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Publié le 13 Août 2022

A la mémoire de Pierre Barbeau, de Bourg-la-Reine.

Né le 27 juin 1934 à Valence dans la Drôme, Pierre Barbeau intègre Saint-Cyr et est de la promotion « Ceux de Dien-Bien-Phu » de 1953 à 1955. Ce nom de baptême est donné « en hommage aux 15.000 combattants de Dien-Bien-Phu qui ont lutté héroïquement du 13 mars au 7 mai 1954 pour l’honneur des Armes de la France. A la mémoire des 4.500 d’entre-eux tués ou disparus et des 6.000 morts en captivité entre le 8 mai et le 31 août 1954 sur les pistes et dans les camps de prisonniers ».

Le sous-lieutenant Barbeau débarque en Algérie. Il est officier au sein du 19e régiment de chasseurs à cheval, le régiment dont Grouchy a été le chef de corps en 1813. De Saumur en 1956, le régiment est établi à El Esnam en Algérie pour le poste de commandement et les 2e et 3e escadrons et dans le secteur de Palestro pour le 1er escadron. En 1957, l’unité est positionnée sur le secteur Maillot (wilaya de Bouira).

Pierre Barbeau est blessé le 21 février au cours d’une action contre une mechta. Le lendemain, il meurt des suites de ses blessures. Il avait 22 ans et habitait Bourg-la-Reine. Titulaire de la Légion d’honneur et de la croix de la Valeur militaire, il est cité : « A pris dès son arrivée en Afrique du Nord le commandement d'un peloton de commando. Le 21 février 1957, au cours de l'abordage d'une mechta dans laquelle se cachait un chef terroriste local, a pénétré en tête de ses hommes dans l'habitation. A été grièvement blessé alors qu'il cherchait à débusquer le rebelle sans risquer d'atteindre les femmes et les enfants qui se trouvaient dans la même pièce ».

 

En 2006, les anciens de la promotion de Saint-Cyr du sous-lieutenant Barbeau, inaugurent un monument à la mémoire des 51 officiers de cette promotion, tombés pour la France, en Algérie, entre 1955 et 1962.

 

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois et d’Annie Frier.

Encyclopédie Wikipédia.

A la mémoire de Pierre Barbeau, de Bourg-la-Reine.

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Publié le 16 Avril 2022

A la mémoire du capitaine Georges de Geyer d’Orth – Courbevoie.

Georges Alain Marie de Geyer d’Orth nait le 16 janvier 1920 à Pontivy, commune du Morbihan. Il est issu d’une vieille famille noble, originaire de Suède, puis d’Autriche et d’Alsace. C’est d’ailleurs après la Guerre franco-prussienne que la famille décide de s’installer en Bretagne. Chez les Geyer d’Orth, on ne compte plus les militaires ayant servi la patrie, de même que des diplomates et des hommes d’Eglise.

Georges est le fils de Jacques de Geyer d’Orth et d’Isabelle de Perrien de Crenan. Le 3 octobre 1945, à Rennes, Georges de Geyer d’Orth épouse Anne-Marie Thomas de la Pintière.

Père de famille, militaire de carrière, capitaine au 29e bataillon de chasseurs à pied, le baron Georges de Geyer d’Orth est envoyé en Algérie. Il y trouve la mort le 8 juin 1956 en Haute-Kabylie.

Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Courbevoie (là où il était recensé au moment de son décès) et de Pontivy, sur les mémoriaux AFN de Vannes et de Nanterre. Le capitaine de Geyer est enterré dans le carré militaire du cimetière de Pontivy. Il était chevalier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, croix de la Valeur militaire.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, Jean Lucien Tessier, Pierre Gomez, Francis Libaud.

Encyclopédie Wikipédia.

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Publié le 4 Septembre 2021

Jacques Cheneval du Plessis-Robinson.

Jacques Cheneval est né à Paris le 8 juillet 1935.

Sergent dans l’armée de l’Air, attaché à la B.A. 708 de Meknès, Jacques Cheneval est Mort pour la France le 15 décembre 1960. Il avait vingt-cinq ans. Sa sépulture se trouve au carré militaire du cimetière communal du Plessis-Robinson.

