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Publié le 3 Septembre 2020

Patrice Fichet a quitté ce monde.

Nombreux sont ceux qui l’avaient croisé, côtoyé ou bien connu mais il n’est plus car Patrice Fichet est récemment décédé.

Pendant une vingtaine d’années, jusqu’en 2015, il a présidé le comité du Souvenir Français de Colombes.

Depuis, il revenait comme simple adhérent lors de la réunion annuelle des membres du comité dans cette salle d’honneur de la maison du combattant qu’il affectionnait particulièrement. En effet, il avait créé ce petit musée d’uniformes, d’insignes et de calots où demeurent côte à côte plusieurs drapeaux d’associations d’anciens combattants.

Très impliqué dans la vie associative liée aux officiers de réserve, il était notamment vice-président de l’association des officiers de réserve des Hauts de Seine (AOR 92), président honoraire de l’union nationale des officiers de réserve (UNOR), président honoraire de l’association nationale des officiers de réserve de l’infanterie (ANORI), ancien secrétaire général de la confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) et président régional honoraire Ile de France de l’UNOR.

Sa vie professionnelle fut quant à elle marquée par les responsabilités qu’il avait exercées au sein du bâtiment.

Patrice Fichet, lieutenant-colonel de réserve honoraire, avait reçu en 2010 la cravate de commandeur dans l’ordre national du Mérite.

En ce matin du 3 septembre 2020, celles et ceux venus en l’église Saint Pierre - Saint Paul de Colombes furent accueillis par deux rangées de drapeaux attristés. Tous purent ensuite faire assemblée dans le recueillement. Puis, sous les rais d’une lumière d’automne transfigurée par les couleurs des vitraux qui donnent de la chaleur au béton froid et gris du lieu, le temps du souvenir prit place.

 

Claude GUY

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine

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Publié le 26 Janvier 2020

Comité de Vaucresson : disparition de François Goure.

François Goure, président du Comité du Souvenir Français pendant de nombreuses années et jusqu’en 2014, nous a quitté le lundi 20 janvier 2020, dans sa 101e année.

Ses funérailles se sont déroulées en l’église Saint Denys de Vaucresson le vendredi 24 janvier.

 

François Goure aura longuement marqué la vie patriotique de Vaucresson. Né en 1919, il intègre la prestigieuse Ecole Polytechnique en 1938, après avoir brillamment passé ses deux baccalauréats, à l'âge de 15 et 16 ans.

Mais arrive la Seconde Guerre mondiale : l’école ne cesse de fonctionner, mais est, comme toute la France, déchirée par les différents courants politiques. Les élèves de la promotion 1938 (dont François Goure) et ceux de la promotion 1939 de plus de vingt ans sont envoyées aux armées. Malgré l’insistance pour que l’école reste à Paris, elle se replie sur Villeurbanne après l’armistice du 22 juin 1940. Elle intègre les locaux de l’Ecole de santé des armées, en zone libre, et perd son statut militaire, tandis que ses locaux parisiens sont réaffectés à la Croix-Rouge française. Le général commandant est remplacé par un gouverneur, le service militaire de la promotion 1942 est remplacé par une année aux Chantiers de la jeunesse française, et malgré les revendications du gouverneur, les promotions 1942 et 1943 ne peuvent échapper au Service du Travail Obligatoire (STO).

Pas question pour François Goure de travailler pour les Allemands. Le jeune « conscrit » n’écoute que son courage, et après avoir été arrêté, il s’échappe, profitant d’un transfert des élèves. De là, il part pour Marseille, afin de se faire oublier des autorités françaises et surtout allemandes.

En 1943, François Goure se marie. De ce mariage, il aura sept enfants : un garçon et six filles ! Après la Seconde Guerre mondiale, en tant qu’ingénieur télécoms, il est envoyé au Maroc pour s’y occuper des installations téléphoniques. En 1957, après l’indépendance du royaume chérifien, il rentre sur la région parisienne pour travailler au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Puis, il rejoint TDF (Télé Diffusion de France)  et ce jusqu’à sa retraite.

