Publié le 6 Mai 2012

Jean Joly

 

Le Comité de La Garenne-Colombes nous fait part de la disparition de Jean Joly, qui fut, entre autres, porte drapeau de l'Amicale franco-belge de l'ouest parisien.

 

Ses obsèques se dérouleront le vendredi 11 mai à 15h30 en l'église St-Hurbain à La Garenne-Colombes.

 

Adresse : Mme Dominique Joly, 3, rue Hérold 92250 LA GARENNE COLOMBES.

 

La Délégation générale du Souvenir Français des Hauts-de-Seine présente ses plus sincères condoléances à sa veuve Dominique, ainsi qu'à la famille de Monsieur Joly. 

Lire la suite

Publié le 1 Mai 2012

  Asnieres2012.jpg

 

Après la présentation du rapport financier ainsi que du rapport d’activité de l’année 2011 par les membres du bureau, Xavier MELARD – Président du comité d’Asnières -  a eu le plaisir de remettre à Claude ALLOUIS ainsi que Rolland PENCROFFI la médaille de Bronze du Souvenir Français afin de les remercier pour les services rendus à l’association.

Lire la suite

Publié le 20 Avril 2012

 

kovac-20110711

Brigadier Clément KOVAC, du 1er régiment de Chasseurs, tué en Afghanistan le 11 juillet 2011.

 

 

Après les attentats aux Etats-Unis de 2001, avec le soutien des forces de l’OTAN, les Etats-Unis renversent le régime des Talibans en Afghanistan. Ces derniers abritent alors les terroristes d’Al-Qaida et leur chef Oussama Ben Laden.

 

En 2004, la mission des forces de l’OTAN devient l’ISAF (Force Internationale d’assistance et de sécurité) et son but consiste en une aide à la mise en place d’un Etat structuré et fort dans ce pays, sous la présidence d’Hamid Karsaï. Cette mission s’accompagne, comme bien souvent, d’un volet humanitaire et de développement des infrastructures.

 

La France est active en Afghanistan depuis 2001 et compte aujourd’hui 3.400 militaires, placés dans les provinces de Kaboul – la capitale –, de la Kapisa et de Surobi. Depuis 2001, 82 militaires français ont trouvé la mort dans ce pays, et sans parler des dizaines de blessés.

 

C’est l’une des missions du Souvenir Français que de conserver la mémoire de ces militaires morts au Champ d’honneur. Diffusé par Yves Debray, membre du conseil d’administration de l’Association de Soutien à l’Armée Française, voici ce poème écrit Madame Colette Dahais, employée du Corps des Personnels civils de le Défense au Musée du Génie d’Angers.

 

 

« J’avais vingt, trente ou quarante ans

J’étais caporal, capitaine ou adjudant

Et je suis mort en Afghanistan.

 

Sur une terre hostile et lointaine

Je suis parti loin des miens

Défendre la paix, la veuve et l’orphelin

Je n’étais qu’un soldat, pas un héros

Mon engagement c’était ma foi, mon crédo.

 

Qu’ici en France tous le comprennent

Que mes parents et camarade on soutienne

Que les jeunes Afghans grandissent sereins

Que mon sacrifice ne soit pas vain.

 

Adieu maman, adieu chérie, adieu mon tout-petit

Dans la douleur et le chagrin

Pas de revanche ni de colère

C’était mon métier, j’en étais fier

Bien qu’à ma vie, il ait mis fin.

 

J’avais vingt, trente ou quarante ans

J’étais officier, sous-officier ou militaire du rang

Tombé au Champ d’honneur… là-bas en Afghanistan ».

 

 

 

 

Lire la suite

Publié le 3 Avril 2012

 
SF-Logo.jpg
Cher(e) Président(e),
 
Cher(e) ami(e),
 
 
Les 13,14 et 15 avril 2012 sont les dates retenues pour le prochain congrès national de notre association, comme vous avez pu le relever dans le numéro 485 de Janvier 2012 de notre revue.
 
 
Je vous demande de bien vouloir informer l’ensemble des adhérents de votre comité et les inviter à se joindre aux membres de votre bureau, en ces journées. Particulièrement :
 
 
 
  • Samedi 14 avril : au Cercle National des Armées, 8 place Saint-Augustin Paris 8ème.
    • 14h30 : assemblée générale, dans le salon d’honneur.
    • 18h30 : ravivage de la Flamme, sur la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe (rassemblement à 17h45 – angle des Champs-Elysées et de la rue Balzac).
 
