Publié le 14 Février 2019

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

C’est dans cette grande église de béton armé des années 1930, aux fresques impressionnantes et aux vitraux laissant filtrer un soleil généreux que Jean Jourdan, le président du comité de Montrouge-Malakoff, a été entouré de ses très nombreux amis. Huit drapeaux d’associations d’anciens combattants et de la police nationale honoraient son cercueil et le saluèrent.

Dans l’assemblée on pouvait noter la présence du délégué général, du délégué général honoraire et du président du comité de Courbevoie auxquels s’ajoutaient des membres du comité local du Souvenir Français.

Comme la plupart d’entre vous, je garderai l’image d’un président affable aux qualités humaines faites d’humilité, d’amabilité et de volonté.

Volonté de mener aussi loin que possible son action désintéressée au profit du Souvenir Français. Il n’était pas de ceux qui critiquent, se plaignent ou geignent. Non, il s’adaptait à la demande du moment, œuvrait à la réalisation du projet et fédérait autour de lui les bonnes volontés. Même entré dans la souffrance, il usait de sa détermination, de son dévouement, de son sens du devoir et du service.

À plusieurs reprises il m’avait évoqué ses souvenirs, le quai des orfèvres par exemple (son adresse courriel ne comportait-elle pas ce nom célèbre dans le monde entier), la joie qu’il avait eue d’être invité à l’inauguration des nouveaux locaux aux Batignolles ou la fierté d’avoir assisté il y a quelques mois à une importante cérémonie dans la cour d’honneur de la Préfecture de police.

Alors que la flamme de ses yeux vacillait depuis plusieurs semaines, Jean Jourdan s’est éteint dans la sérénité le week-end passé.

Il espérait que quelqu’un se lèverait pour le remplacer. Le moment est désormais venu que ce souhait soit réalisé et qu’une équipe prenne le relais.

Après la cérémonie religieuse à Saint-Jacques le Majeur, il s’en est allé au cimetière de Bagneux où il repose désormais.

 

Claude Guy DG92

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Publié le 11 Février 2019

C'était il y a tout juste un mois.

En effet, le 11 janvier dernier, je remettais, accompagné de Daniel Jouin, président du comité de Boulogne-Billancourt, un drapeau de « Rhin et Danube » à une classe de 3e du collège Dupanloup.

 

C’est peu de dire que j’avais en face de moi des jeunes gens résolument investis dans le travail de Mémoire et soucieux de redonner vie à un drapeau qui porte en ses plis le souvenir de la 1ère armée française du général de Lattre de Tassigny.

Bel ensemble de filles et de garçons concentrés, éduqués, portés par l’enthousiasme d’aller le soir même au ravivage de la Flamme sacrée sous l’Arc de Triomphe. Ils ont désormais la charge, guidés par leur professeur et accompagnés par leur directeur d’établissement, de rendre honneur à ce drapeau qui représente tant de gloires individuelles et de volontés citoyennes.

 

Comme l’a écrit dans un billet Monsieur le directeur de Chermont, ils font écho aux propos tenus par le général de Gaulle, le 23 avril 1968 :

« La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1ère DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment, toujours à l’œuvre dans les actions des vivants.»

 

À ces jeunes nous donnons en partage notre devise « À nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

 

Claude Guy

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts de Seine

C'était il y a tout juste un mois.

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Publié le 8 Février 2019

Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jacques Joubert des Ouches, de Meudon.

Biographie.

 

Jacques Joubert des Ouches nait le 2 mai 1920 à Meudon (Hauts-de-Seine) dans une famille d'officiers de carrière. Il passe une partie de son enfance au Maroc où son père se trouve en poste et notamment à Meknès.

 

Etudiant à Paris, il contracte, en février 1940, un engagement volontaire dans l'Armée de l'Air comme élève pilote de chasse. Il rejoint le mois suivant l'Ecole de pilotage n° 26 de Quimper puis en mai, l'Ecole de pilotage n° 23, à Morlaix en Bretagne. Au moment de la débâcle, il décide de tout faire pour rejoindre « un pays qui continuera la lutte » ainsi qu'il l'écrit à ses parents avant de quitter la France.

 

Sous la direction d'Edouard Pinot, commandant de l'Ecole qui réussit à rassembler ses moniteurs et une centaine d'élèves pilotes ainsi que tout son armement défensif, Jacques Joubert des Ouches s'embarque, le 18 juin 1940, à Douarnenez, sur un langoustier, le Trébouliste, à destination de l'Angleterre.

