Publié le 29 Mai 2019

L’aviso Commandant Blaison, qui effectua la première mission Corymbe en 1990 (« Corymbe 01 »).

L’aviso Commandant Blaison, qui effectua la première mission Corymbe en 1990 (« Corymbe 01 »).

La mission Corymbe est un dispositif naval mis en place en 1990 par la Marine nationale française, visant à assurer la présence permanente d’un bâtiment, au moins, dans le Golfe de Guinée et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest.

 

Missions.

A l’origine, ce dispositif a été conçu pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, notamment ceux liés à l’exploitation pétrolière. Corymbe relève ainsi d’une logique de puissance militaire, en complément du dispositif militaire déployé en Afrique occidentale, constitué par les Eléments français au Gabon (EFG) et les Eléments français au Sénégal (EFS).

 

Dans ce cadre, on peut distinguer trois missions principales :

 

  1. Pré-positionnement « REVESAC » (Opération d’évacuation de ressortissants). La marine se tient prête à évacuer les ressortissants français et européens résidant en Afrique de l’Ouest.
  2. Soutien des forces françaises pré-positionnées avec par exemples des entraînements communs avec l’armée de terre et de l’air à Dakar (Sénégal).
  3. Lutte contre la piraterie et le brigandage.

 

Le dispositif relève en outre de la diplomatie navale française et souligne l’intérêt que porte la France pour la situation des pays bordant le Golfe de Guinée. Le renforcement des liens avec ces nations s’exprime par l’organisation de rencontres officielles à bord des bâtiments, par des manœuvres conjointes avec les marines des pays limitrophes, par des actions de formation de leurs marins, et d’aide à la population.

 

A de multiples reprises, le dispositif a connu une montée en puissance liée à la déstabilisation de pays d’Afrique de l’Ouest. A partir de 2004 et la guerre civile en Côte d’Ivoire, les bâtiments ont plus particulièrement soutenu les militaires français dans le cadre de l’Opération Licorne en Côte d’Ivoire.

 

Zone de déploiement.

Les bâtiments en mission dans cette zone se déploient de la frontière nord du Sénégal à la frontière sud de l’Angola, en passant par les eaux de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de Ghana, du Togo, du Nigéria, du Cameroun, du Gabon ou encore des îles de Sao Tomé-et-Principe.

 

Corymbe.

 

Pour information, en botanique, le corymbe est une inflorescence simple, indéfinie, dans laquelle l’ensemble des fleurs se trouve dans le même plan, un peu comme dans une ombelle, et leurs pédoncules insérés sur la tige de façon étagée comme dans une grappe. Les pédoncules étant d’autant plus longs que les fleurs sont périphériques.

 

C’est en quelque sorte une grappe aplatie. D’ailleurs, le mot « corymbe » vient du latin corymbus (« grappe de lierre »).

 

 

 

 

Source :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives ECPAD.
  • Site du Ministère des Armées.
  • Site de la Marine nationale.
  • Archives du Fort de Vincennes.

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Publié le 12 Mai 2019

"J'ai l'impression d'avoir vécu plusieurs vies".

C’est ainsi que s’exprimait François Perrot, ancien résistant de la première heure, déporté à Buchenwald, soumis par les nazis aux « marches de la mort » pour échapper à l’avancée des Alliés mais libéré par ceux-là le 15 mai 1945. Jusqu’à sa mort en 1996, à 94 ans, il s’est appliqué à transmettre l’esprit de Résistance, à participer à la vie de la Cité comme maire adjoint de Vaucresson, à contribuer à celle de plusieurs associations dont le Souvenir Français.

À l’occasion de la cérémonie d’hommage dans la cour d’honneur des Invalides, notre délégation invitée lui avait consacré un long article publié le 18 octobre 2016 sur notre site.

