Publié le 24 Avril 2026

A la mémoire d’Antoine Le Maoult de Levallois.

Antoine Le Maoult nait le 21 janvier 1929 à Plélauff dans les Côtes-d’Armor. Il est le fils de Jean Le Maoult et de Marie-Joséphine Le Page.

Ils habitent au 1 de la rue Pasquier à Levallois-Perret. A l’âge de 20 ans, Antoine décide, en bon Breton, de s’engager dans la Marine nationale quand Antoine, avec le matricule 690-B-49. Il est incorporé au centre de formation maritime de Pont-Réan en Ille-et-Vilaine puis est affecté au 3e bataillon de la demi-brigade de fusiliers marins. Il se marie, a un enfant et effectue un séjour en Indochine.

La demi-brigade de fusiliers marins a été constituée pour participer au maintien de l'ordre en Algérie. Elle se trouve implantée depuis 1956 dans la région de Nemours, le long de la frontière algéro-marocaine. Elle est commandée à l'origine par le contre-amiral Ponchardier, puis par le Capitaine de vaisseau Vivier. C’est donc là que le quartier-maître de 2e classe canonnier Antoine Le Maoult est envoyé.

Mais, le 29 août 1956, il est tué à l’ennemi sur cette commune de Nemours (département de Tlemcen).

La Marine nationale le cité à l’ordre de l'armée : « Quartier maître canonnier, chef de pièces dans sa section, a fait preuve d’un courage et d’un sang-froid remarquables lors de l’opération du 29/08/1956 dans la région de Nedroma. Remplaçant son tireur au fusil mitrailleur, a été mortellement blessé alors qu’il montait à l’assaut d’un piton particulièrement bien défendu par des hors la loi. »

Antoine Le Maoult avait reçu la Médaille militaire, la croix de la Valeur militaire avec palme et la Médaille coloniale Extrême-Orient. Son nom est inscrit sur les monuments suivants : mémorial départemental AFN de Nanterre, monument commémoratif de la demi-brigade de fusiliers marins de Lorient, plaque commémorative Indochine et Algérie à Levallois-Perret et mémorial AFN de Plénée-Jugon.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : contributions de Marc-Bernard Castel, Bernard Butet et Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chemins de mémoire du ministère des Armées.
  • Site « Images Défense » de l’ECPAD du ministère des Armées.

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Publié le 5 Avril 2026

A Claude Bit de Vaucresson.

Le Teil, aussi appelé Le Teil d’Ardèche, est une commune française située dans le département de l’Ardèche, dans l’ancienne région historique du Vivarais. Carrefour ferroviaire placé entre Lyon et Nîmes, cette commune a été le témoin de la bataille de Montélimar, qui a opposé, du 21 au 28 août 1944, les forces allemandes de la 19e armée de général Wiese aux hommes du général américain Butler, débarqués une semaine plus tôt en Provence. Les Américains étant alors appuyés par les Forces françaises de l’intérieur. D’ailleurs, Le Teil possède un musée de la Résistance et de la Déportation.

Une année plus tard, le 21 août 1945, une formation en vol de cinq bimoteurs B26 Marauders de l’armée de l’Air – le groupe Gascogne – qui participe au pont aérien humanitaire mis en place pour les rapatriements entre la France et l’Afrique du Nord, survole la vallée du Rhône à une altitude de 3000 mètres. Le Martin B-26 Marauder est un bombardier moyen bimoteur américain conçue et développé à partir de 1939 par la Glenn L. Martin Company. Mis en service en 1941, il est utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen et dans la guerre du Pacifique.

Parti de la base aérienne de Lyon-Bron, le B26 Maraudeurs n°32, piloté par le capitaine Saiget, connait des ennuis mécaniques au moment du survol du massif du Coiron, au sud de Privas (Ardèche). Perdant rapidement de l’altitude, l’appareil s’écrase au sol en explosant, en bordure de la localité de Mélas, à proximité du Teil.

Outre le capitaine Saiget, l’équipage se compose du sergent Richard, co-pilote, du lieutenant Bit, navigateur, du sergent Eymery, radio et du sergent-chef Martinet, mécanicien. Les cinq membres de l’équipage et leurs quinze passagers, des militaires en cours de rapatriement, périssent carbonisés. Un monument commémoratif édifié dans le cimetière du Teil recueille leurs dépouilles.

Le lieutenant Claude Bit était né le 13 juin 1921 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette ville, de même que la stèle du cimetière du Teil.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Site Mémorial GenWeb.
  • Contributions de Raymond Sénèque.
  • Encyclopédies Larousse et Wikipédia.
  • Site Aérostèle – Lieux de mémoires aéronautiques.

 

A Claude Bit de Vaucresson.

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