Publié le 11 Juillet 2026
Léon Vercken nait le 17 avril 1888 à Paris dans le 16e arrondissement. Il est le fils de Fernand Vercken et d’Alice de Hérédia. Etudiant en droit au recrutement, en 1908, il est avocat quand débute la Première Guerre mondiale.
Léon Vercken, qui a commencé la Grande Guerre en tant que caporal (et qui va rapidement et héroïquement monter en grade), est intégré au 408e régiment d’infanterie (régiment de marche), unité constituée au printemps 1915, à Mehun-sur-Yèvre (département du Cher) avec des éléments en provenance du Berry, du Nivernais, de Bourgogne. Quelques Lorrains sont agrégés, de même qu’un fort contingent de Parisiens.
Extrait de l’historique du 408e : « Sous la ferme direction du colonel GATEL, tous les éléments fusionnèrent rapidement et, grâce au magnifique état d'esprit dont tous étaient imprégnés, ne tardèrent pas à former un beau régiment plein de promesses et avec lequel on brûlait d'envie d'aller se battre. Pendant un mois, au cours de multiples randonnées dans cette riche région, les jeunes de la classe 1915 apprirent de leurs aînés, les détails de la rude et glorieuse lutte, et bientôt, le 11 avril, venait l'ordre de départ. Le 12, le régiment embarque, reçoit son ordre de transport « gare régulatrice Creil ». Le 408e va prendre part à la défense du sol de France. L'avenir nous dira comment il sut remplir sa mission et combien le sentiment de fierté qui dominait l'émotion de tous au moment du départ était légitime. Le lendemain matin, le régiment débarque à Tricot par un soleil radieux. Une saucisse boche nous signale la proximité du front. »
En 1916, le 408e participe à la bataille de Verdun. En 1917, après avoir occupé un sous-secteur à Canny-sur-Matz (Oise), il est envoyé sur la Meuse puis en Argonne. L’année suivante, l’unité est en guerre dans le secteur de Verdun (butte de Vauquois) puis en octobre elle participe à l’offensive du 9e corps d’armée lors de l’attaque du plateau de la Croix des Soudans vers Mourmelon-le-Petit (Marne).
Mais, à la tête d’une compagnie de mitrailleuses, le capitaine Vercken est tué à l’ennemi. Son livret militaire comporte les éléments suivants : « Légion d’honneur – Croix de guerre - 4 citations : « Pendant les combats des 2 et 3 octobre 1918, lors de l'offensive de Champagne, a fait preuve comme commandant d'une compagnie de mitrailleuses, des plus belles qualités militaires, plaçant lui-même ses sections sur un terrain balayé par les balles, a contribué pour une large part, à la progression du bataillon, puis à la conservation du terrain conquis, malgré les violentes contre-attaques allemandes. A été mortellement frappé au moment ou il s'occupait de porter sa compagnie en dehors d'un village violemment bombardé ».
Il convient d’ajouter que le capitaine avait été blessé par shrapnell le 20 septembre 1914 à Neuville (Marne) et par balle le 12 septembre 1916 à Thiaumont (Meuse).
Le capitaine Vercken est enterré dans la nécropole nationale d’Orfeuil. Elle rassemble les corps de 1342 soldats français tombés lors des combats de Vouziers de 1918, dont 259 reposent dans deux ossuaires. Créée à l’issue des combats, cette nécropole a été aménagée jusqu'en 1935 pour y regrouper les corps exhumés des tombes isolées ou des cimetières militaires provisoires situés au sud de Vouziers. Parmi les combattants français, reposent les dépouilles de six soldats russes. Les familles endeuillées ont érigé, à l’intérieur de cette nécropole, un obélisque de pierre dédié aux soldats des unités engagées de 1918.
Le nom du capitaine Vercken est également indiqué sur le monument aux morts des avocats (Paris), et sur la plaque commémorative 1914-1918 de l’église Saint-Pierre Saint-Paul de Rueil-Malmaison, sa commune de résidence au début du conflit.
Léon Vercken avait 30 ans. Il laissait une veuve, Marie-Madeleine Chevalier, et quatre enfants.
Sources :
- Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
- Encyclopédie Wikipedia.
- Historique du 408e RI.
- Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
- Memorial GenWeb : fiche individuelle de Léon Vercken, contributions d’Elisabeth de Montmarin, Marcelle Witkowski, Claude Richard.
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