Ce matin 11 mai 2019, à Vaucresson, Madame le maire, a inauguré une plaque sur la coulée verte, rue Victor Duret, « le chemin François Perrot ». À côté de l’épouse de ce grand serviteur des nobles causes, de ses amis du temps jadis, de sa famille, des associations d’anciens combattants, des élus de la ville, le Souvenir Français en tant que tel était représenté et cité en présence du président du comité et de votre délégué général.

Cette belle initiative mémorielle méritait d’être soulignée.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 8 Mai 2019

Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Gaston Tavian de Vanves.

Biographie.

 

Fils d'agriculteur, Gaston Tavian nait le 6 septembre 1908 à Echalot en Côte-d'Or.

 

Après ses études secondaires, il s'engage en 1928 dans l'artillerie et sert au Maroc jusqu'en 1933 comme sous-officier, chef de pièce. Il participe aux combats de pacification au cours desquels il est grièvement blessé à l'arme blanche le 19 mars 1931.

 

Servant au Ministère de l'Intérieur avant la guerre, il est affecté en 1939 au 407e Régiment d'Artillerie (407e RA) et cité pour avoir fait preuve des plus belles qualités de chef en toutes circonstances, sous les bombardements et au contact de l'ennemi en mai et juin 1940.

 

Alors qu'il s'est replié à Toulouse, l'adjudant-chef Tavian est mis en congé d'armistice à sa demande. Il forme avec Stanislas Mangin, Maurice Andlauer, Edgard Thomé et son camarade du 407e RA, Roger Warin, un groupe hostile à l'armistice. Le groupe, à l'exception de Mangin, entre, vers le mois d'octobre 1940, dans les Groupes de protection du colonel Groussard, qui se constitue comme une sorte d'armée secrète. Mais en décembre 1940, les groupes de protection sont dissous par le gouvernement de Vichy et Tavian et ses camarades cherchent un moyen de gagner la France libre. Alors qu'il ne parvient pas à découvrir la filière qui lui permettrait de gagner Londres, Tavian s'installe à Marseille pour s'occuper de camoufler des armes en liaison avec le colonel Groussard.

 

En mars 1941, Roger Warin établit une liaison directe avec l'Etat-major de la France libre à Londres par l'intermédiaire de Pierre Fourcaud, chargé de mission du général de Gaulle. Le 1er avril 1941, Gaston Tavian devient, avec ses quatre camarades de résistance, le premier engagé militaire secret dans les Forces françaises libres. Il exécute des missions de liaison pour le compte de Pierre Fourcaud jusqu'à l'arrestation de ce dernier en août 1941. Il participe activement à la préparation de son évasion, malheureusement sans réussite.

 

Début 1942, après le retour de mission à Londres de Thomé, le réseau de renseignements des Forces françaises libres "Ali" est formé et dirigé par Stanislas Mangin ; Tavian est un de ses immédiats adjoints. Le 26 avril 1942, il quitte la France pour Londres par une opération aérienne ; il est un des rares français à ne pas passer par la Patriotic School et fait un rapport sur le réseau au Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA) du colonel Passy.

 

Après une rapide instruction sur la recherche des terrains d'atterrissage et leur préparation, il est de retour en France avec un radio, le 29 mai 1942, par une opération d'atterrissage. Il a pour mission la création d'un réseau action en Corse et un autre à Saint-Etienne. Il gagne Toulouse et remet du courrier à différents responsables de réseaux. Conformément aux ordres, il coupe toute relation avec le réseau "Ali" et, sous le nom de code de "Tir", crée le réseau d'action du même nom dont il devient le chef. Sous le nom de Collin, Gaston Tavian recrute des radios, établit des contacts, se déplaçant en train ou à bicyclette, notamment dans l'allier et dans la Loire avec Henri Romans-Petit.

