Publié le 18 Février 2020

Ils ont répondu présent…

Ils sont là debout malgré leur grand âge, l’un d’entre eux sera bientôt centenaire, pour honorer de leur présence le vernissage de l’exposition « Le Flambeau du Souvenir – les anciens combattants maliens » qui se déroulait au siège de notre association le 12 février.

Quelques visages de notre département se croisaient tandis que notre président général ou son Excellence l’ambassadeur du Mali en France et son Excellence l’ambassadeur de France au Mali, évoquaient le passé de ces combattants venus de loin aider la France dans ses malheurs.

Dans leur regard, chacun devinait l’humilité du devoir accompli, l’enthousiasme de l’engagement, la force des liens avec Le Souvenir Français, héritier de Rhin et Danube, cette glorieuse et superbe 1ère armée française riche de toutes ses composantes et particulièrement de ses tirailleurs.

L’émotion était palpable lorsque notre président général épingla la médaille aux couleurs bleu, blanc, rouge du Souvenir Français sur la poitrine de ces valeureux.

 

Claude Guy (DG92)

Ils ont répondu présent…
Ils ont répondu présent…

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Publié le 9 Février 2020

Au capitaine Romer de Clamart.

Jacques Romer nait le 13 juin 1926 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. A l’âge de 21 ans, il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, Promotion Rhin et Danube (1947-1949).

 

Pour mémoire, la 1ère armée française est le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle est d’abord connue sous le nom de 2e armée (26 décembre 1943) puis d’Armée B à partir du 23 janvier 1944. Ce n’est qu’en septembre 1944 qu’elle est officiellement appelée 1ère armée française. Elle a été surnommée Rhin et Danube en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et la Danube entre le 31 mars et 26 avril 1945. Elle est la composante principale de l’Armée française de la Libération.

 

Jacques Romer intègre le 8e RPC (régiment de parachutistes coloniaux). Le 8e est créé le 1er mars 1951. Un an plus tard, il devient le 8e GPC (Groupement de Commandos Parachutistes) puis le 1er août 1953 le 8e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux). Son chef est alors le capitaine Tourret, qui s’illustrera à Dien Bien Phù, comme tous ses hommes. L’unité est dissoute le 19 mai 1954 au lendemain de la défaite en Indochine.

 

Le 4 novembre, il est recréé sous la forme de deux bataillons « Blizzard » pour l’Algérie. Un ancien parachutiste a écrit sur le sujet : « Le blizzard est un vent glacial accompagné de tempêtes de neige, précisent les dictionnaires. Vent ? Saint-Jean a écrit « le vent souffle où il veut ». Et tu entends sa voix. Mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Eh bien, en Algérie, nous étions ainsi. A marcher, marcher. Crapahuter toute la journée. Nous étions envoyés sur une zone. Et après on marchait. Partout. Tout le temps. Les fellaghas que nous partons traquer vont l'entendre souffler, ce vent. Et nous allons les essouffler. »

 

Le « Blizzard » n°2 prend immédiatement l’appellation du 8e BPC. Du 1er mai 1956 date la création du 8e RPC qui devient le 8e RPIMa (régiment parachutiste d’infanterie de marine) le 1er décembre 1958. Ce régiment existe toujours et son casernement est à Castres, quartier Fayolle.

 

Quant à Jacques Romer, promu capitaine, il tombe pour la France le 10 janvier 1958, à l’âge de 31 ans, dans la région de Souk Ahras (département de Bône). Il était titulaire du grade de chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre des TOE avec deux palmes, Croix de la Valeur militaire avec deux palmes. Comme il habitait Clamart, son nom est inscrit sur le monument aux morts communal, ainsi qu’à Castres, au 8e RPIMa, et sur le mémorial AFN de Nanterre.

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Mémorial GenWeb : fiche individuelle – fiche du 8e RPC.
  • Gazette locale de l’Union Nationale des Parachutistes.

 

 

 

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Publié le 26 Janvier 2020

Comité de Vaucresson : disparition de François Goure.

