actualite des comites

Publié le 19 Novembre 2025

Le carré militaire... avant et après !

Le carré militaire... avant et après !

C’est toujours un vif plaisir et une réelle émotion de voir l’aboutissement d’un projet de plusieurs années au service des Morts pour la France.

Cet heureux dénouement vient de nous être offert lors des cérémonies du 11 novembre dernier à Fontenay aux Roses.

Grâce à l’action déterminante de la municipalité, du soutien sans faille du comité local du Souvenir Français et du comité d’entente, le carré militaire a pu être rénové de belle manière dans la pureté originelle déjà centenaire qui fut la sienne.

C’est un vif remerciement qui doit être adressé à tous les acteurs, souvent discrets dans l’ombre, de cette rénovation réussie.

 

Claude Guy, délégué général du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 13 Novembre 2025

Concert du 28 novembre à Chatenay-Malabry.

A vos agendas !

 

Le vendredi 28 novembre 2025, au Conservatoire de Chatenay-Malabry (théâtre de la Piscine 254 avenue de la Division Leclerc, Chatenay-Malabry) aura lieu un concert exceptionnel, donné par la Batterie fanfare de la musique des gardiens de paix, dirigée par Maxime Bassa.

Le conservatoire de Chatenay-Malabry est desservi (arrêt théâtre la Piscine) par le Tram T10 (Jardin Parisien à Croix de Berny) et est en liaison avec le T6 (Chatillon-Montrouge/Viroflay rive Droite) via la station Hôpital Béclère. Ces trams circulent jusqu’à 0 h 30.

PS : entrée libre, Donativo, Offrande du pèlerin, et par extension, la libre participation aux frais,

Concert du 28 novembre à Chatenay-Malabry.

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Publié le 25 Octobre 2025

Le comité de Vaucresson sur le champ de bataille de la Marne.

Le Comité du Souvenir Français de Vaucresson, présidé par Alain Goussard, et les associations des anciens combattants de cette commune, ont accompagné deux classe de 3e du collège Yves du Manoir de Vaucresson sur le site de la Première bataille de la Marne (septembre 1914) et la nécropole de Chambry, où une minute de silence a été respectée. Cette visite a été complétée par celle du musée de la Grande Guerre de Meaux

 

La nécropole de Chambry.

Situé au lieu-dit la Pointe Fourgon, le cimetière national de Chambry regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille de l’Ourcq en septembre 1914. Créé au lendemain des combats, ce cimetière est réaménagé en 1924 pour accueillir d’autres corps de soldats tombés au cours de cette bataille, exhumés des cimetières provisoires des environs de Meaux et de Coulommiers. À partir de 1933, y sont également inhumées les dépouilles se trouvant dans les carrés militaires des cimetières communaux du département. Le cimetière accueille 1 334 corps, 364 en tombes individuelles et 990 répartis en quatre ossuaires recueillant probablement un grand nombre de tirailleurs de la Brigade marocaine. De l’autre côté de la voie ferrée se trouve un cimetière militaire allemand, aménagé en 1924 et regroupant 998 corps de soldats tombés dans le secteur de Meaux en septembre 1914.

A quelques kilomètres de là se trouve la croix où le samedi 5 septembre 1914, le lieutenant Charles Péguy, tombait, mort au Champ d’honneur.

 

Sources :

Site du ministère des Armées : Chemins de mémoire ; Journal Le Monde.

Crédit photographique : Comité de Vaucresson.

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Publié le 19 Octobre 2025

Souvenir Français des Hauts-de-Seine : événements à venir.

Le général Jean-Claude Allard, président du comité du Souvenir Français de Chatenay-Malabry et président de la section des Hauts-de-Seine sud-est de la Société des Membres de la Légion d’honneur nous informe des événements à venir :

 

Deux expositions accessibles du mardi 4 au dimanche 16 novembre 2025 dans les salons de la médiathèque de Fontenay-aux-Roses, située au 6, place du château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses :

  • « Le Stalag de représailles 325 – Rawa Ruska et ses camps satellites » de l'Association Ceux de Rawa Ruska.
  • « Si la Légion d’honneur m’était contée » de La Société des membres de la Légion d'Honneur, rétrospective de la plus haute décoration Française.

