Publié le 20 Décembre 2025
Mesdames et Messieurs les présidents de comité, adhérents et amis du Souvenir Français des Hauts-de-Seine,
L’année 2025 s’achèvera très bientôt et nous permet de faire déjà un bilan du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine.
Outre les nombreuses cérémonies du calendrier auxquelles vous participez, il y a toutes les initiatives locales qu’il est difficile d’énumérer mais dont les plus symboliques s’inscrivaient dans des thèmes mémoriels importants. Ce fut le cas avec celles liées à la libération il y a 80 ans des camps de l’horreur humaine.
Qu’il s’agisse du collège Jeanne d’Arc à Colombes et ses dizaines d’élèves rassemblés pour écouter la parole de survivants de cette épreuve ou de la cérémonie en hommage à Alfred Le Bihan en la gare de Bois-Colombes, nous étions présents pour rappeler encore et toujours ce qui fait la grandeur de ces citoyens d’exception.
Nous étions également présents pour restituer à une ville – Garches – la plaque funéraire volée de Gaston Blaise mort au champ d’honneur en 1915 et récupérée par notre association sur un site de vente via Internet.
Présents encore lors des cérémonies en hommage aux Arméniens morts pour la France ou à ceux du bataillon de Corée comme à l’hommage au Mont Valérien à ceux de Narvik qui s’illustrèrent au printemps 1940 en Norvège.
Présents à l’hommage rendu aux « Justes parmi les nations » qui ont, malgré les risques encourus dont la mort, protégé, caché, nourri des familles et des enfants menacés du pire.
Bien évidemment, nous étions fortement présents lors des cérémonies de Libération des villes du département.
À ce bilan certes incomplet, il convient d’ajouter deux moments forts en dehors de notre délégation : d’abord au cimetière parisien de Bagneux pour saluer sur sa tombe rénovée un jeune résistant du Vercors puis quelques semaines plus tard au Grand Palais inaugurer une plaque en hommage aux 118 artistes de ce palais de verre et de fer ainsi qu’aux soignants et bénévoles de cet hôpital de la Grande Guerre.
Et puis, deux instants de commémoration désormais traditionnels en mai et novembre au sein d’une grande entreprise – Enedis – au cœur du quartier d’affaires de La Défense auxquels peuvent être joints des initiatives locales exceptionnelles à travers des expositions et des concerts de belle facture. Ce fut le cas à Issy-les-Moulineaux avec le concert en hommage à Valérie André qui fut une grande Dame en Indochine puis en Algérie comme parachutiste, pilote, infirmière et médecin avant de devenir la première femme française nommée général et qui demeure la femme militaire la plus décorée au monde.
Ce fut aussi des moments d’émotion partagée lors d’expositions et de conférences menées par le général Allard en partenariat avec la Légion d’honneur.
Au surplus, nous continuons dans un contexte à maints égards difficile nos efforts de transition vers les jeunes générations comme on a pu le constater lors de notre remarquable congrès départemental à Bois-Colombes.
Mais il nous faut persévérer dans la recherche de nouveaux adhérents afin de combler les rangs qui se vident en raison des départs liés à l’âge. Il nous faut également agir auprès des autorités locales et de leurs conseils dont certains membres se montrent indifférents aux questions mémorielles. Enfin, il faut continuer de sensibiliser jeunes retraités, étudiants, enseignants et acteurs de la société civile.
Pour donner corps à ces préoccupations, des horizons nouveaux s’offrent à nous avec la création de deux comités, l’un à Vanves et l’autre à Nanterre, ville préfecture qui mérite d’avoir un comité du Souvenir Français capable de fédérer en son sein de nombreux adhérents nouveaux.
Pour tout cela, je remercie vivement celles et ceux qui se sont investis personnellement dans nos projets, dépassant le cadre traditionnel de leur action pour s’ouvrir à des hommages plus ciblés, plus forts et finalement plus conformes à notre histoire commencée il y a plus de 138 ans.
Il s’agit toujours et en premier lieu de veiller, d’alerter et de sauvegarder les tombes de celles et ceux déclarés « Morts pour la France ». Celles des carrés militaires ce qui est le plus facile et le plus visible mais aussi celles familiales en déshérence et menacées de reprise par les municipalités qui veulent libérer et revendre les emplacements.
Désormais nous veillons aussi les tombes des « Compagnons de la Libération », des « Harkis » et des « Justes parmi les nations » et nous inscrirons dès 2026 la mention « Morts pour la France » sur celles des combattants tombés en Algérie.
Une fois identifiées, parfois remises en état, et géolocalisées, toutes ces tombes familiales deviennent les stations d’un parcours mémoriel et historique local dont peuvent bénéficier en particulier élèves et professeurs. Elles s’intègrent parfaitement dans l’histoire nationale de notre pays et plus largement dans celle des pays qui ont combattu à nos côtés.
Grâce à ce travail, à l’investissement désintéressé en heures et initiatives, Le Souvenir Français demeure une grande association mémorielle qui honore celles et ceux déclarés « Morts pour la France » quelles que furent leurs origines, leurs croyances ou appartenances.
Ces destins individuels ou collectifs brisés furent ceux d’une « certaine idée de la France », de ses valeurs et de son attachement à la liberté.
Nos esprits devront continuer à se nourrir de ce passé, être soucieux du présent mais ouverts au futur, à l’avenir.
Merci encore à toutes celles et ceux qui œuvrent réellement pour que Le Souvenir Français renforce son ancrage dans ce département de l’ouest parisien en faisant appel à de nouveaux porteurs et gardiens de la Mémoire.
Nous restons en effet convaincus que le Souvenir Français est plus que jamais utile, nécessaire et indispensable à un pays comme le nôtre riche de son histoire plusieurs fois séculaire.
À peine le chapitre en cours de 2025 fermé, s’ouvrira celui consacré à 2026, une page encore blanche pour une année qui nous offrira de nombreux rendez-vous à honorer et de nouvelles actions à mener.
Mais auparavant, le temps est venu de vous souhaiter à chacune et chacun, malgré les difficultés rencontrées, les critiques de quelques-uns, les jalousies ou les incertitudes du moment, d’agréables fêtes de Noël et de fin d'année et de vous présenter mes vœux nombreux et chaleureux pour l’année 2026.
En premier lieu, je pense bien évidemment à nos responsables et aux acteurs de nos comités qui souffrent mais accomplissent sans fléchir, dans la constance, un devoir d’humanité en direction de celles et ceux qui ont donné tout son sens à notre devise « À nous le souvenir, à eux l'immortalité »
Claude GUY, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine
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