Publié le 24 Décembre 2022

Les vœux de Claude Guy, votre délégué général.

Mesdames et Messieurs les présidents de comité, adhérents et amis du Souvenir Français dans les Hauts de Seine,

Bientôt l’année 2022 appartiendra au passé tandis qu’une nouvelle année nous ouvrira les portes vers l’aventure sans cesse renouvelée de la Mémoire.

Mais auparavant, je tiens à saluer celle des femmes et des hommes qui nous ont quitté depuis janvier dernier. Présidents de comité, membres de bureaux, adhérents, ou amis de notre noble cause, ils s’en sont allés discrètement au fil des mois. Nous leur devons reconnaissance pour ce qui a été accompli parfois au cours de très nombreuses années.

À cet instant, je pense également à celles et ceux qui sont confrontés à la maladie et la souffrance, touchés dans leur chair ou celle de leurs proches. Qu’ils soient assurés de notre soutien moral sans faille.

Enfin, 2022 a été aussi une année marquée par des moments riches en émotions lorsque à Châtillon, Aliette Coutelle, ancienne résistante et vice-présidente du comité local assista à l’inauguration d’un square portant désormais son nom. Ou lorsque les « jeunes IHEDN » reçurent dans la clairière des fusillés du Mont-Valérien, le drapeau du Souvenir Français qu’ils avaient souhaité. Ou bien encore lors de l’émouvante cérémonie consacrée « aux Justes de France », sous les ombrages du Parc de Sceaux, ou celle dans une grande entreprise de transport de l’électricité la veille du 11 novembre.

Sans oublier bien évidemment les nombreuses cérémonies officielles que votre présence valorise en leur donnant du sens et tout ce qui se fait en direction de la jeunesse, des élus, des acteurs de la vie publique ou privée.

Pour tout cela, soyez remerciés pour votre investissement personnel notamment lorsque vous sortez du cadre traditionnel des cérémonies officielles pour aller sur les chemins de la transmission au travers d’expositions, de conférences, d’hommages ciblés ou d’initiatives comme semeurs de graines mémorielles. À chaque fois, c’est l’image du Souvenir Français, grande association d’avenir, qui est portée, relayée et diffusée.

C’est pourquoi, de Paris au plus petit comité, nous devons agir dans le même sens en pensant résolument à l’avenir.

Tout au long de 2023, nous nous appliquerons donc à aider notre association mémorielle à poursuivre ses efforts de modernisation, d’ouverture et de sensibilisation des générations nouvelles.

Pour cela, il faudra encore et toujours convaincre et susciter l’adhésion.

2023, en effet, constitue encore une année mémorielle importante car elle sera marquée au long des mois par de nombreux anniversaires liés aux années 1923 et 1943.

1923 avec notamment la cérémonie au cours de laquelle le 11 novembre André Maginot alluma sous l’Arc de Triomphe la Flamme qui ne s’éteindra jamais.

1943 avec, outre la mort de Jean Moulin au cours de l’été, l’accentuation de la répression et des exécutions comme celles de ces étudiants fusillés au Mont-Valérien.

1943 est aussi l’année des bombardements alliés des usines Renault de Boulogne-Billancourt en avril puis à nouveau en septembre auxquelles s’ajoutent Issy les Moulineaux, Courbevoie, Asnières, Bois-Colombes, Sèvres et Meudon.

Enfin, 2023 nous donne l’occasion dans le sillage du siège de partager plusieurs initiatives dont l’hommage aux infirmières militaires dont une exposition du comité de Clamart avec l’hôpital Percy est attendue ou le geste mémoriel pour la revue « les 100 » d’octobre sur deux tombes à Puteaux. Et, bien évidemment, de faire mémoire en octobre prochain sur les tombes des soldats tombés à Beyrouth en 1983, lors de l’opération « Diodon IV », et qui seraient enterrés dans nos cimetières.

Merci une nouvelle fois à toutes celles et ceux qui œuvrent pour que Le Souvenir Français renforce son ancrage dans les villes de notre département.

