Publié le 11 Août 2019

Au lieutenant Denouille de Garches.

Gaston Denouille nait le 30 octobre 1885 à Paris, dans 9e arrondissement. De la classe 1905, il porte le matricule 12 au Corps et 910 au 4e Bureau de recrutement de la Seine.

 

Officier de réserve, il est affecté au 143e régiment d’infanterie en 1914, dont les casernements sont à Carcassonne et à Castelnaudary. Il fait partie de la 64e brigade d’infanterie, 32e division, 16e corps d’armée.

 

En 1914, cette unité participe à la campagne de Lorraine puis, de septembre à octobre, se bat en Woëvre, dans la Meuse. En novembre, elle est envoyée en Belgique, dans les Flandres, dans le cadre de la « course à la mer ».

 

Au début du mois de décembre 1914, le régiment s’installe au village de Groot-Mierstraat, non loin de Wijtschate. Extrait du Journal de Marche et des Opérations du 143e : « Le 12 décembre, en exécution de l’ordre de la 32e division, une reconnaissance est poussée pour vérifier l’efficacité des tirs des autos-canons sur une mitrailleuse installée à la lisière sud du bois. Elle n’aboutit pas. Dans la nuit, la section franche détache quelques patrouilles pour se rendre compte des travaux mais ne peut approcher assez près par suite de la fusillade et en peut remplir la mission (…).

 

Le 14 décembre à 7h, le déclenchement du tir de l’artillerie se produit et pendant 45 minutes les obus se succèdent sans interruption. Les Allemands ne répondent pas. (…) Le 143e avait alors pour mission de marcher et de s’emparer de la ferme de Hollande. Mais dès que la 6e compagnie commençait à progresser, elle était prise à partie par une mitrailleuse allemande située à hauteur d’une haie perpendiculaire à nos tranchées. Cette compagnie subissait des pertes sensibles mais continuait tout de même à s’approcher à environ 25 mètres du réseau de fil de fer des tranchées allemandes, qu’elle ne pouvait malheureusement pas détruire ; un officier de cette compagnie était blessé, il ne restait plus que pour commander qu’un officier de réserve. La 7e compagnie débouchait à droite de la 6e et avec un esprit d’offensive remarquable, grâce aux officiers qui la commandaient, parvenait par une marche très rapide à une faible distance du réseau de fil de fer couvrant les tranchées allemandes. Cette unité, comme la précédente, éprouvait de nombreuses pertes. Le capitaine Martrou commandant la compagnie a été particulièrement remarquable. Allant sous le feu d’une section à l’autre, il indiquait les objectifs, les positions à prendre. Les tranchées étaient prises. Les pertes de la journée s’élevaient à 60 tués et 98 blessés ».

 

Parmi les tués, figure le lieutenant Denouille, qui plus tard sera cité à l’ordre du régiment : « A été blessé en entraînant vigoureusement sa section en avant sous le feu violent de l'ennemi, après avoir eu son capitaine tué. A donné l'exemple de la plus grande bravoure en se mettant à la tête de sa section et en s'élançant à l'assaut des trachées allemandes. Blessé mortellement, a continué à exhorter ses hommes à aller de l'avant. »

 

Le nom du lieutenant Denouille est inscrit sur le Monument aux Morts de la mairie du 9e arrondissement de Paris et celui de la ville de Garches.

 

 

 

Sources :

Encyclopédie Wikipédia.

Encyclopédie Larousse.

Site internet :

  • Memorial GenWeb.
  • Mémoire des Hommes – Première Guerre mondiale – Fiche individuelle.
  • Ch’timiste – Site remarquable sur les unités et les batailles de la Première Guerre mondiale.
  • Journal du Marche du 143e RI.

 

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Publié le 25 Juillet 2019

Au lieutenant de vaisseau Bernard Gras de Levallois-Perret.

La Flottille 15F.

 

Créée en 1953 à Karouba, sur la base d’aéronautique navale proche de Bizerte en Tunisie, la flottille est déclarée opérationnelle en novembre de la même année. Après l’indépendance du pays, elle est rapatriée sur Hyères à partir de mai 1955. Elle embarque de février à mai 1956 sur le porte-avions La Fayette pour le Vietnam. Elle sera par la suite engagée en Algérie à partir de Telehgma (nord-est de l’Algérie) dès juillet 1956. Elle participe ensuite aux opérations sur le canal de Suez en octobre-novembre avec 14F, toujours sur le La Fayette, sur lequel elle effectuera encore divers embarquements avant de rentrer à Hyères en 1958.

