Publié le 23 Décembre 2020

Malgré tout, bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

En cette période qui précède les rendez-vous de Noël puis du Nouvel An, il nous est facile de dire que 2020 ne mérite pas une note de 20/20.

En effet, la pandémie mondiale que la Covid 19 a provoquée a bouleversé nombre de nos habitudes, suscité des inquiétudes et changé nos rapports humains et l’organisation même de nos sociétés.

Pour autant, le Souvenir Français a continué de fonctionner, de se moderniser et d’ouvrir des voies possibles pour les générations qui entrent dans la vie active.

Dans notre département, j’ai veillé autant que cela se pouvait à remplir les objectifs qui nous étaient suggérés dont le principal était la commémoration d’une guerre oubliée, celle de 1870-1871, qui a marqué de son empreinte mortifère l’actuel département des Hauts de Seine.

Il nous fallait rappeler que cette guerre ouvrait une période de 75 années avec trois guerres entre voisins européens avant qu’une construction sui generis non encore achevée ouvre une période de 75 ans de paix sur le Vieux continent.

Beaucoup d’entre-vous, malgré les difficultés du moment ont œuvré pour magnifier les braves et les héros de cette guerre lointaine qui sont tombés sur les terres de vos actuelles villes.

Je remercie chaleureusement ces acteurs de nos comités qui dépassent le cadre habituel et étroit des simples cérémonies ou assemblées. C’est ainsi que l’on peut faire connaître notre association et relever le défi des adhésions car c’est finalement au nombre d’adhérents que l’intérêt porté à une association se manifeste.

Alors réjouissons-nous que grâce à votre investissement, le Souvenir Français puisse devenir la grande association mémorielle de France.

Mais pour l’heure, je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

Ce message sera également placé, mais lu, sur nos réseaux sociaux.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine

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Publié le 10 Décembre 2020

Savoir glisser sur des pistes nouvelles.

Il n’est bien sûr aucunement question d’aborder dans ce petit article la problématique des stations de ski mais de mettre en lumière une piste de financement à explorer par le Souvenir Français dans la réalisation de certains travaux.

Ainsi, dans le cadre de la commémoration de la guerre de 1870-1871, certains monuments ont fait/ou vont faire l’objet de rénovation ou de restauration.

Le monument phare de cette époque dans les Hauts de Seine à Buzenval, ainsi que celui dédié aux braves tombés lors de ces terribles combats entre soldats prussiens et soldats français entrent dans ce cadre.

La ville bien évidemment est partie prenante de ces restaurations ou rénovations tout comme le Souvenir Français à travers son comité de Rueil-Malmaison.

C’est grâce à la volonté, la ténacité, la curiosité et la proposition providentielle d’un citoyen ami de notre association mémorielle que fut explorée la piste d’un mécénat avec le Crédit Agricole.

Si au niveau local, la proposition faite n’a pas eu le succès immédiat escompté, le dossier transmis à l’échelon régional a séduit « Les Caisses Locales » représentées par le président du comité régional de la direction régionale du Crédit Agricole.

Après signature d’une convention avec le Souvenir Français, un chèque de 2.000 € a été reçu par le comité du Souvenir Français de Rueil-Malmaison.

Cet exemple de mécénat est sans conteste un jalon nouveau posé sur la piste qui conduit à des sources nouvelles de contributions intelligentes et pragmatiques.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine.

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Publié le 6 Décembre 2020

A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.

Le 100th Bomb Group.

Le 25 mai 1943, le quartier général de l’US Air Force ordonne au 100th Bomb Group, formé de plusieurs unités et de centaines d’avions, de se déplacer de sa base de Kearney au Nebraska, vers le Maine et de là de rejoindre la région du Norfolk en Angleterre.

En quelques mois, le 100e va devenir l’une des unités les plus célèbres de l’histoire de l’armée américaine. Ses missions de bombardement sont périlleuses. Il s’agit de survoler la France et d’aller vider des milliers de bombes (comme on peut le voir sur la photographie) sur des villes telles que Cologne, Kaiserslautern, Francfort et même Berlin. Les officiers qui proposent les noms des missions ne sont pas avares d’humour puisque certaines sont baptisées « Royal Tour », « Voyage au Rhin » ou « le Tour de la Ruhr », « La vallée fertile du Rhin »…

Cela n’empêche pas l’unité de faire preuve d’un courage inouï. Ainsi, le 14 octobre 1943, soit 109 jours après les premiers entraînements en Angleterre, 27 des 35 équipages d’origine avaient été perdus. Par exemple, au cours d’une mission au-dessus de Berlin en mars 1944, l’unité perd quinze bombardiers, après en avoir perdu neuf lors des semaines précédentes au-dessus de Ratisbonne.