 

Engagé dans les Forces aériennes françaises libres, il s'entraîne à Odiham et est affecté au Groupe de Combat n°1. Il participe en septembre 1940 à l'opération de Dakar puis, après l'échec de cette dernière, débarque à Douala au Cameroun où il est rapidement promu, en octobre 1940, au grade de caporal-chef. En novembre 1940, par bateau, sur le Calabar, il quitte Douala pour la Grande-Bretagne où il reprend son entraînement à Camberley avant d'être admis, en mai 1941, dans différentes écoles d'entraînement britanniques.

 

Promu successivement sergent puis aspirant en février 1942, il est affecté à la 61 Operationnal Training Unit (61 OTU) le mois suivant. Le 11 mai 1942, il est affecté au 87 Squadron de la Royal Air Force puis le mois suivant au 232 Squadron avec lequel il prend part à la bataille au-dessus de Dieppe le 19 août 1942.

 

En septembre 1942, Jacques Joubert des Ouches passe au 616 Squadron basé près de Ringwood. Promu sous-lieutenant en décembre 1942, il endommage deux Focke Wulf 190 au cours de ses missions. Le 18 novembre 1943, il est promu lieutenant et affecté comme moniteur à l'école de chasse de Meknès, au Maroc, mais il n'y reste que quelques jours, bien décidé à reprendre le combat au plus tôt.

 

En janvier 1944, envoyé en permission à Alger, le lieutenant Joubert des Ouches à la chance de revoir ses parents, son père faisant partie du cabinet du général commandant en chef. Il parvient à se faire affecter au Groupe de Chasse II/2 "Berry", alors en formation à Alger, comme chef de patrouille.

 

En février 1944, le groupe "Berry" qui devient le 345 Squadron de la RAF, regagne la Grande-Bretagne et s'installe à Ayr en Ecosse. Après un passage de six semaines à la 53 Operationnal Training Unit (53 OTU), il retrouve le Groupe "Berry" le 28 mars 1944 et, sur Spitfire V, participe aux opérations du débarquement de Normandie.

 

Jacques Joubert des Ouches totalise 220 heures de vol de guerre et a participé à 160 missions offensives lorsqu'il disparaît en service aérien commandé au large d'Utah Beach, le 6 juin 1944, vers 11 heures du matin. Au cours de sa deuxième attaque, à quelques kilomètres de Saint-Vaast-la-Hougue, il fait part, par radio, de problèmes de moteur et saute en parachute à basse altitude. Son corps ne sera pas retrouvé.

 

 

Décorations.

 

  • Chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération – décret du 16 octobre 1945.
  • Croix de Guerre 39/45 (3 citations).
  • Médaille de la Résistance avec rosette.

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

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Publié le 26 Janvier 2019

Georges Debert de Nanterre, mort pour la France en Algérie.

De la Belgique à l’Indochine.

 

Georges Debert nait le 18 décembre 1927 à Valenciennes dans le département du Nord. Sa famille s’installe par la suite à Nivelles, en Belgique.

 

Peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il effectue son service militaire à la 1ère demi-brigade des commandos parachutistes, alors située à Vannes dans le Morbihan, puis signe un engagement de trois ans. Le 4 août 1950, l’unité, sous le commandement du colonel Gilles, débarque à Haiphong. De là, Georges Debert est rattaché au 7e bataillon de parachutistes coloniaux, du chef de bataillon Moulie.

 

A l’occasion des premiers engagements, Georges Debert reçoit une première citation : « Excellent tireur au fusil lance-grenade qui a fait ses preuves durant les opérations du Bataillon depuis septembre 1950, d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Le 10 septembre 1951, au cours d'une opération sur les pentes du Bavi (Tonkin), alors que son groupe était accroché par des éléments du Viet-Minh, a permis, par un tir rapide et ajusté, la progression des voltigeurs et l'occupation de la position adverse. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des Théâtres des opérations extérieures avec étoile de bronze ».

 

Le 27 septembre 1951, le 7e est cité à l’Ordre de l’Armée. Le Journal officiel publie cette citation :

 

« Décision n°32, sur proposition du Secrétaire d’État à la guerre. Le vice-Président du conseil, ministre de la Défense Nationale. Cité à l'Ordre de l'Armée 7e Bataillon de parachutiste coloniaux.

