Publié le 22 Mai 2020

Paris, 1832 – Epidémie de choléra – Grande médaille de reconnaissance.

Paris, 1832 – Epidémie de choléra – Grande médaille de reconnaissance.

Le 13 mai 2020, en début de la phase de déconfinement liée au ralentissement de la propagation de la (1) Covid 19, le Gouvernement français a indiqué à l’issue du Conseil des ministres qu’une médaille de l’engagement face aux épidémies « afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19 » serait prochainement créée.

La Nation veut ainsi dire sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui furent en première ligne dans la lutte contre cette pandémie nouvelle. Il sera fait appel aux deux ordres nationaux que sont la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite en s’appuyant sur l’article très dérogatoire de l’attribution à titre exceptionnel. Donc limité en nombre de récipiendaires.

Pour cette raison et afin de ne pas créer stricto sensu et dans sa totalité une nouvelle médaille, il devrait être fait appel à celle de 1885, parue au Journal Officiel du 9 avril 1885, p.1865. En effet, la médaille d’honneur de la santé et des affaires sociales créée en 2012 par un décret du 2 février n’a pas retenu l’attention en raison sans doute de la suspension de son attribution. Mais sans doute aussi du fait qu’elle relève du ministre de la solidarité et des affaires sociales, alors que la médaille promise sera très probablement à la main du Premier ministre, pouvant ainsi couvrir l’ensemble des domaines ministériels. Trois échelons, bronze, argent et or devraient permettre de distinguer le niveau d’engagement ou les mérites acquis dans cette lutte contre la « Covid 19 » qui apparaîtra sur une probable agrafe portée sur le ruban de la médaille.

Comme les agrafes ornant les médailles liées aux opérations militaires, elle permettrait de révéler le « j’ai vécu » ou « j’ai subi » au contact rapproché de cette pandémie. Elle deviendrait alors une médaille commémorative quel que soit le degré d’implication. Mais elle peut aussi être une médaille d’honneur pour des mérites spécifiques. Enfin, elle pourrait être attribuée à titre individuel et/ou collectif à un service, une entreprise, un hôpital. L’agrafe si elle est effectivement adoptée offrira la possibilité d’être changée en cas de nouvelle épidémie majeure sans avoir à créer une autre médaille. Enfin, toute attribution à titre posthume nécessitera de bien identifier qui est décédé de la Covid à titre principal ou secondaire.

Faisant suite à plusieurs épidémies de choléra qui emportaient malades et soignants privés de médications adaptées - on relève notamment celles de 1817, 1832 (2) 1849, 1854, 1866 et 1884 – cette médaille de 1885 est sans doute la première à pouvoir être arborée sur la poitrine, de façon visible, pendante selon un terme désormais couramment admis. 

Médaille d’honneur des épidémies, en bronze de 27 mm de diamètre, portant à l’avers l’effigie de la république ailée de Hubert Ponscarme, lui-même touché par la maladie en 1849.

Devenu médailleur après un service dans la garde mobile, l’un des plus importants de la IIIème République, il s’applique à donner à sa médaille les traits d’une puissante Marianne joufflue, au cou épais, au profile de déesse grecque et à la chevelure libre, flottante, ailée. Quatre échelons sont retenus : bronze, argent, vermeil, or. Le ruban aux trois couleurs, à bandes verticales, porte une rosette pour la classe or.

Au revers apparaissent des attributs et symboles de la médecine : le serpent qui entoure traditionnellement le bâton tenu par Esculape, le dieu de la médecine, la coupe et son breuvage, promesse d’immortalité, la palme de la victoire et de la régénérescence. En outre figure le nom du ministère et un cartouche permettant d’écrire le nom du bénéficiaire. Un total de 1161 médailles a été attribué par le ministère du commerce en deux ans dont 10 en or, 27 en vermeil, 643 en argent, 662 en bronze (3). En effet, le service de l’hygiène dépendait de ce ministère. Plus tard, dans les années 30, le modèle Alexandre Morlon supplantera la médaille d’honneur des épidémies de Ponscarme au profit de la médaille d’honneur de la Santé publique. Marianne est alors coiffée du bonnet phrygien et de couronnes de feuilles de chêne et de laurier. Il faudrait également citer le sculpteur et médailleur Charles Gustave de Marey et sa république qui orne cette médaille pour la Marine.