Composé des 349e, 350e, 351e et 418e escadrons de bombardements, le 100th groupe de bombardiers concentre ses efforts contre les aérodromes en France et les installations et industries navales en France et en Allemagne au cours de l’année 1943 et du premier semestre 1944. Puis, durant les mois d’octobre à décembre, le 100e intensifie ses actions contrat la Ligne Siegfried et les communications allemandes pendant la bataille des Ardennes.

Pour ses actions, le 100e groupe de bombardiers reçoit en 1945 la Croix de Guerre 39-45 avec palme. En décembre 1945, il s’en retourne aux Etats-Unis non sans avoir laissé une grande partie de ses matériels aux forces françaises. Le 21 décembre 1945, l’unité est dissoute.

 

La mission Royal Flush et son équipage.

Villacoublay abrite une base aérienne depuis les années 1910. Elle va être beaucoup utilisée par les pionniers de l’aviation et ensuite pendant la Première Guerre mondiale. Le 13 juin 1940, elle est occupée par les Allemands, sans un tir : les Français l’ont abandonnée deux jours plus tôt et y ont laissé intacts installations et avions !

Pendant quatre années, Villacoublay sera une base majeure de la Luftwaffe en France. Elle y installe des unités de bombardiers et des unités de chasse. Mais dès 1943, la base devient une cible privilégiée des bombardements alliés. Ainsi, le 24 août 1943, près de 1.100 bombes sont lâchées depuis des flottes de Boeing B-17 Flying Fortress. Malheureusement, les villages voisins sont également touchés et l’attaque fait 34 victimes civiles.

Le 11 août 1944, les batteries anti-aériennes allemandes réussissent à abattre un B-17 américain de l’escadron 418. Les quatre hommes à bord sont tués :

  • Stuart Allison, né en 1925 dans l’Illinois, Technical sergent (photographie avec le reflet du flash). Stuart s’est engagé dans son Etat de naissance. Il est célibataire.
  • Alf Aske (photographie déchirée), né en 1924, Second lieutenant.
  • Gordon Davis (photographie avec un impact sur le haut), âgé de 20 ans, Second lieutenant.
  • Robert Williams (il porte un calot), né en 1926, mécanicien.

Tous les quatre sont tués ce jour-là alors qu’ils effectuent la Mission Royal Flush (Quinte Royale). Ils sont enterrés à Clamart, au fond du cimetière communal du Bois Tardieu. Leurs tombes se touchent, comme pour en faire une seule. Morts ensemble, enterrés ensemble (exemple ci-dessous avec des tombes regroupées d’aviateurs anglais à Clichy).

Onze jours plus tard, les Allemands évacuent la base, et le lendemain, 23 août, le site est occupé par les hommes du général Leclerc, qui y passent la nuit, avec leur illustre officier, avant d’entrer dans Paris le 24 août 1944.

 

Sources :

 

 

A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.
A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.
A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.
A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.
A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.
A Clamart, les Américains de la Quinte Royale.

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Publié le 28 Novembre 2020

En ce 26 novembre 2020.

En ce soir du 26 novembre 2020, sous l’Arc de Triomphe, le traditionnel ravivage de la Flamme par le Souvenir Français s’est déroulé sans pluie, ce qui est rare, sans un souffle de vent, ce qui est également peu fréquent et sous un ciel d’encre seulement éclairé par la lune qui d’heure en heure s’arrondit pour atteindre sa plénitude.

Tandis qu’une grue aux couleurs du drapeau national surplombe certains bâtiments, les Champs Elysée bordés par deux haies de guirlandes rouges qui donnent un cadre et une profondeur à la plus belle avenue du monde, sont délaissés en cette période où la Covid sévit encore.

Enfin, la Flamme de la tombe du soldat Inconnu semble être plus que jamais celle de l’espérance.

C’est donc dans cette ambiance propice à la réflexion, à une vision intime du souvenir et de la mémoire que le sacrifice de ceux de 14 et des autres conflits plus récents jusqu’à ceux d’aujourd’hui fut honoré.