En 1976, il est durement éprouvé, ainsi que ses enfants, par la mort de son épouse, Claire. Il se remarie en 1978 avec Béatrice.

François Goure était très connu des vaucressonnais et des vaucressonnaises. Dès son installation dans cette ville, il adhère aux associations mémorielles et d’anciens combattants, puis prend en charge le Comité du Souvenir Français. Catholique pratiquant, il était aussi un des piliers de la paroisse de Vaucresson.

François Goure était chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur et dans l’Ordre national du mérite.

Toutes nos pensées et notre affection vont à sa famille et ses proches.

 

Alain Goussard – Président du Comité de Vaucresson du Souvenir Français.

Frédéric Rignault – Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

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Publié le 22 Janvier 2020

Président du comité de Meudon, Jean-Marie Duhaut s’est éteint.

Cette nouvelle nous est parvenue le dimanche 12 janvier 2020. Le comité de Meudon venait de perdre celui qui fut depuis 2002 son président et tenait à le demeurer jusqu’à l’échéance suprême.

Né en 1937 dans une famille de onze enfants en Haute-Saône, il restera profondément marqué par les années de guerre qui façonnèrent son jeune caractère et firent de lui un homme de conviction et d’engagement. Ces qualités furent d’ailleurs mises en œuvre, comme l’a très bien écrit son fils Jean-Marc, dès l’adolescence alors qu’il était apprenti à la Régie nationale des usines Renault où il réussit le certificat d’aptitude professionnelle de mouleur-noyauteur. Des fonderies aux bureaux, 45 ans durant, il servira à la Régie. Ce parcours professionnel ne sera interrompu que par son service militaire dans l’armée de l’Air, en Allemagne.

Plus avant dans sa vie, le sens du service le pousse vers les responsabilités locales qu’il assumera comme conseiller municipal de Meudon de 1971 à 1983 puis comme adjoint au maire jusqu’en 1989, chargé des Anciens combattants et des syndicats.

Enfin, sensible à la vie associative et aux besoins nombreux dans ce domaine, notamment celui de l’action mémorielle, il devient président du comité du Souvenir Français de sa ville d’adoption Meudon.

Il y a deux ans, il avait évoqué le souhait et la nécessité de transmettre la flamme du Souvenir pour la faire briller dans l’époque actuelle moins sensible à la question de la Mémoire partagée.

Dans les semaines qui viennent, il appartiendra au comité du Souvenir Français de Meudon de donner corps à ce souhait et à cette nécessité impérieuse de conforter sur place notre grande association mémorielle.

Jean-Marie Duhaut était chevalier de l’ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur dont il était à juste titre très fier.

 

Claude Guy (DG92)

 

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Publié le 28 Septembre 2019

A Sèvres, le Souvenir Française rend hommage aux soldats Morts pour la France pendant la « Drôle de Guerre ».

« A nous le souvenir, à vous l'immortalité » énonce solennellement Claude Guy, délégué général du Souvenir français du département. Dans les allées ensoleillées du cimetière de Sèvres, une vingtaine de personnes assistent ce mardi matin à une cérémonie en hommage à Michel Poutou.

Son nom n'est pas entré dans l'Histoire. Et pour cause, ce soldat sévrien est mort lors de ce que l'on a appelé la « drôle de guerre », touché par un éclat d'obus à Saint-Louis-lès-Bitche, en Moselle, le 29 septembre 1939.

« Il y a cette fausse guerre, qui restera sous le nom de « drôle de guerre », au sens de curieuse, mais il ne faut se tromper sur cette période. Près de 3 000 soldats français meurent dans des combats entre le 3 septembre 1939, date de la déclaration de guerre, et le 10 mai 1940, date de l'offensive allemande » explique Claude Guy.

Michel Poutou avait 19 ans. Il est mort moins d'un mois après le début de la guerre. Fils d'un mécanicien, Michel Poutou grandit chemin des Lacets. Il fait partie du 23e régiment d'infanterie coloniale. Soldat de la première compagnie, il est « plein d'entrain », décrit son commandement. Le Sévrien a été décoré à titre posthume de la croix de guerre, et fait titulaire de la médaille militaire.

