Les carrés militaires de Colombes.

Publié le 1 Juin 2009


 

 

 

Le cimetière principal de Colombes a été bâti au cours de la première moitié du 19ème siècle. Il est généralement appelé « ancien ».

 

 

 

 

Ce cimetière contient environ 8.000 tombes dont deux carrés militaires et plusieurs monuments à la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France. Au début des années 1930, le cimetière est refait ; à cette même époque, pour un besoin de places, un nouveau cimetière est ouvert, rue des Cerisaies, à proximité de la commune de Nanterre. D’où l’appellation des cimetières « ancien » et « nouveau ».

 

1870-1871

 

Un monument marque les combats de 1870-1871 : « Aux citoyens morts pour la patrie ». Il comporte les noms suivants :

 

  • - Philippe Deschler, Petrus Magny, Louis Quenben, Jules Bentot, Théodore Duval, Jean-Marie Boété, Jules Touzet, Jules Clément, Eugène Coutreau, Boré, Auguste Adolphe Marsillat, Numance Roussel, Etienne Demonmerot, Pierre Germain, un soldat du 119ème de ligne, morts en 1870.
  • - Paulin Thône, Ernest Raguin, François Henri Capelle, Adolphe Leclerc, Amable Flaut, Bertrand Lalaurette, François Perrin, Eugène Cahanin, morts en 1871.

 

Un second monument est dédié à Eugène Cahanin, chevalier de la Légion d’honneur, garde au 36ème bataillon de la Garde nationale, et décédé des suites de ses blessures, le 10 février 1871 ; blessures reçues au cours de la bataille de Buzenval, sur la commune actuelle de Rueil-Malmaison, et qui fut la tentative, et l’échec, de la Garde nationale prisonnière dans Paris pour effectuer une sortie face aux troupes prussiennes (le 19 janvier 1871).

 

Carré militaire 1914-1918

 

Un monument et cent douze tombes, peintes de blanc, de soldats morts pour la France composent le carré militaire dédié à la Première Guerre mondiale. A noter : plusieurs tombes conservent les restes de frères, comme André et Lucien Doubroushkess ou Raymond et Gilbert Beaujon.

 

Les frères Beaujon qui sont morts en 1926 et 1929, certainement à l’occasion et à la suite de combats dans le nord du Maroc. A cette époque même, se déroula la Guerre du Rif, qui entre 1921 et 1926, opposa des troupes franco-espagnoles aux tribus marocaines d’Abd-El Krim pour pacifier cette partie du protectorat français, en relation avec les villes de Ceuta et Mellila, enclaves espagnoles au Maroc.

 

Carré militaire 1939-1940

 

Il faut traverser la rue de l’Egalité, pour pénétrer dans la deuxième partie du cimetière ancien et découvrir le second carré militaire, dédié aux morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale, de l’Indochine et des combats en Afrique du Nord. Ce carré contient environ soixante-dix tombes et plusieurs stèles à la mémoire des colombiens et colombiennes, victimes militaires et civiles, décédés à l’occasion de ces conflits.

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Colombes dans l’album intitulé « Carrés militaires des Hauts-de-Seine ».
 



 

Publié dans #Carrés militaires

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