Ces expositions seront marquées par les temps forts suivants :

  • 4 Novembre à 18h30 : vernissage.
  • 4 Novembre à 19h00 : conférence publique présentée par Madame Sibiril : présentation du Stalag 325, camp disciplinaire situé à Rawa Ruska en Galicie (actuellement en Ukraine) où furent transférés des prisonniers de guerre entre avril 1942 et juin 1944 et histoire de ces deux prisonniers de guerre : Alain Barberat et Georges Clave.
  • 4 Novembre à 20h : cocktail.

 

Par ailleurs, est organisée une conférence sur la Légion d’honneur le 14 novembre 2025 à 19h00 à la médiathèque de Fontenay-aux-Roses également.

« En complément à l’exposition « Si la Légion d’honneur m’était contée » il vous est proposé une conférence au cours de laquelle seront expliqués les règles, procédures et principes d’admission dans l’Ordre de la Légion d’honneur, commentée la vie de l’Ordre et présentées quelques personnalités des Hauts-de-Seine admises dans l’Ordre de la Légion d’honneur entre 1802 (création de l’Ordre) et 1902 (premier centenaire de l’Ordre). Cette conférence sera prononcée par le général (2S) Jean-Claude Allard (officier de la Légion d’honneur et président du comité de Chatenay-Malabry et Fontenay-aux-Roses de la Société des Membres de la Légion d’Honneur). L’Amiral Pierre Devaux (commandeur de la Légion d’honneur) qui a été pendant dix ans membre du Conseil de l’Ordre répondra à vos questions. »

 

Enfin, voici un concert exceptionnel à venir par la Batterie Fanfare de la musique des gardiens de la paix, direction Maxime Bassa, au profit de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et du Souvenir Français – Vallée Sud Grand Paris : le 28 novembre 2025 à 20 h 30 au conservatoire de Chatenay-Malabry - Vallée Sud, 254, Av. de la Division Leclerc, 92290 Châtenay-Malabry.

Ce concert est ouvert au public et l’entrée est gratuite.

Souvenir Français des Hauts-de-Seine : événements à venir.

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Publié le 1 Octobre 2025

Commémoration de l’Appel du 18 juin et honneur à Monsieur Georges Rambeaud.

Le 18 juin 2025, le comité SMLH a participé activement, comme chaque année, à la commémoration de l’Appel du 18 juin 1940 par le général De Gaulle. Le comité a voulu à cette occasion, avec le président du département et le maire de Chatenay-Malabry, honorer notre sociétaire, M. Georges Rambeaud, né le 29 mai 1925. Après la cérémonie au cours de laquelle M. Rambeaud a lu, avec beaucoup d’émotion, le texte de l’Appel, il a déposé la gerbe du Souvenir Français aux côtés du président du comité, le général Jean-Claude Allard. M. Georges Rambeaud, membre des deux associations, est en effet très attaché au devoir de Mémoire. Fils d’un chef de la résistance du département de la Loire qui a été arrêté, torturé par Klaus Barbie et tué par un gardien lors de sa captivité au Struthof,  il a été lui-même résistant dés l’âge de 17 ans. Il a fondé un groupement avec des amis de son lycée et de réfractaires du Service de Travail Obligatoire (STO) et s’est impliqué dans des actions de résistance en mémoire de l’exemple magnifique de son père.

Lors de la réception dans le parc du Souvenir Français, M. Georges Siffredi, président du département,  M. Carl Segaud, maire de Chatenay-Malabry ont souligné dans leurs discours les mérites de Georges Rambeaud, homme de devoir et de droiture tout au long de sa vie. Le général Jean-Claude Allard président des comités de la SMLH et du Souvenir Français a souligné la fidélité de Georges Rambeaud à ces associations et son implication pour témoigner auprès de la jeunesse. Après les cadeaux souvenirs : médailles du département, de la ville, du Souvenir Français et de la SMLH et livre des cent ans de la SMLH, la parole a été donnée à M. Rambeaud pour un témoignage sur ses années de guerre et de résistance. L’auditoire attentif a écouté avec respect cet homme de devoir raconter avec justesse et pudeur ses années de jeunesse, analyser les réactions des Français dans cette époque de doute et de peur et témoigner du nécessaire esprit patriotique dans les temps difficiles. Entouré des élus, des sociétaires de la Société des Membres de la Légion d’Honneur, du Souvenir Français, de sa famille venue pour certains de Montréal au Québec et de Londres et de tous les Chatenaisiens, Georges Rambeaud nous a donné un poignant appel au devoir de servir sa Patrie. Merci à lui, sachons répondre à cet appel.