 

Elle repart à Teleghma, une nouvelle fois, en janvier 1959 pour rentrer à Toulon en mars. C’est Maison-Blanche (aujourd’hui Dar El Beïda, non loin d’Alger) qui l’héberge en avril-mai, avant d’embarquer sur l’Arromanches à destination de l’Océan Indien de juin à novembre avec un retour une nouvelle fois sur Hyères.

 

Là, elle est déclarée « Flottille d’entraînement pré-opérationnelle » (FEPO). Elle est dissoute le 1er février 1962 pour être reformée en juin sur Etendard IVM dont elle est la première utilisatrice. Affectée à Landivisiau en 1967, elle y est dissoute le 15 janvier 1969.

 

Au cours de son existence, le Flottille 15F va connaître onze commandants. Le premier d’entre eux étant le lieutenant de vaisseau Bernard Gras.

 

Bernard Gras.

 

Bernard Gras voit le jour le 16 août 1924 à Vallauris, dans le département des Alpes-Maritimes. Il entre au service en décembre 1942, en Afrique du Nord. Il devient enseigne de vaisseau de 2e classe le 1er avril 1944, puis enseigne de vaisseau de 1e classe le 1er avril suivant. Il passe lieutenant de vaisseau le 8 octobre 1950. En 1953, il devient le premier commandant de la Flottille 15F.

 

Aussi, en tant que premier commandant de l’unité, le lieutenant de vaisseau Gras est chargé de l’armer. Malheureusement, il perd la vie accidentellement en Service Commandé sur la piste 27 de la base aérienne de Sidi-Ahmed, au cours d’un exercice de nuit. C’était le 24 mars 1954. Bernard Gras avait 29 ans.

 

Il est déclaré Mort pour la France et reçoit une citation que voici : « Par décision ministérielle n° 71 EMG / 0 du 2 avril 1954, le lieutenant de vaisseau Gras a reçu la citation suivante à l'ordre de la Marine nationale : "Officier d'élite dont les qualités d'homme et de chef avaient acquis d'emblée le respect et l'affection de toute sa formation. S'était entièrement consacré à la flottille qu'il avait été chargé d'armer. Est parvenu en moins de six mois à des résultats remarquables qui font ressortir son aptitude exceptionnelle au commandement. Mort en service aérien commandé le 23 mars 1954, au cours d'un exercice de nuit. Totalisait 2640 heures de vol, dont 129 de nuit et 340 en opérations de guerre." Par décret du 29 décembre 1951 (JO du 31 décembre 1951), il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur "....pour faits de guerre ».

 

En tant qu’habitant de la commune, son nom est gravé sur le monument aux Morts de Levallois-Perret et sur le Mémorial départemental AFN de Nanterre.

 

 

 

 

Sources :

 

 

Corsair F15 de la Flottille 15F.

Corsair F15 de la Flottille 15F.

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Publié le 8 Juillet 2019

Renouvellement de contrat à Clichy.

C’est bien cela qui eut lieu le mercredi 3 juillet dans le bureau de Madame Florence Leclère, principale du collège Jean Macé à Clichy.

En effet, la première convention de dépôt d’un drapeau de Rhin et Danube dans un établissement scolaire des Hauts de Seine signée il y a déjà trois ans arrivait à expiration.

Le succès remporté par cette initiative qui tient ses promesses est notamment dû à la forte implication du professeur Le Gac, secrétaire du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français, et à la mobilisation des élèves autour de « leur » drapeau qu’ils portent fièrement lors des cérémonies, hommages ou voyages mémoriels.

Mais ce succès est aussi le fruit d’une prise de conscience plus collective de la Mémoire des Morts pour la France à porter et à transmettre.

C’est donc dans un geste réciproque de confiance que Madame la principale du collège et le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine ont signé le premier avenant à l’heureuse convention de 2016.

 

Claude Guy,

Délégué général pour les Hauts de Seine

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Publié le 14 Juin 2019

Comité de Sèvres : trente ans déjà !

C’est en effet l’âge du comité du Souvenir Français de Sèvres.