La ministre déléguée auprès de la ministre des Armées présidait cette cérémonie accompagnée d’élus de la Nation et de la ville, du Conseil d’administration de notre association mémorielle, des acteurs du siège, de membres de la délégation générale de Paris, d’une bonne dizaine de drapeaux et des responsables du comité de Sciences Po Paris.

Cette cérémonie très particulière ponctuait la non moins inédite assemblée générale 2020 et le vœu très émouvant de Francis Simon par deux fois accompli cette année avec en particulier l’entrée de Maurice Genevoix et du courage français au Panthéon.

 

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

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Publié le 11 Novembre 2020

11 novembre 1920 – Le cercueil du soldat inconnu est transporté sous l’Arc de Triomphe (© Gallica – BNF).

11 novembre 1920 – Le cercueil du soldat inconnu est transporté sous l’Arc de Triomphe (© Gallica – BNF).

 

Maurice Genevoix – Ceux de 14 : « Notre guerre… Vous et moi, quelques hommes, une centaine que j’ai connus. En est-il donc pour dire : « La guerre est ceci et cela » ? Ils disent qu’ils comprennent et qu’ils savent ; ils expliquent la guerre et la jaugent à la mesure de leurs débiles cerveaux.

On vous a tué, et c’est le plus grand des crimes. Vous avez donné votre vie, et vous êtes les plus malheureux. Je ne sais que cela, les gestes que nous avons faits, notre souffrance et notre gaîté, les mots que nous disions, les visages que nous avions parmi les autres visages, et votre mort.

Vous n’êtes guère plus d’une centaine, et votre foule m’apparaît effrayante, trop lourde, trop serrée pour moi seul. Combien de vos gestes passés aurai-je perdus, chaque demain, et de vos paroles vivantes, et de tout ce qui était vous ? Il ne me reste plus que moi, et l’image de vous que vous m’avez donnée.

Presque rien : trois sourires sur une toute petite photo, un vivant entre deux morts, la main posée sur leur épaule. Ils clignent des yeux, tous les trois, à cause du soleil printanier. Mais du soleil, sur la petite photo grise, que reste-t-il ? »

 

11 novembre 2020, Maurice Genevoix (1890-1980) – lieutenant au 106e RI, blessé gravement aux Eparges en 1915, écrivain, prix Goncourt, académicien, secrétaire perpétuel de l’Académie française de 1958 à 1973 – entre au Panthéon. « Au moment où les voix des Poilus se sont éteintes pour toujours il est incompréhensible que « Ceux de 14 » ne figurent pas au Panthéon. Ils en franchiront tous le seuil avec leur porte-voix que fut Maurice Genevoix » a écrit Emmanuel Macron, président de la République.

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Publié le 8 Novembre 2020

Une voiture remorque colombophile de l’Armée d’Orient en juin 1917. Sortie pour l'entraînement quotidien. Droits : Vardar Izvor (ECPAD).

Une voiture remorque colombophile de l’Armée d’Orient en juin 1917. Sortie pour l'entraînement quotidien. Droits : Vardar Izvor (ECPAD).

De l’efficacité des pigeons.

Au moment du conflit franco-prussien de 1870-1871, des pigeons permettent des communications entre le gouvernement en exil à Tours (puis Bordeaux) et la capitale. A la suite de cette expérience, l’armée française décide de créer deux centres d’instruction de colombophilie militaire à Coëtquidan et à Montoire.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les troupes se déplacent sur des grandes distances, notamment grâce au train. Mais il n’est pas rare que des unités soient isolées. Comment envoyer des messages ? Le téléphone existe bien, mais il nécessite une installation de milliers de piquets et coûte de nombreuses vies humaines : les téléphonistes sont des cibles privilégiées pour des tireurs isolés !

Alors, et c’est vrai pour l’ensemble des belligérants, les pigeons voyageurs sont largement utilisés. Ils sont transportés dans des unités mobiles de campagne, des camions spéciaux, comme cela est montré sur la photographie, qui se déplacent au gré des besoins sur les différents fronts. Mais les pigeons peuvent également être lancés depuis des avions ou des navires. Au total, plus de 60.000 pigeons seront mobilisés pendant la Première Guerre mondiale.