Le suivi de la médaille et son attribution sont ensuite confiés au ministère de l’Intérieur puis à celui de l’Hygiène qui deviendra le ministère de la Santé Publique, aujourd’hui ministère des Solidarités et de la Santé. Enfin la médaille d’honneur des épidémies fut aussi attribuée par le ministre de la Guerre (décret du 15 avril 1892) et sera distribuée lors de l’épidémie de grippe espagnole, le ministre de l’Intérieur (pour l’Algérie (4) - décret du 4 mai 1900), le ministre de la Marine (décret du 30 septembre 1909), le ministre des Colonies puis de la France d’outre-mer (décret du 3 juin 1927). Cependant, en 1962, la médaille d’honneur du Service de Santé des Armées remplaça les médailles dites « Guerre et Marine ».

Auparavant, des médailles existaient mais n’étaient pas portables. Elles ne relevaient donc pas de la phaléristique mais de la numismatique. Il s’agissait de médailles en bronze d’un diamètre de 3 à 8 cm probablement offerte dans un écrin. Médailles dites « de table » ou « de présentation », elles portent souvent des symboles de la ville (Marseille en 1819 ou Paris en 1832) ou l’effigie de la République après celle de l’empereur Napoléon III ou de Louis-Philippe en 1835.

La figure d’Esculape retient l’attention sur deux commandes de médailles par la ville de Paris en 1832 afin de commémorer la tragédie humaine née quelques années avant en Inde et parvenue à semer le désastre dans Paris.

Ursin Vatinelle le représente prêt à examiner un patient soutenu par la ville, tandis que Emile Rogat le figure repoussant de sa main la Mort en squelette rieur armé de la faux qui emporte un père de famille.

Dès cette époque, le sensationnel, la compassion, la reconnaissance et l’absolu besoin de commémorer et de se souvenir s’emparent des esprits avant de se graver sur un support pérenne.

Une nouvelle fois le passé éclaire le présent.

 

 

Claude GUY, DG du Souvenir Français dans les Hauts de Seine, le 21 mai 2020.

 

 

Sources :

Katia Shaal, « la médaille et les épidémies », publié dans le carnet de recherche, « au revers de la médaille », le 23 mars 2020, https://medaille.hypotheses.org/697.

Matthias Martin, « La future médaille de l’engagement face aux épidémies à l’aune du droit », revue générale du droit on line, 2020, numéro 52183, (www.revuegeneraledudroit.eu/?p=52183).

Louis Henry et Yves Blayo, « la population de la France de 1740 à 1860 », Persée, numéro spécial, 1975, p.71-122.

http://www.france-phaleristique.com/medaille_honneur_epidemies.htm

https:/www.numismatics.free.fr/FIM/les médailles des épidémies. Sous des pseudonymes Saint-Cyrien et Vétéran.

Monnaie de Paris, « Décorations officielles françaises », administration des monnaies et médailles, 1956.

https://www.beaussant-lefevre.com/lot/86925/8141953?

Daniel Laheyne, comité du SF de Chaville, recherche dans les journaux officiels d’époque, 18 mai 2020.

 

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(1) Suivant la terminologie de l’Académie française

 (2) Le chiffre rapporté de morts en France est de 100 000 pour une population de 33,5 millions d’habitants ; celui des morts à Paris est de 18 500 pour une population de 650 000 habitants

 (3) Chiffres donnés par Jules Martin, les décorations françaises, Paris, 1912

 (4) Cette médaille était surmontée d’un croissant et d’une étoile

 

Un souvenir bien français à travers les médailles.
Un souvenir bien français à travers les médailles.
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Publié le 16 Mai 2020

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Edgard Tupët-Thomé de Bourg-la-Reine.

Biographie.

 

Edgard Tupët nait le 19 avril 1920 à Bourg-la-Reine (Seine).

 

Après l'obtention de son baccalauréat, il poursuit ses études à l'Ecole supérieure de Théologie de Reims. N'ayant pas la vocation, il choisit en octobre 1938, de s'engager par devancement d'appel au 8e Régiment de Zouaves à Mourmelon. Il participe comme sergent aux attaques en Lorraine dès septembre 1939 puis en Belgique en mai 1940. Il prend part à l'évacuation de Dunkerque, son unité protégeant l'embarquement du corps expéditionnaire britannique. Fait prisonnier le 4 juin à Dunkerque, il s'évade de Rexpoëde le 10 juin au cours de son transfert vers l'Allemagne.

 

Au lendemain de l'armistice, n'acceptant pas la défaite, Edgard Tupët tente vainement de quitter la France pour rejoindre les Forces françaises libres. Démobilisé en septembre 1940, il trouve un emploi à Clermont-Ferrand et entre par hasard en contact en novembre 1940 avec Roger Warin (réseau Ronald) dont il devient, avec Stanislas Mangin, un des adjoints. Il est particulièrement chargé de repérer des terrains d'atterrissage clandestins.