 

Créé le 10 mai 1989 par son actuel président, Olivier Maurion, membre du Souvenir Français depuis l’âge de 17 ans, le comité, fort de ses 94 adhérents, s’est imposé dans l’environnement sévrien. À son actif, plusieurs rénovations, restaurations et créations pour donner corps à la mémoire combattante des conflits de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 suivis de ceux d’Indochine et d’Algérie.

En outre, l’existence d’un square du Souvenir-Français rappelle aux passants que notre association mémorielle porte en héritage l’histoire de ces morts pour que la France soit un pays de liberté.

Le 22 juin, la réunion annuelle des adhérents de Sèvres marquait donc officiellement cet anniversaire au cours duquel plusieurs acteurs bénévoles de ce comité se sont vus remettre par le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts de Seine diplômes d’honneur et médailles aux couleurs de notre association.

Plusieurs jeunes sont venus rejoindre cette assemblée, symbole de l’avenir.

 

Claude Guy

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Publié le 9 Juin 2019

A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.

 « Je tiens tout d’abord à remercier l’amicale des fusiliers marins commandos d’avoir alerté le Souvenir Français sur l’existence de cette tombe d’un Mort pour la France qui mérite désormais notre vigilance. Cela serait facilité si nous avions sur place quelques bonnes volontés pour créer un comité du Souvenir Français d’une dizaine de personnes afin d’implanter à Nanterre cette association mémorielle. Je suis prêt ensuite à les aider.

Mais nous sommes là, aujourd’hui 6 juin, jour du 75ème anniversaire du débarquement en Normandie, pour rendre hommage à ce jeune marin tombé il y a 75 ans lors de l’opération en vue de prendre d’assaut le fortin du casino de Ouistreham. Alors que le Président de la République, lui-même, se rend à l’instant vers Sword Beach, nom de code de la plage d’Ouistreham, et la commune de Colleville-Montgomery, l’amicale nationale des fusiliers marins commandos de Paris et le Souvenir Français accompagnés d’anciens combattants sont présents pour rendre un hommage intime mais fort à vous, Marcel Labas, marin du commando Kieffer, tué à Ouistreham à l’âge de 22 ans.

Né le 2 mars 1922 à Nanterre, engagé dans la Marine nationale le 19 avril 1941, vous avez suivi une formation de télémétriste, avant d’embarquer sur le « Commandant Teste » jusqu'en Janvier 1942 puis sur le cuirassé « Richelieu » qui vous conduisit à New York en mars 1943.

C’est lors de cette escale aux Etats-Unis, que vous ralliez une délégation de la France Libre puis rejoignez Londres au sein des Forces Navales de la France Libre.

Déterminé, audacieux, animé d’une volonté farouche, vous demandez à suivre l’éprouvant stage commando d'Achnacarry en Ecosse au terme duquel vous recevez le désormais célèbre béret vert.

Le 6 Juin 1944, vous prenez part avec 177 fusiliers-marins des Forces Françaises Libres au débarquement en Normandie sous le commandement du capitaine de corvette Kieffer mais votre élan magnifique est stoppé par un sniper allemand. Ce même jour, 10 de vos camarades perdront la vie en écrivant comme vous une belle page de notre histoire, celle des hommes du commando Kieffer, de la France Libre, de la France qui refuse coûte que coûte l’asservissement.

 Comme vous l’écriviez à vos parents quelques semaines plus tôt « Je suis fier, que m’importe de mourir, je n’ai pas peur des balles, mais je veux qu’après la guerre vous n’ayez pas peur de citer le nom de votre fils et à en rougir ».

Marcel Labas, personne ne craint de citer votre nom, ni celui du commando Kieffer ou de vos fidèles héritiers morts il y a peu en Afrique.

Comme le disait l’historien Thucydide, il y a 2500 ans, « il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans vaillance ».

Marcel Labas, vous qui êtes dans la profondeur de l’éternité, vous étiez un brave, un soldat vaillant qui nous a offert la liberté et un bonheur retrouvé. Au nom de notre association mémorielle, de son président général que je représente dans le département, sachez à tout jamais qu’il y a sur cette terre de France à laquelle vous étiez tant attaché des femmes et des hommes qui se souviennent et forment les rangs du Souvenir Français, forts de leur devise « à nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

Cette immortalité vous l’avez bien méritée ».