 

« On aurait pu se croiser »

Renée, 90 ans, s'approche de la tombe où elle a déposé une fleur quelques minutes avant. « On aurait pu se croiser, son nom me dit quelque chose, dit-elle. Il était né à Sèvres en 1920, moi je suis de 1928. »

Renée est venue assister à la cérémonie accompagnée de sa fille. « C'est important de se déplacer tant que l'on peut et de continuer à rendre hommage à ces soldats », glisse-t-elle. Aucun des combattants ayant pris part à la drôle de guerre n'est encore en vie aujourd'hui.

Comme Michel Poutou, cent soldats morts pour la France lors de cette période seront mis en avant par le Souvenir français cette année. « Contrairement à 14-18, il y a très peu de documents sur la drôle de guerre. Il s'agit vraiment de réhabiliter cette période ».

L'an dernier, le Souvenir français avait choisi de rendre hommage aux soldats oubliés de la Grande guerre. Deux avaient été honorés dans le département : Auguste Thin à Asnières et Gustave Durassié à Montrouge.

 

Les tombes de victimes de guerre à l’abandon seront restaurées.

Plusieurs tombes du cimetière de Sèvres, laissées à l'abandon, seront restaurées d'ici deux ans. Il s'agit des tombes de 19 personnes, dont des familles, qui ont péri lors des bombardements de la ville en mars 1942. Ainsi que les tombes de deux soldats de la guerre d'Indochine, d'un soldat de la guerre d'Algérie, et d'un soldat de la Seconde Guerre mondiale.

« Cela fait partie des missions du Souvenir français de veiller à l'entretien de ses tombes lorsqu'il n'y a plus de famille pour le faire, confie Olivier Maurion, président du comité du Souvenir français de Sèvres. Il s'agit d'un budget d'environ 15 000 €. Nous avons déjà eu l'accord de la mairie qui financera une partie des restaurations. Et pour le reste, j'envisage une souscription publique ou une cagnotte en ligne ».

 

Sources :

 

  • Journal Le Parisien – 3 septembre 2019
  • Texte et crédits photographiques d’Estelle Dautry.
Claude Guy, délégué général du Souvenir français lors de la cérémonie en hommage à Michel Poutou. Derrière lui se tient Renée, Sévrienne de 90 ans.

Claude Guy, délégué général du Souvenir français lors de la cérémonie en hommage à Michel Poutou. Derrière lui se tient Renée, Sévrienne de 90 ans.

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Publié le 8 Juillet 2019

Renouvellement de contrat à Clichy.

C’est bien cela qui eut lieu le mercredi 3 juillet dans le bureau de Madame Florence Leclère, principale du collège Jean Macé à Clichy.

En effet, la première convention de dépôt d’un drapeau de Rhin et Danube dans un établissement scolaire des Hauts de Seine signée il y a déjà trois ans arrivait à expiration.

Le succès remporté par cette initiative qui tient ses promesses est notamment dû à la forte implication du professeur Le Gac, secrétaire du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français, et à la mobilisation des élèves autour de « leur » drapeau qu’ils portent fièrement lors des cérémonies, hommages ou voyages mémoriels.

Mais ce succès est aussi le fruit d’une prise de conscience plus collective de la Mémoire des Morts pour la France à porter et à transmettre.

C’est donc dans un geste réciproque de confiance que Madame la principale du collège et le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine ont signé le premier avenant à l’heureuse convention de 2016.

 

Claude Guy,

Délégué général pour les Hauts de Seine

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Publié le 14 Juin 2019

Comité de Sèvres : trente ans déjà !

C’est en effet l’âge du comité du Souvenir Français de Sèvres.

 

Créé le 10 mai 1989 par son actuel président, Olivier Maurion, membre du Souvenir Français depuis l’âge de 17 ans, le comité, fort de ses 94 adhérents, s’est imposé dans l’environnement sévrien. À son actif, plusieurs rénovations, restaurations et créations pour donner corps à la mémoire combattante des conflits de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 suivis de ceux d’Indochine et d’Algérie.

En outre, l’existence d’un square du Souvenir-Français rappelle aux passants que notre association mémorielle porte en héritage l’histoire de ces morts pour que la France soit un pays de liberté.

