Publié le 6 Août 2009

 

C’est à Bois-Colombes, en 2008, que s’est déroulé le congrès départemental du Souvenir Français.

 

 

Quartier réservé à la chasse et à la promenade, le « bois de Colombes » obtient, en 1896, son « indépendance », après une dizaine d’années de démarches, tracasseries administratives et luttes en tout genre. Cette même année, le maire décide d’acheter une partie de l’ancienne redoute de Gennevilliers pour y installer son cimetière. Pas question d’aller chercher refuge à Colombes…

 

Ce cimetière comporte un carré militaire de morts pour la France de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale, un monument rappelant les morts des guerres d’Indochine et d’Algérie, ainsi qu’une stèle : « Aux résistants déportés – 1939-1945 ».

 

Il est à noter que les tombes individuelles des morts pour la France portent encore la croix de fer forgé, en forme d’épée, du Souvenir Français.

 

Retrouvez les clichés du cimetière de Bois-Colombes dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

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Publié le 6 Août 2009

 

 

Le cimetière de Boulogne-Billancourt, dit l’Ancien cimetière, a été bâti de 1857 à 1858, après l’expropriation d’un terrain proche de l’hippodrome de Longchamp, où il aurait fait mauvais genre d’assister à des enterrements de la part de dames et messieurs venus se réjouir aux courses…

 

 

 

Monuments et Carrés militaires.

 

Ce cimetière comporte de nombreuses stèles et plusieurs monuments dédiés à la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France :

 

  • – Un carré militaire pour 54 tombes individuelles de morts pour la France de la guerre 1914-1918.
  • – Un carré militaire de 121 tombes individuelles de morts pour la France de la guerre 1939-1945, et où se trouvent des morts des combats, morts en déportation et des fusillés du Mont Valérien. A noter, une tombe où un couple a été réuni : André et Emma Backmann, certainement morts en déportation en 1943.
  • – Une plaque de notre association : « Familles fidèles à vos tombes, pensez à celles des morts pour la France qu’entretient dans le monde le Souvenir Français ».
  • – Un monument en forme d’obélisque pour rappeler la mémoire des soldats tombés sur le territoire de la commune à l’occasion de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Citons par exemple : Alexandre Cirbeau, Alfred Ducloux, Armand Fremont, Désiré Gossot, tous morts à l’âge de 24 ans.
  • – Un monument de taille imposante rappelant les morts, civils et militaires de la Première et de la Seconde Guerre mondiale ; de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie : «Sépulture des militaires et civiles morts pour la France ».
  • – Un monument dédié à la mémoire des Boulonnais morts en déportation : « Ni haine, ni oubli ».
  • – Un monument à la mémoire des victimes des bombardements de 1942-1943. Là où sont inscrits les noms de familles entières : Andrée, Geneviève, Jean, Marie et René Hébert ; Mireille, Denis et Hélène Genovici ; Albert, Georges et Marie Chassin. Et tant d’autres. Boulogne-Billancourt ayant eu à souffrir de nombreux bombardements, entre autres sur les usines Renault.

 

Enfin, de dizaines de tombes de soldats morts pour la France, placées dans des caveaux familiaux, sont éparpillées un peu partout dans le cimetière. Citons par exemple : Camille Moyne, mort à l’occasion du premier conflit mondial, et dont la sépulture porte un remarquable médaillon du défunt ; Pierre Bourrier, mort la France le 26 octobre 1918, à l’âge de 22ans ; le maréchal des logis Albert Georget, mort pour la France en 1921…

 

Retrouvez les clichés du cimetière de Boulogne-Billancourt dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

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Publié le 3 Août 2009


Copyright Assemblée Nationale.
 

Charles Péguy : « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles ».

 

Jeunesse.

 

Charles Péguy nait à Orléans en 1873. Son père meurt quelques mois plus tard. Le jeune Charles entre en 1880 à l’école annexe de l’Ecole Normale d’Orléans puis fait des études secondaires brillantes au lycée d’Orléans. Il effectue son service militaire au 131ème R.I., puis il finit, après deux échecs, par entrer à l’Ecole Normale Supérieure toujours à Orléans. Charles Péguy est aussi titulaire d’une licence ès lettres (philosophie).