 

 

Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.
A Nanterre, hommage du Souvenir Français à un ancien du commando Kieffer.

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Publié le 8 Juin 2019

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jean Nanterre.

Biographie.

 

Jean Nanterre est né le 30 août 1907 à Nanterre. Son père est commissionnaire pour le commerce extérieur.

 

En 1926 il devance l'appel comme engagé volontaire au 8e Régiment de chasseurs à cheval puis est détaché au peloton d'élèves officiers de réserve de la 1ère Division de cavalerie au 4e Régiment de hussards à Rambouillet.

 

Nommé brigadier en mars 1926, il est affecté, en novembre 1927, à l'encadrement du peloton d'EOR de la 1ère Division de cavalerie au 16e Régiment de dragons.

 

Rendu à la vie civile, il exerce la profession de fondé de pouvoir de banque.

 

En 1938 il est nommé sous-lieutenant de réserve. Mobilisé en août 1939, il rejoint le 40e GRDI (groupe de reconnaissance), où son courage durant la campagne de France lui vaut deux citations. Lors des combats du 12 au 14 mai 1940, il se distingue en accomplissant des missions de reconnaissance dans des conditions particulièrement périlleuses. De même, les 13 et 14 juin, en allant seul dans les lignes ennemies, rechercher des cavaliers égarés de son escadron.

 

Démobilisé après la campagne de France, Jean Nanterre refuse la défaite et, après avoir fondé dans la clandestinité l'amicale des Anciens du 40e GRDI, il s'évade de France.

 

Parvenu en Angleterre, il s'engage dans les Forces françaises libres le 17 mai 1942 et est affecté, avec le grade de lieutenant, au 1er Escadron mixte, future 3e Compagnie de chars des FFL. La 3e Compagnie quitte l'Angleterre en mars 1943 sur le Monarch of Bermudas et débarque à Suez avant de gagner Le Caire, le 5 mai 1943. Le mois suivant Jean Nanterre, avec son unité, rejoint Sabratha en Tripolitaine où se constitue le 501e Régiment de chars de combat (501e RCC) au sein de la 2e Division blindée du général Leclerc. Au Maroc, le 1er septembre 1943, il est affecté à la 4e Compagnie du 501e RCC, équipée de chars légers. Le 20 mai 1944, l'unité est dirigée vers l'Angleterre où elle débarque le 31 mai. Stationné au camp de Huggate, dans le Yorkshire, puis à Bourgnemouth, Jean Nanterre embarque à destination de la France le 25 juillet 1944.

 

Il débarque à Utah-Beach le 2 août 1944, fait mouvement avec son régiment et bivouaque près du Mans le 10 août. A partir du 11 août, il participe à la campagne de Normandie, et notamment aux combats d'Ecouché, pour fermer la poche de Falaise, où il fait à nouveau preuve d'audace en se portant hardiment au contact des éléments américains en dépit du danger. Il quitte Ecouché le 23 août pour se diriger avec son régiment en direction de Limours, pour prendre ensuite part à la bataille de Paris, les 24 et 25 août 1944, dans les combats du Luxembourg, du Sénat, de la rue de Rivoli, de l'hôtel Meurice et de la place de la Concorde.

 

Lors de l'avancée vers l'est de la Division Leclerc, il participe à l'attaque d'Andelot le 12 septembre, puis à la campagne des Vosges et aux combats de la Ferme des Mouteaux, de Doncières, et de Châtel. Là, traversant à gué la Moselle, il neutralise les armes automatiques qui arrêtent l'infanterie et, progressant au mépris du feu intense de l'ennemi, il ramène sa section intacte et permet la création de la tête de pont. Il est, pour cet acte, cité à l'ordre du corps d'armée.

 

Jean Nanterre prend également part à l'attaque de Brouville Merviller, où il parvient à regrouper son détachement dont le chef venait d'être tué, ce qui lui vaut, une fois encore, d'être cité, puis à l'opération de Montigny, le 1er novembre, et à l'attaque menant à la libération de Strasbourg, le 23 novembre 1944.