"Splendide Bataillon de Parachutistes, qui, sous le Commandement du Chef de Bataillon Moulie, a déployé d'exceptionnelles qualités guerrières lors de la bataille de Ninh-Binh (fort Bernard De Lattre) du 30 mai au 10 juin 1951.

Le 30 mai 1951, débarquant un élément au sud du Day, devant l'ancien poste de Yen-Phuc, il effectue une reconnaissance offensive audacieuse, se heurte à un ennemi très supérieur en nombre lui inflige de lourdes pertes et déjoue, par une série de contre-attaques une manœuvre d'encerclement.

Le 6 juin 1951 chargé de défendre la position de Yen-Cu-Ha un autre élément du 7e B.P.C. est attaqué dans la nuit par quatre bataillons des meilleures troupes ennemies. En dépit d'une forte préparation de l'adversaire, il résiste magnifiquement aux furieux assauts des masses ennemies fanatisées et maintient l'intégrité de sa position. Malgré des pertes sérieuses, il déclenche au lever du jour une contre-attaque victorieuse qui contraint l'ennemi à se replier en désordre, à laisser sur le terrain plus de 130 cadavres et s'empare d'un important armement, un canon sans recul, trois fusils mitrailleurs, dix-huit mitraillettes et dix-neuf fusils.

 

"A pris ainsi une part prépondérante au succès de nos armes sur le front du DAY".

 

La présente citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des théâtres d'opérations extérieurs avec palme.

 

S.P. 51.703 le 10 décembre 1951, le chef de Bataillon Moulie commandant le 7e Bataillon de Parachutistes Coloniaux. »

 

Retour en métropole.

 

Le 12 août 1952, Georges Debert s’installe en Région parisienne, à Nanterre. Puis il est affecté à Vannes avec un nouvel réengagement de 4 ans. Mais moins de deux ans plus tard, il repart. Cette fois-ci, destination l’Afrique : il embarque pour Dakar le 13 mars 1954. Il a reçu son affectation au 4e  Bataillon Colonial des Commandos Parachutistes. Le 16 mai 1956, il se blesse lors d'un saut en parachute. Après un séjour en hôpital militaire, il est maintenu dans le service actif par le Conseil de révision et affecté au 3e R.I.C. (régiment d’infanterie colonial).

 

En Algérie.

 

Georges Debert est transféré en Algérie le 4 octobre 1958 avec le 2e R.I.C. Le 25 du même mois, il est de nouveau blessé, très sérieusement cette fois. Il est cité pour la Croix de la Valeur Militaire : "Sous-officier d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve qui, malgré une santé déficiente, était volontaire pour toutes les opérations. Sa compagnie étant durement accrochée, a fait preuve des plus belles qualités de chef et de combattant dans les Ouzellaguen (Bougie) sous un feu très violent d'un tir d'un fusil-mitrailleur. Grièvement blessé au cours de l'action, est décédé le lendemain des suites de ses blessures. Restera pour tous un magnifique exemple de devoir militaire et de l'abnégation poussée jusqu'au sacrifice suprême" - Croix de guerre - Croix de la Valeur Militaire avec palme.

 

Habitant de Nanterre, le nom de Georges Debert figure sur le monument aux morts du parc des anciennes mairies. Son corps a été rapatrié en Belgique, auprès des siens, dans le cimetière communal.

 

Sources :

 

  • Archives photographiques de la Délégation générale du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site Memorial GenWeb – www.memorialgenweb.org – Fiche Nanterre – Monument départemental – Fiche individuelle Georges Debert.

 

 

 

Georges Debert de Nanterre, mort pour la France en Algérie.

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Publié le 23 Janvier 2019

Un nouveau président pour le comité de Châtenay-Malabry.

Suite au décès de sa trésorière, à l’hospitalisation de la présidente et après neuf mois d’intérim assuré par le délégué général, un nouveau président pour le comité de Châtenay-Malabry a pu être nommé avec effet au 1er janvier 2019.

Il s’agit de Jean-Claude Allard, général de l’armée de terre en 2ème section, ancien commandant de l’aviation légère de l’armée de Terre et aujourd’hui directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques.

Déjà impliqué ces derniers mois dans des cérémonies sur place, la nouvelle tête du comité châtenaisien est, entre autres activités, président de la section des Hauts-de-Seine sud-est de la société des membres de la Légion d’honneur.