 

Avec son ami André Bourgeois, il loue un appartement et passe ses loisirs à s’intéresser à Jeanne d’Arc.

 

Le Dreyfusard.

 

Mais, jeune adulte, Charles Péguy devient un anticlérical convaincu. Dreyfusard, il défend le capitaine injustement accusé. Il fonde également un groupe socialiste et s’oppose aux partisans de Jules Guesde et leur « socialisme collectiviste ». Longtemps, il soutient Jean Jaurès. Il lance, pour promouvoir ses idées et ses premières œuvres une revue : les Cahiers de la quinzaine. Celle-ci n’atteindra en tirage jamais plus de deux mille exemplaires et finira par être un échec.

 

En 1897, il épouse Charlotte Baudouin avec qui il aura quatre enfants : Marcel (1890) ; Germaine (1901), Pierre (1903) puis Charles-Pierre, enfant posthume né en 1915.

 

 

Le mystique.

 

Vers les années 1907 et 1908, il revient à la religion catholique et peu à peu tombe dans un mysticisme sincère et affiché. En 1910, il fait paraître le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc. Il ne manque jamais de montrer en public ses retrouvailles avec la foi. En 1911, il reçoit le prix Estrade-Delcros de l’Académie française. En 1912 et en 1914, il fait le pèlerinage de Chartres, accompagné jusqu’à Dourdan par Alain-Fournier. Parallèlement, il expose dans plusieurs articles et récits son refus du modernisme.

 

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. [...]

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu [...]

Heureux les épis murs et les blés moissonnés. »

 

En 1913, la famille s’installe à Bourg la Reine pour permettre au fils aîné de suivre ses études.

 

 

Œuvres.

 

Ecrivain prolifique, parmi ses œuvres restées célèbres, on peut citer : Jeanne d'Arc, 1897 ; De la raison, 1901 ; Notre Patrie, 1905 ; Notre jeunesse, 1910 ; Victor-Marie, Comte Hugo, 1910 ; Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, 1910 ; Le Porche du Mystère de la deuxième vertu, 1912 ; Le Mystère des Saints Innocents, 1912 ; L'Argent, 1913 ; La Tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanne d'Arc, 1913 ; La Tapisserie de Notre-Dame, 1913 ; Ève, 1913 ; Note sur M. Bergson et la philosophie bergsonienne, 1914.

 

La mort.

 

Fervent patriote, Charles Péguy est nommé lieutenant de réserve au 276ème Régiment d’Infanterie en septembre 1905. Grâce aux travaux du Service historique de la Défense, voici un extrait du Journal du 276ème Régiment d’Infanterie :

 

« La 55ème Division se porte en deux colonnes dans la direction de l’Est. La 110ème Brigade forme la colonne de gauche, le 276ème en avant-garde, dans l’ordre suivant : 6ème bataillon, groupe du 13ème d’artillerie. Itinéraire : Moussy-le-Vieux, Thieux, Nantouillet, Plessis-Lévêque. Arrivé à 1.500 mètres à l’Est de Nantouillet, le lieutenant-colonel détache la 24ème compagnie (lieutenant Jaconcet) pour couvrir le flanc gauche de la colonne dans la direction de Saint-Soupplets et reconnaître les lisières du bois de Tillières. Cette compagnie est contrainte, en cours de route, de détacher un peloton en soutien d’artillerie et ne pourra envoyer par suite qu’une force insuffisante dans le bois.

 

La tête de colonne arrivait à 12h à hauteur de Plessis-Lévêque, où le 276ème devait cantonner. A ce moment, quelques dragons, débris d’un peloton du 23ème, revenaient ventre à terre sur l’avant-garde. Quelques minutes après, des obus, dont le tir était mal réglé, tombaient sur le 6ème bataillon et les batteries du 13ème, qui commençaient à former le parc.