 
  • Dimanche 15 avril :
    • 11h00 : messe solennelle en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.
 
 
Tous les comités des Hauts-de-Seine sont proches de ces lieux. Nous nous devons d’être présents en nombre pour montrer la vitalité du Souvenir Français dans notre département. Je sais pouvoir compter sur votre motivation.
 
 
 
En vous remerciant pour le suivi de ces informations, veuillez accepter Cher(e) Président(e), Cher(e) ami(e), mes très fidèles et cordiales salutations.
 
  
 
 
 
Votre Délégué général,
 
André LABOUR.
 

Lire la suite

Publié le 31 Mars 2012

Bourdon Simone 

Madame Simone Bourdon

 

La Délégation générale du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine tient à féliciter très chaleureusement Madame Simone Bourdon, pilier de notre association depuis 1987, et présidente de l'antenne des Equipes de Saint-Vincent-de-Paul, pour sa nomination au grade de chevalier dans l'Ordre national du Mérite, sur proposition de Monsieur le Premier ministre, François Fillon.

 

La délégation des Hauts-de-Seine n'oublie pas non plus qu'au cours de l'année 2011, deux de ses présidents ont reçus des distinctions prestigieuses : Madame Françoise-Marie Belin, présidente du comité de Chatenay-Malabry a été faite chevalier de la Légion d'honneur et Monsieur Robert Duval a été nommé chevalier dans l'Ordre national du Mérite.

 

 

 Chatenay-Malabry, Madame Françoise-Marie Belin

 Madame Françoise-Marie Belin.

 

 

 

 La Garenne-Colombes, Monsieur Robert Duval

Monsieur Robert Duval.

 

Lire la suite

Publié le 16 Mars 2012

La Vigie Marocaine

 

La Vigie Marocaine – Edition du 1er juin 1954 (copyright Journaux-Collection.com)

 

 

Ce n’est qu’en 1999 que la France arrête officiellement de se cacher derrière les mots pour parler de son histoire récente avec l’Afrique du Nord. Depuis longtemps pourtant les gens de la rue, la presse, parlent couramment de la guerre d’Algérie quand l’Etat n’y voit que des « évènements ».

 

La loi n°99-882 du 18 octobre 1999 permet de remplacer dans tous les documents officiels l'expression « aux opérations effectuées en Afrique du Nord » par les mots « à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc », mettant ainsi en cohérence le langage officiel et le langage courant. Ce changement est d’importance car il fait explicitement mention des combats en Tunisie et au Maroc, qui sont bien moins présents dans nos mémoires que ceux de la guerre d’Algérie : l’Algérie était un département français, le Maroc et la Tunisie seulement des protectorats. La France ne pouvait pas se faire la guerre à elle-même.

 

Le soldat Jacques Pronzac, natif de Courbevoie et enterré au carré militaire de Garches, a 21 ans quand il embarque, le 18 mai 1953 pour rejoindre son affectation à la CTA (compagnie de transmission air) 806 de Rabat, au Maroc.

Un petit rappel historique parait ici utile pour bien comprendre l’état d’esprit dans lequel se trouve la France en 1953 à propos du Maroc. La France exerce un protectorat sur le Maroc depuis la convention de Fès de 1912. Le général Hubert Lyautey est le plus célèbre résident général, représentant la France auprès du sultan du Maroc. Sa gestion et sa diplomatie peuvent même être qualifiées d’éclairées. En 1925, lui succède une administration beaucoup plus coercitive et timorée. En 1927, le sultan Moulay Youssef meurt et laisse le trône à son troisième fils qui devient, à 18 ans, sultan sous le nom de Mohammed V ben Youssef (père d’Hassan II et grand-père de l’actuel roi Mohammed VI).

 

Au début des années 1930, Paris laisse entrevoir sa volonté de transformer le Maroc en une colonie, comme l’Algérie. Des ferments de révolte nationalistes apparaissent et la France fait un pas en arrière. Les esprits se calment avec la nomination en 1936 du général Charles Noguès, disciple de Lyautey, comme résident général.