 

Il établit des terrains de parachutage et accueille son premier parachutage d'hommes et de matériel début juillet 1942 dans la région de Montrond-les-Bains dans la Loire. Un des agents parachutés se blesse très grièvement pendant son largage. Collin emmène le blessé (qui ne survivra pas à ses blessures) chez le prêtre du village qui prévient le médecin. Avec trois camarades, il rejoint alors la gare et attend pendant trois heures le prochain train. Mais le parquet, alerté par le médecin, a déjà lancé un avis de recherches des résistants qui parviennent tout de même à sauter dans le train à temps. De Saint-Etienne il part pour Toulouse puis pour Marseille fin juillet 1942 et, début août, pour la Corse afin d'étudier la possibilité de parachutages d'armes et de contacts avec Londres. Il prospecte la région d'Ajaccio et, de retour à Nice, apprend que des arrestations ont eu lieu dans le réseau "Ali".

 

En septembre 1942 il remonte à Saint-Étienne avec son radio, Joseph Piet, et tous deux organisent une opération d'enlèvement (Pierre Queuille et Guy Chaumet) pour le mois d'octobre dans la région de Châteauroux. Mais cette fois, Joseph Piet est arrêté à Marseille. Tavian est "brûlé" et monte une opération aérienne pour regagner Londres, où il a été appelé, le 23 novembre 1942.

 

Arrivé en Angleterre, il reste quelques mois au BCRA où il remplace Fred Scamaroni parti en mission en Corse début janvier 1943. Devant ensuite remplacer Scamaroni en Corse à son retour, l'arrestation de ce dernier en mars 1943 annule l'opération.

 

Gaston Tavian est alors volontaire pour une unité combattante et il est affecté à la 1ère Brigade française libre qui combat en Tunisie au Djebel Garci. Lieutenant au 1er Régiment d'Artillerie coloniale (1er RAC) de la 1ère Division française libre, il termine avec cette grande unité la campagne de Tunisie puis prend part aux combats d'Italie à partir d'avril 1944, du Garigliano jusqu'à Rome, et ensuite au débarquement en Provence et à la campagne des Vosges. En novembre 1944, il est affecté à la Police nationale à Paris. Chef du Service central automobile au Ministère de l'Intérieur après la guerre qu'il termine comme capitaine, il progresse ensuite jusqu'au grade de commissaire divisionnaire.

 

Sa compétence lui vaut d'accéder en 1964 au poste de contrôleur général de la Police. Il deviendra également le maire de son village natal d'Echalot. Il prend sa retraite en 1969. Gaston Tavian décède le 28 janvier 1987 à Vanves (Hauts-de-Seine). Il est inhumé à Echalot.

 

Décorations.

 

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
  • Croix de Guerre des TOE (2 citations)
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"
  • Médaille des Blessés
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Officier du Mérite Combattant
  • King Medal for Courage (GB)
  • Chevalier du Ouissam Alaouite

 

 

© Ordre de la Libération.

 

 

Source :

 

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

 

 

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Publié le 21 Avril 2019

Henri de Broutelles de Clamart.

Henri de Broutelles nait à Paris le 11 septembre 1889, dans le 10e arrondissement, boulevard de Magenta. Ses parents sont Maurice et Caroline Mathilde Elisa de Broutelles. Lui est suisse et statuaire et elle est éditrice. Née à Alger, Caroline restera dans l’Histoire comme la directrice des publications féminines à la Librairie Hachette et surtout comme la fondatrice et secrétaire perpétuelle du Prix Fémina. Ce qui lui vaudra la Légion d’Honneur en 1925.

 

La famille habite Paris, au 26 rue Vavin dans le 6e arrondissement et a sa maison de campagne à Clamart, dans ce qui est à l’époque le département de la Seine. Alors que Caroline créé le « Sou du jour », qui est une œuvre qui consiste à envoyer des paquets aux soldats, mais aussi des vêtements et des meubles, le fils, Henri, s’engage en février 1915 au Régiment de Marche de la Légion étrangère (il est suisse). Mais il passe immédiatement à l’aviation, arme noble de l’époque.