Le 22 juin, la réunion annuelle des adhérents de Sèvres marquait donc officiellement cet anniversaire au cours duquel plusieurs acteurs bénévoles de ce comité se sont vus remettre par le délégué général du Souvenir Français dans les Hauts de Seine diplômes d’honneur et médailles aux couleurs de notre association.

Plusieurs jeunes sont venus rejoindre cette assemblée, symbole de l’avenir.

 

Claude Guy

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Publié le 12 Mai 2019

"J'ai l'impression d'avoir vécu plusieurs vies".

C’est ainsi que s’exprimait François Perrot, ancien résistant de la première heure, déporté à Buchenwald, soumis par les nazis aux « marches de la mort » pour échapper à l’avancée des Alliés mais libéré par ceux-là le 15 mai 1945. Jusqu’à sa mort en 1996, à 94 ans, il s’est appliqué à transmettre l’esprit de Résistance, à participer à la vie de la Cité comme maire adjoint de Vaucresson, à contribuer à celle de plusieurs associations dont le Souvenir Français.

À l’occasion de la cérémonie d’hommage dans la cour d’honneur des Invalides, notre délégation invitée lui avait consacré un long article publié le 18 octobre 2016 sur notre site.

Ce matin 11 mai 2019, à Vaucresson, Madame le maire, a inauguré une plaque sur la coulée verte, rue Victor Duret, « le chemin François Perrot ». À côté de l’épouse de ce grand serviteur des nobles causes, de ses amis du temps jadis, de sa famille, des associations d’anciens combattants, des élus de la ville, le Souvenir Français en tant que tel était représenté et cité en présence du président du comité et de votre délégué général.

Cette belle initiative mémorielle méritait d’être soulignée.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 24 Mars 2019

Samedi 6 avril à Chaville : les 20 ans de l'HAMAP. Venez nombreux !

« Chers Amis du Souvenir Français,

 

Cela fait 20 ans que nous avons créé l’ONG HAMAP-Humanitaire. C’était en 1999. La ville de Chaville a été la première ville à nous accueillir, grâce à son maire Jean Levain et à son directeur de l’Atrium, Hervé Meudic.

 

Le député-maire, Jean-Jacques Guillet a poursuivi son soutien à notre ONG HAMAP-Humanitaire et l’a amplifié. Sous sa présidence et avec sa participation, nous viendrons fêter nos 20 ans dans cette belle ville de Chaville auprès de nos ami(e)s Chavillois(es).

 

Cette fête se traduira de deux façons :

 

  • 17:30 : Table ronde sur Les Femmes : un levier dans les projets de solidarité en France et à l’Etranger, suivie, à 19:00 d’un cocktail où vous êtes cordialement invités. (Vous pouvez venir avec votre bouteille si vous le souhaitez ! Mais il y aura ce qu’il faut !) 
  • 20:30 : concert (prix réduit de 14 Euros pour tous nos ami(e)s Chavillois(es) qui réserveront directement à HAMAP : cm3@hamap.org ou au 01 43 75 44 68 ou au 06 63 46 28 51.

 

Merci pour votre aide indéfectible et votre soutien si amical. Accepteriez-vous de faire passer cette invitation à vos voisins, amis et parents afin que cette journée soit pleinement réussie ?

 

Au plaisir de vous revoir très nombreux à la table ronde et/ou au concert

Bien amicalement ».

 

 

Joël KAIGRE,

Fondateur de l’HAMAP,

ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français

 

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Publié le 17 Mars 2019

Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

 

Il y a un peu plus de six mois disparaissait une figure des anciens combattants du département des Hauts-de-Seine : Jean Sliwa. La Délégation des Hauts-de-Seine du Souvenir Français tient à rendre hommage à sa mémoire en publiant ci-dessous cet article qui était paru en septembre 2018 dans le journal de Malakoff.

 

« Jusqu’aux derniers moments de sa vie, Jean Sliwa aura tenu à être aux côtés de ses camarades anciens combattants. Par conviction et respect.