 

La Base 708 de Meknès.

A l’époque, Meknès est situé à un emplacement stratégique dans le cadre de la pacification de l'est et du nord marocains entre 1914 et 1926. Les tâches affectées au groupe aérien de Meknès comprennent de l'observation, du transport de blessés, les liaisons avec les postes avancés, le bombardement et la prise de vues photographiques pour établir les cartes des régions difficiles d'accès que sont les montagnes au Maroc.

En septembre 1917, une escadrille s'installe à Meknès (escadrille F553) puis en novembre 1918, un groupe de bombardement est constitué à Meknès mais les avions rendus disponibles en Europe avec l'armistice ne seront en service au Maroc qu'en août 1919 avec l'arrivée des escadrilles de bombardement. Le 1er août 1920, toutes les moyens aéronautiques militaires au Maroc sont regroupés dans une seule unité : le 37e régiment d'aviation (sera dissous le 1er septembre 1933), dont un des chefs, Albert Mézergues, décédé en 1925, donnera son nom à la base de Meknès en 1947. À cette époque, l'escadrille est équipée de Breguet 14 A2.

Après l'armistice de 1940, la situation de l'aéronautique militaire française est assez compliquée, un certain nombre de groupes de chasse se replient depuis la France vers l'Afrique du Nord, puis vers Meknès. De même, l'activité de l'Ecole de l’Air de Salon-de-Provence est transférée à Marrakech, où est créée l'Ecole d'Application du Personnel Navigant (EAPN) en 1943, qui reprend le nom d'Ecole de l’Air en 1944 avant son retour à Salon de Provence.

Pendant la période de Vichy, la base aérienne de Meknès est occupée par deux escadrilles de bombardement entre 1940 et 1942. Après le débarquement des alliés à Casablanca le 8 novembre 1942, les cartes aéronautiques françaises sont rebattues, et la base aérienne de Meknès connaît un certain déclin, alors qu'un terrain d'aviation est implanté par les Américains à quelques kilomètres au sud de la ville pour assurer des fonctions logistiques. En décembre 1943, est décidé le transfert à Meknès de la "division chasse" installée en avril 1943 à l'EAPN de Marrakech qui cohabitait avec les groupes de bombardement américains présents au Maroc depuis leur débarquement. La "division chasse" prend alors le nom de Centre d'Instruction à la Chasse (CIC) de Meknès, organisé en trois escadrilles et disposant de 108 appareils de divers types, en provenance des quelques unités opérationnelles stationnées en Afrique du nord.

Après la guerre, une école de pilotage et de formation de moniteurs, en provenance de Meknès, s'installe sur la base aérienne de Tours et une patrouille acrobatique s'y constitue, qui vole sur Stampe SV-4, sous la direction du capitaine Roger Perrier. Le 1er septembre 1947, la patrouille de Tours est transférée à Étampes où elle prend le nom d'escadrille de présentation de l'armée de l'air n°58 (EPAA 58) qui deviendra par la suite la Patrouille de France.

En janvier 1947, le CIC fusionne avec le centre de perfectionnement à la chasse (CPC), devient l'École de Chasse Christian Martell, et la base aérienne de Meknès prend le nom de BA 708 « Mézergues ».

Dans le cadre des accords établis au moment de l'indépendance du Maroc (mars 1956), la base aérienne de Meknès reste sous contrôle français jusqu'en 1961. L'école reçoit des MD 450 Ouragan à partir du début de 1957, puis des Fouga Magister et atteint-là son apogée.

Le 6 mars 1961, l'école de chasse quitte Meknès pour s’implanter, regroupée avec l'école de la base 707 de Marrakech, sur la base aérienne BA 109 de Tours. La base aérienne de Meknès passe alors sous commandement marocain pour devenir la 2e Base aérienne des Forces Aériennes Royales.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, François Leplus.

Encyclopédie Wikipédia.

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Publié le 28 Août 2021

Jean Pouillien d'Issy-les-Moulineaux.