 

En mars 1941, Roger Warin établit une liaison directe avec l'Etat-major de la France libre à Londres par l'intermédiaire de Pierre Fourcaud, chargé de mission du général de Gaulle. Le 1er avril 1941, Edgard Tupët devient, avec quatre camarades de résistance (Mangin, Warin, Tavian et Maurice Andlauer), le premier engagé militaire secret dans les Forces françaises libres. Il exécute des missions de liaison pour le compte de Pierre Fourcaud jusqu'à l'arrestation de ce dernier en août 1941. Il participe à la préparation de son évasion, malheureusement sans réussite.

 

Envoyé par Warin en Grande-Bretagne, il quitte la France en août 1941 avec le sergent Forman et Joël Le Tac, traverse l'Espagne et, via le Portugal et Gibraltar, rejoint l'Angleterre où il fait un rapport sur les activités du groupe. Sous le pseudonyme d'Edgard Thomé, il est affecté à l'état-major particulier du général de Gaulle et suit une instruction parachutiste et l'entraînement du Bureau des Opérations aériennes (BOA). En Angleterre en novembre 1941, il retrouve Roger Warin, alias Wybot, qui est parvenu à s'évader de France et se voit chargé d'une mission en France par le Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA).

 

Parachuté le 9 décembre 1941 dans la région de Châteauroux sur un terrain qu'il a choisi, il est accompagné du radio Joseph Piet. Blessé à la tête lors de l'atterrissage, il est chargé de mission, responsable des opérations aériennes et de la branche « Action » du réseau « Ali-Tir » dont Stanislas Mangin dirige la branche « Renseignements ».

 

Adjoint immédiat de Mangin, dont il organise le départ par Lysander en février 1942, Thomé travaille comme agent de 1ère classe. En avril 1942 il fait partir Gaston Tavian dans les mêmes circonstances que Mangin. En raison des blessures reçues six mois plus tôt, il doit quitter la France pour pouvoir se soigner. Le 29 mai 1942, à l'occasion du retour de Tavian par une opération Lysander, Tupët-Thomé, accompagné de Philippe Roques, s'envole pour l'Angleterre.

 

Promu lieutenant, il bénéficie d'une convalescence puis, à son retour à Londres, demande son affectation dans une unité combattante. En novembre 1942, il quitte l'Angleterre pour le Détachement d'instructeurs commando de Saint-Pierre-et-Miquelon, sous les ordres de Stanislas Mangin.

 

En février 1943, toujours avec Mangin, il est affecté au Détachement (puis Bataillon) des Antilles dont il crée et commande la 2e compagnie qu'il entraîne jusqu'en juillet 1943. En août 1943, le lieutenant Tupët-Thomé rejoint à sa demande le 4e Bataillon d'infanterie de l'air (4e BIA) à Camberley et est breveté parachutiste le mois suivant.

 

En janvier 1944, il est muté comme commandant en second de la 2e compagnie du 3e BIA, qui devient en juillet 1944, le 3e Régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP). Avec le 3e RCP, il remplit, début août 1944, une première mission parachutée dans la région de Daoulas dans le Finistère. Avec sa seule section (12 hommes) il attaque une Kommandantur forte de 60 hommes, tue 12 Allemands, fait 40 prisonniers, repousse une attaque ennemie et libère Daoulas.

 

Il attaque ensuite la garnison allemande de Landerneau, lui inflige de lourdes pertes et libère la ville. Il rejoint alors la 6e Division blindée américaine pour laquelle il exécute plusieurs missions de reconnaissance.

 

Edgard Tupët-Thomé est parachuté une deuxième fois le 27 août 1944 dans le Jura ; il attaque et prend Clerval (Franche-Comté) qu'il défend avec 50 hommes contre 27 chars et voitures blindées ennemis. Il tue une trentaine d'Allemands et détruit un char. Il rejoint ensuite la 7e Armée américaine et, affecté à un groupe de reconnaissance divisionnaire, se distingue notamment à Arches lors du passage de la Moselle. Le 23 septembre 1944, il ramène sous des feux de mortiers un soldat américain blessé dans ses lignes.

 

Parachuté une troisième fois en Hollande le 7 avril 1945, il effectue avec sa section forte de 15 hommes de nombreuses attaques sur les voies de communication infligeant à l'ennemi de sérieuses pertes en hommes et matériel.

 

En 1945, il démissionne de l'Armée et, après avoir été admis à l'Ecole coloniale d'administration, il est nommé administrateur des Colonies en janvier 1946 en Tunisie. Il devient ensuite Président Directeur Général de la Coopérative viticole de Takelsa en Tunisie.