 

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes marocains reprennent de l’audace et fondent en 1943 le parti de l'Istiqlal (indépendance en arabe) ; l’affaiblissement de la France avec l’occupation allemande et le débarquement anglo-américain en 1942 sur les côtes du Maroc donnent des espoirs de liberté. En 1943, le président américain Franklin D. Roosevelt fait même la promesse d’une complète indépendance au sultan Mohammed V, une fois le conflit terminé. La France s’entête encore après la Seconde Guerre Mondiale : les révoltes à Tanger, Fès ou Rabat contre le protectorat ne sont pas comprises. En 1950, Paris pousse le pacha de Marrakech, Thami El Glaoui à se révolter contre le sultan pour le renverser et mettre à sa place le chérif Mohammed ben Arafa, un vieillard. Mohammed V résiste à la transformation du Maroc en simple colonie, fait« la grève des sceaux » en 1951, et demande en novembre 1952, lors de son discours du Trône, l’émancipation immédiate de son pays. El Glaoui, toujours soutenu par la France et avec l’aide d’une vingtaine de caïds, signe une pétition de dénonciation agitant la possibilité d’une guerre civile.

 

Le soldat Jacques Pronzac arrive donc le 19 mai 1953 à Oran et passe dans la journée la frontière algéro-marocaine pour se rendre ensuite à Rabat. Les mois de juin et juillet sont pour lui une période d’instruction, toujours à Rabat. Prenant prétexte des révoltes, le gouvernement français dépose le sultan en août 1953 et l'exile en Corse avec sa famille. Paris met sur le trône Mohammed ben Arafa, mais en agissant ainsi ne fait que laisser grandir dans les esprits marocains le prestige du sultan déchu.

 

Les attentats contre la présence française se multiplient : attentats contre ben Arafa, déraillement d'un train, bombe au Marché Central de Casablanca... Les répressions et les arrestations menées par l’armée française sont de plus en plus nombreuses.

 

Le journal La Vigie Marocaine, féroce partisan d’un Maroc français, dénonce les activités des terroristes et dresse chaque jour dans ses colonnes la liste des exactions et des attentats. Dans son édition du 24 janvier 1954, il donne le bilan suivant : « depuis le 20 août 1953, soit en 164 jours, se sont déroulés 115 agressions, 99 incendies, 48 attentats par engins explosifs, 45 sabotages ».

 

Comme tous les appelés du contingent, Jacques Pronzac se tient informé des événements, un poste de radio collé à l’oreille. Il apprend le transfert du sultan et de sa famille sur l’île de Madagascar le 25 janvier 1954. Malheureusement, le jeune soldat ne verra pas l’évolution inexorable du Maroc vers l’indépendance. Il entre à l’hôpital Jean Vial au début du mois de février pour y soigner une maladie.

Le 7 février, Jacques Pronzac rend son âme à Dieu.

 

Pendant ce temps, la liste des actions continue à s’allonger, avec, entre autres, le 24 mai 1954, un attentat contre le Résident Général, le général Guillaume et le 30 juin de cette même année, l’assassinat du directeur du journal La Vigie, le docteur Emile Eyraud. Le 26 août, Pierre Mendès-France, président du Conseil, annonce à l’Assemblée nationale la création d’un conseil d’étude des réformes au Protectorat du Maroc.

 

Un an plus tard, après un nouveau massacre de colons français – cette fois à l’Oued Zem – et une riposte non moins terrible de l’armée française, Edgar Faure, qui a succédé à Mendès-France à la présidence du Conseil, engage les pourparlers avec les partis politiques et le sultan. Le 22 août 1955 une conférence s’ouvre à Aix-les-Bains. La France signe un document qui reconnaît la fin du protectorat et l'indépendance du Maroc le 2 mars 1956.

 

Le souverain revenu d’exil convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V et le 7 mars 1956, annonce à son peuple le retour à l’indépendance. Le 7 avril suivant l'Espagne reconnaît à son tour l'indépendance avant de restituer un peu plus tard l'enclave d'Ifni et le littoral méditerranéen (à l'exception de Ceuta et Melilla). Le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le grand port du nord retourne dans le giron du royaume.

 

La France, sortie depuis peu de la guerre d’Indochine, vient de « solder les affaires marocaines ». Mais déjà se profile en Algérie un nouveau conflit colonial...

 

 

 

Antoine Junqua.

