il y a un siècle naquit au Hertford British Hospital de Levallois-Perret celle qui allait devenir une grande héroïne de la Seconde guerre mondiale et un symbole de la lutte franco-britannique contre la barbarie déversée sur l’Europe.

Violette Szabo, citoyenne franco-britannique, s’engagea à 20 ans comme opératrice de contrôle de tir dans une batterie anti-aérienne, puis devint en 1943 un agent du SOE, service secret créé par Winston Churchill.

Elle fut parachutée en France en avril 1944, dans la région de Rouen puis avec Bob Maloubier, le 8 juin 1944, à Sussac, en Haute-Vienne, pour prêter main forte au maquis du Limousin.

Blessée lors d’un accrochage avec la division SS « Das Reich », le 10 juin 1944, elle protégea héroïquement la fuite de ses camarades mais, à court de munitions, fut capturée.

Torturée par la Gestapo, « Louise », son nom de code, ne livra aucune information mais fut déportée puis assassinée à Ravensbrück, le 5 février 1945, à l’âge de 23 ans.

Grâce à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, la délégation générale des Hauts de Seine du Souvenir-Français, le soutien sans réserve de la municipalité de Levallois-Perret et les appuis individuels directs ou indirects, ce magnifique projet initié par un limousin d’île de France a pu se concrétiser le 15 octobre 2021.

La plaque posée sur l’enceinte de l’hôpital en présence de la fille de Violette Szabo venue spécialement du Pays de Galles rappelle au passant la courte vie de cette femme exceptionnelle. Celle qui a rejoint les rangs des Morts pour la France pour lesquels nous affirmons « À nous le souvenir, à eux l’immortalité.

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

A Levallois-Perret, hommage à une grande dame.
A Levallois-Perret, hommage à une grande dame.
A Levallois-Perret, hommage à une grande dame.

Lire la suite

Publié le 22 Octobre 2021

A Chatenay-Malabry, exposition « Si la Légion d’honneur m’était contée ».

Exposition « Si la Légion d’honneur m’était contée »

Pavillon des Arts de Châtenay-Malabry (26 octobre – 6 novembre 2021)

Cette exposition retraçant l’histoire de l’Ordre national de la Légion d’honneur est organisée par la Société des Membres de la Légion d’Honneur (SMLH) à l’occasion de la commémoration de son centenaire et par le Souvenir Français à l’occasion des journées nationales du souvenir.

Cette exposition est articulée autour de 22 panneaux présentant la Légion d’honneur et notre association (SMLH) ; d’une série de portraits/biographies de 18 personnalités décorées de la Légion d’honneur avant 1921 et ayant habité les communes recouvertes par la section (Antony ; Bourg-la-Reine ; Châtenay-Malabry ; Fontenay-aux-Roses ; Montrouge ; Châtillon ; Bagneux ; Sceaux) ; l’exposition de sept drapeaux associatifs de comités (SMLH et Souvenir français) avec commentaires sur la symbolique du drapeau.

Le vernissage du 3 novembre sera aussi l’occasion pour le comité de la SMLH de Châtenay-Malabry de remettre des prix à des apprentis afin de soutenir leur engagement.

Le sous-préfet d’Antony, le président du département, les maires des sept communes citées ci-dessus, le président national de la SMLH et le président national du Souvenir français, le délégué départemental du Souvenir français sont invités à ce vernissage.

La Légion d’honneur est la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde. Créée en 1802 par Napoléon, elle est remise au nom du Chef de l’État, Grand maitre de l’Ordre, pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité.

La Société des Membres de la Légion d’Honneur (SMLH) regroupe, depuis 1921, les légionnaires volontaires pour s'engager sur les terrains de la solidarité inter-générationnelle, de la préservation et du renforcement du lien social sous toutes ses formes. Elle a été fondée en 1921 pour aider les nombreux légionnaires anciens combattants de la grand guerre, souvent dans le besoin. Elle commémore de 2021 à 2022 son centenaire par de nombreuses manifestation internationales, nationales et locales. Dont pour nous Altosequanais cette exposition.

Le Souvenir Français association fondée en 1887 et reconnue d’utilité publique le 1er février 1906 a pour vocation d'honorer la mémoire de tous ceux qui sont morts et meurent pour la France qu’ils soient Français ou étrangers. Elle a été fondée après la guerre de 1870 pour honorer les anciens combattants, entretenir indéfiniment leurs tombes. Pour que chacun puisse y contribuer, une quête sur la voie publique est organisée chaque année à la Toussaint, avec l’autorisation du gouvernement. Elle a lieu cette année du 28 octobre au 2 novembre.

 

La Société des Membres de la Légion d’Honneur dont le siège est à Paris est subdivisée en sections en France et à l’étranger. La section des Hauts-de-Seine sud-est regroupe cinq comités : Antony ; Bourg-la-Reine ; Châtenay-Malabry et Fontenay-aux-Roses ; Montrouge - Châtillon - Bagneux ; Sceaux

Le Souvenir Français est subdivisé en comités. Châtenay-Malabry a un comité.

 

Le document ci-dessous est une invitation au vernissage de cette exposition. Celui-ci se déroulera le mercredi 3 novembre à 17h, au Pavillon des Arts et du Patrimoine de Châtenay-Malabry (mesures sanitaires en vigueur).

Lire la suite