 

 

Général Jean-Claude Allard,

Président du comité de Chatenay-Malabry.

Commémoration de l’Appel du 18 juin et honneur à Monsieur Georges Rambeaud.
Commémoration de l’Appel du 18 juin et honneur à Monsieur Georges Rambeaud.
Commémoration de l’Appel du 18 juin et honneur à Monsieur Georges Rambeaud.
Commémoration de l’Appel du 18 juin et honneur à Monsieur Georges Rambeaud.

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Publié le 3 Mai 2025

Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.

Organisée par le comité de Bois-Colombes, sa présidente Christiane Drecq et son équipe notamment de jeunes, la cérémonie en hommage à l’un des « Cent » identifié dans notre délégation a eu lieu en avril dernier, en présence du maire et de plusieurs élus ainsi que d’une représentante de la SNCF.

Quelques voyageurs intrigués se sont joints à cette commémoration qui se déroulait dans la gare de Bois-Colombes.

L’évocation ci-dessous de ce destin tragique nous rappelle la fragilité de certaines de nos certitudes.

 

« Monsieur le maire, Monsieur l’adjoint chargé de la mémoire, Monsieur le conseiller municipal, Madame Legoux de la direction des lignes LAJ de la SNCF, Madame la présidente du comité du SF de Bois-Colombes, Monsieur le président du comité de Colombes, Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux, chers amis et voyageurs,

Chaque année notre association mémorielle rend hommage à des Morts pour la France, un par département dont le destin a basculé il y a 80 ans. Cette année est bien sûr marquée par la commémoration de la libération des camps et c’est Alfred Bihan (et non Le Bihan comme il est inscrit sur cette plaque mais lui-même l’écrivait parfois ainsi) qui a été retenu pour les Hauts-de-Seine et la revue les « Cent » qui sort en ce mois d’avril.

Le 23 août 2013, le réalisateur Dominique Philiponska et le professeur des écoles Alain Quillévéré ont présenté un documentaire de 52 minutes retraçant l'itinéraire d'Alfred Bihan, mort en déportation, dont l’histoire a pu être retracée grâce à une boîte contenant des documents militaires et son courrier personnel. Cette boîte fut découverte à la déchetterie de Lannion.

Alfred est né en 1917 à Landébaëron, petite commune près de Guingamp dans les actuelles Côtes d’Armor.

Membre d’une fratrie de huit enfants, il connaît à 15 ans, en 1932, l’épreuve de la mort de son frère puis celle de son père deux ans plus tard, en 1934, année au cours de laquelle il obtient à l'institution Saint-Joseph de Lannion les premiers prix de version latine et de version grecque.

Il entre en 1935 au grand séminaire de Saint-Brieuc. Mais sa vocation n'est pas affirmée. Il devance alors l'appel et rejoint le 8e régiment du génie à Versailles. Nous sommes en 1937.

3 ans plus tard, il est affecté le 1er mai 1940 à la 2e division cuirassée de réserve, dans les transmissions, avant le déclenchement de l'offensive allemande de mai-juin 1940. Engagé dans de violents combats sur le front dans les Ardennes, l’Oise et la Somme, sa conduite lui vaut une citation à l'ordre du régiment avec attribution de la Croix de guerre, avant d’être démobilisé le 30 août 1940. Le sergent Alfred Bihan rentre en Bretagne jusqu'en décembre 1941 comme ouvrier agricole.

C’est alors qu’il devient « agent temporaire », manutentionnaire à la gare de Bois-Colombes, tandis qu’il vit à Colombes, au 24 rue Jean-Louis Louet avant de déménager au 29 de la rue de Rueil (aujourd’hui rue d’Estienne-d’Orves), dans une pension de famille.