François Goure, président du Comité du Souvenir Français pendant de nombreuses années et jusqu’en 2014, nous a quitté le lundi 20 janvier 2020, dans sa 101e année.

Ses funérailles se sont déroulées en l’église Saint Denys de Vaucresson le vendredi 24 janvier.

 

François Goure aura longuement marqué la vie patriotique de Vaucresson. Né en 1919, il intègre la prestigieuse Ecole Polytechnique en 1938, après avoir brillamment passé ses deux baccalauréats, à l'âge de 15 et 16 ans.

Mais arrive la Seconde Guerre mondiale : l’école ne cesse de fonctionner, mais est, comme toute la France, déchirée par les différents courants politiques. Les élèves de la promotion 1938 (dont François Goure) et ceux de la promotion 1939 de plus de vingt ans sont envoyées aux armées. Malgré l’insistance pour que l’école reste à Paris, elle se replie sur Villeurbanne après l’armistice du 22 juin 1940. Elle intègre les locaux de l’Ecole de santé des armées, en zone libre, et perd son statut militaire, tandis que ses locaux parisiens sont réaffectés à la Croix-Rouge française. Le général commandant est remplacé par un gouverneur, le service militaire de la promotion 1942 est remplacé par une année aux Chantiers de la jeunesse française, et malgré les revendications du gouverneur, les promotions 1942 et 1943 ne peuvent échapper au Service du Travail Obligatoire (STO).

Pas question pour François Goure de travailler pour les Allemands. Le jeune « conscrit » n’écoute que son courage, et après avoir été arrêté, il s’échappe, profitant d’un transfert des élèves. De là, il part pour Marseille, afin de se faire oublier des autorités françaises et surtout allemandes.

En 1943, François Goure se marie. De ce mariage, il aura sept enfants : un garçon et six filles ! Après la Seconde Guerre mondiale, en tant qu’ingénieur télécoms, il est envoyé au Maroc pour s’y occuper des installations téléphoniques. En 1957, après l’indépendance du royaume chérifien, il rentre sur la région parisienne pour travailler au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Puis, il rejoint TDF (Télé Diffusion de France)  et ce jusqu’à sa retraite.

En 1976, il est durement éprouvé, ainsi que ses enfants, par la mort de son épouse, Claire. Il se remarie en 1978 avec Béatrice.

François Goure était très connu des vaucressonnais et des vaucressonnaises. Dès son installation dans cette ville, il adhère aux associations mémorielles et d’anciens combattants, puis prend en charge le Comité du Souvenir Français. Catholique pratiquant, il était aussi un des piliers de la paroisse de Vaucresson.

François Goure était chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur et dans l’Ordre national du mérite.

Toutes nos pensées et notre affection vont à sa famille et ses proches.

 

Alain Goussard – Président du Comité de Vaucresson du Souvenir Français.

Frédéric Rignault – Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

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Publié le 22 Janvier 2020

Président du comité de Meudon, Jean-Marie Duhaut s’est éteint.

Cette nouvelle nous est parvenue le dimanche 12 janvier 2020. Le comité de Meudon venait de perdre celui qui fut depuis 2002 son président et tenait à le demeurer jusqu’à l’échéance suprême.

Né en 1937 dans une famille de onze enfants en Haute-Saône, il restera profondément marqué par les années de guerre qui façonnèrent son jeune caractère et firent de lui un homme de conviction et d’engagement. Ces qualités furent d’ailleurs mises en œuvre, comme l’a très bien écrit son fils Jean-Marc, dès l’adolescence alors qu’il était apprenti à la Régie nationale des usines Renault où il réussit le certificat d’aptitude professionnelle de mouleur-noyauteur. Des fonderies aux bureaux, 45 ans durant, il servira à la Régie. Ce parcours professionnel ne sera interrompu que par son service militaire dans l’armée de l’Air, en Allemagne.