Le délégué général et l’ensemble de la délégation des Hauts de Seine lui souhaitent la bienvenue au sein de notre association mémorielle.

 

Claude Guy

Délégué général des Hauts-de-Seine.

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Publié le 12 Janvier 2019

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Yves Ezanno de Clamart.

Yves Ezanno nait le 14 juillet 1912 à Clamart. Son père est inspecteur des PTT.

 

Après des études secondaires à Angers, Nantes et Rennes, il passe ses certificats de licence et de doctorat en droit à la Faculté de Rennes et s'inscrit comme avocat stagiaire au barreau de Nantes. Titulaire de la Préparation militaire supérieure, il est incorporé le 15 octobre 1936 à l'école des officiers de réserve d'Avord. Breveté observateur et promu sous-lieutenant en avril 1937, il est affecté à la 3e Escadrille de la 21e Escadre.

 

Promu lieutenant en avril 1939, Yves Ezanno obtient son brevet de pilote puis est affecté à l'Ecole de Pilotage 101 de Saint-Cyr comme officier instructeur de tir. Pendant la campagne de France l'école se replie sur Royan d'où, refusant l'armistice annoncé à la radio par le maréchal Pétain, Yves Ezanno rejoint l'Angleterre le 17 juin 1940 aux commandes d'un Simoun de liaison avec plusieurs camarades, parmi lesquels Jacques Soufflet, qui sera lui aussi fait « Compagnon de la Libération ».

Engagé aux Forces françaises libres, il fait un stage sur Spitfire en août 1940 avant de faire partie à l'expédition de Dakar. Il débarque au Cameroun en octobre 1940. Commandant de la 4e Escadrille du Groupe mixte de Combat n°1 placé sous les ordres du lieutenant-colonel de Marmier, il prend part aux opérations du Gabon sur Lysander en novembre 1940. Il commande ensuite, en remplacement du lieutenant Guigonis (Compagnon), pendant trois mois le détachement Air chargé de la surveillance anti-sous-marine pour le Gabon et le Moyen-Congo.

 

En mars 1941 il est affecté à la 2e Escadrille française de bombardement et participe aux opérations de Libye avec le Squadron britannique n°39. Affecté au moment de sa création en septembre 1941 au Groupe de bombardement « Lorraine », il prend une part active, au sein de l'escadrille "Nancy", aux attaques sur Sidi-Rezegh, Benghasi, Agebadia, Halfaya Pass, effectuant 43 sorties et abattant un Messerschmitt 109. Le "Lorraine" étant placé au repos en février 1942, Yves Ezanno demande à repartir en opérations. Il est affecté le 1er mars au Groupe de Chasse « Alsace », et, promu capitaine, prend le commandement de l'Escadrille "Strasbourg", qu'il mène au combat avec beaucoup de cran et d'allant, tout particulièrement durant la retraite de juin 1942 à El Alamein. Il effectue 52 sorties avec cette unité. En octobre 1942, "l'Alsace", très éprouvé, embarque à Suez à destination de la Grande-Bretagne.

 

En mars 1943, après un stage rapide de formation sur Boston, le capitaine Ezzano est affecté de nouveau au "Lorraine" où il prend, pendant trois mois, les commandes de l'Escadrille "Metz". Après une période de repos, il est affecté en Operationnal Training Unit pour s'entraîner au pilotage sur Typhoon. Détaché en avril 1944 au Fighter Squadron n°198 de la Royal Air Force, il se voit donner, après seulement deux mois et demi de présence dans cette formation, le commandement du groupe qui est constamment engagé dans des missions offensives sur Typhoon. Le 28 mai 1944, Yves Ezanno s'illustre en attaquant au canon et en détruisant un Etat-major allemand puissamment défendu. Il se distingue encore magnifiquement le 6 juin 1944 au-dessus de la Normandie en attaquant au sol les chars et les véhicules blindés ennemis. Il prend part aux batailles de Lisieux, Cherbourg, Caen, Mortain, Falaise et Dunkerque. Il effectue au total 90 sorties avec son groupe.

 

Descendu en flammes au-dessus de l'île hollandaise de Walcheren, derrière les lignes ennemies, le 4 novembre 1944, il parvient à rejoindre les lignes alliées sous le feu des avant-postes allemands, mais ses blessures l'empêchent de reprendre les vols et il reste indisponible jusqu'en février 1945.