 

Le 6ème bataillon se mit à l’abri des maisons de Plessis-Lévêque. La 21ème compagnie (lieutenant Truillet), reçoit l’ordre de se glisser par petits paquets, dans le bois de Tillières et de le nettoyer jusqu’à sa corne Est. Le mouvement s’opère très lentement à cause de la canonnade très nourrie. Néanmoins la compagnie arrive à pénétrer dans le bois, qui est faiblement occupé. Elle arrive avec ses premiers éléments à la corne Est, mais elle tombe sous des feux nourris d’infanterie. Le capitaine Truillet et l’adjudant-chef Mouty sont blessés et la compagnie conduite par ce dernier, qui n’accuse sa blessure qu’après avoir mis ses hommes à l’abri, reflue en arrière dans le bois, qu’elle ne quitte pas.

 

A 17 heures, le lieutenant-colonel est avisé de l’échec de cette tentative. A ce moment, le feu de l’ennemi s’est sensiblement ralenti. Ordre est donné à la 22ème compagnie (capitaine Dessat) de se porter dans le bois, de rallier les éléments de la 21ème compagnie, et de dégager ce bois, qui était une menace pour notre flanc gauche. Le capitaine Dessat réussit dans sa mission, arrive, à la nuit tombante, à la corne Est du bois, mais tombe dans un guet-apens et est littéralement assassiné par les Allemands, qui, dès les premiers coups de feu, avaient criés : « Ne tirez pas, nous sommes amis ! ». La pénombre avait permis de faire, pour un instant, prendre l’ennemi pour des Anglais ou des Marocains, que l’on savait à proximité.

 

Les hommes des deux compagnies se trouvant sans chef, rentrèrent par petits groupes à Plessis-Lévêque.

 

Le 5ème bataillon était, de son côté, employé d’abord à soutenir l’artillerie, puis à appuyer une attaque de tirailleurs marocains entre Penchard et Villeroy. Le bataillon, lancé à l’attaque sans préparation suffisante de l’artillerie, déploya successivement ses compagnies, mais sa marche en avant fut bientôt brisée, les capitaines Guérin et Hugin, les lieutenants de la Cornillière, Péguy, furent tués, un grand nombre d’homme fut mis hors de combat, et les unités désorganisées furent ralliées sur la 17ème compagnie à peu près intacte. Le 5ème bataillon cantonna à Villeroy.

 

La journée du 5 septembre avait coûté au régiment : 27 tués dont 5 officiers ; 135 blessés dont 2 officiers ; 300 disparus.

 

Le régiment a rassemblé ses divers éléments à 8h. L’ennemi a évacué les positions de Monthyon ».

 



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Publié le 2 Août 2009

 

 

La ville de Clichy-la-Garenne a cette particularité de posséder deux cimetières : le « cimetière Nord » et le « cimetière Sud ». Et ce, avec des répartitions assez simples quant aux carrés militaires : la Guerre franco-prussienne et la Première Guerre mondiale au Sud ; la Seconde Guerre mondiale, le « Théâtre des Opérations Extérieures » (opérations à l’extérieur du territoire national après 1918 en Syrie, en Palestine, au Maroc, puis en Corée, à Suez, en Indochine), les combats d’AFN au cimetière Nord.

 

 

 

En outre le cimetière Nord possède un important carré militaire britannique de la Première Guerre mondiale.

 

 

Le carré des militaires français.

 

Ce carré militaire présente un monument aux morts très émouvant avec un bras en bronze sortant de terre et écrasé par un rocher : allégorie de l’Homme anéanti par la folie meurtrière des grands de ce monde…

 

Sont placées là près de quatre-vingt-dix tombes individuelles de jeunes gens morts pour notre pays. On peut par exemple citer le maréchal des logis chef André Varengo, mort le 16 mai 1940 ; le caporal Ali Damis, mort le 10 juin 1958 ; le FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) Joseph Clisci mort le 7 juillet 1943 ; le caporal-chef Jean Martin, mort le 9 septembre 1956 ; le soldat Jean Montels, mort le 16 mai 1954 ; le lieutenant Jean Gohard, mort le 6 janvier 1941 ; le quartier-maître Henri Delcamp, mort le 5 juin 1940…

 

Le carré militaire du Commonwealth.

