Publié le 19 Octobre 2021

A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.

En présence de représentants d’une vingtaine de comités du département des Hauts-de-Seine, Claude Guy, délégué général, a ouvert la réunion en demandant aux présents d’avoir une pensée pour celles et ceux de nos adhérents qui sont décédés depuis le dernier rassemblement et en rappelant qu’une évocation particulière leur sera dédiée à l’occasion du prochain congrès départemental (20 novembre 2021 à Boulogne-Billancourt).

En dépit de la pandémie, le Souvenir Français des Hauts-de-Seine a pu organiser, en respect des recommandations sanitaires, des cérémonies relatives aux morts lors des combats de 1870-1871, pour la France pendant la Guerre de Corée et à celles et ceux qui ont péri face à l’ennemi en 1941. D’ailleurs, le dernier numéro de la revue de notre association comporte un supplément dédié aux morts pour la France de cette année-là.

En 2020 également, Claude Guy a noté et remercié le Comité de Chaville pour l’organisation de sa conférence sur la guerre de 1870-1871. Il a aussi indiqué le changement de président à Courbevoie, avec l’élection de Roger Gosse.

Concernant 2021, le délégué général a participé à plus de 30 sorties sur le département. Parmi ces cérémonies figure celle de Levallois-Perret, à la mémoire d’une résistante née il y a cent ans à la maternité de l’hôpital franco-britannique.

Les cérémonies à venir seront : celle à Clichy, à la mémoire d’André Bréchet, résistant guillotiné et l’hommage aux soldats de la Grande armée, au travers d’une commémoration qui se tiendra à Rueil-Malmaison, où, dans le cimetière, sont situées les tombes du général Varin et d’un soldat napoléonien, décoré sur le champ de bataille par l’Empereur. Ce simple soldat fut par la suite maire de la commune.

Au niveau national, Claude Guy a informé les présidents des difficultés à faire de belles quêtes sur ces deux dernières années. D’où la volonté de réussir celle de 2021 ! Il a ensuite demandé que chaque comité puisse réaliser un travail de repérage des morts pour la France dans les cimetières communaux afin que leurs corps ne soient pas envoyés dans des fosses communes lorsque la tombe familiale se trouve en déshérence.

Quant aux questions financières, Claude Guy a indiqué que pour 2022 :

  • Le montant de la cotisation ne change pas et reste à 10 euros ;
  • Le montant de la cotisation d’un membre bienfaiteur commence à 50 euros ;
  • Le montant de l’abonnement pour la revue passe à 10 euros pour les adhérents. Pour les non-adhérents, il sera de 20 euros.
  • L’émission d’un reçu fiscal n’est pas systématique ; l’adhérent doit en faire la demande. Le reçu fiscal est valable à partir de 20 euros et ne compte que sur le montant de la cotisation ou du don, pas sur l’abonnement à la revue.
  • Enfin, pour les adhérents de 13 à 25 ans, le montant de la cotisation est de 5 euros.

La réunion s’est terminée avec la distribution des flyers et des affiches pour la quête nationale qui se déroulera du 28 octobre au 2 novembre 2021. Les thèmes nationaux portés par le Souvenir Français en 2022 seront, entre autres, la bataille de Bir-Hakeim et les faits de la Résistance de l’année 1942.

 

A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
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A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.
A Issy, réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine.

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Publié le 17 Octobre 2021

Hommage national à Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération.

Le Président de la République Emmanuel Macron a présidé l’hommage national rendu à Hubert Germain, chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération et dernier Compagnon de la Libération, dans la Cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides.

Combattant de la première heure au sein des Forces Françaises Libres dès 1940, Hubert Germain s’est attaché jusqu’à la fin à promouvoir et perpétuer les valeurs de la Résistance et de la Libération, en veillant à ce que l’Ordre, dont il était la dernière incarnation, devienne une boussole de citoyenneté, notamment auprès des plus jeunes.

Dans la continuité de cet hommage, la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain sera présidée par le Président de la République, le 11 novembre 2021, à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.

