Publié le 21 Avril 2019

Henri de Broutelles de Clamart.

Henri de Broutelles nait à Paris le 11 septembre 1889, dans le 10e arrondissement, boulevard de Magenta. Ses parents sont Maurice et Caroline Mathilde Elisa de Broutelles. Lui est suisse et statuaire et elle est éditrice. Née à Alger, Caroline restera dans l’Histoire comme la directrice des publications féminines à la Librairie Hachette et surtout comme la fondatrice et secrétaire perpétuelle du Prix Fémina. Ce qui lui vaudra la Légion d’Honneur en 1925.

 

La famille habite Paris, au 26 rue Vavin dans le 6e arrondissement et a sa maison de campagne à Clamart, dans ce qui est à l’époque le département de la Seine. Alors que Caroline créé le « Sou du jour », qui est une œuvre qui consiste à envoyer des paquets aux soldats, mais aussi des vêtements et des meubles, le fils, Henri, s’engage en février 1915 au Régiment de Marche de la Légion étrangère (il est suisse). Mais il passe immédiatement à l’aviation, arme noble de l’époque.

 

Le sergent pilote Henri de Broutelles est abattu le 11 mai 1917, non loin de Prosnes, dans la Marne. Il meurt des suites de ses blessures dans l’ambulance 7 du 2e corps au Mont Cornillet. Il avait 27 ans.

 

Son nom est inscrit à Clamart, et aussi sur la plaque de l’église de Chatenay-Malabry.

 

 

Sources :

 

Encyclopédie Wikipédia.

Encyclopédie Larousse.

Site internet : Memorial GenWeb

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Publié le 14 Avril 2019

Au lieutenant Pierre Bulteaux, de Boulogne.

1 – Une enfance parisienne et algérienne.

Pierre Bulteaux nait à Paris, dans le 15e arrondissement, le 15 juillet 1924. 1924, en France, c’est le temps d’un changement de Président de la République : Gaston Doumergue remplace Alexandre Millerand, qui vient de démissionner. Edouard Herriot est nommé président du Conseil et participe au fameux « Cartel des Gauches » : il s’agit d’une coalition électorale, constituée dans une cinquantaine de départements, pour les élections législatives de 1924, entre les radicaux indépendants, le Parti radical et radical-socialiste, le Parti républicain socialiste auquel se joignent des socialistes indépendants et le SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Mais 1924, c’est aussi l’année durant laquelle André Citroën lance une expédition en autochenilles entre l’Afrique du Nord et Madagascar. Cette aventure restera dans l’Histoire sous le nom de Croisière Noire.

Pierre Bulteaux passe les EOR (Ecole des Officiers de Réserve) et intègre l’école des officiers de réserve de l’infanterie de Cherchell, alors en Algérie française. Cherchell étant alors une petite ville côtière, située à environ 70 kilomètres à l’ouest d’Alger. Pendant une vingtaine d’années, de 1942 à 1962, l’école va former des milliers d’élèves officiers. S’il s’agit, au début, de remplacer les écoles de métropole alors occupées par les Allemands, après 1944, Cherchell sera l’école de formation des officiers de réserve de l’armée de terre. Après 1962 et l’indépendance de l’Algérie, Cherchell formera les officiers de l’armée algérienne.

A la sortie de l’école, Pierre Bulteaux est affecté au 1er REC, régiment étranger de cavalerie.

 

Au 1er REC.

Créé en 1921 à Sousse, en Tunisie, à partir d’éléments des compagnies montées du 2e REI (régiment étranger d’infanterie), le 1er REC (régiment étranger de cavalerie) est le premier régiment de la Légion dédié à la cavalerie. A cette époque, la Légion n’est constituée que de régiments d’infanterie. Ce sont les légionnaires russes qui, forts de leur expérience de cavaliers avertis, permirent à la Légion de s’illustrer dans une nouvelle discipline. L’histoire a retenu l’importante faculté d’adaptation des légionnaires cavaliers : combattants à cheval en Syrie et au Maroc, les légionnaires du 1er REC ont, dès 1930, été dotés d’automitrailleuses sur lesquelles ils se sont distingués pendant les campagnes de France et de Tunisie, en 1940 et 1943. A la Libération, ceux-ci ont été équipés d’AMM 8 (blindés légers à roues, construits par Ford).