Les pigeons ont leur reconnaissance officielle. Ils sauvent des milliers de soldats en prévenant d’une attaque imminente ou en transmettant l’ordre à une unité de changer de direction afin de ne pas tomber dans une embuscade. Certains pigeons deviennent des héros comme Vaillant, dernier pigeon du fort de Vaux en juin 1916, qui transmet un ultime message du commandant Raynal : « Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager. Faites-nous donner de suite toute communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C’est mon dernier pigeon ». Selon les versions, le pauvre animal, intoxiqué par les gaz, mourra juste après avoir délivré son message, ou plus paisiblement en 1929, année de la disparition du commandant Raynal !

 

La réaction ennemie.

Dans les zones occupées, les Allemands interdisent aux civils de lâcher des pigeons. Cela est régulièrement rappelé dans les journaux, et les peines peuvent aller jusqu’à la mort : « les personnes qui trouveraient des pigeons voyageurs sont tenues de les remettre à l’autorité militaire, faute de quoi elles seront suspectées d’espionnage et s’exposeront à des poursuites ; les infractions commises par négligence seront punies d’un emprisonnement pouvant atteindre 3 ans ou d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 10.000 marks ».

 

Des monuments.

Il existe au moins deux monuments à la gloire des pigeons voyageurs et de leur rôle pendant le premier conflit mondial : l’un est situé dans le parc Astrid à Charleroi en Belgique ; le second près du zoo de Lille.

Aujourd’hui, l’armée de terre a conservé une tradition de colombophilie, et possède un musée dédié à l’animal et à ses apports, situé au Mont Valérien, dans l’enceinte de la caserne du 8e régiment de transmissions. On peut y voir différents panneaux retraçant l’histoire de l’armée et de ses pigeons, de même que certains spécimens dont le fameux Vaillant, ainsi que sa distinction.

 

 

 

MUSÉE COLOMBOPHILE MILITAIRE : Mont Valérien - 92150  Suresnes.

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.
  • Fonds ECPAD.
  • Jean-Michel Derex, Le pigeon Vaillant, héros de Verdun, Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2016, 32 
  • Jacques Ancel : Les travaux et les jours de l’Armée d’Orient, Paris, 1921.

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Publié le 23 Octobre 2020

À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.

Notre deuxième rendez-vous mémoriel important autour de la guerre oubliée de 1870-1871 s’est déroulé en deux temps : à Versailles puis à Rueil-Malmaison.

Il s’agissait d’honorer la mémoire de ces soldats morts au champ d’honneur comme on le disait à l’époque lors de la première bataille de Buzenval le 21 octobre 1870, audacieuse percée qui visait à desserrer l’étau prussien qui étouffait la capitale.

Deux noms retinrent l’attention : celui du commandant Jacquot et celui du jeune Raoul Bohrer de Kreuznach, les deux mortellement blessés dans de cruels combats.

Le premier ramassé et transporté par les prussiens décède dans l’ambulance de Versailles. Sa sépulture a récemment été retrouvée au cimetière Saint-Louis de Versailles grâce à l’opiniâtreté de l’association des Vosgiens de Paris et de notre comité de Rueil-Malmaison.

Le second tombe sous les balles ennemies provenant des vignes proches qui habillaient les flancs de la colline. L’achat d’une parcelle de terrain permet au père de ce héros de faire édifier un petit cimetière dont l’entretien sera confié au Souvenir-Français et dans lequel repose huit autres soldats dont des prussiens.

L’hommage rendu à ces braves malgré les contraintes sanitaires a été judicieusement relayé en direct sur le site de la ville et visionné de nombreuses fois.

 

Claude GUY

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine

À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.
À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.
À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.
À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.
À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.
À Rueil-Malmaison, hommage aux morts du 21 octobre 1870.

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Publié le 10 Octobre 2020

Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.

Ce samedi 10 octobre 2020 s’est déroulée la traditionnelle réunion des présidents des comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine. Et comme il est de coutume, celle-ci a eu lieu à Issy-les-Moulineaux.

Vingt-cinq personnes représentant environ vingt comités se sont données rendez-vous pour faire le point avec l’équipe du bureau des Hauts-de-Seine formée de :

  • Claude Guy, délégué général.
  • Daniel Jouin, délégué général adjoint et président de Boulogne-Billancourt.
  • Frédéric Rignault, délégué général adjoint et président d’Issy-Vanves.
  • Myriam Laurent, nouvelle trésorière de la délégation, en remplacement de Catherine Labour, qui a œuvré pendant des années aux côtés des comités du département et de son époux, André, aujourd’hui délégué général honoraire. Merci à Catherine et bienvenue à Myriam Laurent.

