communication de la delegation generale

Publié le 27 Décembre 2020

Mes voeux pour 2021.

Chers adhérents et futurs adhérents du Souvenir Français,

 

Il y a peu, je vous adressais un message de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année après neuf à dix mois marqués par les mesures plus ou moins contraignantes de protection face à la Covid 19 qui se promène à travers le monde. Je remerciais également celles et ceux qui étaient sortis de leur bulle habituelle pour explorer de nouvelles pistes d’évolution de notre association.

Mais avant de vous présenter des vœux que j’espère suivis d’effets en 2021, je veux saluer la mémoire de ceux qui sont partis au cours de cette année 2020 qui comme je vous le disais et l’écrivais ne mérite certes pas la note de 20/20.

Je pense évidemment et d’abord à celles et ceux assurément emportés par la Covid mais aussi par les maladies ou simplement l’arrêt de la vie lié à l’âge et dont les noms me sont parvenus : Christian Poujols, Raymond Duval, Guy Monteiro, général Albert Moinard, Vicenza Signoroni, Michel Gallois, Patrice Fichet, ancien président du comité de Colombes, général Michel Forget dignitaire de la Légion d’honneur. Nous ne les oublions pas.

Pour eux, comme pour ceux qui savent que l’avenir mémoriel de notre pays reposera principalement sur le Souvenir Français, notre association continuera de fonctionner, de se moderniser, d’offrir aux générations qui montent l’attrait d’une mémoire partagée et non morcelée à travers trop de petites associations du passé.

2020 était centré sur le 150e anniversaire de la guerre de 1870-1871. Au sein du conseil dédié mais aussi avec plusieurs comités, nous avons contribué à sortir de l’oubli à travers expositions, cérémonies, restaurations, publications et conférences, cette guerre lointaine et pourtant déterminante dans ses conséquences en France et en Europe.

Nous avons également rendu hommage aux Morts pour la France en Corée ou lors de la bataille de France de 1940 et pour ma part j’ai participé à plus de 40 actions hors domicile.

Aujourd’hui nous devons penser à 2021 qui sera encore une année troublée mais que nous traverserons à petits pas en fonction des évolutions de la situation sanitaire. De façon résolue nous poursuivrons l’œuvre entreprise il y aura bientôt 134 ans. Certes nous refermerons le 19 janvier au pied du monument restauré de Buzenval le livre ouvert sur 1870-1871 afin d’ouvrir celui sur les Morts pour la France de la France Libre et de la Résistance.

Dans la tradition de notre grande association, nous poursuivrons notre travail de veille, d’alerte et de contribution à la sauvegarde des tombes notamment familiales qui sont en déshérence dans nos différents cimetières.

Enfin, ici ou là nous mènerons des actions ciblées de valorisation de la Mémoire d’ouverture de nos rangs aux jeunes générations qu’il faut aller chercher, séduire et convaincre. Comme ce fut le cas pour Sciences Po Paris, grande réussite de l’année écoulée.

Le temps est donc venu de vous souhaiter une bonne année 2021 et surtout une bonne santé pour conduire le Souvenir Français dans le cadre de ses nouveaux statuts, règlement intérieur et autres outils de notre temps.

Bonne année 20021 à chacune et chacun d’entre vous.

Ce message figurera également, mais en vidéo, sur nos réseaux sociaux.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine

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Publié le 23 Décembre 2020

Malgré tout, bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

En cette période qui précède les rendez-vous de Noël puis du Nouvel An, il nous est facile de dire que 2020 ne mérite pas une note de 20/20.

En effet, la pandémie mondiale que la Covid 19 a provoquée a bouleversé nombre de nos habitudes, suscité des inquiétudes et changé nos rapports humains et l’organisation même de nos sociétés.

Pour autant, le Souvenir Français a continué de fonctionner, de se moderniser et d’ouvrir des voies possibles pour les générations qui entrent dans la vie active.