Jean Pouillien est né le 12 janvier 1937. Sergent dans l’armée de l’Air, il est mort pour la France en Algérie (non loin d’Oran) le 21 décembre 1952. Il était titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de la Valeur militaire avec palme, à laquelle il convient d’ajouter une citation à l’ordre de l’Armée.

Réputé sans famille, le Souvenir Français d’Issy-Vanves entretient la tombe du sergent Pouillien depuis des années.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Stéphane Protois, Christiane Level-Debray, Danièle Robbe.

Crédit photographique : archives du Comité d’Issy-Vanves.

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Publié le 19 Août 2021

A la mémoire de Maurice Cassis.

Sur ce site de la Délégation du Souvenir français des Hauts-de-Seine, nous avons publié le 15 mai 2011 un article relatif au massacre d’Oran en juillet 1962, en prenant l’exemple de la sépulture de la famille Cassis, au sein du carré militaire du cimetière de Meudon (Trivaux).

Avec cet article, nous avons apporté des éléments et des explications sur ce massacre, tout en évoquant la mémoire de Maurice Cassis et en indiquant sa disparition à ce moment-là.

Sept années après cette publication, nous avons retrouvé une photographie et des éléments relatifs à Maurice Cassis grâce au bulletin n°6 de l’association SOLDIS. Présidée à l’époque par le général (2S) Henry-Jean Fournier, celle-ci a pour but, entre autres, de connaître la vérité sur les militaires portés disparus en Algérie et de porter haut leur mémoire.

Voilà ce qu’il est indiqué : « On pense que le soldat Maurice Cassis a disparu, le 5 juillet, aux alentours de la gare d’Oran. Provenant de l’Ecole militaire de Kolea, il bénéficiait d’une permission pour se rendre dans sa famille à Oran et avait pris le train pour cette ville, à Blida, le 5 juillet à 8h00. Personne n’entendra plus jamais parler de lui. En réponse aux questions de sa famille, l’autorité militaire répondit, deux ans après : « La seule explication possible de cette disparition repose sur le fait que le voyage de Maurice Cassis à Oran se situe à une époque où cette ville se trouvait livrée aux exactions d’éléments incontrôlés du F.L.N. Il y a donc lieu de présumer que, en arrivant à destination, le soldat Cassis a été enlevé par un groupe de ces éléments ».

Maurice Cassis était né à Oran le 27 avril 1941. Il avait 21 ans, 2 mois et 8 jours et est Mort pour la France. Son nom ne figure pas sur le monument aux morts départemental de la guerre d’Algérie, situé à Nanterre.

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

 

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Publié le 6 Février 2021

Au capitaine Mauduit de Sceaux.

Georges Mauduit nait le 15 octobre 1923 à Monchy-Lagache dans la Somme.

A l‘âge de 20 ans, il intègre l’Ecole Spéciale Inter-Armes de Saint-Cyr, promotion Veille au Drapeau.

Après un temps en métropole, Mauduit est envoyé en Algérie, en tant qu'officier du 3e bataillon du 9e RIC (régiment d'infanterie coloniale). Cette unité est un vieux régiment issu des troupes coloniales ; il s'appelait alors "régiment de marche du Tonkin". Dissous en 1946, il est récréé dix années plus tard.

Le 21 février 1958, alors qu'il dirige une patrouille de renseignement, le capitaine Mauduit est mortellement blessé au cours d’un accrochage de nuit avec un important groupe de rebelles (commune de Tizi-Ouzou, lieu Tala Athmane).

Georges Mauduit était marié à Jeanne Torielli et père de deux enfants. Il avait grandi à Sceaux où ses parents, Charles et Gisèle Mauduit habitaient.

Le capitaine Mauduit était titulaire des décorations suivantes : chevalier de la Légion d’honneur, croix de la Valeur militaire avec palme, Croix de guerre des TOE. Son nom est inscrit sur les monuments aux Morts de La Garde-Freinet, de Saint-Raphaël (où il habitait), de Nanterre (monument départemental) et de Sceaux.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Marc Mathieu, François Leplus, Stéphane Protois Alfred Panis et Martine Mangeolle.

Crédit photographique : Bertrand Lemonnier.

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Publié le 4 Juillet 2020

Jacques Sicher de Vaucresson.