Les comités représentés : Puteaux, Rueil-Malmaison, Ville d’Avray, Vaucresson, Antony, Colombes, Clamart, Boulogne, Issy-Vanves, Châtillon-Bagneux, Le Plessis Robinson, Bourg la Reine, Chaville, Châtenay-Malabry, Bois-Colombes, Asnières.

Claude Guy a commencé par demander une minute de silence à la mémoire des adhérents du département disparus au cours de cette année et surtout principalement pendant la première vague du Covid. Il a aussi mentionné la disparition du général Forget, d’Issy-les-Moulineaux, qui fut membre du conseil d’administration de l’association, au niveau national, et président d’honneur du comité d’Issy-Vanves. Puis il a présenté un certain nombre de réformes de l’association, inscrites dans les nouveaux statuts comme les élections à la délégation générale des départements et au sein des Comités, le rôle des reçus fiscaux, le remplissage des rapports annuels.

Ensuite il a indiqué un élément important à venir sur des fiches documentaires ou des fiches « réflexes » : Que faire pour être inscrit au ravivage de la Flamme ? Comment organiser la quête du 1er novembre ? Que faire quand une tombe est saccagée ? Comment porter plainte dans ce cas ?

Enfin, il a donné le calendrier des prochaines manifestations :

  • Confirmation de la tenue du congrès départemental à Clamart, le vendredi 18 décembre.
  • Entre le 13 et le 16 octobre, le Souvenir Français rendra hommage aux Morts pour la France de la Guerre de Corée. Il est demandé à chaque président concerné par un mort pendant le conflit de fleurir la tombe en question.
  • Le 21 octobre se déroulera la commémoration de la Première bataille de Buzenval. Et celle de la Seconde bataille (janvier 2021) marquera la fin des cérémonies des 150 de la Guerre franco-prussienne.
  • 23 octobre : lancement du guide des Hauts-de-Seine de la Guerre franco-prussienne.
  • 4 novembre : à Asnières, cérémonie du centenaire du choix du Soldat inconnu par Auguste Thin, originaire et enterré dans cette commune.
  • 11 novembre : il sera demandé aux présidents des comités du Souvenir Français de penser à fleurir les tombes de soldats tombés aux cours des opérations extérieures, les OPEX.

 

Place a ensuite été faite aux questions, nombreuses, des présidents. En fin d’après-midi, les présidents masqués ont regagné leur commune respective.

 

Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.

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Publié le 19 Septembre 2020

Quand les cavaliers mirent pied à terre…

Le chef d’escadron Spitzer.

 

Saint-Cyrien de la promotion « Bourbaki » (1897-1899), le chef d’escadron Georges Spitzer sort de l’école en tant qu’officier de cavalerie. Il est affecté au 5e régiment de cuirassiers, en garnison à Tours (le 5e « cuir »). Dès l’été 1914, l’unité participe aux opérations des 3e et 4e armées, que ce soit en Belgique, dans les Ardennes ou en Champagne. En 1915, on la retrouve dans la Somme, puis en Champagne. En 1918, elle est au Chemin des Dames puis dans la forêt de Villers-Cotterêts.

 

Le 12 juin 1918, alors qu’il a 40 ans, le chef d’escadron Spitzer est tué à l’ennemi, non loin de Dommiers, dans l’Aisne. Military Cross, croix de guerre avec 5 citations, dont une à l’Ordre de l’Armée : « Officier supérieur de première élite qui s’est distingué par son courage et son intelligente activité, chaque fois que le régiment a été employé depuis le 28 mai 1918. Mortellement blessé le 12 juin pendant qu’il s’assurait avec son habituel mépris du danger et sous un bombardement de la plus extrême violence, des dispositions prises pour arrêter une très forte attaque. Légion d’honneur ».

 

D’abord enterré au cimetière militaire du château de Valsery, Georges Spitzer est ensuite transféré en nécropole militaire. Dans un livre d’histoire locale, Albert de Bertier de Sauvigny parle de la mort du chef d’escadron Spitzer : « Il est ruisselant de sang. Un éclat d’obus l’a atteint près de la carotide, alors qu’il était dans un abri de la ligne G.M.P., un peu à droite en avant des Trois Peupliers de Saint-Pierre-Aigle ».