Dans notre département, j’ai veillé autant que cela se pouvait à remplir les objectifs qui nous étaient suggérés dont le principal était la commémoration d’une guerre oubliée, celle de 1870-1871, qui a marqué de son empreinte mortifère l’actuel département des Hauts de Seine.

Il nous fallait rappeler que cette guerre ouvrait une période de 75 années avec trois guerres entre voisins européens avant qu’une construction sui generis non encore achevée ouvre une période de 75 ans de paix sur le Vieux continent.

Beaucoup d’entre-vous, malgré les difficultés du moment ont œuvré pour magnifier les braves et les héros de cette guerre lointaine qui sont tombés sur les terres de vos actuelles villes.

Je remercie chaleureusement ces acteurs de nos comités qui dépassent le cadre habituel et étroit des simples cérémonies ou assemblées. C’est ainsi que l’on peut faire connaître notre association et relever le défi des adhésions car c’est finalement au nombre d’adhérents que l’intérêt porté à une association se manifeste.

Alors réjouissons-nous que grâce à votre investissement, le Souvenir Français puisse devenir la grande association mémorielle de France.

Mais pour l’heure, je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

Ce message sera également placé, mais lu, sur nos réseaux sociaux.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine

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Publié le 28 Novembre 2020

En ce 26 novembre 2020.

En ce soir du 26 novembre 2020, sous l’Arc de Triomphe, le traditionnel ravivage de la Flamme par le Souvenir Français s’est déroulé sans pluie, ce qui est rare, sans un souffle de vent, ce qui est également peu fréquent et sous un ciel d’encre seulement éclairé par la lune qui d’heure en heure s’arrondit pour atteindre sa plénitude.

Tandis qu’une grue aux couleurs du drapeau national surplombe certains bâtiments, les Champs Elysée bordés par deux haies de guirlandes rouges qui donnent un cadre et une profondeur à la plus belle avenue du monde, sont délaissés en cette période où la Covid sévit encore.

Enfin, la Flamme de la tombe du soldat Inconnu semble être plus que jamais celle de l’espérance.

C’est donc dans cette ambiance propice à la réflexion, à une vision intime du souvenir et de la mémoire que le sacrifice de ceux de 14 et des autres conflits plus récents jusqu’à ceux d’aujourd’hui fut honoré.

La ministre déléguée auprès de la ministre des Armées présidait cette cérémonie accompagnée d’élus de la Nation et de la ville, du Conseil d’administration de notre association mémorielle, des acteurs du siège, de membres de la délégation générale de Paris, d’une bonne dizaine de drapeaux et des responsables du comité de Sciences Po Paris.

Cette cérémonie très particulière ponctuait la non moins inédite assemblée générale 2020 et le vœu très émouvant de Francis Simon par deux fois accompli cette année avec en particulier l’entrée de Maurice Genevoix et du courage français au Panthéon.

 

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

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Publié le 10 Octobre 2020

Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.

Ce samedi 10 octobre 2020 s’est déroulée la traditionnelle réunion des présidents des comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine. Et comme il est de coutume, celle-ci a eu lieu à Issy-les-Moulineaux.

Vingt-cinq personnes représentant environ vingt comités se sont données rendez-vous pour faire le point avec l’équipe du bureau des Hauts-de-Seine formée de :

  • Claude Guy, délégué général.
  • Daniel Jouin, délégué général adjoint et président de Boulogne-Billancourt.
  • Frédéric Rignault, délégué général adjoint et président d’Issy-Vanves.
  • Myriam Laurent, nouvelle trésorière de la délégation, en remplacement de Catherine Labour, qui a œuvré pendant des années aux côtés des comités du département et de son époux, André, aujourd’hui délégué général honoraire. Merci à Catherine et bienvenue à Myriam Laurent.

Les comités représentés : Puteaux, Rueil-Malmaison, Ville d’Avray, Vaucresson, Antony, Colombes, Clamart, Boulogne, Issy-Vanves, Châtillon-Bagneux, Le Plessis Robinson, Bourg la Reine, Chaville, Châtenay-Malabry, Bois-Colombes, Asnières.