 

Discours d’Emmanuel Macron, Président de la République :

« Monsieur le Premier ministre, 

Monsieur le président du Sénat, 

Mesdames et Messieurs les ministres, 

Madame et Messieurs les Premiers ministres, 

Madame l'Ambassadrice, 

Mesdames et Messieurs les parlementaires, 

Monsieur le Grand Chancelier de la Légion d'Honneur, 

Monsieur le Délégué National, 

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de l'Ordre de la Libération, 

Monsieur le Chef d'Etat-major des armées, 

Officiers, Sous-officiers, Officiers mariniers, Soldats, Quartiers maîtres et Matelots, Aviateurs, 

Mesdames et Messieurs en vos degrés et qualités, 

Mesdames et Messieurs,

La vie d'Hubert Germain est une anthologie d'engagements et de courage. Avec les 1 037 Compagnons de la Libération, qui voilà 80 ans, ont relevé la France de l'abîme, il forma un ordre fraternel, une phalange de l'idéal. A l'aube comme au crépuscule, il fut le dernier à rendre les armes. Résistant de la première heure et ultime héros de ce cercle de combattant désormais disparu. Déraciné par les pérégrinations d'un père général en Syrie et en Indochine, Hubert Germain n’aimait rien tant que de retrouver ses terres de la Drôme et passa sa jeunesse à chercher la France partout, dans les livres, dans ses rêves. Adolescent, ses frasques inquiétaient sa famille. Il était indiscipliné en tout, d'une insoumission farouche, qui ne se connaissait qu'une fidélité, la patrie. Tout commence au printemps 1940, alors que Pétain vient de signer l'armistice, il passe le concours de l'Ecole navale et tandis qu'il compose sur la table d'examen, une révélation : réussir le conduirait à servir une armée aux ordres de l'Allemagne nazie. Alors, le voilà qui se lève, refuse d'achever son travail et déclare : « je pars faire la guerre ». La fougue d'Hubert Germain, heureusement, en rencontre d'autres. Car s’il quitte ses amis, sa famille, il trouve en Angleterre d'autres amis, une autre famille qui ont répondu comme lui à l'appel du général de Gaulle. A Londres, ils sont quelques centaines, une guilde de l'honneur prête à tout pour une cause qui les dépasse. 

La France libre. Paysans, artisans, instituteurs, soldats. Ils deviennent camarades pour la vie. Ils sont aujourd'hui compagnons d'éternité. À l'été londonien succèdent pour Hubert Germain les printemps levantins. Lui qui brûle de se battre est d'abord envoyé sur le front de Syrie. Et à l'été 1942, c'est en Libye qu'il se couvre de gloire. De Gaulle demande à ses soldats de ralentir l'avancée des troupes de Rommel vers l'Egypte en tenant le verrou de Bir-Hakeim. “Toute la France vous regarde, vous êtes son orgueil”, leur dit-il. La chaleur est harassante. Le vent charrie le sable. Hubert Germain et ses compagnons de la 13e demi-brigade de Légion étrangère érigent malgré tout sur la route de l'ennemi un barrage impénétrable. 1 contre 10, peu importe. Durant 16 jours, ils résistent à tous les assauts du ciel et de la terre lancés contre eux. Miracle de la volonté, prodige du patriotisme. Soirée féerique car dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, le bouclier impénétrable se mue en une colonne d'irréductibles qui finit par briser l'encerclement ennemi. 