Lors de la guerre d’Indochine, les légionnaires ont converti leur régiment en unités amphibie afin de combattre à bord de Weasel M29 (« Crabes ») et de LVT 4 (« d’Alligators »). Il s’agit là encore de blindés légers qui permettent aux légionnaires de mener une série d’actions dans le secteur de Nam Dinh, servant de soutien aux GM (Groupes Mobiles) qui opèrent dans le triangle Nam Dinh, Ninh Binh, Phu Ly, à 60 kilomètres environ au sud-est d’Hanoi.

Le 1er REC a été envoyé à plusieurs reprises en Indochine. Le régiment y a laissé de nombreuses pertes, parmi lesquelles on ne dénombre pas moins de 23 officiers, dont de nombreux lieutenants et un lieutenant-colonel.

 

La tragédie de Tra Vinh.

Pierre Bulteau est à comptabiliser au nombre des officiers morts au combat.

Sur les registres de la promotion « Rome et Strasbourg » (1944) de Saint-Cyr, il est rappelé les décorations, citations et faits d’armes du lieutenant Pierre Bulteau : « Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre des TOE – Citation à l’ordre de l’Armée : « Officier d'élite qui, au cours d'un premier séjour en Extrême-Orient, s'est vu décerné la Légion d'Honneur après amputation du bras gauche. Est revenue dans une Unité d'intervention ou, depuis son arrivée, il n'a cessé de rayonner par son esprit d'idéal, de commandement humain et d'esprit d'organisation. Chef de guerre, il a montré sur le terrain, a diverses occasions, son courage et esprit de décision. Le 21 janvier 1950, a TRUONG HIEP (province de TRA VINH - Cochinchine), s'est élancé sans hésiter, malgré la faiblesse de ses moyens, à l'aile marchante de son Escadron pour le nettoyage des couverts occupés par un adversaire enterré, fortement armé et camouflé. Après une demi-heure de combat à pied devant ses véhicules, qu'il dirigeait au milieu des difficultés de terrain, a été grièvement blessé en tête de l'Escadron. A été ainsi l'un des artisans certains du succès de son Unité."

En fait, le 21 janvier 1950, dans la région de Tra Vinh, les crabes du 2e escadron du 1er REC, commandés par le capitaine de Blignières déjouent une forte embuscade et mettent l’ennemi en fuite après quatre heures de combat. Si 40 rebelles sont tués, 45 sont prisonniers, le 2e escadron est sérieusement éprouvé – Le lieutenant Pierre Bulteaux, amputé d’un bras lors d’un premier séjour en Indochine, commandant le peloton de dépannage, est grièvement blessé. Il meurt de ses blessures en arrivant à l’hôpital de Tra Vinh en Cochinchine ; hôpital construit sous la direction du Père Favier, missionnaire.

 

Le nom de Pierre Bulteaux est gravé sur le monument aux Morts de Thieffain, dans le département de l’Aube, celui des Morts de la Légion étrangère à Puyloubier (Bouches-du-Rhône) et sur celui de la sépulture collective du cimetière de Boulogne Billancourt (le corps ayant été rapatrié dans cette ville).

 

 

 

Sources :

Au lieutenant Pierre Bulteaux, de Boulogne.

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Publié le 24 Mars 2019

Samedi 6 avril à Chaville : les 20 ans de l'HAMAP. Venez nombreux !

« Chers Amis du Souvenir Français,

 

Cela fait 20 ans que nous avons créé l’ONG HAMAP-Humanitaire. C’était en 1999. La ville de Chaville a été la première ville à nous accueillir, grâce à son maire Jean Levain et à son directeur de l’Atrium, Hervé Meudic.

 

Le député-maire, Jean-Jacques Guillet a poursuivi son soutien à notre ONG HAMAP-Humanitaire et l’a amplifié. Sous sa présidence et avec sa participation, nous viendrons fêter nos 20 ans dans cette belle ville de Chaville auprès de nos ami(e)s Chavillois(es).

 

Cette fête se traduira de deux façons :

 

  • 17:30 : Table ronde sur Les Femmes : un levier dans les projets de solidarité en France et à l’Etranger, suivie, à 19:00 d’un cocktail où vous êtes cordialement invités. (Vous pouvez venir avec votre bouteille si vous le souhaitez ! Mais il y aura ce qu’il faut !) 
  • 20:30 : concert (prix réduit de 14 Euros pour tous nos ami(e)s Chavillois(es) qui réserveront directement à HAMAP : cm3@hamap.org ou au 01 43 75 44 68 ou au 06 63 46 28 51.