Ce jeune célibataire sans enfant, sans véritable qualification professionnelle est une proie facile pour répondre aux exigences allemandes qui réclament au gouvernement de collaboration 250 000 travailleurs dont 10 700 agents des chemins de fer. La loi du gouvernement de Vichy du 4 septembre 1942 permet notamment à l’inspection de la main d’œuvre des transports de répondre à la demande allemande. C’est ainsi qu’il est désigné pour partir le 18 décembre 1942 travailler dans les chemins de fer allemands. Cependant son « Certificat d’embauchage » de l’office de placement allemand ne sera pas honoré car Alfred Bihan refuse de partir pour l’Allemagne. Il devient réfractaire et retourne en Bretagne. Après quelques jours auprès de sa mère, il se réfugie dans une ferme sur la côte à Lézardrieux où il travaille comme ouvrier agricole sans doute sous une fausse identité. Il entre alors en contact avec un groupe de jeunes résolus à poursuivre la lutte auprès des Forces Françaises Libres du général de Gaulle. Leur plan consistait - j’allais dire tout simplement - à s'emparer d'une vedette du service des Phares et Balises afin de rejoindre l'Angleterre.

Mais au matin du 8 mars 1943, sur l'Île Maudez (Modez), c'est un navire de la Kriegsmarine qui vient cueillir Alfred et cinq de ses camarades dans l’anse du Trieux.

La dénonciation ne fait aucun doute, elle est d’ailleurs corroborée par différentes sources. Ils sont immédiatement incarcérés à la prison de Saint-Brieuc. 

Tous seront déportés, après avoir été regroupés avec d’autres résistants au camp de Royallieu près de Compiègne avant d’être transférés par wagons de marchandises en Allemagne en différents lieux aussi abominables les uns que les autres :

  • Au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen le 10 mai puis à Küstrin, à 70 kilomètres à l’est de Berlin. Dans ce camp il y a là environ deux-cents Français (sur deux cent cinquante détenus, ce qui est une exception dans l’univers concentrationnaire) qui travaillent dans un grand complexe industriel Zellwolle Zellulose Werk, qui fabrique de la pâte à papier et des dérivés de la cellulose.

La plupart des détenus travaillent à l’extérieur des bâtiments (manutention, terrassement), mais quelques spécialistes sont affectés à l’intérieur de l’usine sur des machines. Et cela leur permet d’avoir des contacts avec des prisonniers de guerre français, des civils allemands, et d’obtenir ainsi quelques informations (comme l’annonce du débarquement en Normandie par exemple).

  • Transféré au kommando de Trebnitz, à 40 kilomètres à l’ouest de Küstrin, le 1er octobre 1944. Il est affecté à la carrière, c’est-à-dire dans des conditions physiques particulièrement difficiles.
  • Quatre mois plus tard, en raison de l’avance des troupes soviétiques, il est évacué par un froid glacial vers le camp de Flossenbürg le 02/02/45.
  • 15 jours plus tard, le 19 février 1945, il décède des suites des mauvais traitements, de la faim conjugués à une dysenterie qui se répand.

Tous les documents officiels indiquent comme date de décès le 20 février, mais Norbert Ferraguti, qui fut le dernier à le voir vivant et a pu se recueillir quelques minutes devant le corps de celui qu’il appelle encore « mon frère de misère » est formel : Alfred Bihan est décédé le 19 février, mais sa mort n’a été enregistrée que le lendemain, de façon que le block dans lequel il se trouvait puisse toucher sa ration de pain. Son corps est brûlé sur un bûcher dressé dans la cour, le four crématoire du camp ne pouvant accueillir le nombre élevé de cadavres.

Le 26 juin 1956, un décret lui décerne la Médaille militaire à titre posthume justifiée par la Croix de guerre obtenue dès août 1940 et la Médaille de la Résistance qui reconnaissait sa bravoure.

Voilà donc Mesdames et Messieurs, en quelques minutes l’histoire tragique de ce jeune homme que le Souvenir-Français a souhaité mettre à l’honneur dans les Hauts-de-Seine, 80 ans après la Libération des camps.

À lui et ses camarades dont le nom est inscrit dans le marbre dont on fait les statues, je livre notre devise « À nous le Souvenir, à vous l’immortalité ». »

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.

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Publié le 26 Mars 2025

À Garches, un beau moment de mémoire partagée.

Dans le cadre de son action de veille en direction des sites de vente sur Internet, Le Souvenir-Français récupère des objets dérobés sur des tombes de « Morts pour la France ».