 

Le sergent pilote Henri de Broutelles est abattu le 11 mai 1917, non loin de Prosnes, dans la Marne. Il meurt des suites de ses blessures dans l’ambulance 7 du 2e corps au Mont Cornillet. Il avait 27 ans.

 

Son nom est inscrit à Clamart, et aussi sur la plaque de l’église de Chatenay-Malabry.

 

 

Sources :

 

Encyclopédie Wikipédia.

Encyclopédie Larousse.

Site internet : Memorial GenWeb

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Publié le 14 Avril 2019

Au lieutenant Pierre Bulteaux, de Boulogne.

1 – Une enfance parisienne et algérienne.

Pierre Bulteaux nait à Paris, dans le 15e arrondissement, le 15 juillet 1924. 1924, en France, c’est le temps d’un changement de Président de la République : Gaston Doumergue remplace Alexandre Millerand, qui vient de démissionner. Edouard Herriot est nommé président du Conseil et participe au fameux « Cartel des Gauches » : il s’agit d’une coalition électorale, constituée dans une cinquantaine de départements, pour les élections législatives de 1924, entre les radicaux indépendants, le Parti radical et radical-socialiste, le Parti républicain socialiste auquel se joignent des socialistes indépendants et le SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière). Mais 1924, c’est aussi l’année durant laquelle André Citroën lance une expédition en autochenilles entre l’Afrique du Nord et Madagascar. Cette aventure restera dans l’Histoire sous le nom de Croisière Noire.

Pierre Bulteaux passe les EOR (Ecole des Officiers de Réserve) et intègre l’école des officiers de réserve de l’infanterie de Cherchell, alors en Algérie française. Cherchell étant alors une petite ville côtière, située à environ 70 kilomètres à l’ouest d’Alger. Pendant une vingtaine d’années, de 1942 à 1962, l’école va former des milliers d’élèves officiers. S’il s’agit, au début, de remplacer les écoles de métropole alors occupées par les Allemands, après 1944, Cherchell sera l’école de formation des officiers de réserve de l’armée de terre. Après 1962 et l’indépendance de l’Algérie, Cherchell formera les officiers de l’armée algérienne.

A la sortie de l’école, Pierre Bulteaux est affecté au 1er REC, régiment étranger de cavalerie.

 

Au 1er REC.

Créé en 1921 à Sousse, en Tunisie, à partir d’éléments des compagnies montées du 2e REI (régiment étranger d’infanterie), le 1er REC (régiment étranger de cavalerie) est le premier régiment de la Légion dédié à la cavalerie. A cette époque, la Légion n’est constituée que de régiments d’infanterie. Ce sont les légionnaires russes qui, forts de leur expérience de cavaliers avertis, permirent à la Légion de s’illustrer dans une nouvelle discipline. L’histoire a retenu l’importante faculté d’adaptation des légionnaires cavaliers : combattants à cheval en Syrie et au Maroc, les légionnaires du 1er REC ont, dès 1930, été dotés d’automitrailleuses sur lesquelles ils se sont distingués pendant les campagnes de France et de Tunisie, en 1940 et 1943. A la Libération, ceux-ci ont été équipés d’AMM 8 (blindés légers à roues, construits par Ford).

Lors de la guerre d’Indochine, les légionnaires ont converti leur régiment en unités amphibie afin de combattre à bord de Weasel M29 (« Crabes ») et de LVT 4 (« d’Alligators »). Il s’agit là encore de blindés légers qui permettent aux légionnaires de mener une série d’actions dans le secteur de Nam Dinh, servant de soutien aux GM (Groupes Mobiles) qui opèrent dans le triangle Nam Dinh, Ninh Binh, Phu Ly, à 60 kilomètres environ au sud-est d’Hanoi.

Le 1er REC a été envoyé à plusieurs reprises en Indochine. Le régiment y a laissé de nombreuses pertes, parmi lesquelles on ne dénombre pas moins de 23 officiers, dont de nombreux lieutenants et un lieutenant-colonel.

 

La tragédie de Tra Vinh.