Claude Guy a commencé par demander une minute de silence à la mémoire des adhérents du département disparus au cours de cette année et surtout principalement pendant la première vague du Covid. Il a aussi mentionné la disparition du général Forget, d’Issy-les-Moulineaux, qui fut membre du conseil d’administration de l’association, au niveau national, et président d’honneur du comité d’Issy-Vanves. Puis il a présenté un certain nombre de réformes de l’association, inscrites dans les nouveaux statuts comme les élections à la délégation générale des départements et au sein des Comités, le rôle des reçus fiscaux, le remplissage des rapports annuels.

Ensuite il a indiqué un élément important à venir sur des fiches documentaires ou des fiches « réflexes » : Que faire pour être inscrit au ravivage de la Flamme ? Comment organiser la quête du 1er novembre ? Que faire quand une tombe est saccagée ? Comment porter plainte dans ce cas ?

Enfin, il a donné le calendrier des prochaines manifestations :

  • Confirmation de la tenue du congrès départemental à Clamart, le vendredi 18 décembre.
  • Entre le 13 et le 16 octobre, le Souvenir Français rendra hommage aux Morts pour la France de la Guerre de Corée. Il est demandé à chaque président concerné par un mort pendant le conflit de fleurir la tombe en question.
  • Le 21 octobre se déroulera la commémoration de la Première bataille de Buzenval. Et celle de la Seconde bataille (janvier 2021) marquera la fin des cérémonies des 150 de la Guerre franco-prussienne.
  • 23 octobre : lancement du guide des Hauts-de-Seine de la Guerre franco-prussienne.
  • 4 novembre : à Asnières, cérémonie du centenaire du choix du Soldat inconnu par Auguste Thin, originaire et enterré dans cette commune.
  • 11 novembre : il sera demandé aux présidents des comités du Souvenir Français de penser à fleurir les tombes de soldats tombés aux cours des opérations extérieures, les OPEX.

 

Place a ensuite été faite aux questions, nombreuses, des présidents. En fin d’après-midi, les présidents masqués ont regagné leur commune respective.

 

Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.
Des présidents masqués à Issy-les-Moulineaux.

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Publié le 5 Septembre 2020

Un espoir porté à Paris mais né dans les Hauts-de-Seine.

Le 2 septembre 2020, en présence de Madame Sarah El Hairy, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et des sports, chargé de la Jeunesse et de l'Engagement, le comité de Sciences-Po Paris prenait son envol.

Comme vous le savez déjà, notamment à Issy-les-Moulineaux, mais aussi dans les comités qui l'avait reçu pour un entretien sur réseau social, c'est Adrien Ramassamy qui en a la présidence.

Nous pouvons être fiers que le premier comité du Souvenir Français des grandes écoles ait ses racines dans notre délégation.

Dans les discours du Président-Général, de Madame la secrétaire d'Etat et du jeune président, il y avait de l'énergie, de l'enthousiasme, de la volonté et une certaine hauteur de vue qui augurent bien de l'avenir.

La jeunesse sait donc parfois se mobiliser pour donner un sens à des valeurs sans parti pris, si ce n'est celui de porter haut l'hommage que l'on doit à celles et ceux reconnus Morts pour la France.

Dès le 9 septembre, de nouveau en présence de Madame la secrétaire d'Etat, le comité de Sciences-Po Paris procédera à son premier ravivage de la Flamme sous l'Arc de Triomphe.

J'y serai pour dire à ces jeunes étudiants (une centaine a déjà rejoint les rangs du comité) quel espoir nous mettons en eux.

Au-delà, je pense évidemment à nos comités qui ont un besoin urgent de cette jeunesse pour pérenniser notre association mémorielle.