Et c'est Hubert Germain, enflammé de courage, qui prend la tête des troupes en cette nuit d'apocalypse. Il est alors pour eux une torche dans l'obscurité. Sa détermination est plus incandescente que les fusées qui zèbrent le ciel au milieu des lignes allemandes. L'épopée de la France libre ne s'arrête pas là et le mène ensuite au pied des pyramides d'Égypte, en Tunisie, en Italie. Il voit mourir sous ses yeux tant de frères d'armes qui ne quittèrent jamais son esprit, et les blessés à l'approche de Monte Cassino, mais continue malgré tout, toujours, pour se voir accroché tout près du cœur des mains mêmes du général De Gaulle la croix qui le fait Compagnon dans l'Ordre de la Libération, l'honneur et la mission d'une vie. Hubert Germain sait qu'il doit s'en montrer digne à jamais. Enfin vient le jour, sonne l'heure de retrouver son pays. Le 15 août 1944, Hubert Germain débarque sur les plages de Provence. Ce jour-là, son premier geste est de s'agenouiller pour prendre un peu de la terre de France dans ses mains, la sentir, la toucher. Retrouvailles charnelles après quatre ans de combat et d'exil. Il se relève encore et sa patrie avec lui, remonte le Rhône, rejoint le Rhin, libère l'Alsace, gagne Berlin avant enfin de revenir. Quelques années à peine après avoir quitté les théâtres militaires Hubert Germain entrera dans l'arène politique en devenant maire de Saint-Girons, petit bourg de l'Essonne qui ourle les rives de l'Orne. Fidèle de De Gaulle et proche de Messmer, il porte leurs idées, les siennes, jusqu'à l'Assemblée nationale, d'abord dans les rangs du gouvernement, ensuite ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones, puis ministre chargé des Relations avec le Parlement sous la présidence de Georges Pompidou. 

Avec ses frères d'armes, il avait défendu la liberté. Avec ses frères d’âmes, toutes celles et ceux qui se reconnaissent comme tels, il allait désormais rebâtir la fraternité. Quête inlassable d'une vie de résistance et d'espérance.

Ces dernières années, Hubert Germain était devenu le gardien du flambeau qu'avait allumé le général De Gaulle. Ultime reconnaissance de ses frères d'armes, il avait été fait caporal-chef d'honneur de la Légion étrangère il y a quelques semaines. Dernier chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération, il en a attisé les braises ardentes jusqu'à son dernier souffle. Elles ne s'éteindront pas avec lui. Hubert Germain reposera dans la crypte du mont Valérien, scellant ainsi l'histoire des 1038 compagnons. Nous avions des convictions philosophiques, politiques et religieuses différentes, voire opposées, mais nous avons su nous rassembler pour la cause sacrée de la liberté de notre patrie. Tels étaient ses mots. Alors oui, l'ordre de la Libération lui survivra, indépendant et fidèle à son histoire. J'en fais ici le serment. 

Mon lieutenant, ces derniers mois, vous avez livré votre ultime combat, votre courage et votre dignité face à la mort furent une leçon pour nombre d'entre nous. L'humilité et les doutes vous ont accompagnés et vous êtes devenus chaque jour un peu plus l'incarnation même de tous vos compagnons, vibrants de cette flamme première, celle de l'amour de la France et du service de la patrie. Alors, en ce jour, le silence millénaire de l'esprit de résistance et de l'acharnement français vous accompagne. C'est cette cohorte chevaleresque qui vient du fond des âges, de Reims, d'Arcole et du Chemin des Dames, de la Garde impériale à Koufra, d'Orléans à Bir-Hakeim, qui se tient à vos côtés et nous rappelle cette irrésistible résolution de la France : « Ne rien céder de la liberté, de la patrie et de son âme ». Vous les rejoignez, mon lieutenant, et notre tâche sera de poursuivre avec la même ardeur ce combat. Nous le ferons. 

Vive la République, vive la France ! »

 

Sources :

Crédits photographiques : journal Le Monde et site internet de France Inter.

Texte : site du palais de l’Elysée.

Hommage national à Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération.

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Publié le 13 Octobre 2021

Avec leurs anciens !

Les jeunes élèves de Chatillon, avec leurs professeurs et leurs anciens du Souvenir-Français, se portent garants de la mémoire en réalisant des voyages mémoriels de proximité.

Ainsi, ils découvrent les pages de pierre qui ont permis à leur pays, à ses alliés et à tous ces destins individuels qui reposent dans le mémorial de la France combattante, dans le cimetière américain de Suresnes ou sous l’Arc de triomphe, d’être un espace de liberté.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

Avec leurs anciens !
Avec leurs anciens !
Avec leurs anciens !