 

Merci pour votre aide indéfectible et votre soutien si amical. Accepteriez-vous de faire passer cette invitation à vos voisins, amis et parents afin que cette journée soit pleinement réussie ?

 

Au plaisir de vous revoir très nombreux à la table ronde et/ou au concert

Bien amicalement ».

 

 

Joël KAIGRE,

Fondateur de l’HAMAP,

ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français

 

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Publié le 17 Mars 2019

Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

 

Il y a un peu plus de six mois disparaissait une figure des anciens combattants du département des Hauts-de-Seine : Jean Sliwa. La Délégation des Hauts-de-Seine du Souvenir Français tient à rendre hommage à sa mémoire en publiant ci-dessous cet article qui était paru en septembre 2018 dans le journal de Malakoff.

 

« Jusqu’aux derniers moments de sa vie, Jean Sliwa aura tenu à être aux côtés de ses camarades anciens combattants. Par conviction et respect.

 

Né à Saulnes, dans le département de Meurthe-et-Moselle, le 26 mai 1929, il s’engage tout jeune pour ses idéaux : durant la Seconde Guerre mondiale, ce fils d’un couple de résistants franco-polonais passe plusieurs fois la ligne de démarcation pour aider des soldats polonais à rejoindre la France Libre. En 1949, il est diplômé de la première promotion de l’Ecole des sous-officiers de Saint-Maixent. S’ensuit une carrière militaire avec la participation à de nombreux conflits armés : en Indochine (1951-1953) ; au Maroc (1954-1955), en tant que goumier, et en Algérie (1955-1956). Il revient en France en 1962 et s’installe à Malakoff avec sa femme, Christiane, et leur fille, Marie-Pierre. Après avoir quitté l’armée active avec le grade d’adjudant-chef, il débute une carrière civile qui le conduira, notamment, à assurer la direction du mess des officiers de l’Ecole militaire à Paris.

 

Dès 1974, il se consacre aux anciens combattants, notamment comme président de l’Union locale des anciens combattants et victimes de guerre de Malakoff. Jean Sliwa était attentif à faire vivre la mémoire des soldats disparus, évoquant les conflits et la fragilité des temps de paix, auprès de toutes les générations de Malakoffiots, en particulier les jeunes. « Il a été l’artisan d’un travail de mémoire exceptionnel en recherchant dans les archives les noms des combattants morts pour la France, et ensevelis ailleurs, qui n’avaient pas encore été gravés sur notre monument aux morts », se souvient André Espi, l’un de ses camarades anciens combattants. « Il a été l’animateur infatigable de tant de journées commémoratives et nous a puissamment aidé à fortifier la mémoire de nos combats ! ».

 

Plusieurs fois médaillés, Jean Sliwa était aussi un homme à la personnalité attachante : joueur de banjo et d’harmonica, un peu alchimiste, amoureux des livres, du cinéma et de la musique, aventurier. Il s’est étaient le 1er août 2018 ».

 

 

 

Sources :

  • Journal de la ville de Malakoff.
  • Crédits photographiques : Union Nationale des Combattants des Hauts-de-Seine ; ville de Malakoff.
Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

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Publié le 3 Mars 2019

A Fontenay, le facteur passe toujours deux fois !

A Fontenay-aux-Roses, il est une sépulture quelque peu particulière : il s’agit d’un monument bâti grâce à une souscription des habitants et avec l’aide du Souvenir Français : il s’agit de la sépulture du facteur Létoile.

 

Simon Charles Létoile nait à Châtillon le 7 mars 1833. Il devient facteur et œuvre sur le département de la Seine (qui allait pour partie devenir les Hauts-de-Seine). Pendant la Guerre franco-prussienne, en septembre 1870 « au péril de sa vie », il va traverser à deux reprises les lignes allemandes pour « accomplir son devoir professionnel » selon le texte inscrit sur le monument.

 

Il est ensuite ajouté : « Ses concitoyens de Fontenay et de Châtillon ont élevé ce monument avec l’aide du Souvenir Français pour honorer son courage ».

 

Il convient d’ajouter que Charles Létoile, avant son métier de facteur, avait été militaire. Il avait participé à la campagne d’Italie (1859, marquée par les victoires françaises de Magenta et de Solférino), où il s’était illustré, étant décoré de la Médaille militaire.