 

Ce carré militaire, bénéficiant comme tous les cimetières de l’ex-empire britannique d’extra-territorialité, est géré par la Commonwealth War Commission.

 

Cette commission, fondée en 1917 et dont le siège est situé à Maidenhead, ville du Berkshire en Angleterre, s’occupe des tombes de près de 1,7 millions de ressortissants d’Angleterre, d’Irlande du Nord, du Canada, d’Australie, d’Inde, de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud. Ces tombes sont réparties dans 73.000 cimetières placées au Royaume-Uni, en Europe et partout dans le monde où il a été demandé à ces hommes de défendre leur patrie et la liberté. Parfois, les lieux sont insolites : c’est le cas du cimetière de Clichy-Nord mais c’est aussi celui de petits cimetières bâtis au plein milieu de champs de betteraves au cœur de la Picardie. Une allée de gazon, « so british », permettant de s’y rendre.

 

Chaque pierre tombale, faite d’un bloc rectangulaire aux bords supérieurs arrondis, comporte un nom, la date du décès et le régiment. En outre, elle peut comporter une signification d’appartenance religieuse. Pour les soldats inconnus, figure la mention « Known unto God » – connu seulement de Dieu – que l’on doit à Rudyard Kipling.

 

Le carré militaire présente 225 tombes réparties ainsi selon les nationalités : 41 hommes de « l’Army » et 121 « Air Force » pour le Royaume-Uni ; 22 aviateurs pour l’Australie ; 40 pour le Canada ; 1 pour la Nouvelle-Zélande. Enfin, l’Afrique du Sud a un représentant, soldat de « l’Army ». A noter : à certains endroits, plusieurs tombes se touchent. Il s’agit des sépultures d’équipages de bombardiers.

 

Retrouvez les clichés du cimetière de Clichy-Nord dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

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Publié le 28 Juillet 2009

 


 

 

 

Nicolas Levallois, fondateur de la commune, a créé le cimetière en 1868. Ce cimetière comporte plusieurs monuments et carrés militaires. Le mémorial le plus important est celui commémorant la Première Guerre mondiale (photographie ci-dessus), sur lequel sont inscrits des centaines de noms.

 

 

 

Le carré militaire des tombes de soldats français comprend cinquante-cinq tombes individuelles de morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale, d’Indochine et d’Algérie. A noter, ce qui est rare : la mention des unités et des régiments pour chacun des soldats. On peut citer par exemple : Guy Vermeesch, maréchal des Logis au 8ème R.A. mort en Algérie en 1957 ; Serge Vignau, caporal au 9ème BTA, mort lui aussi en Algérie, en 1957 ; Pierre Coupard, sous-lieutenant au 7ème RTA, mort en Indochine en 1954 ; André Delaporte, soldat du 237 Régiment d’Infanterie, mort en 1942 ; Robert Gautier, STO mort en 1943 ; Henri Camille Fondu, résistant, mort en 1944 ; Frédéric Roger Malvezin, sous-lieutenant FFI mort en 1944 ; André Back, soldat au 1er Régiment de Paris, mort lui aussi en 1944.

 

Le cimetière de Levallois possède également un carré militaire de tombes du Commonwealth, avec, entre autres, la présence de : I. Henry, de l’Armée des Indes, G.H. Fernandez, de l’Artillerie de campagne australienne, une infirmière (« nurse »), plusieurs soldats canadiens, plusieurs soldats de l’unité « The Essex Regiment », un docteur… Compte tenu des dates de décès – fin 1918 ou après la guerre pour la grande majorité – on peut en conclure qu’il s’agissait de blessés évacués du front vers des hôpitaux militaires temporaires, installés en Région parisienne. La présence à Levallois du Hertford British Hospital n’est peut-être pas non plus étrangère à ce carré militaire du Commonwealth.

 

Enfin, ce cimetière comporte plusieurs tombes individuelles de militaires et la sépulture d’une héroïne de la Commune : Louise Michel.