Plus avant dans sa vie, le sens du service le pousse vers les responsabilités locales qu’il assumera comme conseiller municipal de Meudon de 1971 à 1983 puis comme adjoint au maire jusqu’en 1989, chargé des Anciens combattants et des syndicats.

Enfin, sensible à la vie associative et aux besoins nombreux dans ce domaine, notamment celui de l’action mémorielle, il devient président du comité du Souvenir Français de sa ville d’adoption Meudon.

Il y a deux ans, il avait évoqué le souhait et la nécessité de transmettre la flamme du Souvenir pour la faire briller dans l’époque actuelle moins sensible à la question de la Mémoire partagée.

Dans les semaines qui viennent, il appartiendra au comité du Souvenir Français de Meudon de donner corps à ce souhait et à cette nécessité impérieuse de conforter sur place notre grande association mémorielle.

Jean-Marie Duhaut était chevalier de l’ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur dont il était à juste titre très fier.

 

Claude Guy (DG92)

 

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Publié le 9 Janvier 2020

Joseph Colrat à Verdun.

Joseph Colrat nait le 30 mars 1894 à Buzeins dans le département de l’Aveyron, pays de volcans, des monts d’Aubrac, du château de Buzareingues. Pays de paysans, de gens de peu qui s’expatrient pour beaucoup vers la capitale pour y trouver du travail, ou plus loin, du côté de l’Amérique latine. Pays huguenot, meurtris par des siècles d’une histoire mouvementée…

 

C’est le temps où la République française a les yeux fixés sur son expansion coloniale. Elle suit attentivement les exploits de ses héros en Afrique, entre autres à Tombouctou. Bientôt un Ministère des Colonies est créé. Pendant ce temps-là, la ville de Lyon s’apprête, tout comme à Paris, à inaugurer son exposition coloniale. Et le chef du Gouvernement, Jean Casimir-Périer veut renouer le dialogue avec l’église dans un « esprit nouveau ».

 

Mais les temps changent rapidement. En juin 1894, le président de la République, Sadi Carnot, est assassiné par un anarchiste, Caserio, à Lyon. Puis, à l’automne, débute ce qui sera appelé plus tard l’Affaire Dreyfus !

 

Vingt ans plus tard débute la Première Guerre mondiale. Joseph Colrat est incorporé au 58e régiment d’infanterie. Classe 1914, il porte le matricule 1201 au Recrutement de Mende, en Lozère, et le numéro 6131 au Corps. Le 58e RI est alors stationné à Avignon et son dépôt est à Arles. Il fait partie de la 59E brigade d’infanterie, de la 30e division, du 15e corps d’armée. Au déclenchement de la guerre, l’unité est composée de trois bataillons.

 

Dès les premiers jours de la guerre, le 58 est appelé à servir en Lorraine. Il combat à Lagarde, dans la forêt de Bride puis à Koecking, où pas moins de 700 soldats sont mis hors de combat. Dans les jours qui suivent, à Dieuze, ce sont cette fois 1.200 hommes du régiment qui sont tués ou blessés.

 

Quelques semaines plus tard, le 58e RI participe à la Première bataille de la Marne. L’année suivante voit le régiment être à Verdun jusqu’au mois de mai, puis il est porté sur Reims jusqu’au 15 mars 1916. Là, retour sur Verdun alors que les combats font rage…

 

Depuis le 21 février 1916, Verdun est le théâtre de la plus grande, la plus sanglante, la plus démentielle bataille de la Première Guerre mondiale. Au mois de juin 1916, les Allemands sont tout près de Verdun dont ils peuvent apercevoir les spires de la cathédrale. Le général en chef allemand, Falkenhayn, croit la victoire à sa portée. Le 18 juin 1916, il fait bombarder le secteur avec des obus au phosgène. Mais 70.000 soldats allemands doivent attendre, l’arme à la bretelle, que le gaz se dissipe pour attaquer. Ce temps précieux est mis à profit par les armées françaises pour refaire les positions. Le 23 suivant, les Allemands réussissent une percée de 6 kilomètres et occupent la crête de Fleury.