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Ville de Fontenay-aux-Roses :
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Landru Cimetière : site – remarquable ! – de Philippe Landru, professeur agrégé d’histoire – www.landrucimetieres.fr

 

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Publié le 14 Février 2019

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

C’est dans cette grande église de béton armé des années 1930, aux fresques impressionnantes et aux vitraux laissant filtrer un soleil généreux que Jean Jourdan, le président du comité de Montrouge-Malakoff, a été entouré de ses très nombreux amis. Huit drapeaux d’associations d’anciens combattants et de la police nationale honoraient son cercueil et le saluèrent.

Dans l’assemblée on pouvait noter la présence du délégué général, du délégué général honoraire et du président du comité de Courbevoie auxquels s’ajoutaient des membres du comité local du Souvenir Français.

Comme la plupart d’entre vous, je garderai l’image d’un président affable aux qualités humaines faites d’humilité, d’amabilité et de volonté.

Volonté de mener aussi loin que possible son action désintéressée au profit du Souvenir Français. Il n’était pas de ceux qui critiquent, se plaignent ou geignent. Non, il s’adaptait à la demande du moment, œuvrait à la réalisation du projet et fédérait autour de lui les bonnes volontés. Même entré dans la souffrance, il usait de sa détermination, de son dévouement, de son sens du devoir et du service.

À plusieurs reprises il m’avait évoqué ses souvenirs, le quai des orfèvres par exemple (son adresse courriel ne comportait-elle pas ce nom célèbre dans le monde entier), la joie qu’il avait eue d’être invité à l’inauguration des nouveaux locaux aux Batignolles ou la fierté d’avoir assisté il y a quelques mois à une importante cérémonie dans la cour d’honneur de la Préfecture de police.

Alors que la flamme de ses yeux vacillait depuis plusieurs semaines, Jean Jourdan s’est éteint dans la sérénité le week-end passé.

Il espérait que quelqu’un se lèverait pour le remplacer. Le moment est désormais venu que ce souhait soit réalisé et qu’une équipe prenne le relais.

Après la cérémonie religieuse à Saint-Jacques le Majeur, il s’en est allé au cimetière de Bagneux où il repose désormais.

 

Claude Guy DG92

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Publié le 11 Février 2019

C'était il y a tout juste un mois.

En effet, le 11 janvier dernier, je remettais, accompagné de Daniel Jouin, président du comité de Boulogne-Billancourt, un drapeau de « Rhin et Danube » à une classe de 3e du collège Dupanloup.

 

C’est peu de dire que j’avais en face de moi des jeunes gens résolument investis dans le travail de Mémoire et soucieux de redonner vie à un drapeau qui porte en ses plis le souvenir de la 1ère armée française du général de Lattre de Tassigny.

Bel ensemble de filles et de garçons concentrés, éduqués, portés par l’enthousiasme d’aller le soir même au ravivage de la Flamme sacrée sous l’Arc de Triomphe. Ils ont désormais la charge, guidés par leur professeur et accompagnés par leur directeur d’établissement, de rendre honneur à ce drapeau qui représente tant de gloires individuelles et de volontés citoyennes.

 

Comme l’a écrit dans un billet Monsieur le directeur de Chermont, ils font écho aux propos tenus par le général de Gaulle, le 23 avril 1968 :

« La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1ère DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment, toujours à l’œuvre dans les actions des vivants.»

 

À ces jeunes nous donnons en partage notre devise « À nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

 

Claude Guy

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts de Seine

C'était il y a tout juste un mois.

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Publié le 8 Février 2019

Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jacques Joubert des Ouches, de Meudon.

Biographie.

 

Jacques Joubert des Ouches nait le 2 mai 1920 à Meudon (Hauts-de-Seine) dans une famille d'officiers de carrière. Il passe une partie de son enfance au Maroc où son père se trouve en poste et notamment à Meknès.

 

Etudiant à Paris, il contracte, en février 1940, un engagement volontaire dans l'Armée de l'Air comme élève pilote de chasse. Il rejoint le mois suivant l'Ecole de pilotage n° 26 de Quimper puis en mai, l'Ecole de pilotage n° 23, à Morlaix en Bretagne. Au moment de la débâcle, il décide de tout faire pour rejoindre « un pays qui continuera la lutte » ainsi qu'il l'écrit à ses parents avant de quitter la France.

 

Sous la direction d'Edouard Pinot, commandant de l'Ecole qui réussit à rassembler ses moniteurs et une centaine d'élèves pilotes ainsi que tout son armement défensif, Jacques Joubert des Ouches s'embarque, le 18 juin 1940, à Douarnenez, sur un langoustier, le Trébouliste, à destination de l'Angleterre.