 

Claude Guy

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

 

Un espoir porté à Paris mais né dans les Hauts-de-Seine.
Un espoir porté à Paris mais né dans les Hauts-de-Seine.
Un espoir porté à Paris mais né dans les Hauts-de-Seine.
Un espoir porté à Paris mais né dans les Hauts-de-Seine.

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Publié le 23 Août 2020

Communiqué à la suite des événements à Oradour-sur-Glane.

L’acte odieux perpétré au centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane nous invite, certes à vomir ses auteurs, mais surtout à nous souvenir des enfants et des femmes brûlés dans l’église de ce village tranquille tandis que les hommes étaient fusillés dans les granges. Au total les 642 victimes de la folie humaine et de la barbarie de la division SS « Das Reich » devinrent le 10 juin 1944 des martyrs dont nous saluons et salueront la mémoire à jamais.

 

« A nous le souvenir, à eux l’immortalité »

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

 

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Publié le 13 Juillet 2020

Premier hommage à Jacques Chirac.

Ce 13 juillet, à 15 heures, au cimetière du Montparnasse, Le Souvenir-Français rendait hommage, comme il le fait depuis quelques années, à d’anciens présidents de la République. En effet, notre association mémorielle est une association profondément républicaine et toujours placée sous le haut patronage du Chef de l’Etat. Il lui paraît donc important de saluer les vingt qui ont incarné cette fonction et reposent pour l’éternité.

Mais le moment était particulier car il s’agissait d’honorer la mémoire du premier président de la Vème République enterré à Paris et du premier président de la République à avoir rendu visite en cette qualité au siège du Souvenir Français.

On pourrait ajouter qu’il fut le premier à tant faire pour les différentes mémoires qui irriguent notre histoire contemporaine.

En présence de sa fille Claude et de son gendre, Jacques Chirac a reçu l’hommage du Souvenir-Français qui, sous un soleil radieux, déposa une gerbe et les boutons fraîchement éclos du rosier de la Mémoire.

 

 

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

Premier hommage à Jacques Chirac.
Premier hommage à Jacques Chirac.
Premier hommage à Jacques Chirac.
Premier hommage à Jacques Chirac.
Premier hommage à Jacques Chirac.
Premier hommage à Jacques Chirac.

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Publié le 18 Juin 2020

"Moi, général de Gaulle, j'appelle..."

« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »

 

Charles de Gaulle – in Mémoires de guerre.

 

18 juin 2020, 80e anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.

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Publié le 22 Mai 2020

Paris, 1832 – Epidémie de choléra – Grande médaille de reconnaissance.

Paris, 1832 – Epidémie de choléra – Grande médaille de reconnaissance.

Le 13 mai 2020, en début de la phase de déconfinement liée au ralentissement de la propagation de la (1) Covid 19, le Gouvernement français a indiqué à l’issue du Conseil des ministres qu’une médaille de l’engagement face aux épidémies « afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19 » serait prochainement créée.

La Nation veut ainsi dire sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui furent en première ligne dans la lutte contre cette pandémie nouvelle. Il sera fait appel aux deux ordres nationaux que sont la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite en s’appuyant sur l’article très dérogatoire de l’attribution à titre exceptionnel. Donc limité en nombre de récipiendaires.

Pour cette raison et afin de ne pas créer stricto sensu et dans sa totalité une nouvelle médaille, il devrait être fait appel à celle de 1885, parue au Journal Officiel du 9 avril 1885, p.1865. En effet, la médaille d’honneur de la santé et des affaires sociales créée en 2012 par un décret du 2 février n’a pas retenu l’attention en raison sans doute de la suspension de son attribution. Mais sans doute aussi du fait qu’elle relève du ministre de la solidarité et des affaires sociales, alors que la médaille promise sera très probablement à la main du Premier ministre, pouvant ainsi couvrir l’ensemble des domaines ministériels. Trois échelons, bronze, argent et or devraient permettre de distinguer le niveau d’engagement ou les mérites acquis dans cette lutte contre la « Covid 19 » qui apparaîtra sur une probable agrafe portée sur le ruban de la médaille.