Ce scandale mémoriel s’est amplifié ces dernières années et pose évidemment l’angoissante question du comportement citoyen, du respect dû aux morts et à leur mémoire ainsi que du lucre organisé sous pseudonymes.

Mais au-delà de ces considérations, Le Souvenir Français a décidé de redonner vie à certains de ces objets comme les drapeaux en les confiant à des établissements scolaires ou les plaques funéraires en les remettant au maire de la commune où est enterré le soldat déclaré « Mort pour la France ».

C’est ce qui fut fait ce samedi 22 mars, à Garches, dans le département des Hauts-de-Seine.

Madame la maire de la ville, Jeanne Bécart, accompagnée de plusieurs conseillers municipaux, a dévoilé avec le président général de notre association, Serge Barcellini, la plaque restaurée et encadrée du jeune garchois, Gaston Blaise, mort au champ d’honneur le 23 mars 1915.

Visible à la médiathèque de la ville, dans cette rue ou fut employé à la librairie de l’époque le jeune Gaston, la plaque est désormais ancrée dans une alcôve au-dessus des livres de Maurice Genevoix dont « Ceux de 14 » qui couvre – le savait-il à l’époque ? – l’histoire tragique du caporal Blaise.

Quelques jeunes vinrent partager ce moment d’émotion, de découverte et d’histoire avec l’évocation par le délégué général pour les Hauts-de-Seine de ce que furent les derniers mois du garchois de vingt ans dont le nom est inscrit dans le marbre du monument aux morts de la ville.

 

Évocation de la mort du caporal Gaston Blaise.

Nous sommes en mars 1915, cela fait déjà plus de 7 mois que par le jeu mortifère des Alliances, la Première Guerre mondiale qui deviendra la Grande Guerre a étendu son manteau de deuil sur une grande partie de l’Europe.

Toutes les familles de France vont connaître les ravages de ce conflit. Celles de Garches n’y échappent pas et parmi ses enfants dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de la ville figure celui de Gaston Blaise, employé dans une librairie de cette Grande rue où nous sommes réunis.

Né en 1894, il a donc 20 ans lorsqu’il est mobilisé et rejoint le 168e régiment d’infanterie puis le 89e régiment d’infanterie qui doit déloger les Allemands installés depuis septembre sur la butte de Vauquois à l’ouest de Verdun. Haute de 290 mètres, elle domine parfaitement les plaines environnantes et sert d’observatoire pour le réglage de l'artillerie, permettant aux Allemands de couper la voie ferrée reliant Paris à Verdun. L’objectif étant de rendre difficile le ravitaillement par les Français de la place fortifiée de Verdun.

Les deux adversaires veulent à tout prix en devenir maître ou s'y maintenir. Cette butte justifie dès lors d’immenses sacrifices que l’on a du mal souvent à imaginer...

Les Allemands en ont fait une véritable forteresse, flanquée des pièces d'artillerie.

D'octobre 1914 à février 1915, les premières contre-attaques, menées à la baïonnette, sans préparation d'artillerie, vont permettre aux lignes françaises d’approcher aux abords Sud de la butte, mais au prix d'assauts intenses et de sacrifices humains inouïs. À partir du 17 février et jusqu'au 4 mars, les vagues d'attaques françaises successives finissent par épuiser la résistance allemande.

Les pertes sont lourdes : 3 000 tués ou disparus pour l'attaque du 28 février au 4 mars...

À la mi-mars, le front est enfin stabilisé dans la moitié sud du village, les positions françaises mieux protégées pour résister à une contre-attaque menée par les Allemands avec une arme nouvelle et terrifiante : le lance-flammes. La guerre de position s'impose et oblige les soldats à s'enterrer et creuser des kilomètres de galeries, de chambres, d'abris d'où partiront des vagues de combats pour infiltrer le réseau ennemi et lui infliger le plus de pertes possibles.

Cependant dans la nuit du 22 au 23 mars, des patrouilles ennemies aspergent de liquide incendiaire les lignes de la 19e brigade d’infanterie. Les régiments français reculent alors jusqu’à une position moins exposée aux flammes.

À 13h, le 89e régiment, aux côtés du 46e, reçoit l‘ordre de contre attaquer. Les Allemands sont délogés, notamment grâce à l’utilisation des crapouillots, c’est-à-dire des mortiers de tranchée (tel que le mortier de 58 mm T N°2) et leurs torpilles d'artillerie. 