Au 3e RPC.

 

Jacques Sicher nait le 3 janvier 1930. A 19 ans, il s’engage dans l’armée et part pour un séjour en Indochine. Il revient en métropole et intègre l’Ecole inter-armes de Saint-Cyr, au sein de la promotion Franchet d’Esperey (1955-56). Il entre ensuite à l’Ecole de l’arme blindée cavalerie de Saumur.

Affecté au 8e RIC (régiment d’infanterie coloniale), il part pour l’Algérie où il est nommé auprès du colonel Marcel Bigeard, au sein du 3e RPC (régiment de parachutistes coloniaux).

A l’occasion d’une opération, non loin de Tébessa, Jacques Sicher est blessé mortellement le 27 février 1958. Il avait 28 ans et était père de trois enfants : Bruno, Benoît et Dominique.

Le sous-lieutenant Sicher était chevalier de la Légion d’honneur, croix de Guerre des TOE avec trois citations, croix de la Valeur militaire avec palme. Il est enterré au cimetière de Vaucresson.

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de l’école Saint-Jean-de-Béthune (Versailles), au Mémorial départemental AFN, sur le monument aux Morts de Vaucresson et sur la plaque commémorative du cimetière, mise en place par la municipalité et le Comité local du Souvenir français.

 

Le découpage administratif en Algérie française.

En 1845, l'Algérie est découpée en trois provinces : province d'Alger, province de Constantine et province d'Oran composées chacune d'un territoire civil (organisé en département, arrondissements et communes), d'un territoire militaire (organisé en subdivisions, cercles et annexes) et de territoires mixtes. Les provinces disparaissent en 1870.

En décembre 1848 le territoire civil de ces trois provinces devient un département français, les territoires mixtes sont supprimés et répartis entre territoires civils et territoires militaires. Le Sud Algérien est divisé en six territoires.

Le 24 décembre 1902, les six territoires du Sud-Algérien sont regroupés au sein des Territoires du Sud. Le 14 août 1905, un décret prévoit que ce territoire est administré par l'Armée et le divise en quatre Territoires : Territoire d'Aïn Sefra, Territoire de Ghardïa, Territoire de Touggourt, Territoire des Oasis, eux mêmes divisés en cercles et annexes par décret le 12 décembre 1905.

En 1955, un quatrième département est créé par découpage du département de Constantine : lé département de Bône.

En 1956, huit nouveaux départements sont créés puis trois en 1958 et deux sont supprimés en 1959 : département de Batna (ou département d'Aurès), département de Médéa (ou département de Titteri), département de Mostaganem, département d'Orléansville (ou département de Cheliff), département de Sétif, département de Tiaret, département de Tizi-Ouzou (ou département de Grande-Kabylie), département de Tlemcen, département de Saïda, département d'Aumale (1958-1959) et département de Bougie (1958-1959).

En 1957, les Territoires du Sud sont supprimés, la partie sud du Territoire est divisée en deux départements "sahariens" : département des Oasis et département de La Saoura.

En juillet 1962 l'Algérie devient indépendante.

 

 

Sources :

http://www.memorialgenweb.org

Informations de Jean-Claude Jorand, Claude Richard et Stéphane Protois.

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Publié le 9 Février 2020

Au capitaine Romer de Clamart.

Jacques Romer nait le 13 juin 1926 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. A l’âge de 21 ans, il intègre l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, Promotion Rhin et Danube (1947-1949).

 

Pour mémoire, la 1ère armée française est le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle est d’abord connue sous le nom de 2e armée (26 décembre 1943) puis d’Armée B à partir du 23 janvier 1944. Ce n’est qu’en septembre 1944 qu’elle est officiellement appelée 1ère armée française. Elle a été surnommée Rhin et Danube en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et la Danube entre le 31 mars et 26 avril 1945. Elle est la composante principale de l’Armée française de la Libération.

 

Jacques Romer intègre le 8e RPC (régiment de parachutistes coloniaux). Le 8e est créé le 1er mars 1951. Un an plus tard, il devient le 8e GPC (Groupement de Commandos Parachutistes) puis le 1er août 1953 le 8e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux). Son chef est alors le capitaine Tourret, qui s’illustrera à Dien Bien Phù, comme tous ses hommes. L’unité est dissoute le 19 mai 1954 au lendemain de la défaite en Indochine.