 

Engagé dans les Forces aériennes françaises libres, il s'entraîne à Odiham et est affecté au Groupe de Combat n°1. Il participe en septembre 1940 à l'opération de Dakar puis, après l'échec de cette dernière, débarque à Douala au Cameroun où il est rapidement promu, en octobre 1940, au grade de caporal-chef. En novembre 1940, par bateau, sur le Calabar, il quitte Douala pour la Grande-Bretagne où il reprend son entraînement à Camberley avant d'être admis, en mai 1941, dans différentes écoles d'entraînement britanniques.

 

Promu successivement sergent puis aspirant en février 1942, il est affecté à la 61 Operationnal Training Unit (61 OTU) le mois suivant. Le 11 mai 1942, il est affecté au 87 Squadron de la Royal Air Force puis le mois suivant au 232 Squadron avec lequel il prend part à la bataille au-dessus de Dieppe le 19 août 1942.

 

En septembre 1942, Jacques Joubert des Ouches passe au 616 Squadron basé près de Ringwood. Promu sous-lieutenant en décembre 1942, il endommage deux Focke Wulf 190 au cours de ses missions. Le 18 novembre 1943, il est promu lieutenant et affecté comme moniteur à l'école de chasse de Meknès, au Maroc, mais il n'y reste que quelques jours, bien décidé à reprendre le combat au plus tôt.

 

En janvier 1944, envoyé en permission à Alger, le lieutenant Joubert des Ouches à la chance de revoir ses parents, son père faisant partie du cabinet du général commandant en chef. Il parvient à se faire affecter au Groupe de Chasse II/2 "Berry", alors en formation à Alger, comme chef de patrouille.

 

En février 1944, le groupe "Berry" qui devient le 345 Squadron de la RAF, regagne la Grande-Bretagne et s'installe à Ayr en Ecosse. Après un passage de six semaines à la 53 Operationnal Training Unit (53 OTU), il retrouve le Groupe "Berry" le 28 mars 1944 et, sur Spitfire V, participe aux opérations du débarquement de Normandie.

 

Jacques Joubert des Ouches totalise 220 heures de vol de guerre et a participé à 160 missions offensives lorsqu'il disparaît en service aérien commandé au large d'Utah Beach, le 6 juin 1944, vers 11 heures du matin. Au cours de sa deuxième attaque, à quelques kilomètres de Saint-Vaast-la-Hougue, il fait part, par radio, de problèmes de moteur et saute en parachute à basse altitude. Son corps ne sera pas retrouvé.

 

 

Décorations.

 

  • Chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération – décret du 16 octobre 1945.
  • Croix de Guerre 39/45 (3 citations).
  • Médaille de la Résistance avec rosette.

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

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Publié le 26 Janvier 2019

Georges Debert de Nanterre, mort pour la France en Algérie.

De la Belgique à l’Indochine.

 

Georges Debert nait le 18 décembre 1927 à Valenciennes dans le département du Nord. Sa famille s’installe par la suite à Nivelles, en Belgique.

 

Peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il effectue son service militaire à la 1ère demi-brigade des commandos parachutistes, alors située à Vannes dans le Morbihan, puis signe un engagement de trois ans. Le 4 août 1950, l’unité, sous le commandement du colonel Gilles, débarque à Haiphong. De là, Georges Debert est rattaché au 7e bataillon de parachutistes coloniaux, du chef de bataillon Moulie.

 

A l’occasion des premiers engagements, Georges Debert reçoit une première citation : « Excellent tireur au fusil lance-grenade qui a fait ses preuves durant les opérations du Bataillon depuis septembre 1950, d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Le 10 septembre 1951, au cours d'une opération sur les pentes du Bavi (Tonkin), alors que son groupe était accroché par des éléments du Viet-Minh, a permis, par un tir rapide et ajusté, la progression des voltigeurs et l'occupation de la position adverse. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des Théâtres des opérations extérieures avec étoile de bronze ».

 

Le 27 septembre 1951, le 7e est cité à l’Ordre de l’Armée. Le Journal officiel publie cette citation :

 

« Décision n°32, sur proposition du Secrétaire d’État à la guerre. Le vice-Président du conseil, ministre de la Défense Nationale. Cité à l'Ordre de l'Armée 7e Bataillon de parachutiste coloniaux.