 

En juin 1945 il prend le commandement de l'Ecole de Chasse de Meknès et est promu, trois mois plus tard, lieutenant-colonel. Inspecteur de l'Aviation de chasse (1949-1952), il effectue plusieurs missions en Indochine et en Corée. Le colonel Ezanno prend ensuite le commandement de la base de Saint-Dizier (1ère Brigade de chasse). Premier Chef des opérations de la 4th Allied Tactical Air Force au sein du SHAPE en 1953, il est affecté en 1957, à la tête du Groupe aérien tactique n°2 à Oran. Promu au grade de général de brigade aérienne en 1958, il prend part aux opérations aériennes en Oranie de février à avril 1959. Yves Ezanno est, en 1960, sous-chef d'Etat-major Opérations et Entraînement à l'EM des Forces aériennes alliées en Centre-Europe.

 

Général de division aérienne en avril 1961, il rejoint quelques semaines plus tard son poste d'adjoint au chef de la Délégation française au groupe permanent du Pacte atlantique à Washington. Promu général de corps aérien en décembre 1962, il occupe à partir de mars 1964 les fonctions de commandant de la Défense aérienne et des Forces "Air" de Défense aérienne à Taverny. Membre du Conseil supérieur de l'Air à partir de 1964, il atteint la limite d'âge de son grade et quitte son commandement en 1967, avec à son actif 5 230 heures de vol comprenant 747 heures de vol de guerre en 412 missions.

Yves Ezanno exerce ensuite les fonctions de PDG de l'Office Français d'Exportation de Matériel Aéronautique dont il devient Président d'Honneur en 1979. Membre du Conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur (1968-1979) et membre du Conseil de l’Ordre de la Libération (depuis mai 1969).

 

Le général Yves Ezanno est décédé le 20 octobre 1996 à Nice. Il est inhumé à Aix-en-Provence.

 

Décorations.

 

  • Grand Croix de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944.
  • Croix de Guerre 39/45 (9 citations).
  • Croix de Guerre des TOE (1 citation).
  • Croix de la Valeur Militaire (2 citations).
  • Croix du Combattant.
  • Croix du Combattant Volontaire.
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.
  • Médaille de l'Aéronautique.
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Libye".
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre.
  • Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN avec agrafe "Algérie".
  • Distinguished Flying Cross and Bar (GB).
  • Africa Star (GB).
  • Distinguished Flying Cross (USA).
  • Croix de Guerre (Belgique).
  • Chevalier de l'Aigle Blanc de Serbie.
  • Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc).

 

 

 

© Ordre de la Libération.

 

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Publié le 5 Janvier 2019

Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.

 

Le dimanche 9 décembre dernier s’est déroulée l’assemblée annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison, qui comprend également la Section de Garches.

Organisée par le bureau, des bénévoles membres du comité et Jean-Pierre Didrit, président, et en présence de Patrick Ollier, maire de la ville, président de la Métropole du Grand Paris, ancien ministre, de Jean-Baptiste Romain, directeur de l’Office National des Anciens Combattants du département, de Claude Guy, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, d’André Labour, délégué général honoraire, cette assemblée s’est tenu devant une assistance nombreuse.

 

A cette occasion, après les rapports moraux et financiers, ainsi que les discours des personnalités, des récompenses ont été remises, entre autres à Chantal Didrit, épouse du président et secrétaire du comité depuis de nombreuses années.

La délégation des Hauts-de-Seine présente toutes ses félicitations aux récompensés du jour pour leur dévouement à la cause du Souvenir Français.

 

Retrouvez ci-dessous quelques photographies de cette assemblée.

Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.
Réunion annuelle des adhérents du Comité de Rueil-Malmaison.

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Publié le 18 Décembre 2018

Voeux du Délégué général.

Au revoir 2018, bonjour 2019 !

 

Mesdames et Messieurs les présidents de comité et adhérents du Souvenir Français des Hauts de Seine,

 

Il y a un an déjà, je vous indiquai que 2018 serait sans surprise une grande année mémorielle, ce que nous avons effectivement vécu à travers de multiples initiatives, commémorations et réalisations.

 

Dans quelques jours le cycle du Centenaire ouvert en 2014 prendra fin mais la Mémoire familiale et collective de cette Première Guerre mondiale ne s’effacera pas tant que l’action d’une association mémorielle comme la nôtre perdurera.