 

Mais sur le front ouest, en Picardie, dans le même temps, les Anglais déclenchent une vaste offensive (la plus importante pour eux durant ce conflit). Qui plus est, de l’autre côté, plein est, les Russes avancent et les Italiens parviennent à faire reculer les Autrichiens. Le haut-commandement allemand décide de prélever du front de Verdun des unités entières, ainsi que des batteries : l’urgence n’est plus l’anéantissement de Verdun, donc de l’armée française, mais de colmater et repousser à l’ouest et à l’est. Le 11 juillet, Falkenhayn lance encore une attaque contre le Fort de Souville : après des heures et des heures de bombardement, des hommes de la Wehrmacht se hissent en haut du fort… pour être aussitôt fait prisonniers par les Français.

 

C’en est fini des attaques allemandes sur Verdun. Les Français reprennent l’initiative.

 

Extrait du Journal de Marche du 58e régiment d’infanterie : 1er août 1916. Des infiltrations ennemies se sont produites à la droite de nos tranchées. Le 58e est alerté et prend ses positions. A A6h, le 58 reçoit ses ordres : « Le 2 août à 13 h, le 61 RI attaquera le tranchée Bismarck dans le Bois Franco-Boche (ouest de la Côte du Poivre). Le 58 sera alerté à partir de 4h du matin. En exécution de cet ordre, la 3e compagnie sera portée dans la nuit à la tranchée de Lille. » Pendant toute la journée tir violent par rafales sur la Ligne intermédiaire.

 

2 août – Le 61e RI a pris la tranchée de Bismarck. Journée calme pour la Ligne intermédiaire mais tir violent sur le Bois de de Mauvé. A 22h, le colonel commandant la brigade donne l’ordre de mettre à la disposition de la 60e brigade à la tranchée de Lille, la 2e compagnie du 58 qui occupait encore la Ligne de soutien de la Ligne intermédiaire.

 

3 août – Quelques obus seulement sur le groupe Est et sur la Ligne intermédiaire.

 

4 août – Quelques obus sur la Carrière. Bombardement du ravin du Bois en T et du ravin des Trois Cornes. »

 

C’est malheureusement là que se trouvait Joseph Colrat. Ce jour-là, il est déclaré « Tué à l’ennemi ».

 

Joseph Colrat était le grand-oncle de Valérie Colrat, pilier du Comité de Châtillon du Souvenir Français. Un grand-oncle que Valérie n’a jamais connu.

 

 

Sources :

 

  • Archives familiales de Valérie Colrat.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site internet Chtimiste sur l’historique des régiments et des batailles.
  • Site du Ministère des Armées : Mémoire des hommes – Fiche individuelle Joseph Colrat et Historique du 58e régiment d’infanterie.
  • Site du Ministère des Armées : Chemins de Mémoire.

 

Joseph Colrat à Verdun.

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Publié le 22 Décembre 2019

Très bientôt 2020.

Mesdames et Messieurs les présidents de comité et adhérents du Souvenir Français des Hauts de Seine,

 

L’année qui s’achève a permis au Souvenir Français de poursuivre ses efforts de mutation, de modernisation, d’ouverture et de sensibilisation des personnalités, des médias et des jeunes générations. Pour autant, vous le savez bien, il faut persévérer et convaincre toujours plus afin que les rangs de notre association mémorielle ne s’éclaircissent pas mais se renforcent de générations nouvelles, retraités et étudiants notamment.

C’est pourquoi, je remercie vivement celles et ceux qui se sont investis personnellement dans nos projets, dépassant le cercle traditionnel de leur action.

Dans des conditions parfois surprenantes et des environnements locaux indifférents, nous avons réussi à rendre un légitime hommage aux soldats morts en opérations extérieures au cimetière communal de Bagneux, au cimetière parisien de Bagneux et à Nanterre.

Nous avons également rendu hommage à ce soldat mort pendant la « drôle de guerre » appelée « fausse guerre » par les Anglais ou « guerre assise » par les Allemands mais qui fit tout de même plus de 1500 soldats reconnus « Morts pour la France ».