Membre du Souvenir Français.

 

 

 

 

Sources :

 

·         André Le Révérend, Lyautey, Fayard, 1983.

·         Guy Delanoë, La Résistance marocaine et le  Mouvement « Conscience Française », Ed. L’Harmattan, 1991.

·         Michel Abitbol, Histoire du Maroc, Librairie Académique Perrin, 2009.

·         www.herodote.net

·         http://www.fnaca.org/ , Fédération Nationale Anciens Combattants Algérie, Maroc et Tunisie.

·         http://www.cinquantenaire.ma/mohammed5.asp

 

Lire la suite

Publié le 11 Février 2012

Destruction massive sur Boulogne-Billancourt.

Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

 

Chaque guerre est l’occasion du développement technologique, terrible, de l’armement. En 1870-1871, plusieurs unités françaises, notamment à la Défense, sont stoppées par une nouvelle arme prussienne : la mitrailleuse. Au cours du premier conflit mondial, la technologie et la mécanique des chars d’assaut et des avions donnent un avantage aux Alliés face au IIème Reich.

 

L’une des caractéristiques de la Seconde Guerre mondiale est la multiplication des bombardements. Ce ne sont plus des actions anecdotiques, isolées mais massives et elles sont un caractère stratégique : elles ont pour but la destruction de voies de communication, d’unités militaires ou industrielles œuvrant à l’effort de guerre. Elles ont aussi une action psychologique : il s’agit de traumatiser les populations civiles dans le but de maximiser la peur de l’ennemi à son approche terrestre.

 

Jacqueline Foveau : « Manquant de tout, persuadée que nous pouvons être arrêtés d’un moment à l’autre – c’est le temps du STO (Service du Travail Obligatoire) – nous décidons de partir dans le sud, en Zone libre, au Puy en Velay, où des amis ont une grande maison. Alors, nous laissons mon grand-père paternel pour veiller sur notre appartement et nous voilà, mon père, ma mère, mon frère, mes deux grands-mères, entassés dans notre voiture, sur les routes de France. Peu avant la ligne de démarcation, un gars nous hèle : « Ne prenez pas cette route, elle est bouchée. Passez à droite, c’est à couvert ». Bien nous en prend : moins d’un quart d’heure plus tard, nous entendons des avions qui foncent sur la route. Le bruit est épouvantable ; une sorte de sirène qui vous glace le sang. Des balles passent à quelques dizaines de mètres de nous. Des morts partout. Des gens que nous avions vus quelques instants plus tôt : ils étaient là. Par terre. Allongés dans des flaques de sang ».

 

Sur Boulogne-Billancourt.

 

Le 1er mars 1942, un groupe de la Royal Air Force britannique lance des milliers de tracts sur la ville de Boulogne-Billancourt : « Il y a quelques mois, nous avons annoncé notre intention de bombarder en France occupée les usines qui travaillent pour le compte d’Hitler. Nous savions d’avance que vous approuveriez cette décision. En France comme ailleurs, nos objectifs sont choisis d’après des renseignements précis. Nous viserons aussi exactement que possible, et nous connaissons notre affaire. Il y aura fatalement des bombes qui passeront à côté. Aidez-nous à éviter les pertes de vie françaises. Mettez-vous à l’abri ».

 

Deux jours plus tard, la même force lâche 475 tonnes de bombes sur les usines Renault. Sept ouvriers trouvent la mort, mais c’est infiniment moindre par rapport à la population civile qui n’a pas eu le temps, ou le réflexe, de se mettre à l’abri dans les caves ou les égouts : la ville et ses alentours comptabilise plus de 600 morts et 1.500 blessés. Alors que du haut de la Butte Montmartre des Français applaudissent à l’intervention anglaise, le gouvernement de Vichy, par les voix du maréchal Pétain et de Philippe Henriot, ministre de l’Information, parle à la radio et désapprouve l’action. Ils organisent en quelque sorte une émotion nationale et décrètent une journée de deuil national. « Rues soufflées, quartiers rasés, enfants précipités de leur berceau dans leur tombe, pauvres restes arrachés aux décombres sous la fumée suffocante, nous avons vécu minute par minute vos affreuses tortures. Elles ont atteint la France au plus profond de son âme », indique le maréchal.