Pierre Bulteau est à comptabiliser au nombre des officiers morts au combat.

Sur les registres de la promotion « Rome et Strasbourg » (1944) de Saint-Cyr, il est rappelé les décorations, citations et faits d’armes du lieutenant Pierre Bulteau : « Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre des TOE – Citation à l’ordre de l’Armée : « Officier d'élite qui, au cours d'un premier séjour en Extrême-Orient, s'est vu décerné la Légion d'Honneur après amputation du bras gauche. Est revenue dans une Unité d'intervention ou, depuis son arrivée, il n'a cessé de rayonner par son esprit d'idéal, de commandement humain et d'esprit d'organisation. Chef de guerre, il a montré sur le terrain, a diverses occasions, son courage et esprit de décision. Le 21 janvier 1950, a TRUONG HIEP (province de TRA VINH - Cochinchine), s'est élancé sans hésiter, malgré la faiblesse de ses moyens, à l'aile marchante de son Escadron pour le nettoyage des couverts occupés par un adversaire enterré, fortement armé et camouflé. Après une demi-heure de combat à pied devant ses véhicules, qu'il dirigeait au milieu des difficultés de terrain, a été grièvement blessé en tête de l'Escadron. A été ainsi l'un des artisans certains du succès de son Unité."

En fait, le 21 janvier 1950, dans la région de Tra Vinh, les crabes du 2e escadron du 1er REC, commandés par le capitaine de Blignières déjouent une forte embuscade et mettent l’ennemi en fuite après quatre heures de combat. Si 40 rebelles sont tués, 45 sont prisonniers, le 2e escadron est sérieusement éprouvé – Le lieutenant Pierre Bulteaux, amputé d’un bras lors d’un premier séjour en Indochine, commandant le peloton de dépannage, est grièvement blessé. Il meurt de ses blessures en arrivant à l’hôpital de Tra Vinh en Cochinchine ; hôpital construit sous la direction du Père Favier, missionnaire.

 

Le nom de Pierre Bulteaux est gravé sur le monument aux Morts de Thieffain, dans le département de l’Aube, celui des Morts de la Légion étrangère à Puyloubier (Bouches-du-Rhône) et sur celui de la sépulture collective du cimetière de Boulogne Billancourt (le corps ayant été rapatrié dans cette ville).

 

 

 

Sources :

Au lieutenant Pierre Bulteaux, de Boulogne.

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Publié le 24 Mars 2019

Samedi 6 avril à Chaville : les 20 ans de l'HAMAP. Venez nombreux !

« Chers Amis du Souvenir Français,

 

Cela fait 20 ans que nous avons créé l’ONG HAMAP-Humanitaire. C’était en 1999. La ville de Chaville a été la première ville à nous accueillir, grâce à son maire Jean Levain et à son directeur de l’Atrium, Hervé Meudic.

 

Le député-maire, Jean-Jacques Guillet a poursuivi son soutien à notre ONG HAMAP-Humanitaire et l’a amplifié. Sous sa présidence et avec sa participation, nous viendrons fêter nos 20 ans dans cette belle ville de Chaville auprès de nos ami(e)s Chavillois(es).

 

Cette fête se traduira de deux façons :

 

  • 17:30 : Table ronde sur Les Femmes : un levier dans les projets de solidarité en France et à l’Etranger, suivie, à 19:00 d’un cocktail où vous êtes cordialement invités. (Vous pouvez venir avec votre bouteille si vous le souhaitez ! Mais il y aura ce qu’il faut !) 
  • 20:30 : concert (prix réduit de 14 Euros pour tous nos ami(e)s Chavillois(es) qui réserveront directement à HAMAP : cm3@hamap.org ou au 01 43 75 44 68 ou au 06 63 46 28 51.

 

Merci pour votre aide indéfectible et votre soutien si amical. Accepteriez-vous de faire passer cette invitation à vos voisins, amis et parents afin que cette journée soit pleinement réussie ?