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Publié le 1 Octobre 2021

Le président Jean-Philippe Brault nous a quittés.

Ancien colonel de l’arme du génie, expert près le tribunal de grande instance de Versailles, pour le domaine nucléaire, Jean-Philippe Brault était devenu président du comité du Souvenir-Français de Sceaux en 2009. Il était par ailleurs investi au sein de la société des membres de la Légion d’honneur en qualité de vice-président et trésorier de la section de Sceaux.

Depuis quelques années, son état de santé ne lui permettait plus d’assurer comme il le souhaitait sa fonction de président du comité de Sceaux de notre association mémorielle.

Mais il restait très attaché à ce que nous représentons dans le paysage français et aux mémoires que nous portons, notamment celle de Rhin et Danube.

Aujourd’hui, en ce triste vendredi 1er octobre 2021, nombreux sont ceux venus l’accompagner lors de ses obsèques, en soutien également de sa famille et de ses proches.

La présence de quatre de nos drapeaux et de ses nombreux amis de tous horizons l’assurait de nos pensées, celles qui transcendent et nous élèvent.

 

Claude Guy,

Délégué général.

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Publié le 19 Septembre 2021

Au capitaine Jobert de Ville d'Avray.

Bernard Jobert nait le 3 mai 1904 à Orléans dans le Loiret. Il est le fils du général de brigade André Jobert (1872-1962) et de Mme Camille Huet (1875-1959). Le 7 mai 1928, à Paris, il épouse Monique Michel-Dansac, et ils auront trois enfants.

Membre de l’Etat-major du général commandant en chef sur le front du Nord-Est, Saint-Cyrien de la Promotion « Metz et Strasbourg », ancien de l’Ecole de l’Air, le capitaine Jobert a fait une carrière coloniale brillante pour laquelle il a reçu la croix de guerre des T.O.E., la médaille coloniale. Il est aussi officier du Ouissam Alaouite, croix de guerre 39/40 et a reçu la Légion d’honneur.

Il meurt le 23 mai 1940, en survolant les lignes ennemies, sur la commune de Baincthun dans le Pas de Calais. Il est cité : "A assuré depuis le 10 mai, des missions de liaison dans des conditions particulièrement difficiles. Bien qu'appelé à une autre affectation, a tenu le 23 mai à assumer lui-même la liaison par avion avec le Groupe des Armées du Nord, isolé du reste des Forces Françaises et auquel des instructions importantes étaient à transmettre. A disparu au cours de son survol des lignes ennemies."

Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière du Père Lachaise, à Paris. Son nom est inscrit sur le monument aux Morts de Ville d’Avray, situé place de l’Eglise.

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site Memorial GenWeb, fiche individuelle du capitaine Jobert.
  • Relevé de Thierry Adam.

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Publié le 4 Septembre 2021

Jacques Cheneval du Plessis-Robinson.

Jacques Cheneval est né à Paris le 8 juillet 1935.

Sergent dans l’armée de l’Air, attaché à la B.A. 708 de Meknès, Jacques Cheneval est Mort pour la France le 15 décembre 1960. Il avait vingt-cinq ans. Sa sépulture se trouve au carré militaire du cimetière communal du Plessis-Robinson.

 

La Base 708 de Meknès.

A l’époque, Meknès est situé à un emplacement stratégique dans le cadre de la pacification de l'est et du nord marocains entre 1914 et 1926. Les tâches affectées au groupe aérien de Meknès comprennent de l'observation, du transport de blessés, les liaisons avec les postes avancés, le bombardement et la prise de vues photographiques pour établir les cartes des régions difficiles d'accès que sont les montagnes au Maroc.