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Levallois-Perret dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

 

 

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Publié le 26 Juillet 2009

 

Claude Correia, pilier du Souvenir Français du Plessis-Robinson, ancien de la 2ème Division Blindée, nous a communiqué des documents exceptionnels : des photographies du contingent portugais pendant la Première Guerre mondiale. Celles-ci ont été prises par un des premiers reporters photographiques de Guerre : Arnaldo Garcez.

 

Claude Correia : « Pendant la Première Guerre mondiale, le Portugal avait envoyé un contingent pour aider les Alliés, sur le front de l’Ouest. Une des principales raisons de cet engagement consistait à combattre partout où cela était possible, l’ennemi allemand, qui avait des visées sur les possessions africaines du Portugal. Et d’obtenir un appui des Anglais. Mon père était de ce contingent. Il participa, entre autres, à la bataille de la Lys, en avril 1918. Le courage des Portugais força l’admiration de l’ensemble des Alliés. Mon père s’en sortit, comme par miracle. Sinon, je ne serais pas là ! »

 

La bataille de la Lys.

 

D’abord sous commandement britannique, comme le veut la convention du 3 janvier 1917, le contingent portugais prend par la suite l’entière responsabilité du front qui lui est affecté. Le 9 avril 1918, se déroule la terrible bataille de la Lys. Celle-ci consiste à reprendre Ypres aux troupes du IIème Reich. Pendant près de vingt jours, la seconde division portugaise, dirigée par le général Gomes da Costa (qui deviendra en 1926 président de son pays), forte de seulement 20.000 hommes, fait face à huit divisions allemandes, soit près de 100.000 hommes et un feu roulant d’artillerie. La lutte est acharnée. Les Portugais perdent plus de 7.000 hommes et 300 officiers.

 

Ceux qui réchappent par miracle du carnage sont retirés du front et envoyés vers l’arrière pour se refaire une santé. En juillet 1918, le général Tomàs Antonio Garcia Rosado est nommé nouveau chef de commandement du CEP (Corps Expéditionnaire Portugais).

 

Après l’armistice du 11 novembre 1918, une délégation portugaise participe à la conférence de paix de Versailles. Cette délégation est emmenée par le professeur Egas Moniz. L’une des clauses du traité apporte le port de Kionga (dans l’actuelle Tanzanie) au Portugal (à l’époque le Mozambique et l’Angola sont colonies portugaises).

 

Il existe plusieurs monuments et cimetières portugais, ou à la mémoire du sacrifice des soldats portugais sur le front de France. Nous pouvons, par exemple, citer : le monument de la Couture et le cimetière de Richebourg l’Avoué, dans le Pas-de-Calais.

 

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Publié le 20 Juillet 2009

 

Avant le congrès départemental qui se déroulera le samedi 17 octobre 2009 à Sèvres, la Délégation générale des Hauts-de-Seine propose aux présidents des comités une réunion de préparation :

 

 

 

 

 

LE SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2009 à 15h00

Maison du Combattant – Salle Jean Moulin – 1er étage.

4, rue du général Leclerc 92130 Issy-les-Moulineaux

Organisation : Frédéric RIGNAULT – 06 16 30 71 77

Gilles GUILLEMONT – 06 07 15 84 87

 

Métro : ligne 12 – Station Corentin Celton.

Parking : Mairie – un peu plus loin sur la droite en direction Issy Centre – Clamart.

Bus : 126, 189, 394 – Arrêt : Corentin Celton Métro.

 

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Publié le 18 Juillet 2009

Il y a du changement dans le comité du Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux. Après plus de six années de présidence, Gérard RIBLET passe la main. Nous tenons à le remercier pour son dévouement et sa disponibilité.

Voici le nouveau bureau :


- Président d’Honneur : Général Roland GLAVANY


- Présidents honoraires :

  - Général Jean-Claude ICHAC.

  - Gérard RIBLET.

- Président : Frédéric RIGNAULT.


- Trésorier : Gilles GUILLEMONT.


- Secrétaire : Thierry GANDOLFO.