 

Né à Saulnes, dans le département de Meurthe-et-Moselle, le 26 mai 1929, il s’engage tout jeune pour ses idéaux : durant la Seconde Guerre mondiale, ce fils d’un couple de résistants franco-polonais passe plusieurs fois la ligne de démarcation pour aider des soldats polonais à rejoindre la France Libre. En 1949, il est diplômé de la première promotion de l’Ecole des sous-officiers de Saint-Maixent. S’ensuit une carrière militaire avec la participation à de nombreux conflits armés : en Indochine (1951-1953) ; au Maroc (1954-1955), en tant que goumier, et en Algérie (1955-1956). Il revient en France en 1962 et s’installe à Malakoff avec sa femme, Christiane, et leur fille, Marie-Pierre. Après avoir quitté l’armée active avec le grade d’adjudant-chef, il débute une carrière civile qui le conduira, notamment, à assurer la direction du mess des officiers de l’Ecole militaire à Paris.

 

Dès 1974, il se consacre aux anciens combattants, notamment comme président de l’Union locale des anciens combattants et victimes de guerre de Malakoff. Jean Sliwa était attentif à faire vivre la mémoire des soldats disparus, évoquant les conflits et la fragilité des temps de paix, auprès de toutes les générations de Malakoffiots, en particulier les jeunes. « Il a été l’artisan d’un travail de mémoire exceptionnel en recherchant dans les archives les noms des combattants morts pour la France, et ensevelis ailleurs, qui n’avaient pas encore été gravés sur notre monument aux morts », se souvient André Espi, l’un de ses camarades anciens combattants. « Il a été l’animateur infatigable de tant de journées commémoratives et nous a puissamment aidé à fortifier la mémoire de nos combats ! ».

 

Plusieurs fois médaillés, Jean Sliwa était aussi un homme à la personnalité attachante : joueur de banjo et d’harmonica, un peu alchimiste, amoureux des livres, du cinéma et de la musique, aventurier. Il s’est étaient le 1er août 2018 ».

 

 

 

Sources :

  • Journal de la ville de Malakoff.
  • Crédits photographiques : Union Nationale des Combattants des Hauts-de-Seine ; ville de Malakoff.
Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

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Publié le 14 Février 2019

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

C’est dans cette grande église de béton armé des années 1930, aux fresques impressionnantes et aux vitraux laissant filtrer un soleil généreux que Jean Jourdan, le président du comité de Montrouge-Malakoff, a été entouré de ses très nombreux amis. Huit drapeaux d’associations d’anciens combattants et de la police nationale honoraient son cercueil et le saluèrent.

Dans l’assemblée on pouvait noter la présence du délégué général, du délégué général honoraire et du président du comité de Courbevoie auxquels s’ajoutaient des membres du comité local du Souvenir Français.

Comme la plupart d’entre vous, je garderai l’image d’un président affable aux qualités humaines faites d’humilité, d’amabilité et de volonté.

Volonté de mener aussi loin que possible son action désintéressée au profit du Souvenir Français. Il n’était pas de ceux qui critiquent, se plaignent ou geignent. Non, il s’adaptait à la demande du moment, œuvrait à la réalisation du projet et fédérait autour de lui les bonnes volontés. Même entré dans la souffrance, il usait de sa détermination, de son dévouement, de son sens du devoir et du service.

À plusieurs reprises il m’avait évoqué ses souvenirs, le quai des orfèvres par exemple (son adresse courriel ne comportait-elle pas ce nom célèbre dans le monde entier), la joie qu’il avait eue d’être invité à l’inauguration des nouveaux locaux aux Batignolles ou la fierté d’avoir assisté il y a quelques mois à une importante cérémonie dans la cour d’honneur de la Préfecture de police.

Alors que la flamme de ses yeux vacillait depuis plusieurs semaines, Jean Jourdan s’est éteint dans la sérénité le week-end passé.

Il espérait que quelqu’un se lèverait pour le remplacer. Le moment est désormais venu que ce souhait soit réalisé et qu’une équipe prenne le relais.

Après la cérémonie religieuse à Saint-Jacques le Majeur, il s’en est allé au cimetière de Bagneux où il repose désormais.

 

Claude Guy DG92

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