 

Quelques mois plus tard, il est déclaré Mort pour la France et le jugement est transféré en mairie de Rueil-Malmaison.

 

Mais un autre fait doit retenir notre attention : le 5e cuirassiers a été transformé depuis le 20 mai 1916 en régiment à pied !

 

Les régiments de cavalerie sont démontés.

 

La guerre franco-prussienne de 1870-1871 a été marquée par des échecs retentissants de la cavalerie, comme la charge de Reishoffen. Il est dès lors décidé d’utiliser la cavalerie pour des actions défensives ou de repérages, comme les patrouilles ou la reconnaissance. Parfois, des attaques fulgurantes sont néanmoins confiées à la cavalerie. Il s’agit alors d’obtenir une décision rapide.

Les premiers mois de 1914 voient l’utilisation de la cavalerie dans ces circonstances. Mais au moment où il faudrait poursuivre l’ennemi – quoi de mieux que des régiments avec des chevaux – les cavaliers se voient « trahis » par leur monture. Jean de Soultrait, brigadier au 17e dragons : « Nous sommes fatigués par le manque de sommeil et la chaleur. Les chevaux aussi sont sellés des vingt-quatre heures de suite avec de lourds paquetages. Ils ne sont guère fougueux ! Les pauvres bêtes, la tête basse et les pattes écartées, restent où on les a laissées dans une absolue torpeur ! ».

De plus, face à la puissance de feu de l’infanterie et de l’artillerie, la cavalerie se révèle très vulnérable. En 1915, la guerre des tranchées immobilisent les soldats et rend impossible toute tentative de charge sabre au clair ! Aussi, est-il décidé de « démonter » les régiments de cavalerie et de transformer les cavaliers en fantassins en les équipant de fusils adéquats. On parle alors de « cuirassier à pied », de « dragons à pied »…

Peu à peu, reprenant leur doctrine d’emploi de mouvement, les unités de cavalerie sont envoyées pour colmater les brèches du front. Elles sont utilisées comme infanterie montée. Commençant à être équipées d’automobiles – bientôt blindées et armées – pour accélérer leur transport, ces unités perpétuent leur capacité de déplacement rapide et elles augmentent considérablement leur puissance de feu. Elles retrouvent leur mission initiale !

En 1918, le maréchal Foch est totalement convaincu de la renaissance de la cavalerie grâce aux « chevaux vapeurs » : « Lorsque les voitures AMAC actuellement en service seront disponibles, par suite de la constitution des nouveaux groupes du type Lorfeuvre : créer, au moyen de ces voitures, des sections d’AMAC pour les corps d’armée, à raison d’une section par corps d’armée, affectée à l’EM du régiment de cavalerie de ce corps d’armée et servie par des cavaliers prélevés sur les effectifs des escadrons. » Le président du Conseil Clemenceau donne son accord définitif dans une lettre du 5 octobre 1918.

En juillet 1935, la 4e division de cavalerie est totalement mécanisée, changeant à ce moment de nom pour devenir la 1ère division légère mécanique du général Flavigny, un des promoteurs de la cavalerie blindée. Quelques mois plus tard, en octobre 1935, la 3e division de cavalerie de l’armée de terre allemande est elle aussi mécanisée pour devenir la « 1. Panzer Division ». En France, il faudra attendre janvier 1940 pour la création de la 1ère division cuirassée.

En fait, au cours de la Première Guerre mondiale, les chevaux seront surtout employés là ou ils ne pourront pas être facilement remplacés par l’automobile : travaux sur le front occidental, unités militaires sur les fronts d’Afrique du Nord, du Sahara, du Proche-Orient et les montagnes de Serbie et de Macédoine où le général français Jouinot-Gambetta réalisera une des dernières charges de cavalerie de l’armée française avec la prise d’Uskub ( Skopje) en 1918.

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site internet Chtimiste sur l’historique des régiments et des batailles.
  • Site du Ministère des Armées : Mémoire des hommes – Fiche individuelle du chef d’escadron Georges Spitzee.
  • Site du Ministère des Armées : Chemins de Mémoire.
  • Damien Baldin : « Les tranchées ont-elles enterré la cavalerie ? », dans le numéro 225 de la revue « Guerres mondiales et conflits contemporains ».
Cavaliers en mission de reconnaissance.

Cavaliers en mission de reconnaissance.

Un cuirassier à pied.

Un cuirassier à pied.

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