 

Le 2 décembre 1944, il est grièvement blessé par éclats d'obus, à Herbsheim. Il rejoint son unité à sa sortie de l'hôpital le 7 mars 1945 pour être stationné à Cracay, dans le Cher, puis affecté au P.C. du régiment en qualité d'officier de renseignements. Il quitte ce lieu, le 23 avril 1945, pour prendre part à la fin de la campagne d'Allemagne. Il combat à Tegernsee et à la prise de Schliersee le 3 mai 1945. Il participe également à la prise de Berchtesgaden et de Strub le 5 mai. Toujours détaché en pointe pour les missions de reconnaissance de cette campagne, son sang-froid et son dynamisme le font citer à l'ordre de la division.

 

Rentré en France début juin 1945, il stationne à Champigny et est promu capitaine. De retour à la vie civile, le chef d'escadrons de réserve Jean Nanterre crée sa société d'import-export et prend la direction des Etablissements métallurgiques Worms.

 

Il est membre et trésorier de la Société d'Entraide des Compagnons de la Libération.

 

Jean Nanterre est décédé le 13 novembre 1996 à Paris où il est inhumé.

 

Décorations.

 

  • Commandeur de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945.
  • Croix de Guerre 39-45 (6 citations).
  • Croix du Combattant Volontaire 39/45

 

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

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Publié le 29 Mai 2019

Soldats du 2e REI pendant l’Opération Licorne.

Soldats du 2e REI pendant l’Opération Licorne.

Les causes de la crise.

 

A la mort de Félix Houphouët-Boigny, en 1993, Henri Konan Bédié est élu président de la République de Côte d’Ivoire. Mais six ans plus tard, à la suite d’une mutinerie qui se transforme en coup d’Etat, celui-ci est renversé par l’armée, avec à sa tête le général Robert Guéï. Ce dernier promet des élections, qui se déroulent en 2000.

 

Mais « l'ivoirité » reste utilisée dans la politique du pays pour limiter la vie sociale des « Ivoiriens d'origine douteuse ». De fait, quatorze des candidats à l’élection présidentielle sont déclarés inéligibles, par la Cour suprême de Côte d’Ivoire.

 

Le décompte des bulletins de vote place Robert Guéï en seconde position derrière Laurent Gbagbo le 22 octobre. Pour autant, le général se proclame président de la République ce qui déclenche d’importantes manifestations de la population, bientôt suivie par la gendarmerie. Les affrontements opposent également la garde prétorienne du général à la population. Les premiers sont rapidement vaincus mais les affrontements se prolongent entre partisans de d’Alassane Ouattara, qui ne pas pu concourir à l’élection et ceux de Gbagbo.

 

Le 26 octobre, Laurent Gbagbo est proclamé président de la République sur décision de la Commission électorale. Le 27 octobre, un charnier de 57 corps est découvert à Yopougon. Le bilan officiel à la fin de l’année 2000 est de 303 morts, 65 disparus et 1.546 blessés.

 

Quelques mois plus tard, en mars 2001, les élections municipales se traduisent par une victoire du parti RDR d’Alassane Ouattara : pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire assiste à une défaite électorale du parti au pouvoir. Les choses s’enveniment alors…

 

Les débuts de l’Opération Licorne.

En septembre 2002, la République de Côte d’Ivoire (RCI) connaît une importante dégradation de sa situation sécuritaire. Le pays est divisé et la moitié Nord est passée entre les mains des rebelles. Dès lors, 600 militaires du 43e bataillon d’infanterie de Marine (43e BIMa), régiment stationné à Port-Bouët, dans la capitale ivoirienne depuis juillet 1978, se déploient pour assurer la sécurité des 16.000 ressortissants français. Quelques jours plus tard, le 22 septembre, la France lance l’Opération Licorne et des renforts militaires pré-positionnés en Afrique sont envoyés en Côte d’Ivoire. Mais, face à la montée de la violence, des tensions dans le pays et des crises successives, l’engagement militaire français ne cesse d’évoluer.

Les différentes phases de crises qui ont eu lieu depuis 2002 sur le territoire ivoirien illustrent les capacités d’adaptation des forces armées françaises. En effet, alors qu’au départ l’objectif des soldats était de mettre en sécurité les ressortissants français, rapidement, à la demande de la communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du gouvernement ivoirien, et de l’ONU, l’engagement militaire évolue et les soldats français deviennent une véritable force d’interposition entre les forces armées ivoiriennes et les rebelles.