 

En 1950, il quitte la Tunisie pour le Canada où il gère sa propriété (élevage, agriculture). De retour en France en 1955, il reprend des études, devient Ingénieur en Organisation scientifique du Travail et trouve un poste au bureau d'Etudes techniques chez Singer puis dans un laboratoire pharmaceutique à Neuilly.

 

De 1961 à 1965, Edgard Tupët-Thomé est Ingénieur chez Panhard puis chef des agences dans une société de Tourisme.

 

Distinctions.

 

  • Grand Croix de la Légion d'Honneur.
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945.
  • Croix de Guerre 39/45 (6 citations).
  • Médaille commémorative des Services volontaires dans la France libre.
  • Military Cross (GB).
  • King's Medal for Courage in the Cause of Freedom (GB).
  • Chevalier de l'Ordre d'Orange Nassau (Pays-Bas).
  • Croix de Guerre (Pays-Bas).

 

Depuis le 7 janvier 2019, date de la mort de Guy Charmot, quatre compagnons demeurent en vie :

 

  • Pierre Simonet.
  • Hubert Germain.
  • Daniel Cordier.
  • Edgard Tupët-Thomé.

 

 

 

© Ordre de la Libération.

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Publié le 7 Mai 2020

Il y a 66 ans Diên Biên Phu.

Il y a 66 ans le 7 mai 1954 à 17h30, la chute du camp retranché de Diên Biên Phu signa l’arrêt des combats par un « cessez le feu » et la fin de la guerre d'Indochine.

 

Souvenons-nous de tous ces soldats légionnaires des BEP, des para-colos des BPC, des chasseurs-parachutistes, des parachutistes vietnamiens du BPVN. Souvenons-nous des marsouins et bigors, des médecins, infirmiers et infirmières, des convoyeurs, des artilleurs, des tirailleurs, des supplétifs, des aviateurs et des gendarmes. Souvenons-nous de ce corps expéditionnaire français en Extrême-Orient qui a combattu dans le camp retranché.

 

Souvenons-nous de tous ces morts au combat, des vies abandonnées à travers jungles et montagnes dans la « marche à la mort » et des 11.721 prisonniers dont seulement 3.290 reviendront sur la terre de France. 

 

Souvenons-nous que ce jour-là : Isabelle, Eliane, Béatrice, Claudine, Gabrielle, Anne-Marie, Huguette, Liliane et Françoise se sont enfermées à jamais dans le chagrin éternel, leur visage recouvert du linceul de sang de leurs enfants.

 

Enfin, n’oublions pas la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » en Indochine qui a lieu le 8 juin de chaque année.

 

 

Claude Guy

Délégué général

 

NB : le crédit photographique est à mettre au compte d’un ami et adhérent du Souvenir Français. Il s’agit du monument commémoratif sur la colline Eliane.

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Publié le 3 Mai 2020

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Robert Weill de Suresnes

Robert Weill est né le 25 avril 1916 à Suresnes. Son père était capitaine du Génie.

 

Il prépare le concours de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr où il est reçu second en 1936.

 

Sous-lieutenant en septembre 1938 à sa sortie de l'école, il est affecté à la 11e Compagnie du 14e Régiment de Tirailleurs Algériens (14e RTA).

 

Volontaire pour l'aviation, il est affecté comme élève-pilote à l'Ecole de Versailles-Villacoublay en juillet 1939. En janvier 1940, le sous-lieutenant Weill est envoyé en stage de perfectionnement à l'Ecole de pilotage de Meknès au Maroc.

 

Alors qu'il doit rejoindre le centre d'instruction aérien de Clermont-Ferrand, il décide avec huit de ses camarades, devant le ralliement du Maroc au maréchal Pétain, de refuser l'armistice et de rejoindre Gibraltar pour s'engager dans les Forces Françaises Libres.

 

Le 30 juin, vers 15 heures, 3 Glenn-Martin décollent de Casablanca. Le sous-lieutenant Weill est à bord du Glenn Marin n° 4, avec le capitaine Le Forestier de Vendeuvre, le lieutenant Berger et le sous-lieutenant Jochaud du Plessis. A 17 heures, au moment où ils vont atterrir à Gibraltar, leur appareil est abattu par la DCA espagnole et s'abîme en mer. Les secours lancés à leur recherche ne ramèneront que des cadavres.

 

Robert Weill est inhumé le lendemain au cimetière de North Front près du terrain d'aviation à Gibraltar avec ses camarades ; ils furent tous les quatre parmi les premiers Compagnons de la Libération.

 

Il est cité à l'ordre des Forces Aériennes Françaises Libres le 13 juillet 1940 et fait Compagnon de la Libération par un décret du 13 mai 1941.

 

 

 

© Ordre de la Libération.

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