 

En avril 1943, alors que la production aux usines Renault a repris depuis juin 1942, et que, de fait, les populations voisines sont inquiètes, un nouveau bombardement se produit. Il est l’œuvre de l’aviation américaine : une minute seulement après le déclenchement de l’alerte, 250 tonnes de bombes sont larguées depuis une hauteur de 400 mètres. Les dégâts sont considérables : près de 500 immeubles sont atteints par des fragments. On n’en dénombre pas moins de 400 morts.

 

Jacques Dubois, maire-adjoint honoraire de Boulogne-Billancourt : « Le 4 avril 1943, Boulogne-Billancourt subit un autre grand bombardement effectué en plein jour par un beau dimanche après-midi. Après le bombardement du 3 mars 1942, une grande partie de la population avait quitté Boulogne-Billancourt pour se mettre à l’abri, mais il restait encore de nombreuses familles sur place. Le bombardement nous surpris rue de l’Ancienne mairie, devant l’église Sainte-Thérèse, où la troupe scoute se préparait pour une sortie au parc de Saint-Cloud. Il ne dura que quelques minutes comme si les équipages qui volaient à haute altitude étaient pressés d’échapper à la défense antiaérienne. Elle s’était considérablement renforcée depuis l’attaque de 1942. La bombe qui tomba près de l’église, à quelques dizaines de mètres de moi, me précipita dans la crypte. Heureusement, elle éclata dans la terre meuble du jardin du curé, en faisant un entonnoir énorme, mais ne tuant personne. Je retrouvai dans la crypte toute la troupe scoute, avec les prêtres de la paroisse. Hélas, ce bombardement coûta la vie à notre mère qui périt dans le hall d’un immeuble du boulevard Jean Jaurès où elle avait cherché refuge. Notre père échappa lui, miraculeusement, à la mort. Les dommages furent considérables en pertes humaines et beaucoup de Boulonnais quittèrent définitivement la ville ».

 

Lucette Pontet : « Nous habitions Issy-les-Moulineaux. L’alerte était chaque fois terrible. Nous savions que les usines de Boulogne étaient visées. Que là-bas, à quelques kilomètres, des gens allaient mourir. C’était horrible. Nous savions aussi qu’à chaque fois des bombes tombaient à côté. Près de chez nous, la rue Auguste Gervais en souffrit particulièrement. Je revois ma mère en pleurs racontant la disparition de plusieurs familles ensevelies sous les décombres de leur immeuble ».

 

En septembre 1943, la situation est pire : une des bombes destinées à une usine de Renault tombe sur le champ de courses d’Auteuil. C’est un massacre. Et plusieurs bombardements se succèdent en quelques jours faisant plus de 300 victimes. Toutes les communes avoisinantes sont touchées. La propagande se déchaîne, dénonçant l’action soi-disant de libération par des titres dans les journaux comme « Un nouveau crime de Churchill », « Le peuple dénonce les assassins anglais », « Mon Dieu, faites qu’ils ne reviennent pas »…

 

Pour autant, globalement, la population ne désapprouve pas l’action des Alliés. Elle ne la revendique pas plus. La France courbe l’échine, supporte tant bien que mal la douleur et la honte de la défaite se cherchant un protecteur, à défaut d’un sauveur. Il en sera ainsi pendant de longs mois, avant que la Résistance ne commence son œuvre, et qu’elle soit, et c’est une autre histoire, approuvée par la vox populi.

 

En attendant, les bombardements sur Boulogne et la Région parisienne ont fait pendant quatre ans des milliers de victimes civiles. A l’époque, on ne parlait pas « frappes chirurgicales » et de « dommages collatéraux ». Victimes non combattantes, elles ne sont pas représentées par des associations, ne sont pas commémorées. Victimes mortes pour la France… qui les a souvent bien oubliées.

 

 

Thierry Gandolfo.

Conservateur du cimetière d’Issy-les-Moulineaux

Ancien sous-officier au 32ème RA.

 

 

 

 

Sources :

- Ville de Boulogne-Billancourt : www.boulogne.billancourt.com

- Entretien Madame et Monsieur Foveau, octobre 2007.

- Entretien Madame Pontet, janvier 2008.

- Témoignage de Monsieur Jacques Dubois, maire-adjoint honoraire de Boulogne-Billancourt. Ce témoignage a été recueilli par Monsieur Daniel Jouin, président du comité local du Souvenir Français.

- Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.

- André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.

- Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

- Site de « la Libération de Paris » par Gilles Primout.

- Site « Plaques commémorative » de François Tanniou.

- Image de guerre, Marshall Cavendish.

- Site internet de Renault SA : www.renault.fr

 

 

Lire la suite

Rédigé par Souvenir Français des Hauts-de-Seine

Publié le 5 Février 2012

 

Levallois-Perret.jpg

 

 

L'assemblée générale du comité de Levallois-Perret du Souvenir Français se déroulera le vendredi 10 février 2012 à 18h00, au Pavillon des Fêtes de la Place de Verdun à Levallois-Perret.

 

 Saint-Cloud.jpg

 

 

Le comité de Saint-Cloud tiendra son assemblée générale le samedi 11 février 2012, à 11h00, au Carré, 3bis rue d'Orléans à Saint-Cloud.

 

 

 

 

Lire la suite

Publié le 21 Janvier 2012

 

zirnheld

 

 

André Zinrheld, mort pour la France le 17 juillet 1942.

 

 

L’aspirant André Zirnheld, l’auteur de la ‘’Prière du Para’’, est le premier officier parachutiste français tombé au Champ d’Honneur. Il est compagnon de la Libération, titulaire de la Croix de Guerre 39/45 avec deux palmes et de la Military Cross. L’Union Nationale des Parachutistes a rendu hommage à cet officier lors d’une poignante cérémonie, au cimetière parisien des Batignolles, le samedi 19 novembre 2011. Après l’allocution du général (2s) Christian Picquemal, président de l’UNP, des gerbes ont été déposées avant que ne retentissent des chants traditionnels.

 

Benito Belogi

Vice-président de la 44e section de l’UNC

La Garenne-Colombes.

Lire la suite

Publié le 15 Janvier 2012

 

Bagneux-001.jpg

 

 

 

Bagneux : monument à la mémoire du comte de Dampierre.

 

 

Anne Marie André Henri Picot, comte de Dampierre.

 

 

Dans le cimetière de Bagneux, avant même de pénétrer dans les carrés militaires, le visiteur est arrêté par un monument imposant, dédié à la mémoire d’Anne Marie André Henri Picot, comte de Dampierre, commandant le 1er Bataillon des Gardes mobiles de l’Aube et mort à Bagneux le 13 octobre 1870.

 

La « dépêche d’Ems ».

 

Alors que Guillaume Ier de Hohenzollern, régent de Prusse depuis 1861 en raison de la maladie mentale de Frédéric-Guillaume IV, remporte une victoire décisive sur les Autrichiens à Sadowa le 3 juillet 1866, en France, après la chute de la monarchie orléaniste de Louis-Philippe, la Deuxième République est proclamée et son premier président est Louis-Napoléon Bonaparte.

 

Le neveu de Napoléon 1er est élu en décembre 1848. Cette république n’accorde que peu de pouvoirs à son représentant. Dans le but de diviser ses opposants, de mener librement la politique qu’il pense correcte pour le pays et d’accroître son prestige personnel, Louis-Napoléon Bonaparte provoque un coup d’Etat le 2 décembre 1851. Un an plus tard, jour pour jour, il est proclamé Empereur des Français.

 

 

Les craintes françaises d’une hégémonie allemande se trouvent rapidement validées par le désir de Bismarck, ministre-président de Prusse, de renforcer l’unité des Etats d’Allemagne du Sud et de l’Ouest (Bavière, Bade, Wurtemberg et Hesse) dans une grande épreuve nationale. En 1870, la candidature au trône d’Espagne du prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen provoque une crise. Il n’est pas question que la France se trouve au nord, à l’est et au sud, entourée d’Etats pro-allemands. A l’occasion d’une rencontre entre la France (représentée par son ambassadeur Benedetti) et la Prusse, dans la ville d’eau d’Ems, Guillaume Ier accepte que le prince retire sa candidature. Mais  Napoléon III veut plus et exige des garanties à cette renonciation. Ce qu’il finit par obtenir. Malheureusement, Bismarck publie un compte-rendu de cette réunion, mais avec une traduction pro-prussienne : l’attitude « arrogante » de l’Empire français est brocardée.