 

Le 4 novembre, il est recréé sous la forme de deux bataillons « Blizzard » pour l’Algérie. Un ancien parachutiste a écrit sur le sujet : « Le blizzard est un vent glacial accompagné de tempêtes de neige, précisent les dictionnaires. Vent ? Saint-Jean a écrit « le vent souffle où il veut ». Et tu entends sa voix. Mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Eh bien, en Algérie, nous étions ainsi. A marcher, marcher. Crapahuter toute la journée. Nous étions envoyés sur une zone. Et après on marchait. Partout. Tout le temps. Les fellaghas que nous partons traquer vont l'entendre souffler, ce vent. Et nous allons les essouffler. »

 

Le « Blizzard » n°2 prend immédiatement l’appellation du 8e BPC. Du 1er mai 1956 date la création du 8e RPC qui devient le 8e RPIMa (régiment parachutiste d’infanterie de marine) le 1er décembre 1958. Ce régiment existe toujours et son casernement est à Castres, quartier Fayolle.

 

Quant à Jacques Romer, promu capitaine, il tombe pour la France le 10 janvier 1958, à l’âge de 31 ans, dans la région de Souk Ahras (département de Bône). Il était titulaire du grade de chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre des TOE avec deux palmes, Croix de la Valeur militaire avec deux palmes. Comme il habitait Clamart, son nom est inscrit sur le monument aux morts communal, ainsi qu’à Castres, au 8e RPIMa, et sur le mémorial AFN de Nanterre.

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Mémorial GenWeb : fiche individuelle – fiche du 8e RPC.
  • Gazette locale de l’Union Nationale des Parachutistes.

 

 

 

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Publié le 1 Septembre 2019

Au MDL Clérembault de Sèvres.

Au 6e hussards.

 

Le 6e RH se réclame de la filiation historique des régiments qui ont porté le numéro 6 dans l’arme des hussards, c’est-à-dire du régiment des hussards de Lauzun, devenu 5e régiment de hussards par la suite. Le régiment des hussards de Lauzun est officiellement créé le 14 septembre 1783 à Hennebont dans le département du Morbihan, au retour de la Légion de Lauzun des Etats-Unis.

 

Sous la Révolution, puis l’Empire, l’unité va participer à de nombreuses batailles dont Jemmapes (1792), la funeste campagne de Russie, avec la bataille de la Moskova, puis celle d’Allemagne avec la boucherie de Dresde.

 

Un siècle plus tard, alors que le régiment a connu des chefs de corps qui feront carrière par la suite dans les plus hautes sphères militaires comme le marquis Louis-Antonin Viel de Lunas d’Espeuilles, il participe aux batailles de Sarrebourg puis de l’Yser.

 

Le régiment est dissous en 1926, puis récréé en 1957 pendant la guerre d’Algérie. Pas pour très longtemps, car il est de nouveau dissous en 1962.

 

Gilbert Clérembault.

 

Gilbert Clérembault nait le 8 février 1935 à Putanges dans le département de l’Orne.

 

Engagé au sein du 6e régiment de hussards, il est élevé au grade de maréchal des logis. Il est blessé le 31 juillet 1959 au cours d’une opération à Bou Mansour, en Grande Kabylie, lors d’une opération. Il meurt des suites de ses blessures à l’hôpital Maillot. Il avait 24 ans et était célibataire. Décoré de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire. Son nom est inscrit sur le monument aux Morts de la ville de Sèvres.

 

L’hôpital Maillot était également connu sous le nom de « l’hôpital du Dey » qui avait été ainsi appelé jusqu’au moment de la colonisation et de l’exercice en ces lieux du médecin François Maillot (1804-1894).