Un grand merci aussi à ceux qui ont repris un flambeau comme à Levallois-Perret, Sceaux et Chaville.

Grande association mémorielle qui a déjà consacré 135 années aux Morts pour la France en sauvegardant notamment leur tombe familiale victime d’abandon, le Souvenir Français est plus que jamais utile, nécessaire et indispensable à la Mémoire dans un pays comme le nôtre.

À quelques jours du terme de cette année, le temps est venu pour le délégué général que je suis de vous souhaiter à chacune et chacun d’agréables fêtes de Noël et de fin d'année et de vous présenter des vœux chaleureux pour 2023.

Ensemble, continuons à donner du sens et de la force à notre devise "À nous le souvenir, à eux l'immortalité"

Claude GUY

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine

Lire la suite

Publié le 9 Décembre 2022

Au lieutenant Parmentier de Meudon.

Monsieur le notaire est au 67e régiment d’infanterie.

Louis Jules Eugène Parmentier nait à Laon, dans le département de l’Aisne, le 31 août 1878. Il est le fils de Jules Parmentier, magistrat, et de Jeanne Marie-Louise Combier.

Le jeune Louis suit une scolarité exemplaire au lycée Saint-Vincent de Senlis jusqu’en 1895 puis entre à la faculté de droit pour y étudier le droit notarial. Docteur en droit en décembre 1904, il devient notaire dans le quartier de la Chapelle. Quatre ans plus tard, le 27 octobre 1908, à l’âge de 30 ans, Louis épouse Germaine Pluche, qui lui donnera deux enfants.

En août 1914, lieutenant de réserve, il rejoint le 67e régiment d’infanterie. Cette unité est mobilisée à Soissons et fait partie de la 23e brigade d’infanterie, de la 12e division et du 6e corps d’armée. Composé primitivement de Bretons, de Parisiens et de Picards, il recevra, au cours de la campagne, de nombreux renforts, et, tout en conservant une partie de ses anciens éléments, puis comptera bientôt une grande proportion de Manceaux, de Gascons et de Lyonnais.

Parti en couverture dans la nuit du 31 juillet 1914, le 67e RI est débarqué le même jour dans la région d'Hattonchâtel, où les éléments de la division sont concentrés sur les Hauts-de-Meuse et préparent des lignes de défense. Le régiment prend part aux travaux. C'est dans cette contrée qu'il va commencer la campagne ; il y restera jusqu'en août 1915. Coupé de collines souvent abruptes ou de grandes forêts, le terrain y est propre à la défense, mais aussi à l'infiltration.

En 1914, le lieutenant Parmentier participe à la bataille de la Marne puis il est à Soupir, dans l’Aisne, où il blessé, à Fleury-devant-Douaumont et sur la Woëvre. C’est là qu’il reste jusqu’en août 1915, combattant dans le secteur à Saint-Rémy ou aux Eparges.

 

Tombé en héros.

C’est non loin de ce village, si bien décrit par Maurice Genevoix dans Ceux de 14, que Louis Jules Eugène Parmentier est tué à l’ennemi. Il avait 36 ans.

Titulaire de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre avec deux palmes, le jeune lieutenant reçoit une citation à l'ordre du jour de l'armée le 24/03/1915 : « Déjà blessé deux fois et décoré pour sa belle conduite au feu a entraîné sa compagnie à l'assaut des tranchées ennemies est tombé en héros en avant de ses hommes au-delà des positions attaquées ».

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative du lycée Saint Vincent et sur le Livre d'Or de l'Institution Saint-Vincent de Senlis. En plus des deux vitraux commémoratifs (Églises des Eparges et de Rupt en Woëvre), une croix à sa mémoire a été érigée sur la commune de Combres-sous-les-Côtes (55) , de même qu’une inscription in memoriam figure sur la tombe familiale Pluche au cimetière Montparnasse de Paris.

 

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site Memorial GenWeb.
  • Historique du 67e régiment d’infanterie.
  • Site Chtimiste.

 

Lire la suite