Quelques mois plus tard, en mars 2003, la mission de la CEDEAO en Côte d’Ivoire prend la relève des forces françaises et Licorne devient alors une mission de soutien et d’appui aux casques blancs africains. Dans le même temps, le Conseil de sécurité de l’ONU décide la création d’une Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, la MINUCI.

Un an plus tard, en 2004, une résolution est adoptée créant une force de casques bleus en Côte d’Ivoire, l’ONUCI. Mais, à la fin de l’année 2004, la situation politique et sécuritaire du pays se dégrade. Les forces rebelles, qui refusent de se désarmer, décrètent l’état d’urgence dans le Nord du pays. À cette date, les effectifs français déployés sont à leur maximum avec 5.000 militaires français mobilisés dans le cadre de l’opération Licorne.

 

Situation stabilisée.

Dès 2005, la situation politique et sécuritaire se stabilise dans le pays. Cela permet d’alléger le format de la force Licorne avec le retrait de plusieurs centaines de soldats. Les effectifs sont progressivement ramenés à 4.000, puis 3.500 soldats. Cette évolution favorable de la situation permet de réduire encore les effectifs en passant en 2007 à 1.800 militaires.

Au premier semestre de l’année 2009, le nombre de soldats mobilisés diminue encore de moitié passant à 900. L’élection présidentielle de 2010 entraîne une nouvelle crise car les deux candidats présents au second tour se proclament vainqueur. L’ONU certifie la victoire d’Alassane Ouattara, et non de Laurent Gbagbo, président sortant. Dès lors, la force Licorne remonte à 1.600 soldats pour assurer la sécurité des ressortissants français. Le 11 avril, le président sortant est arrêté à sa résidence et la situation en Côte d’Ivoire s’apaise.

 

Les FFCI.

Progressivement, la situation en RCI s’améliore et un nouvel accord de coopération est signé en 2012 entre la France et la RCI. Cet accord est important car il consolide les engagements mutuels dans le domaine de la coopération militaire. Il permet notamment le maintien d’une présence militaire française permanente au-delà de la force Licorne. Le 21 janvier 2015, la France et les autorités ivoiriennes mettent fin à l’opération en créant une force de présence : les Forces Françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Elles ont pour objectifs d’être à la fois le point d’appui des forces de présence sur la façade ouest-africaine et un réservoir de force rapidement projetable en cas de crise dans la sous-région.

 

 

Source :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives ECPAD.
  • Site du Ministère des Armées.
  • Crédit photographique : Gomes Firmino.
  • Site : www.legion-etrangere.wifeo.com
  • Site de la Légion étrangère.

 

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Publié le 29 Mai 2019

L’aviso Commandant Blaison, qui effectua la première mission Corymbe en 1990 (« Corymbe 01 »).

L’aviso Commandant Blaison, qui effectua la première mission Corymbe en 1990 (« Corymbe 01 »).

La mission Corymbe est un dispositif naval mis en place en 1990 par la Marine nationale française, visant à assurer la présence permanente d’un bâtiment, au moins, dans le Golfe de Guinée et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest.

 

Missions.

A l’origine, ce dispositif a été conçu pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, notamment ceux liés à l’exploitation pétrolière. Corymbe relève ainsi d’une logique de puissance militaire, en complément du dispositif militaire déployé en Afrique occidentale, constitué par les Eléments français au Gabon (EFG) et les Eléments français au Sénégal (EFS).

 

Dans ce cadre, on peut distinguer trois missions principales :

 

  1. Pré-positionnement « REVESAC » (Opération d’évacuation de ressortissants). La marine se tient prête à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l’Ouest.
  2. Soutien des forces françaises pré-positionnées avec par exemples des entraînements communs avec l’armée de terre et de l’air à Dakar (Sénégal).
  3. Lutte contre la piraterie et le brigandage.

 

Le dispositif relève en outre de la diplomatie navale française et souligne l’intérêt que porte la France pour la situation des pays bordant le Golfe de Guinée. Le renforcement des liens avec ces nations s’exprime par l’organisation de rencontres officielles à bord des bâtiments, par des manœuvres conjointes avec les marines des pays limitrophes, par des actions de formation de leurs marins, et d’aide à la population.

 

A de multiples reprises, le dispositif a connu une montée en puissance liée à la déstabilisation de pays d’Afrique de l’Ouest. A partir de 2004 et la guerre civile en Côte d’Ivoire, les bâtiments ont plus particulièrement soutenu les militaires français dans le cadre de l’Opération Licorne en Côte d’Ivoire.