À Nanterre, où nous n’avons pas de comité, nous avons pourtant rendu hommage à la demande d’une petite association à un marin du commando Kieffer tombé à Ouistreham.

Enfin, récemment, c’est François-Xavier Niessen, fondateur du Souvenir Français, mort il y a 100 ans, que nous avons salué en dignes héritiers de son intuition et de sa réalisation majeure.

Mais à peine évoquées, à grands traits, ces actions de 2019, qu’il nous faut envisager celles à venir.

2020, en effet, constitue déjà une année mémorielle importante car elle sera marquée au long des mois par de nombreux anniversaires, autour de la personne du général de Gaulle puisqu’il s’agira du 130e anniversaire de sa naissance, du 80e  anniversaire de l’appel du 18 juin et du 50e  anniversaire de sa mort.

2020 sera également l’occasion de développer des grands thèmes comme les combattants de la Bataille de France, la Résistance dont celle des lycéens le 11 novembre 1940, ou la IIIème République du 4 septembre 1870.

2020, enfin, nous permettra de rendre hommage à des combattants lointains dans nos esprits mais proches dans nos cœurs : ceux qui tombèrent lors de la guerre de 1870-1871. Dans les 36 départements concernés par cette tragédie, des commémorations auront lieu devant des monuments élevés pour que l’on se souvienne ou près des tombes dans lesquelles dorment à jamais, soldats prussiens, allemands, français ou autres enfants de pays en conflit sur notre vieux continent.

Chacun d’entre nous peut dès lors réfléchir à ces deux périodes qui résument 150 ans de notre histoire : la première marquée par 75 ans de conflits sur notre sol avec nos voisins européens, la seconde par 75 ans de paix acceptée dans le cadre de la construction européenne. 

Une nouvelle fois nos esprits seront guidés par cet enjeu respectueux du passé, soucieux du présent et ouvert à l’avenir.

Comme aujourd’hui, je pourrai mesurer et être fier du degré d'engagement de la majorité d'entre vous malgré pour certains que je salue particulièrement des soucis majeurs de santé. 

Merci une nouvelle fois à toutes celles et ceux qui œuvrent pour que Le Souvenir Français séduise les cœurs et renforce son ancrage dans les villes de notre département. 

Grande association mémorielle qui a déjà consacré 132 années aux Morts pour la France en sauvegardant notamment leur tombe familiale victime d’abandon, le Souvenir Français est plus que jamais utile, nécessaire et indispensable à la Mémoire d’un pays comme le nôtre.

À quelques jours du terme de cette année, le temps est venu pour votre délégué général de vous souhaiter à chacune et chacun malgré les vicissitudes du moment d’agréables fêtes de Noël et de fin d'année et de vous présenter ses vœux chaleureux pour 2020.

Ensemble, continuons à donner du sens et de la force à notre devise "À nous le souvenir, à eux l'immortalité"

 

Claude GUY

Délégué général du Souvenir Français dans les Hauts de Seine

 

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Publié le 13 Décembre 2019

Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.

Un ciel clément, quelques difficultés de circulation, une dizaine de représentants de nos comités, de jeunes porte-drapeaux du lycée Pasteur et du collège Sainte-Croix de Neuilly, de plus anciens, toujours fidèles, sont là dans ce cimetière de plus d’un siècle surplombé par la Grande Arche qui semble le défier depuis 30 ans et l’embrasse de ses tentacules de béton, de verre et d’acier qui cernent le frêle paysage verdoyant du repos. C’est pourtant ce cadre qui accueillait cet après-midi, dans une ambiance propice au recueillement et à une certaine intimité voire communion, la commémoration du centenaire de la mort du fondateur de notre association.

 

La présence de son arrière-petite-fille donnait une dimension familiale, fraternelle et émouvante à ce rendez-vous exceptionnel. Les discours empreints de dignité et de sobriété plongeaient leurs racines jusqu’au tréfonds de l’antiquité grecque lorsque Antigone par sa transgression place l’éthique au-dessus du texte de la loi communément admise.