- Porte-drapeau : Roger DAUSSE.

La nouvelle adresse est : 10, avenue Bourgain - 92130 Issy-les-Moulineaux - Tél. : 01 45 29 04 71
Adresse email : sfdg92@neuf.fr

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Publié le 12 Juillet 2009

 

 

Au cimetière d’Asnières-sur-Seine, figure la tombe de Jean-Pierre Riller, maréchal des Logis au 1er Régiment de chasseurs d’Afrique, mort au combat en Algérie le 31 janvier 1959, à l’âge de 23 ans (il est né le 24 décembre 1936).

 

 

 

 

Création du 1er chasseur.

 

Créé le 1er mars 1832, le 1er Régiment de chasseurs d’Afrique s’est illustré dès ses premiers faits d’armes, en Afrique du Nord, à la bataille d’Isly, le 16 août 1844. Le maréchal Bugeaud remportant une victoire éclatante face au sultan du Maroc, Moulay Abd al-Rahman, allié de l’intrépide Algérien Abd el-Kader. Par la suite, lors de la Guerre de Crimée, le 1er Chasseur combat aux batailles de Balaklava et de Solferino. Pendant les guerres de colonisation, le 1er Chasseur est présent en Extrême-Orient, à Madagascar puis à nouveau au Maroc.

 

Participations aux conflits.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, le 1er Chasseur se bat entre autres dans les Flandres, en 1914. Ensuite, il est l’un des régiments de l’Armée d’Orient. Il s’illustre par exemple lors de la prise de la ville d’Uskub, dans l’actuelle Macédoine.

 

Pour la Seconde Guerre mondiale, le 1er Chasseur débarque en Provence en septembre 1944. Doté de chars américains Sherman, il joue un rôle important dans la libération du territoire national.

 

Retour aux origines avec son implantation au Maroc après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le 1er Régiment de Chasseur d’Afrique participe aux « événements d’Algérie ». Dissous en 1964, le 1er RCA est récréé à Canjuers le 10 février 1998. Sa devise reste la même depuis l’origine : « Ubique Primus », c’est-à-dire « Toujours premier ».

 

 

 

Décorations.

 

Le 1er RCA est décoré de la Légion d’honneur, de la Croix de Guerre 1914-1918, avec deux palmes, de la Croix de Guerre 19139-1945 avec une palme, du Mérite Militaire Chérfien, de l’Ordre serbe de Kara Georges, de la Croix de Guerre serbe, avec une citation, de la Médaille d’or de la ville de Milan.

 

Dotations.

 

Le 1er RCA est équipe de 107 blindés : chars Leclerc, AMX 30 B2, AMX 10 RC, ERC 90.

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Publié le 11 Juillet 2009

Fidèle à sa mission, le Comité de Colombes du Souvenir Français a organisé le 8 juin 2009 la cérémonie de la Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France en Indochine.

Au monument aux Morts, sous une pluie battante et incessante durant toute la cérémonie, les participants ont célébré la mémoire de ces Combattants.

Après la présentation de la cérémonie par M. Claude MIAS, vice-président du Comité, ils purent entendre la lecture de message du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants par M. Gil MAYANS, président de l’Union des Anciens Combattants et Affiliées de Colombes et membre du conseil du Comité, puis l’allocution de M. Patrice FICHET, président du Comité.

Après avoir rappelé que les soldats du Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient étaient les combattants de la Liberté, il centra son exposé sur les horreurs du traitement que durent subir les soldats français capturés par le Vietminh et gardés dans des camps plus proches des camps d’extermination nazis que de ce que doit être un camp de prisonniers. Le bilan est terrifiant : seulement 28% des prisonniers sont revenus vivants des camps Vietminh, soit le même pourcentage que celui des Déportés Résistants rescapés des camps de la mort nazis.

A l’issue de cette évocation, les Amis des Anciens Combattants, l’Union Nationale des Parachutistes, l’Union des Anciens Combattants et Affiliées et le Souvenir Français déposèrent chacun une gerbe à la mémoire des Morts d’Indochine.



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