 

Zone de déploiement.

Les bâtiments en mission dans cette zone se déploient de la frontière nord du Sénégal à la frontière sud de l’Angola, en passant par les eaux de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de Ghana, du Togo, du Nigéria, du Cameroun, du Gabon ou encore des îles de Sao Tomé-et-Principe.

 

Corymbe.

 

Pour information, en botanique, le corymbe est une inflorescence simple, indéfinie, dans laquelle l’ensemble des fleurs se trouve dans le même plan, un peu comme dans une ombelle, et leurs pédoncules insérés sur la tige de façon étagée comme dans une grappe. Les pédoncules étant d’autant plus longs que les fleurs sont périphériques.

 

C’est en quelque sorte une grappe aplatie. D’ailleurs, le mot « corymbe » vient du latin corymbus (« grappe de lierre »).

 

 

 

 

Source :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives ECPAD.
  • Site du Ministère des Armées.
  • Site de la Marine nationale.
  • Archives du Fort de Vincennes.

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Publié le 12 Mai 2019

"J'ai l'impression d'avoir vécu plusieurs vies".

C’est ainsi que s’exprimait François Perrot, ancien résistant de la première heure, déporté à Buchenwald, soumis par les nazis aux « marches de la mort » pour échapper à l’avancée des Alliés mais libéré par ceux-là le 15 mai 1945. Jusqu’à sa mort en 1996, à 94 ans, il s’est appliqué à transmettre l’esprit de Résistance, à participer à la vie de la Cité comme maire adjoint de Vaucresson, à contribuer à celle de plusieurs associations dont le Souvenir Français.

À l’occasion de la cérémonie d’hommage dans la cour d’honneur des Invalides, notre délégation invitée lui avait consacré un long article publié le 18 octobre 2016 sur notre site.

Ce matin 11 mai 2019, à Vaucresson, Madame le maire, a inauguré une plaque sur la coulée verte, rue Victor Duret, « le chemin François Perrot ». À côté de l’épouse de ce grand serviteur des nobles causes, de ses amis du temps jadis, de sa famille, des associations d’anciens combattants, des élus de la ville, le Souvenir Français en tant que tel était représenté et cité en présence du président du comité et de votre délégué général.

Cette belle initiative mémorielle méritait d’être soulignée.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 8 Mai 2019

Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Gaston Tavian de Vanves.

Biographie.

 

Fils d'agriculteur, Gaston Tavian nait le 6 septembre 1908 à Echalot en Côte-d'Or.

 

Après ses études secondaires, il s'engage en 1928 dans l'artillerie et sert au Maroc jusqu'en 1933 comme sous-officier, chef de pièce. Il participe aux combats de pacification au cours desquels il est grièvement blessé à l'arme blanche le 19 mars 1931.

 

Servant au Ministère de l'Intérieur avant la guerre, il est affecté en 1939 au 407e Régiment d'Artillerie (407e RA) et cité pour avoir fait preuve des plus belles qualités de chef en toutes circonstances, sous les bombardements et au contact de l'ennemi en mai et juin 1940.

 

Alors qu'il s'est replié à Toulouse, l'adjudant-chef Tavian est mis en congé d'armistice à sa demande. Il forme avec Stanislas Mangin, Maurice Andlauer, Edgard Thomé et son camarade du 407e RA, Roger Warin, un groupe hostile à l'armistice. Le groupe, à l'exception de Mangin, entre, vers le mois d'octobre 1940, dans les Groupes de protection du colonel Groussard, qui se constitue comme une sorte d'armée secrète. Mais en décembre 1940, les groupes de protection sont dissous par le gouvernement de Vichy et Tavian et ses camarades cherchent un moyen de gagner la France libre. Alors qu'il ne parvient pas à découvrir la filière qui lui permettrait de gagner Londres, Tavian s'installe à Marseille pour s'occuper de camoufler des armes en liaison avec le colonel Groussard.

 

En mars 1941, Roger Warin établit une liaison directe avec l'Etat-major de la France libre à Londres par l'intermédiaire de Pierre Fourcaud, chargé de mission du général de Gaulle. Le 1er avril 1941, Gaston Tavian devient, avec ses quatre camarades de résistance, le premier engagé militaire secret dans les Forces françaises libres. Il exécute des missions de liaison pour le compte de Pierre Fourcaud jusqu'à l'arrestation de ce dernier en août 1941. Il participe activement à la préparation de son évasion, malheureusement sans réussite.