 

Au plaisir de vous revoir très nombreux à la table ronde et/ou au concert

Bien amicalement ».

 

 

Joël KAIGRE,

Fondateur de l’HAMAP,

ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français

 

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Publié le 17 Mars 2019

Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

 

Il y a un peu plus de six mois disparaissait une figure des anciens combattants du département des Hauts-de-Seine : Jean Sliwa. La Délégation des Hauts-de-Seine du Souvenir Français tient à rendre hommage à sa mémoire en publiant ci-dessous cet article qui était paru en septembre 2018 dans le journal de Malakoff.

 

« Jusqu’aux derniers moments de sa vie, Jean Sliwa aura tenu à être aux côtés de ses camarades anciens combattants. Par conviction et respect.

 

Né à Saulnes, dans le département de Meurthe-et-Moselle, le 26 mai 1929, il s’engage tout jeune pour ses idéaux : durant la Seconde Guerre mondiale, ce fils d’un couple de résistants franco-polonais passe plusieurs fois la ligne de démarcation pour aider des soldats polonais à rejoindre la France Libre. En 1949, il est diplômé de la première promotion de l’Ecole des sous-officiers de Saint-Maixent. S’ensuit une carrière militaire avec la participation à de nombreux conflits armés : en Indochine (1951-1953) ; au Maroc (1954-1955), en tant que goumier, et en Algérie (1955-1956). Il revient en France en 1962 et s’installe à Malakoff avec sa femme, Christiane, et leur fille, Marie-Pierre. Après avoir quitté l’armée active avec le grade d’adjudant-chef, il débute une carrière civile qui le conduira, notamment, à assurer la direction du mess des officiers de l’Ecole militaire à Paris.

 

Dès 1974, il se consacre aux anciens combattants, notamment comme président de l’Union locale des anciens combattants et victimes de guerre de Malakoff. Jean Sliwa était attentif à faire vivre la mémoire des soldats disparus, évoquant les conflits et la fragilité des temps de paix, auprès de toutes les générations de Malakoffiots, en particulier les jeunes. « Il a été l’artisan d’un travail de mémoire exceptionnel en recherchant dans les archives les noms des combattants morts pour la France, et ensevelis ailleurs, qui n’avaient pas encore été gravés sur notre monument aux morts », se souvient André Espi, l’un de ses camarades anciens combattants. « Il a été l’animateur infatigable de tant de journées commémoratives et nous a puissamment aidé à fortifier la mémoire de nos combats ! ».

 

Plusieurs fois médaillés, Jean Sliwa était aussi un homme à la personnalité attachante : joueur de banjo et d’harmonica, un peu alchimiste, amoureux des livres, du cinéma et de la musique, aventurier. Il s’est étaient le 1er août 2018 ».

 

 

 

Sources :

  • Journal de la ville de Malakoff.
  • Crédits photographiques : Union Nationale des Combattants des Hauts-de-Seine ; ville de Malakoff.
Jean Sliwa, figure des anciens combattants de Malakoff.

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Publié le 3 Mars 2019

A Fontenay, le facteur passe toujours deux fois !

A Fontenay-aux-Roses, il est une sépulture quelque peu particulière : il s’agit d’un monument bâti grâce à une souscription des habitants et avec l’aide du Souvenir Français : il s’agit de la sépulture du facteur Létoile.

 

Simon Charles Létoile nait à Châtillon le 7 mars 1833. Il devient facteur et œuvre sur le département de la Seine (qui allait pour partie devenir les Hauts-de-Seine). Pendant la Guerre franco-prussienne, en septembre 1870 « au péril de sa vie », il va traverser à deux reprises les lignes allemandes pour « accomplir son devoir professionnel » selon le texte inscrit sur le monument.

 

Il est ensuite ajouté : « Ses concitoyens de Fontenay et de Châtillon ont élevé ce monument avec l’aide du Souvenir Français pour honorer son courage ».