 

Médecin-colonel Sieur : « L’hôpital Maillot, resté pour les vieux Algérois, l’Hôpital du Dey, est triplement respectable. Il est en effet un des vestiges des propriétés deylicales. Il est le doyen des établissements hospitaliers de l’Afrique Française du Nord. Il porte le nom d’un grand honnête homme et médecin militaire, dont la carrière connut ses plus belles pages à Alger puis à Bône, avant de recevoir le couronnement d’une récompense nationale ».

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Ville de Sèvres : www.sèvres.fr
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Internet Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Gilbert Clérembault.
  • Article du Médecin-colonel Sieur.
Au MDL Clérembault de Sèvres.

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Publié le 25 Juillet 2019

Au lieutenant de vaisseau Bernard Gras de Levallois-Perret.

La Flottille 15F.

 

Créée en 1953 à Karouba, sur la base d’aéronautique navale proche de Bizerte en Tunisie, la flottille est déclarée opérationnelle en novembre de la même année. Après l’indépendance du pays, elle est rapatriée sur Hyères à partir de mai 1955. Elle embarque de février à mai 1956 sur le porte-avions La Fayette pour le Vietnam. Elle sera par la suite engagée en Algérie à partir de Telehgma (nord-est de l’Algérie) dès juillet 1956. Elle participe ensuite aux opérations sur le canal de Suez en octobre-novembre avec 14F, toujours sur le La Fayette, sur lequel elle effectuera encore divers embarquements avant de rentrer à Hyères en 1958.

 

Elle repart à Teleghma, une nouvelle fois, en janvier 1959 pour rentrer à Toulon en mars. C’est Maison-Blanche (aujourd’hui Dar El Beïda, non loin d’Alger) qui l’héberge en avril-mai, avant d’embarquer sur l’Arromanches à destination de l’Océan Indien de juin à novembre avec un retour une nouvelle fois sur Hyères.

 

Là, elle est déclarée « Flottille d’entraînement pré-opérationnelle » (FEPO). Elle est dissoute le 1er février 1962 pour être reformée en juin sur Etendard IVM dont elle est la première utilisatrice. Affectée à Landivisiau en 1967, elle y est dissoute le 15 janvier 1969.

 

Au cours de son existence, le Flottille 15F va connaître onze commandants. Le premier d’entre eux étant le lieutenant de vaisseau Bernard Gras.

 

Bernard Gras.

 

Bernard Gras voit le jour le 16 août 1924 à Vallauris, dans le département des Alpes-Maritimes. Il entre au service en décembre 1942, en Afrique du Nord. Il devient enseigne de vaisseau de 2e classe le 1er avril 1944, puis enseigne de vaisseau de 1e classe le 1er avril suivant. Il passe lieutenant de vaisseau le 8 octobre 1950. En 1953, il devient le premier commandant de la Flottille 15F.

 

Aussi, en tant que premier commandant de l’unité, le lieutenant de vaisseau Gras est chargé de l’armer. Malheureusement, il perd la vie accidentellement en Service Commandé sur la piste 27 de la base aérienne de Sidi-Ahmed, au cours d’un exercice de nuit. C’était le 24 mars 1954. Bernard Gras avait 29 ans.

 

Il est déclaré Mort pour la France et reçoit une citation que voici : « Par décision ministérielle n° 71 EMG / 0 du 2 avril 1954, le lieutenant de vaisseau Gras a reçu la citation suivante à l'ordre de la Marine nationale : "Officier d'élite dont les qualités d'homme et de chef avaient acquis d'emblée le respect et l'affection de toute sa formation. S'était entièrement consacré à la flottille qu'il avait été chargé d'armer. Est parvenu en moins de six mois à des résultats remarquables qui font ressortir son aptitude exceptionnelle au commandement. Mort en service aérien commandé le 23 mars 1954, au cours d'un exercice de nuit. Totalisait 2640 heures de vol, dont 129 de nuit et 340 en opérations de guerre." Par décret du 29 décembre 1951 (JO du 31 décembre 1951), il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur "....pour faits de guerre ».

 

En tant qu’habitant de la commune, son nom est gravé sur le monument aux Morts de Levallois-Perret et sur le Mémorial départemental AFN de Nanterre.

 

 

 

 

Sources :

 

 

Corsair F15 de la Flottille 15F.

Corsair F15 de la Flottille 15F.

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