 

Plus tard, dans la grande salle de la mairie, notre président général aux côtés du maire qui venait de nous rejoindre a su avec talent évoquer Le Souvenir Français, son fondateur, son ambition passée, présente et d’avenir. Le maire dans son intervention a donné toute puissance aux mots « courage » et « dignité ».

 

Mais ce billet ne saurait se terminer sans un grand merci au président du Comité de Neuilly, Philippe Séchet et à celles et ceux qui l’ont accompagné.

Par sa pugnacité, son allant et son enthousiasme, il a su fédérer des énergies pour que cette commémoration soit à la hauteur de l’évènement.

 

Claude Guy (DG92), le 11 décembre 2019

Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.
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Commémoration du centenaire de la mort de François-Xavier Niessen.

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Publié le 7 Décembre 2019

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Achille Peretti de Neuilly.

Biographie.

 

Achille Peretti est né à Ajaccio (Corse) le 13 juin 1911.

 

Son père, rédacteur à la Préfecture d'Ajaccio et engagé volontaire lors de la Grande Guerre, tombe au Champ d'Honneur. C'est donc comme pupille de la Nation qu'il fait ses études secondaires à Ajaccio puis à la Faculté de Montpellier où il obtient sa licence en droit et un diplôme de Médecine légale.

 

Avocat inscrit au barreau d'Ajaccio en 1935, il se destine à la magistrature, mais attiré par l'action, il passe avec succès en 1937 le concours de commissaire de Police. Commissaire de police à Ajaccio, il est affecté, à la déclaration de guerre, au 19e Train des équipages. Il obtient d'être versé à l'Etat-major de la 7e Région à Dijon où, en vertu de sa formation professionnelle, il sert dans le contre-espionnage. Surpris à Troyes par l'avancée allemande, il parvient à rejoindre Dijon et se replie jusqu'à Perpignan. Le 16 juin 1940, il essaie vainement, avec un collègue de la surveillance du territoire, d'embarquer sur un destroyer anglais ancré à Port Vendres rapatriant des troupes polonaises. Après deux mois passés à Nice où il a gardé le contact avec le 2e Bureau de l'armée (contre-espionnage), il rejoint son poste de Commissaire de Police à Ajaccio et, refusant la défaite, entreprend aussitôt une lutte active contre le régime de Vichy.

 

Achille Peretti entre en contact avec le capitaine Giraud du 2e Bureau de l'Armée ; avec lui, il organise la mise en place d'agents radios destinés à intervenir en cas d'occupation de la ville par les Allemands ou les Italiens. En octobre 1940, il rapporte de Nice des armes qui sont distribuées à Ajaccio. Il apporte notamment un fusil et des cartouches à Henri Maillot.

 

En avril 1941, il se fait muter à Nice où il poursuit son travail de façon efficace en liaison avec l'Intelligence Service (IS) et les service du colonel Payolle, chef du 2e Bureau. En janvier 1942 il entre en relation avec les Forces françaises libres par l'intermédiaire de Maurice Andlauer, qu'il avait connu à Ajaccio comme directeur des Haras. Ce dernier le fait entrer au réseau de renseignements "Ali", dirigé par Roger Wybot, et signer un engagement aux FFL ; en mai 1942 il reçoit le grade de chef de mission de 2e classe. Affecté par la Sûreté nationale à Vichy début 1942, il en profite pour "piller" les archives du gouvernement de Vichy lors de ses permanences. Il fait bientôt une demande de mise en disponibilité pour pouvoir se consacrer entièrement à ses activités résistantes. Suspecté, il est arrêté le 9 août 1942 et accusé de vols de documents au profit des anglais et du général de Gaulle. Faute de preuves, il est relâché et aussitôt mis en disponibilité. Achille Peretti se consacre alors presque entièrement au réseau "Ali".