 

Il convient d’ajouter que Charles Létoile, avant son métier de facteur, avait été militaire. Il avait participé à la campagne d’Italie (1859, marquée par les victoires françaises de Magenta et de Solférino), où il s’était illustré, étant décoré de la Médaille militaire.

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Ville de Fontenay-aux-Roses :
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Landru Cimetière : site – remarquable ! – de Philippe Landru, professeur agrégé d’histoire – www.landrucimetieres.fr

 

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Publié le 14 Février 2019

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

A droite sur la photo : Jean Jourdan, présentant la sépulture de Maurice de Seynes, aviateur du Normandie-Niemen, enterré à Montrouge.

C’est dans cette grande église de béton armé des années 1930, aux fresques impressionnantes et aux vitraux laissant filtrer un soleil généreux que Jean Jourdan, le président du comité de Montrouge-Malakoff, a été entouré de ses très nombreux amis. Huit drapeaux d’associations d’anciens combattants et de la police nationale honoraient son cercueil et le saluèrent.

Dans l’assemblée on pouvait noter la présence du délégué général, du délégué général honoraire et du président du comité de Courbevoie auxquels s’ajoutaient des membres du comité local du Souvenir Français.

Comme la plupart d’entre vous, je garderai l’image d’un président affable aux qualités humaines faites d’humilité, d’amabilité et de volonté.

Volonté de mener aussi loin que possible son action désintéressée au profit du Souvenir Français. Il n’était pas de ceux qui critiquent, se plaignent ou geignent. Non, il s’adaptait à la demande du moment, œuvrait à la réalisation du projet et fédérait autour de lui les bonnes volontés. Même entré dans la souffrance, il usait de sa détermination, de son dévouement, de son sens du devoir et du service.

À plusieurs reprises il m’avait évoqué ses souvenirs, le quai des orfèvres par exemple (son adresse courriel ne comportait-elle pas ce nom célèbre dans le monde entier), la joie qu’il avait eue d’être invité à l’inauguration des nouveaux locaux aux Batignolles ou la fierté d’avoir assisté il y a quelques mois à une importante cérémonie dans la cour d’honneur de la Préfecture de police.

Alors que la flamme de ses yeux vacillait depuis plusieurs semaines, Jean Jourdan s’est éteint dans la sérénité le week-end passé.

Il espérait que quelqu’un se lèverait pour le remplacer. Le moment est désormais venu que ce souhait soit réalisé et qu’une équipe prenne le relais.

Après la cérémonie religieuse à Saint-Jacques le Majeur, il s’en est allé au cimetière de Bagneux où il repose désormais.

 

Claude Guy DG92

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Publié le 11 Février 2019

C'était il y a tout juste un mois.

En effet, le 11 janvier dernier, je remettais, accompagné de Daniel Jouin, président du comité de Boulogne-Billancourt, un drapeau de « Rhin et Danube » à une classe de 3e du collège Dupanloup.

 

C’est peu de dire que j’avais en face de moi des jeunes gens résolument investis dans le travail de Mémoire et soucieux de redonner vie à un drapeau qui porte en ses plis le souvenir de la 1ère armée française du général de Lattre de Tassigny.

Bel ensemble de filles et de garçons concentrés, éduqués, portés par l’enthousiasme d’aller le soir même au ravivage de la Flamme sacrée sous l’Arc de Triomphe. Ils ont désormais la charge, guidés par leur professeur et accompagnés par leur directeur d’établissement, de rendre honneur à ce drapeau qui représente tant de gloires individuelles et de volontés citoyennes.

 

Comme l’a écrit dans un billet Monsieur le directeur de Chermont, ils font écho aux propos tenus par le général de Gaulle, le 23 avril 1968 :

« La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1ère DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment, toujours à l’œuvre dans les actions des vivants.»

 

À ces jeunes nous donnons en partage notre devise « À nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

 

Claude Guy

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts de Seine

C'était il y a tout juste un mois.

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