Comme les agrafes ornant les médailles liées aux opérations militaires, elle permettrait de révéler le « j’ai vécu » ou « j’ai subi » au contact rapproché de cette pandémie. Elle deviendrait alors une médaille commémorative quel que soit le degré d’implication. Mais elle peut aussi être une médaille d’honneur pour des mérites spécifiques. Enfin, elle pourrait être attribuée à titre individuel et/ou collectif à un service, une entreprise, un hôpital. L’agrafe si elle est effectivement adoptée offrira la possibilité d’être changée en cas de nouvelle épidémie majeure sans avoir à créer une autre médaille. Enfin, toute attribution à titre posthume nécessitera de bien identifier qui est décédé de la Covid à titre principal ou secondaire.

Faisant suite à plusieurs épidémies de choléra qui emportaient malades et soignants privés de médications adaptées - on relève notamment celles de 1817, 1832 (2) 1849, 1854, 1866 et 1884 – cette médaille de 1885 est sans doute la première à pouvoir être arborée sur la poitrine, de façon visible, pendante selon un terme désormais couramment admis. 

Médaille d’honneur des épidémies, en bronze de 27 mm de diamètre, portant à l’avers l’effigie de la république ailée de Hubert Ponscarme, lui-même touché par la maladie en 1849.

Devenu médailleur après un service dans la garde mobile, l’un des plus importants de la IIIème République, il s’applique à donner à sa médaille les traits d’une puissante Marianne joufflue, au cou épais, au profile de déesse grecque et à la chevelure libre, flottante, ailée. Quatre échelons sont retenus : bronze, argent, vermeil, or. Le ruban aux trois couleurs, à bandes verticales, porte une rosette pour la classe or.

Au revers apparaissent des attributs et symboles de la médecine : le serpent qui entoure traditionnellement le bâton tenu par Esculape, le dieu de la médecine, la coupe et son breuvage, promesse d’immortalité, la palme de la victoire et de la régénérescence. En outre figure le nom du ministère et un cartouche permettant d’écrire le nom du bénéficiaire. Un total de 1161 médailles a été attribué par le ministère du commerce en deux ans dont 10 en or, 27 en vermeil, 643 en argent, 662 en bronze (3). En effet, le service de l’hygiène dépendait de ce ministère. Plus tard, dans les années 30, le modèle Alexandre Morlon supplantera la médaille d’honneur des épidémies de Ponscarme au profit de la médaille d’honneur de la Santé publique. Marianne est alors coiffée du bonnet phrygien et de couronnes de feuilles de chêne et de laurier. Il faudrait également citer le sculpteur et médailleur Charles Gustave de Marey et sa république qui orne cette médaille pour la Marine.

Le suivi de la médaille et son attribution sont ensuite confiés au ministère de l’Intérieur puis à celui de l’Hygiène qui deviendra le ministère de la Santé Publique, aujourd’hui ministère des Solidarités et de la Santé. Enfin la médaille d’honneur des épidémies fut aussi attribuée par le ministre de la Guerre (décret du 15 avril 1892) et sera distribuée lors de l’épidémie de grippe espagnole, le ministre de l’Intérieur (pour l’Algérie (4) - décret du 4 mai 1900), le ministre de la Marine (décret du 30 septembre 1909), le ministre des Colonies puis de la France d’outre-mer (décret du 3 juin 1927). Cependant, en 1962, la médaille d’honneur du Service de Santé des Armées remplaça les médailles dites « Guerre et Marine ».

Auparavant, des médailles existaient mais n’étaient pas portables. Elles ne relevaient donc pas de la phaléristique mais de la numismatique. Il s’agissait de médailles en bronze d’un diamètre de 3 à 8 cm probablement offerte dans un écrin. Médailles dites « de table » ou « de présentation », elles portent souvent des symboles de la ville (Marseille en 1819 ou Paris en 1832) ou l’effigie de la République après celle de l’empereur Napoléon III ou de Louis-Philippe en 1835.