 

Début 1942, après le retour de mission à Londres de Thomé, le réseau de renseignements des Forces françaises libres "Ali" est formé et dirigé par Stanislas Mangin ; Tavian est un de ses immédiats adjoints. Le 26 avril 1942, il quitte la France pour Londres par une opération aérienne ; il est un des rares français à ne pas passer par la Patriotic School et fait un rapport sur le réseau au Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA) du colonel Passy.

 

Après une rapide instruction sur la recherche des terrains d'atterrissage et leur préparation, il est de retour en France avec un radio, le 29 mai 1942, par une opération d'atterrissage. Il a pour mission la création d'un réseau action en Corse et un autre à Saint-Etienne. Il gagne Toulouse et remet du courrier à différents responsables de réseaux. Conformément aux ordres, il coupe toute relation avec le réseau "Ali" et, sous le nom de code de "Tir", crée le réseau d'action du même nom dont il devient le chef. Sous le nom de Collin, Gaston Tavian recrute des radios, établit des contacts, se déplaçant en train ou à bicyclette, notamment dans l'allier et dans la Loire avec Henri Romans-Petit.

 

Il établit des terrains de parachutage et accueille son premier parachutage d'hommes et de matériel début juillet 1942 dans la région de Montrond-les-Bains dans la Loire. Un des agents parachutés se blesse très grièvement pendant son largage. Collin emmène le blessé (qui ne survivra pas à ses blessures) chez le prêtre du village qui prévient le médecin. Avec trois camarades, il rejoint alors la gare et attend pendant trois heures le prochain train. Mais le parquet, alerté par le médecin, a déjà lancé un avis de recherches des résistants qui parviennent tout de même à sauter dans le train à temps. De Saint-Etienne il part pour Toulouse puis pour Marseille fin juillet 1942 et, début août, pour la Corse afin d'étudier la possibilité de parachutages d'armes et de contacts avec Londres. Il prospecte la région d'Ajaccio et, de retour à Nice, apprend que des arrestations ont eu lieu dans le réseau "Ali".

 

En septembre 1942 il remonte à Saint-Étienne avec son radio, Joseph Piet, et tous deux organisent une opération d'enlèvement (Pierre Queuille et Guy Chaumet) pour le mois d'octobre dans la région de Châteauroux. Mais cette fois, Joseph Piet est arrêté à Marseille. Tavian est "brûlé" et monte une opération aérienne pour regagner Londres, où il a été appelé, le 23 novembre 1942.

 

Arrivé en Angleterre, il reste quelques mois au BCRA où il remplace Fred Scamaroni parti en mission en Corse début janvier 1943. Devant ensuite remplacer Scamaroni en Corse à son retour, l'arrestation de ce dernier en mars 1943 annule l'opération.

 

Gaston Tavian est alors volontaire pour une unité combattante et il est affecté à la 1ère Brigade française libre qui combat en Tunisie au Djebel Garci. Lieutenant au 1er Régiment d'Artillerie coloniale (1er RAC) de la 1ère Division française libre, il termine avec cette grande unité la campagne de Tunisie puis prend part aux combats d'Italie à partir d'avril 1944, du Garigliano jusqu'à Rome, et ensuite au débarquement en Provence et à la campagne des Vosges. En novembre 1944, il est affecté à la Police nationale à Paris. Chef du Service central automobile au Ministère de l'Intérieur après la guerre qu'il termine comme capitaine, il progresse ensuite jusqu'au grade de commissaire divisionnaire.

 

Sa compétence lui vaut d'accéder en 1964 au poste de contrôleur général de la Police. Il deviendra également le maire de son village natal d'Echalot. Il prend sa retraite en 1969. Gaston Tavian décède le 28 janvier 1987 à Vanves (Hauts-de-Seine). Il est inhumé à Echalot.

 

Décorations.

 

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
  • Croix de Guerre des TOE (2 citations)
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"
  • Médaille des Blessés
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Officier du Mérite Combattant
  • King Medal for Courage (GB)
  • Chevalier du Ouissam Alaouite

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

 

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