 

C’est tout l’enjeu, le défi et l’impérieuse obligation qui occuperont et animeront nos esprits respectueux du passé, soucieux du présent et ouverts à l’avenir.

 

Merci donc à toutes celles et ceux qui se sont investis pour que Le Souvenir Français renforce son implantation dans les cœurs, son ancrage dans les villes, sa mue pour une transition réussie vers une nouvelle génération à sensibiliser et convaincre. 

 

Nous achevons une année au cours de laquelle Le Souvenir Français a une nouvelle fois innové, servi par vos propres réflexions, constats ou propositions.

 

Nous achevons une année au cours de laquelle j'ai pu mesurer encore le degré d'engagement de la majorité d'entre vous malgré des soucis majeurs de santé pour certains que je salue particulièrement.

 

Vous le savez bien c’est cette richesse humaine qui fait du Souvenir Français une association pérenne qui a déjà consacré 131 années aux Morts pour la France en sauvegardant notamment leur tombe familiale victime d’abandon.

 

À quelques jours du terme de cette année, le temps est venu pour votre délégué général de vous souhaiter à chacune et chacun d’agréables fêtes de Noël et de fin d'année et de vous présenter ses vœux chaleureux pour 2019. Avec une pensée forte pour celles et ceux qui souffrent et accomplissent cependant avec constance ce qu’ils considèrent comme leur mission pour donner tout son sens à notre devise "À nous le souvenir, à eux l'immortalité"

 

 

Claude GUY

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

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Publié le 16 Décembre 2018

Comité d'Issy - Vanves : de la Guadeloupe à Moscou.

Deux cérémonies ont marqué le Comité d’Issy – Vanves, pour ces commémorations du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre :

 

  • La première s’est déroulée à Issy, à la mémoire de Claricin Gaspard.
  • La seconde s’est déroulée à Vanves, à la mémoire des soldats russes du carré militaire communal.

 

Claricin Joannès Gaspard.

 

Claricin Joannès Gaspard nait le 17 janvier 1897 à Morne-À-L’eau (Guadeloupe), commune située à l’ouest de Grande-Terre, entre la mangrove, les grands fonds vivriers et la plaine cannière. Morne-À-L’eau est connue aujourd’hui, entre autres, pour avoir un des cimetières les plus visités de l’archipel. Son attrait provient des motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l’ensemble des airs de grand échiquier.

 

Claricin Gaspard quitte son île et s’engage au 24e RIC. Il porte le matricule 20.776 au Corps (Classe 1917) et le numéro 157 au bureau de la Guadeloupe. Malheureusement, il tombe malade au front, est rapatrié sur l’hôpital temporaire de l’école Saint-Nicolas d’Issy-les-Moulineaux et meurt le 30 mai 1918 des suites d’une pleurésie tuberculeuse.

 

Claricin Gaspard était l’un des 48 enfants de Morne-À-L’eau qui s’étaient engagés pour défendre la patrie.

 

Le 7 novembre 2018, une délégation a tenu à rendre hommage à Claricin Gaspard, enterré au carré militaire du cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Celle-ci était composée de :

 

  • Madame la sénatrice de Guadeloupe Victoire Jasmin ;
  • Monsieur le sénateur de l’île de Saint-Barthélemy et président de la délégation sénatoriale aux Outre-mer Michel Magras ;
  • Joël Althey, représentant du CREFOM (Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer) ;
  • D’une délégation de Mornaliens d’Ile de France ;
  • De Madame Michèle Makaïa Zenon, adjointe au maire de Morne-À-L’eau, en charge de la Jeunesse, qui a initié les recherches pour retrouver la tombe de Claricin Gaspard.

 

Et en présence :

 

  • De Jean-Pierre Saint-Eloi, membre du Comité de la Flamme.
  • Des porte-drapeaux des associations d’anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux (FNACA, ANACRA, UNC, ACV) et du Comité local du Souvenir Français, l’ensemble étant emmené par Jacques Tchirbachian, vice-président de l’UFAC.