La figure d’Esculape retient l’attention sur deux commandes de médailles par la ville de Paris en 1832 afin de commémorer la tragédie humaine née quelques années avant en Inde et parvenue à semer le désastre dans Paris.

Ursin Vatinelle le représente prêt à examiner un patient soutenu par la ville, tandis que Emile Rogat le figure repoussant de sa main la Mort en squelette rieur armé de la faux qui emporte un père de famille.

Dès cette époque, le sensationnel, la compassion, la reconnaissance et l’absolu besoin de commémorer et de se souvenir s’emparent des esprits avant de se graver sur un support pérenne.

Une nouvelle fois le passé éclaire le présent.

 

 

Claude GUY, DG du Souvenir Français dans les Hauts de Seine, le 21 mai 2020.

 

 

Sources :

Katia Shaal, « la médaille et les épidémies », publié dans le carnet de recherche, « au revers de la médaille », le 23 mars 2020, https://medaille.hypotheses.org/697.

Matthias Martin, « La future médaille de l’engagement face aux épidémies à l’aune du droit », revue générale du droit on line, 2020, numéro 52183, (www.revuegeneraledudroit.eu/?p=52183).

Louis Henry et Yves Blayo, « la population de la France de 1740 à 1860 », Persée, numéro spécial, 1975, p.71-122.

http://www.france-phaleristique.com/medaille_honneur_epidemies.htm

https:/www.numismatics.free.fr/FIM/les médailles des épidémies. Sous des pseudonymes Saint-Cyrien et Vétéran.

Monnaie de Paris, « Décorations officielles françaises », administration des monnaies et médailles, 1956.

https://www.beaussant-lefevre.com/lot/86925/8141953?

Daniel Laheyne, comité du SF de Chaville, recherche dans les journaux officiels d’époque, 18 mai 2020.

 

_______________________________________________

(1) Suivant la terminologie de l’Académie française

 (2) Le chiffre rapporté de morts en France est de 100 000 pour une population de 33,5 millions d’habitants ; celui des morts à Paris est de 18 500 pour une population de 650 000 habitants

 (3) Chiffres donnés par Jules Martin, les décorations françaises, Paris, 1912

 (4) Cette médaille était surmontée d’un croissant et d’une étoile

 

Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.

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Publié le 7 Mai 2020

Il y a 66 ans Diên Biên Phu.

Il y a 66 ans le 7 mai 1954 à 17h30, la chute du camp retranché de Diên Biên Phu signa l’arrêt des combats par un « cessez le feu » et la fin de la guerre d'Indochine.

 

Souvenons-nous de tous ces soldats légionnaires des BEP, des para-colos des BPC, des chasseurs-parachutistes, des parachutistes vietnamiens du BPVN. Souvenons-nous des marsouins et bigors, des médecins, infirmiers et infirmières, des convoyeurs, des artilleurs, des tirailleurs, des supplétifs, des aviateurs et des gendarmes. Souvenons-nous de ce corps expéditionnaire français en Extrême-Orient qui a combattu dans le camp retranché.

 

Souvenons-nous de tous ces morts au combat, des vies abandonnées à travers jungles et montagnes dans la « marche à la mort » et des 11.721 prisonniers dont seulement 3.290 reviendront sur la terre de France. 

 

Souvenons-nous que ce jour-là : Isabelle, Eliane, Béatrice, Claudine, Gabrielle, Anne-Marie, Huguette, Liliane et Françoise se sont enfermées à jamais dans le chagrin éternel, leur visage recouvert du linceul de sang de leurs enfants.

 

Enfin, n’oublions pas la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » en Indochine qui a lieu le 8 juin de chaque année.

 

 

Claude Guy

Délégué général

 

NB : le crédit photographique est à mettre au compte d’un ami et adhérent du Souvenir Français. Il s’agit du monument commémoratif sur la colline Eliane.

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