"Splendide Bataillon de Parachutistes, qui, sous le Commandement du Chef de Bataillon Moulie, a déployé d'exceptionnelles qualités guerrières lors de la bataille de Ninh-Binh (fort Bernard De Lattre) du 30 mai au 10 juin 1951.

Le 30 mai 1951, débarquant un élément au sud du Day, devant l'ancien poste de Yen-Phuc, il effectue une reconnaissance offensive audacieuse, se heurte à un ennemi très supérieur en nombre lui inflige de lourdes pertes et déjoue, par une série de contre-attaques une manœuvre d'encerclement.

Le 6 juin 1951 chargé de défendre la position de Yen-Cu-Ha un autre élément du 7e B.P.C. est attaqué dans la nuit par quatre bataillons des meilleures troupes ennemies. En dépit d'une forte préparation de l'adversaire, il résiste magnifiquement aux furieux assauts des masses ennemies fanatisées et maintient l'intégrité de sa position. Malgré des pertes sérieuses, il déclenche au lever du jour une contre-attaque victorieuse qui contraint l'ennemi à se replier en désordre, à laisser sur le terrain plus de 130 cadavres et s'empare d'un important armement, un canon sans recul, trois fusils mitrailleurs, dix-huit mitraillettes et dix-neuf fusils.

 

"A pris ainsi une part prépondérante au succès de nos armes sur le front du DAY".

 

La présente citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des théâtres d'opérations extérieurs avec palme.

 

S.P. 51.703 le 10 décembre 1951, le chef de Bataillon Moulie commandant le 7e Bataillon de Parachutistes Coloniaux. »

 

Retour en métropole.

 

Le 12 août 1952, Georges Debert s’installe en Région parisienne, à Nanterre. Puis il est affecté à Vannes avec un nouvel réengagement de 4 ans. Mais moins de deux ans plus tard, il repart. Cette fois-ci, destination l’Afrique : il embarque pour Dakar le 13 mars 1954. Il a reçu son affectation au 4e  Bataillon Colonial des Commandos Parachutistes. Le 16 mai 1956, il se blesse lors d'un saut en parachute. Après un séjour en hôpital militaire, il est maintenu dans le service actif par le Conseil de révision et affecté au 3e R.I.C. (régiment d’infanterie colonial).

 

En Algérie.

 

Georges Debert est transféré en Algérie le 4 octobre 1958 avec le 2e R.I.C. Le 25 du même mois, il est de nouveau blessé, très sérieusement cette fois. Il est cité pour la Croix de la Valeur Militaire : "Sous-officier d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve qui, malgré une santé déficiente, était volontaire pour toutes les opérations. Sa compagnie étant durement accrochée, a fait preuve des plus belles qualités de chef et de combattant dans les Ouzellaguen (Bougie) sous un feu très violent d'un tir d'un fusil-mitrailleur. Grièvement blessé au cours de l'action, est décédé le lendemain des suites de ses blessures. Restera pour tous un magnifique exemple de devoir militaire et de l'abnégation poussée jusqu'au sacrifice suprême" - Croix de guerre - Croix de la Valeur Militaire avec palme.

 

Habitant de Nanterre, le nom de Georges Debert figure sur le monument aux morts du parc des anciennes mairies. Son corps a été rapatrié en Belgique, auprès des siens, dans le cimetière communal.

 

Sources :

 

  • Archives photographiques de la Délégation générale du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site Memorial GenWeb – www.memorialgenweb.org – Fiche Nanterre – Monument départemental – Fiche individuelle Georges Debert.

 

 

 

Georges Debert de Nanterre, mort pour la France en Algérie.

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Publié le 23 Janvier 2019

Un nouveau président pour le comité de Châtenay-Malabry.

Suite au décès de sa trésorière, à l’hospitalisation de la présidente et après neuf mois d’intérim assuré par le délégué général, un nouveau président pour le comité de Châtenay-Malabry a pu être nommé avec effet au 1er janvier 2019.

Il s’agit de Jean-Claude Allard, général de l’armée de terre en 2ème section, ancien commandant de l’aviation légère de l’armée de Terre et aujourd’hui directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques.

Déjà impliqué ces derniers mois dans des cérémonies sur place, la nouvelle tête du comité châtenaisien est, entre autres activités, président de la section des Hauts-de-Seine sud-est de la société des membres de la Légion d’honneur.

Le délégué général et l’ensemble de la délégation des Hauts de Seine lui souhaitent la bienvenue au sein de notre association mémorielle.

 

Claude Guy

Délégué général des Hauts-de-Seine.

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