 

Piqué au vif, l’Empereur, plutôt d’abord hostile à un conflit, est vite débordé par un entourage et un parlement favorables à l’ouverture des hostilités. Napoléon III déclare la guerre à Guillaume Ier le 19 juillet 1870. A sa grande surprise, l’empereur français découvre que les Etats de l’Allemagne du sud se rangent du côté de la Prusse, dans une sorte d’enthousiasme guerrier, contre l’ennemi héréditaire.

 

 

 

La guerre moderne…

 

 

Les armées françaises sont portées rapidement aux frontières grâce au chemin de fer, issu de l’extraordinaire développement industriel voulu par l’empereur. Ces armées, qui n’ont connu que des guerres de conquêtes coloniales, sont impréparées à un conflit européen, face à un adversaire riche d’un enseignement sur les guerres modernes, recueilli par des observateurs militaires envoyés étudier les nouvelles techniques et notamment celles employées au cours de la Guerre de Sécession en Amérique : évolutions de l’armement, les obus, les canons, le chargement par la culasse, les premières armes à répétition. Un enseignement qui manque aux troupes françaises dont le commandement est l’héritier des stratégies du 1er Empire.

 

 

L’offensive victorieuse prussienne est menée par Von Moltke et l’on voit l’armée française s’effondrer en quelques jours en dépit de violents combats, comme à Gravelotte, et une résistance acharnée de plusieurs unités. Il est vrai que dans le même temps des armées entières se laissent enfermer dans des places fortes, sans munitions et sans ravitaillements. Les places de Toul, de Strasbourg et de Metz se rendent rapidement. Dans cette dernière ville, où il s’est laissé enfermer, le maréchal Bazaine livre, sans combats, près de 173.000 soldats, 3 maréchaux, 50 généraux, 53 drapeaux et plus de 200.000 fusils. Un anéantissement…

 

  

 

La ville de Paris assiégée.

 

 

Le 4 septembre 1870, la IIIème République est proclamée sur l’initiative de Léon Gambetta et commence le siège de Paris, qui dure tout l’hiver. Retranchés derrière leurs « fortifs » les Parisiens connaissent misère et famine, mangeant les chevaux, les chiens jusqu’aux animaux du Jardin des Plantes. Sur les étals des bouchers sont vendus chats et rats.

 

 

Plusieurs tentatives pour déloger l’étreinte de la capitale sont alors réalisées. Il s’agit d’aller vite, avant que le reste des Prussiens n’arrive sur la capitale. D’abord, en septembre 1870, à plusieurs reprises, les troupes françaises tentent d’empêcher l’encerclement. Si Versailles se rend sans combattre, ce n’est pas le cas des communes de Clamart et de Châtillon où les Français essaient de se maintenir dans les ouvrages fortifiés. Le général Ducrot fait faire mouvement à près de 45.000 soldats, les plaçant d’un côté vers Bagneux et Montrouge, de l’autre dans le bois de Clamart et Meudon. Les Prussiens seront alors pris dans la tenaille. Mais les troupes françaises croulent devant un ennemi plus nombreux et surtout bien mieux armé.

 

 

Le 7 octobre, Léon Gambetta sort de Paris grâce à un ballon monté et s’en va chercher des renforts. Le 13 octobre, des troupes se hasardent à attaquer l’ennemi entre Clamart et Bagneux pour reprendre le plateau de Clamart. C’est à ce moment que le comte de Dampierre trouve la mort au milieu de ses hommes.

 

 

Le 8 février 1871, les élections donnent la majorité aux conservateurs favorables à la cessation de la guerre. Adolphe Thiers ouvre les préliminaires de paix à Versailles. La France perd l’Alsace et la Lorraine, et doit payer 5 milliards de francs or d’indemnités. En gage, l’est de la France est entièrement occupé. Il le sera jusqu’en 1873.

 

 

Le 1er mars 1871, les Prussiens entrent dans Paris.

 

 

Sources :

 

·         Ville de Bagneux : www.bagneux92.fr

·         Henri Guillemin, Cette curieuse guerre de 1870, Gallimard, 1956.

·         Pierre Milza, L’année terrible – La guerre franco-prussienne, septembre 1870-mars 1871, Perrin, 2009.

·         Pierre Miquel, La Troisième République, Fayard, 1989 ; Le Second Empire, Plon, 1992.

Lire la suite