En septembre 1917, une escadrille s'installe à Meknès (escadrille F553) puis en novembre 1918, un groupe de bombardement est constitué à Meknès mais les avions rendus disponibles en Europe avec l'armistice ne seront en service au Maroc qu'en août 1919 avec l'arrivée des escadrilles de bombardement. Le 1er août 1920, toutes les moyens aéronautiques militaires au Maroc sont regroupés dans une seule unité : le 37e régiment d'aviation (sera dissous le 1er septembre 1933), dont un des chefs, Albert Mézergues, décédé en 1925, donnera son nom à la base de Meknès en 1947. À cette époque, l'escadrille est équipée de Breguet 14 A2.

Après l'armistice de 1940, la situation de l'aéronautique militaire française est assez compliquée, un certain nombre de groupes de chasse se replient depuis la France vers l'Afrique du Nord, puis vers Meknès. De même, l'activité de l'Ecole de l’Air de Salon-de-Provence est transférée à Marrakech, où est créée l'Ecole d'Application du Personnel Navigant (EAPN) en 1943, qui reprend le nom d'Ecole de l’Air en 1944 avant son retour à Salon de Provence.

Pendant la période de Vichy, la base aérienne de Meknès est occupée par deux escadrilles de bombardement entre 1940 et 1942. Après le débarquement des alliés à Casablanca le 8 novembre 1942, les cartes aéronautiques françaises sont rebattues, et la base aérienne de Meknès connaît un certain déclin, alors qu'un terrain d'aviation est implanté par les Américains à quelques kilomètres au sud de la ville pour assurer des fonctions logistiques. En décembre 1943, est décidé le transfert à Meknès de la "division chasse" installée en avril 1943 à l'EAPN de Marrakech qui cohabitait avec les groupes de bombardement américains présents au Maroc depuis leur débarquement. La "division chasse" prend alors le nom de Centre d'Instruction à la Chasse (CIC) de Meknès, organisé en trois escadrilles et disposant de 108 appareils de divers types, en provenance des quelques unités opérationnelles stationnées en Afrique du nord.

Après la guerre, une école de pilotage et de formation de moniteurs, en provenance de Meknès, s'installe sur la base aérienne de Tours et une patrouille acrobatique s'y constitue, qui vole sur Stampe SV-4, sous la direction du capitaine Roger Perrier. Le 1er septembre 1947, la patrouille de Tours est transférée à Étampes où elle prend le nom d'escadrille de présentation de l'armée de l'air n°58 (EPAA 58) qui deviendra par la suite la Patrouille de France.

En janvier 1947, le CIC fusionne avec le centre de perfectionnement à la chasse (CPC), devient l'École de Chasse Christian Martell, et la base aérienne de Meknès prend le nom de BA 708 « Mézergues ».

Dans le cadre des accords établis au moment de l'indépendance du Maroc (mars 1956), la base aérienne de Meknès reste sous contrôle français jusqu'en 1961. L'école reçoit des MD 450 Ouragan à partir du début de 1957, puis des Fouga Magister et atteint-là son apogée.

Le 6 mars 1961, l'école de chasse quitte Meknès pour s’implanter, regroupée avec l'école de la base 707 de Marrakech, sur la base aérienne BA 109 de Tours. La base aérienne de Meknès passe alors sous commandement marocain pour devenir la 2e Base aérienne des Forces Aériennes Royales.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, François Leplus.

Encyclopédie Wikipédia.

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Publié le 28 Août 2021

Jean Pouillien d'Issy-les-Moulineaux.

Jean Pouillien est né le 12 janvier 1937. Sergent dans l’armée de l’Air, il est mort pour la France en Algérie (non loin d’Oran) le 21 décembre 1952. Il était titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de la Valeur militaire avec palme, à laquelle il convient d’ajouter une citation à l’ordre de l’Armée.

Réputé sans famille, le Souvenir Français d’Issy-Vanves entretient la tombe du sergent Pouillien depuis des années.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, Christiane Level-Debray, Danièle Robbe.

Crédit photographique : archives du Comité d’Issy-Vanves.

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Publié le 19 Août 2021

A la mémoire de Maurice Cassis.