Gaston est gravement blessé au cours de cette journée du 23 mars. Il est évacué vers le Château de Salvange, dans la commune de Raréourt, transformé en ambulance et décède de ses blessures le 24 mars 1915 à deux heures du matin.

Voilà résumée l’histoire tragique de ce garchois auquel le Souvenir Français a souhaité rendre un hommage personnalisé en restituant à vous Madame la maire, cette plaque funéraire découverte sur un site de vente en ligne.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.

Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.

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Publié le 25 Mars 2025

A Saint-Cloud, disparition de François Leblanc-Barbedienne.

François Leblanc-Barbedienne s’est éteint le mercredi 12 mars 2025 à l’âge de 89 ans.

Né le 23 août 1935 dans le 16e arrondissement de Paris, François avait été officier en Algérie. Il avait d’ailleurs écrit un long article pour ce site sur son engagement : https://www.souvenir-francais-92.org/article-en-algerie-par-fran-ois-leblanc-barbedienne-118363067.html

Après la guerre d’Algérie, il avait fait carrière dans l’immobilier, au sein d’un grand groupe où il gérait les projets autour du 1% logement. Marié, père de trois enfants, François était très impliqué auprès des associations d’anciens combattants de Saint-Cloud – L’Union Nationale des Combattants pour laquelle il avait été longtemps président – et auprès du Souvenir Français dont il avait assuré là-aussi la présidence du comité clodoaldien pendant des années.

Quand j’ai été nommé président d’Issy-les-Moulineaux puis délégué général adjoint, François a été l’un des premiers à m’accueillir et m’expliquer les us et coutumes de l’association. François était doué, entre autres, d’un humour tout britannique et voulait, à chaque fois que cela était possible, sortir des sentiers battus lors de ses prises de paroles. Faire fi de la bien-pensance pour rappeler des faits historiques incontestables. Et rétablir quelques vérités.

A sa famille, à ses proches, la délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine présente ses plus sincères condoléances.

 

Frederic RIGNAULT

Président du comité d’Issy-les-Moulineaux,

Délégué général adjoint.

 

Sources :

  • Archives de la délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 13 Décembre 2024

Conférence sur les troupes marocaines.

Le comité du Souvenir Français de Chatenay-Malabry, sous la présidence du général Jean-Claude Allard, organise une conférence le jeudi 19 décembre 2024 à 11h00 au restaurant Le Grove, 1, rue Ravon à Bourg-la-Reine (parking Condorcet, 71 avenue du général Leclerc). La participation est de 29 € à régler sur place.

Cette conférence est suivie d’un déjeuner.

Pour vous inscrire : jca732@live.com avant ce dimanche 15 décembre.

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Publié le 22 Novembre 2024

A Vaucresson, une actualité chargée.

Actualité chargée pour le comité du Souvenir Français de Vaucresson !

Du 4 au 13 novembre 2024, le comité a présenté à la Montgolfière (centre culturel de Vaucresson) une exposition intitulée « Les juifs de France dans la Shoah ». Celle-ci retraçait les grandes étapes de la persécution des juifs de France, des premières mesures d’exclusion jusqu’à la déportation systématique et massive dans les camps nazis.

A cette occasion, Alain Goussard, président du comité, a présenté ces pages tragiques de l’Histoire de France à de nombreux collégiens de la ville.

 

Par ailleurs, Alain (à gauche sur la photo) a accompagné Arnaud Blondet, professeur d’histoire du collège Yves du Manoir, et 48 élèves de 4e et de 3e à Ouistreham pour évoquer le débarquement en Normandie. Ce déplacement était également réalisé à l’initiative de Philippe Levesque, de l’association des anciens combattants de Vaucresson.

Au programme de cette journée : une sortie commentée sur la plage de Sword Beach où débarquèrent le 6 juin les Anglais et les 177 Français du commando Kieffer ; la visite du cimetière militaire britannique d'Hermanville-sur-Mer, derrière la plage de Sword, et la visite du musée n°4 Commando, fondé par des vétérans, dédié au commando Kieffer puis celle du Grand Bunker sur 4 niveaux qui abrite le musée du Mur de l'Atlantique.

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