 

Au mois d'avril 1943, il organise avec son ancien collègue, le commissaire Louis Dubois, l'évasion de Jacques Robert, chef du réseau "Phratrie" arrêté par la police de Vichy. Quelques semaines plus tard, le 13 juin 1943, sous le nom de Paul Vatier, il parvient à rejoindre l'Angleterre par voie aérienne grâce au réseau "Phratrie". En Grande-Bretagne il effectue un stage spécial et rentre en France le 22 juillet 1943 sous le pseudonyme d'Ajax, nom qui est donné au nouveau réseau de renseignements qu'il crée et dirige en zone sud ; celui-ci a pour buts essentiels de noyauter la police, saboter la répression, recueillir des renseignements économiques, politiques et militaires et préparer la police de la Libération. "Ajax" s'étend à tout le territoire français et Achille Peretti devient ensuite le chef des sous-réseaux "Candide", "Zadig", "Micromegas" et "Stuart". Ces réseaux se développent dans le centre de la France et créent des antennes en Autriche, en Suisse, en Hollande et en Belgique avec la complicité d'agents étrangers, recrutés dans les milieux militaires.

 

Appelé à Londres en janvier 1944 pour rendre compte, l'opération échoue et c'est finalement le 3 mars 1944 qu'il est évacué vers l'Angleterre par une opération aérienne, après avoir mis son organisation parfaitement au point. En Angleterre, Achille Peretti est nommé chef de mission de 1ère classe. Nommé le 5 mai 1944 directeur adjoint de la Sûreté nationale, chef du théâtre d'opérations zone nord, il prépare à Alger la mise en place des services de police au moment du débarquement. Il rejoint Londres au lendemain du débarquement et remplit une mission en Normandie avant de regagner la Grande-Bretagne.

 

Nommé préfet de 3e classe hors cadre, il rentre à Paris le 25 août 1944 avec le général de Gaulle dont il assure la protection. Il prend part au combat de la rue de Bourgogne et de la Chambre des Députés avec des éléments de la Division Leclerc placés sous ses ordres.

 

Conseiller général d'Ajaccio en 1945 (étiquette Union nationale gaulliste), il est élu premier vice-président du Conseil général de la Corse la même année. Elu maire de Neuilly sur Seine en 1947, il le restera jusqu'en 1983. Conseiller de l'Union française de 1952 à 1958 puis député de la Seine de 1958 à 1978, Achille Peretti est premier vice-président (1964-1969) puis président de l'Assemblée nationale (1969-1973). Président (1957-1958) puis président d'honneur du Comité des anciens chefs de réseaux FFC. Conseiller général des Hauts-de-Seine en 1970, il est nommé membre du Conseil constitutionnel en mars 1977.

 

Achille Peretti est décédé le 14 avril 1983 à Neuilly. Il est inhumé à Ajaccio.

 

Décorations.

 

  • Commandeur de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 6 avril 1945.
  • Croix de Guerre 39/45 (4 citations).
  • Médaille de la Résistance avec rosette.
  • Distinguished Service Order (GB).
  • Croix de Guerre Belge avec palme.
  • Officier de la Couronne Royale de Belgique avec palme d'Or.
  • Chevalier du Mérite Civil Espagnol.
  • Grand Croix de l'Ordre de Malte.

 

 

 

© Ordre de la Libération.

 

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Publié le 26 Novembre 2019

26 novembre 2019, un Ravivage de la Flamme sacrée plus poignant encore.

La centaine de délégués généraux du Souvenir Français entrés en séminaire ce matin, 26 novembre 2019, au quartier des Célestins venait d’apprendre la mort de 13 soldats français engagés au nom de la France au Mali.

Unis derrière leur Président général et son conseil d’administration qui déplorait le mort du fils de l’un de ses membres, ils ont observé une minute de silence avant de commencer leurs travaux.