Sur ce site de la Délégation du Souvenir français des Hauts-de-Seine, nous avons publié le 15 mai 2011 un article relatif au massacre d’Oran en juillet 1962, en prenant l’exemple de la sépulture de la famille Cassis, au sein du carré militaire du cimetière de Meudon (Trivaux).

Avec cet article, nous avons apporté des éléments et des explications sur ce massacre, tout en évoquant la mémoire de Maurice Cassis et en indiquant sa disparition à ce moment-là.

Sept années après cette publication, nous avons retrouvé une photographie et des éléments relatifs à Maurice Cassis grâce au bulletin n°6 de l’association SOLDIS. Présidée à l’époque par le général (2S) Henry-Jean Fournier, celle-ci a pour but, entre autres, de connaître la vérité sur les militaires portés disparus en Algérie et de porter haut leur mémoire.

Voilà ce qu’il est indiqué : « On pense que le soldat Maurice Cassis a disparu, le 5 juillet, aux alentours de la gare d’Oran. Provenant de l’Ecole militaire de Kolea, il bénéficiait d’une permission pour se rendre dans sa famille à Oran et avait pris le train pour cette ville, à Blida, le 5 juillet à 8h00. Personne n’entendra plus jamais parler de lui. En réponse aux questions de sa famille, l’autorité militaire répondit, deux ans après : « La seule explication possible de cette disparition repose sur le fait que le voyage de Maurice Cassis à Oran se situe à une époque où cette ville se trouvait livrée aux exactions d’éléments incontrôlés du F.L.N. Il y a donc lieu de présumer que, en arrivant à destination, le soldat Cassis a été enlevé par un groupe de ces éléments ».

Maurice Cassis était né à Oran le 27 avril 1941. Il avait 21 ans, 2 mois et 8 jours et est Mort pour la France. Son nom ne figure pas sur le monument aux morts départemental de la guerre d’Algérie, situé à Nanterre.

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

 

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Publié le 27 Juillet 2021

Stèle à la mémoire des victimes de la Shoah.

Stèle à la mémoire des victimes de la Shoah.

Histoire.

Le cimetière parisien de Bagneux est l’un des six cimetières parisiens extra-muros. Il comporte 83.000 concessions ou sépultures. Les autres sont : Pantin (200.000), Thiais (150.000), Ivry-sur-Seine (48.000), Saint-Ouen (46.000) et La Chapelle (La Plaine Saint-Denis avec 3.300 sépultures).

Un décret de 1884 déclare d’utilité publique l’établissement d’un cimetière parisien sur le territoire de Bagneux, par suite de l’accroissement de la population parisienne, et la généralisation des concessions individuelles. La ville de Paris fait donc l’acquisition d’un terrain de 62 hectares et la commune de Bagneux doit céder deux voies sur le terrain. Il est ouvert en novembre 1886, en même temps que le cimetière de Pantin.

Ce cimetière comporte des sépultures individuelles, de toute confession, ou pas, des carrés militaires de 1870-71, 1914-1918, 1939-1945. Là sont enterrés des soldats français, belges, anglais et aussi allemands.

Mais ce qui fait la caractéristique du cimetière parisien de Bagneux est l’importance des sépultures, des stèles et des monuments juifs.

 

Le cimetière juif de Paris.

Ce cimetière comporte donc de nombreuses sections réservées aux israélites. Mais il comporte également toute une série de tombes collectives appartenant à diverses sociétés de secours mutuel destinées à assurer une sépulture digne aux pauvres et à ceux qui ne sont pas revenus des camps de la Mort.