Madame la sénatrice Victoire Jasmin : « Nous voilà rassemblés sur la place du Souvenir d’Issy-les-Moulineaux où nous honorons une page injustement oubliée de notre Histoire nationale, où nous honorons une aventure extraordinaire qui était tombée dans l’oubli. En effet, la restitution de cette « Grande Guerre » décrite dans biens des ouvrages et à travers de nombreux témoignages reste parcellaire. Une partie de cette histoire est méconnue du grand public : l’apport des colonies françaises de l’époque dans la lutte incessante pour la victoire et la préservation de nos valeurs. Oui, de nombreuses mères et de nombreux pères – parfois qui avaient été réduits en esclavage jusqu’en 1848 – ont vu leurs fils s’engager au sein des forces armées afin d’aller braver l’ennemi au péril de leur vie, dans des lieux et des conditions climatiques profondément méconnus. Le tribut payé par les colonies françaises de l’époque fut lourd. Lourd de sacrifices tant la volonté de ces hommes non préparés au jeu de la guerre, était grande. Derrière cet engagement se cachait le désir ardent de reconnaissance de la mère Patrie pour des hommes devenus libres peu de temps auparavant, d’être considérés comme des citoyens français au même titre que les autres soldats ».

 

Hommage aux soldats russes de Vanves.

 

Samedi 10 novembre 2018, sous une pluie battante, la municipalité de Vanves a tenu à rendre hommage aux quinze soldats Russes, qui sont Morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, et sont enterrés dans le carré militaire de la ville.

Cet hommage a été organisé par la paroisse orthodoxe de Vanves, dirigée par le Père Michaël Rousseau, et l’association « Vie et Croissance ».

En présence d’une délégation venue de Moscou, d’un chœur russe, de représentants de l’ambassade de Russie en France, l’hommage a commencé par une célébration liturgique dans le cimetière, puis a été suivi des discours de Monsieur le maire, Bernard Gauducheau, et de Monseigneur Nestor, lui aussi venu de Moscou.

La commémoration s’est poursuivie dans les salons de l’Hôtel de Ville, avec des échanges de présents et des prises de parole. Par la suite, l’assemblée, formée de Vanvéens, de Russes, et des porte-drapeaux des associations patriotiques – qui sont restés stoïques toute la matinée sous la pluie – a eu la chance et l’honneur d’écouter plusieurs chants patriotiques entonnés par le chœur russe.

Pour mémoire, comme cela a été rappelé à plusieurs reprises en cette matinée par Madame Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves et sur ce site Internet – notamment en novembre 2010 – les Russes du carré militaire de Vanves sont morts des suites de leurs blessures alors qu’ils avaient été ramenés du front au lycée Michelet, et qui était un hôpital militaire temporaire.

Le Comité du Souvenir Français a été particulièrement honoré d’être invité à ces deux commémorations et très fier d’y participer.

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Larousse en ligne : www.larousse.fr
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Internet « Mémoire des Hommes » du Ministère des Armées.
  • Service d’Information et de Relations Publique de l’Armée de terre (SIRPA Terre).
  • Crédit photographique : Issy-les-Moulineaux – Cimetière – Fabien Lavaud et Comité du SF d’Issy-Vanves.

 

Comité d'Issy - Vanves : de la Guadeloupe à Moscou.

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Publié le 5 Décembre 2018

Le 4 décembre à l'Arc de Triomphe.

Dès la nuit tombante, 120 porte-drapeaux dont une quarantaine du Souvenir Français se rangent aux abords de l’avenue des Champs Elysées.

 

Ils sont là portant fièrement nos 3 couleurs chargées d’Histoire et frémissantes sous le ciel étoilé.

 

À l’heure prescrite, ils se mettent en marche suivis par un cortège grossissant au fur et à mesure de la progression vers la place de l’Etoile. Des touristes, des badauds, des braves gens aimeraient également se joindre à ce défilé de l’honneur où je croise les regards connus de certains de nos présidents de comité, de nos adhérents et de nombreux membres d’autres associations de renom.

 

En présence de la secrétaire d’État aux anciens combattants, de la maire de Paris, de celle du 8e arrondissement, d’un autre maire et de nombreux présidents d’associations dont notre président général du Souvenir Français, le ravivage de la Flamme se déroule comme toujours depuis le 11 novembre 1923.

 

Cette cérémonie empreinte de solennité a su dans le silence du recueillement laver l’affront des bêtes – dans les deux sens du terme, c’est à dire incultes et sauvages – qui souillèrent de leur vulgarité le lieu sacré, effacer l’outrage qui fut fait et rendre l’hommage mérité au Soldat Inconnu, symbole suprême du Souvenir et de la Mémoire.

 

C. Guy

DG des Hauts-de-Seine.

 

Le 4 décembre à l'Arc de Triomphe.
Le 4 décembre à l'Arc de Triomphe.

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