 

En fin de journée à l’Arc de Triomphe, pour le ravivage de la Flamme par le Souvenir Français qui portait ainsi symboliquement le deuil de la Nation, ils étaient rejoints par plus de cent élèves mais aussi par Madame la Maire de Paris, les maires du VIIIème et XVIIème arrondissements, plusieurs députés ou sénateurs, par le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal, par la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq et par la ministre des Armées, Florence Parly.

 

La gravité de l’instant se lisait sur les visages tandis que résonnait la sonnerie aux morts.

 

Une fois de plus notre devise « À nous le souvenir, à eux l’immortalité » prenait tout son sens.

 

Claude Guy,

Délégué général des Hauts-de-Seine.

 

 

 

 

Crédit photographique :

  • Souvenir Français 92.
26 novembre 2019, un Ravivage de la Flamme sacrée plus poignant encore.
26 novembre 2019, un Ravivage de la Flamme sacrée plus poignant encore.

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Publié le 20 Novembre 2019

Les crétins du dimanche.

Message de Claude GUY, Délégué général des Hauts-de-Seine.

« Des crétins, objets de plus malins qu’eux, ont une nouvelle fois laissé éclater leurs pustules de haine contre une société qui les a nourris et même protégés. Ils ont saccagé des lieux qui rappellent aux vivants que d’autres jeunes qui méritent le respect ont laissé leur vie il n’y a pas si longtemps pour que les crétins d’aujourd’hui viennent au monde dans un pays de liberté qu’ils voudraient du haut de leur imbécilité réduire.

Nul besoin de leur accorder une importance médiatique mais lisons plutôt ce qu’écrivait notre président général dès ce matin. Eux n’ont d’évidence pas la capacité de lire son texte encore moins d’en comprendre le sens.

Saluons les élus de Paris dont la Maire de la ville mais aussi le maire du XVIIème arrondissement, d’autres maires, d’anciens responsables locaux ou députés ou ministres qui ont répondu à l’initiative du Souvenir Français de se recueillir devant les deux monuments de la capitale dédiés au maréchal Juin. »

 

Message de Serge BARCELLINI – Président-général du Souvenir Français.

« Le 15 novembre à Sarcelles, une stèle qui portait la mémoire des tirailleurs sénégalais a été vandalisée. Le 16 novembre à Paris, le monument qui rend hommage au Maréchal Juin et aux combattants du Corps expéditionnaire d’Italie a été partiellement détruit. Ces deux faits disent beaucoup de notre temps présent.

Alors que le devoir de mémoire s’est érigé en idéologie, nos monuments ne constituent plus des repères pour notre histoire. Alors que l’école française est la plus égalitaire et a longtemps été la plus performante, elle est de moins en moins capable de donner à l’ensemble des écoliers la même connaissance historique.

Alors que les gilets jaunes naissent du territoire, ils enfantent, pour beaucoup en le subissant, la destruction de notre histoire partagée.

Les deux moments de vandalisme dont un seul a été fortement médiatisé doivent d’abord nous interroger.

Qu’est devenue la France, celle que chantait Jean Ferrat et celle qu’aimait de Gaulle ?

Que reste-t-il de la « dette » que nos générations ont contractée avec ces hommes et ces femmes dont certains en particulier pendant la campagne d’Italie sont venus d’Afrique, eux qui ont sauvé notre liberté et notre démocratie ?

Que faire pour freiner le lent et vertigineux déracinement mémoriel que nous constatons ?

Il nous impose l’obligation de repartir à la base, de retrouver la passion de l’éducation populaire, de sauvegarder bénévolement le patrimoine combattant et de respecter scrupuleusement nos tombes et nos monuments.

Ces deux moments de destruction nous obligent. Le Souvenir Français, cette association enracinée dans les terres de l’hexagone, en appel à tous les citoyens de ce pays : rejoignez-nous afin de faire renaître la passion de notre histoire partagée, celle dont Renan disait qu’elle était seule capable de nous garantir « le bonheur de vivre ensemble ».

 

Crédits photographiques :

  • Site www.yahoo.fr et site twitter de Yahoo.
  • Souvenir Français
Les crétins du dimanche.
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