Ces plaques et monuments sont près d’une cinquantaine. Parmi ceux-ci et qui font l’objet ci-après des photographies, on peut citer :

  • Monument commémoratif Blechhammer Auschwitz III : "A la mémoire de nos martyrs victimes de la barbarie nazie Blechhammer Auschwitz III 1942-1945".
  • Monument commémoratif des originaires de Sterdyn (une centaine de kilomètres au nord de Varsovie).
  • Stèle commémorative Biala Podlaska (est de la Pologne).
  • Stèle commémorative de la société Tsedoko Tatsil Mimoves : « Société Tsedoko Tatsil Mimoves - Souvenez-vous, regrets - A la mémoire de nos chers déportés, victimes de la barbarie nazie ».
  • Stèle commémorative de la ville de Chmielnik (nord de Cracovie).
  • Stèle commémorative « Les amis de Olkusz » (sud de la Pologne).
  • Stèle commémorative « Les amis de Paris » : « Les amis de Paris à la mémoire de ses membres et de leurs familles victimes du nazisme 1940-1945 ».
  • Stèle commémorative « Les amis de Varsovie ».
  • Stèle commémorative des boulangers et pâtissiers juifs : « A la mémoire des boulangers et pâtissiers juifs de Paris morts en déportation et fusillés par les nazis 1939-1945 ».
  • Stèle commémorative des déportés bessarabiens.
  • Stèle commémorative des originaires de Czenstochowa (sud de la Pologne).
  • Stèle commémorative des originaires de Zapambo : « Les originaires de Zapambo : A la mémoire des déportés de leur ville et de France victimes du nazisme 1939-1945" - Sur ce monument figurent : 15 personnes déportées de France mais aussi 62 personnes sous l'intitulé : « Nos parents massacrés à Zaremby ».
  • Stèle commémorative des victimes de la Shoah.
  • Stèle commémorative les amis de Wloclawek (centre de la Pologne).
  • Stèle commémorative de l'union des amis de Lodz : « Union des amis de Lodz - Que le souvenir de nos martyrs reste à jamais gravé dans nos cœurs - A la mémoire de nos 230.000 compatriotes de Lodz, de nos chers sociétaires, parents, frères, sœurs, enfants et amis martyrisés et sauvagement exterminés par les barbares hitlériens - 1939-1945 ».

Un dernier point : le cimetière a fait l’objet d’immondes profanations de nature antisémite en avril 1981.

 

Sources :

  • Ville de Bagneux.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Mémorial Gen Web.
  • Les clichés sont de Claude Richard.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.
Le cimetière parisien de Bagneux.

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Publié le 8 Juillet 2021

Quelle belle fin d’année scolaire !

C’est en effet ce que saluait la cérémonie du 1er juillet à l’école Léopold Sédar Senghor de Clamart.

Une scolarité marquée par la réussite d’une classe remarquable qui recevait des mains du directeur départemental de l’ONAC, M. Jean-Baptiste Romain, le prix de lauréat du concours « les petits artistes de la mémoire ».

Ces jeunes élèves audacieux dans leur démarche conduite par un professeur ami du Souvenir Français, recevaient ainsi un double hommage et une belle reconnaissance.

En effet outre le prix de l’ONAC, ils recevaient des mains du délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine, la garde d’un drapeau qui symbolise notre attachement aux valeurs de la République, le devoir de mémoire qui nous habite et celui de la transmission d’une génération à une autre.

Le professeur se voyait quant à lui décerner la médaille de bronze du Souvenir Français sous l’œil attentif de François Xavier Philipp, président du comité, entouré de ses fidèles adhérents, acteurs toujours présents et actifs pour que vive les Mémoires portées par notre association.

Après la signature d’une convention entre l’établissement et le Souvenir Français eut lieu le ravivage d’une flamme, symbole de l’espérance qui mettait presque fin à cette chaleureuse et solennelle cérémonie.

On comprend dès lors la présence en nombre des représentants de la municipalité, de l’inspection de l’Éducation nationale mais aussi celle des parents de ces jeunes élèves et de l’émotion nimbée de fierté de Madame la directrice qui s’attache avec succès « à former de futurs citoyens éclairés et libres » comme elle nous l’a écrit.

Ces élèves sont, n’en doutons pas, sur le chemin du succès.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

Quelle belle fin d’année scolaire !
Quelle belle fin d’année scolaire !
Quelle belle fin d’année scolaire !
Quelle belle fin d’année scolaire !
Quelle belle fin d’année scolaire !

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