Publié le 17 Mai 2026

Au capitaine Donnadieu, de Neuilly, mort pour la France en Indochine.

Jacques Donnadieu nait le 1er janvier 1923 à Landau en Allemagne. Son parcours de lycéen l’amène à entrer au Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe) pour ensuite intégrer l’Ecole militaire spéciale interarmes de Saint-Cyr. Il est de la promotion « Veille au Drapeau » de 1943. Rappelons que depuis 1940, les écoles de Saint-Cyr et Saint-Maixent sont transférées à Aix-en-Provence en zone libre. En novembre 1942, après l’occupation de la zone libre, les deux écoles sont dissoutes par les Allemands. Certains élèves réussissent à quitter la France en passant par l’Espagne et se réfugient en Algérie française (Ecole militaire de Cherchell) ou rejoignent l’Angleterre et le général de Gaulle (qui a créé l’Ecole militaire des cadets de la France libre).

A Cherchell, l’école devient Ecole militaire interarmes (EMIA) et se charge de former tous les officiers de l’armée de Terre, aussi bien ceux issus du recrutement direct (Saint-Cyr) que ceux du recrutement interne (Saint-Maixent).

Quant à Jacques Donnadieu, il s’illustre au cours de la Seconde Guerre mondiale et reçoit la croix de guerre.

Après la fin du conflit, il devient élève de l’Ecole d’Application de l’Infanterie (1946). Il demande la Légion étrangère et est nommé au 2e régiment étranger d’infanterie. Il fait plusieurs séjours en Indochine.

Il meurt des suites de ses blessures reçues à Diên-Biên-Phù le 5 avril 1954. Il avait 31 ans. Il était également titulaire de la croix de guerre des TOE avec palme et avait le grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Son nom est inscrit sur les monuments suivants : monument aux morts de la Légion étrangère à Puyloubier (Bouches-du-Rhône) ; plaque commémorative de l’ancienne Ecole militaire d’Infanterie de Montpellier ; plaque commémorative du collège de Lestelle-Bétharram (Pyrénées Atlantiques) ; plaque commémorative du Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe) ; mur du souvenir des guerres en Indochine à Fréjus (Var) ; plaque la mairie de Neuilly-sur-Seine.

 

Sources :

  • Site MemGen Web – Fiche de Paul Metz.
  • Contributions d’Olivier Schlienger, Arnaud Dubreil, Claude richard, Frédéric Dumait.
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.

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Publié le 8 Mai 2026

Ils disent oui au Souvenir Français.

Ils ont choisi le Souvenir Français pour porter la mémoire de celles et ceux déclarés « Morts pour la France ».

Ils sont volontaires pour donner une seconde vie aux drapeaux d’associations dissoutes et les faire claquer au vent des commémorations importantes notamment le 8 mai et le 11 novembre.

Alors que certains adultes se sentent eux-mêmes en activant cabale, chicane et querelle, ces jeunes scolaires ont déjà compris que la concorde est un printemps pour toutes les bonnes volontés.

Ils sont attentifs, respectueux, dévoués et comprennent les valeurs que nous portons pour la sauvegarde du patrimoine de pierre ou dans l’hommage rendu à celles et ceux dont la vie a basculé pour que nous soyons libres.

J’ai eu récemment le plaisir de renouveler deux conventions de dépôt de drapeaux avec deux établissements scolaires des Hauts de Seine, le collège Landowski à Boulogne-Billancourt et le Moulin de Pierre de Clamart venu au Mont Valérien.

Après avoir exposé les raisons de l’instant qui allait suivre aux 60 élèves présents, la signature en présence des professeurs fut immortalisée devant le mémorial de la France combattante.

Quelques jours auparavant, c’est avec les cadets de la gendarmerie que je déposai une gerbe au nom du Souvenir Français à l’Arc de Triomphe, sur la tombe du soldat inconnu.

Honneur à ces jeunes qui sont déjà des porteurs et des acteurs de Mémoire.

 

Claude GUY, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

Ils disent oui au Souvenir Français.
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Publié le 24 Avril 2026

A la mémoire d’Antoine Le Maoult de Levallois.

Antoine Le Maoult nait le 21 janvier 1929 à Plélauff dans les Côtes-d’Armor. Il est le fils de Jean Le Maoult et de Marie-Joséphine Le Page.

Ils habitent au 1 de la rue Pasquier à Levallois-Perret. A l’âge de 20 ans, Antoine décide, en bon Breton, de s’engager dans la Marine nationale quand Antoine, avec le matricule 690-B-49. Il est incorporé au centre de formation maritime de Pont-Réan en Ille-et-Vilaine puis est affecté au 3e bataillon de la demi-brigade de fusiliers marins. Il se marie, a un enfant et effectue un séjour en Indochine.

La demi-brigade de fusiliers marins a été constituée pour participer au maintien de l'ordre en Algérie. Elle se trouve implantée depuis 1956 dans la région de Nemours, le long de la frontière algéro-marocaine. Elle est commandée à l'origine par le contre-amiral Ponchardier, puis par le Capitaine de vaisseau Vivier. C’est donc là que le quartier-maître de 2e classe canonnier Antoine Le Maoult est envoyé.

Mais, le 29 août 1956, il est tué à l’ennemi sur cette commune de Nemours (département de Tlemcen).

La Marine nationale le cité à l’ordre de l'armée : « Quartier maître canonnier, chef de pièces dans sa section, a fait preuve d’un courage et d’un sang-froid remarquables lors de l’opération du 29/08/1956 dans la région de Nedroma. Remplaçant son tireur au fusil mitrailleur, a été mortellement blessé alors qu’il montait à l’assaut d’un piton particulièrement bien défendu par des hors la loi. »

Antoine Le Maoult avait reçu la Médaille militaire, la croix de la Valeur militaire avec palme et la Médaille coloniale Extrême-Orient. Son nom est inscrit sur les monuments suivants : mémorial départemental AFN de Nanterre, monument commémoratif de la demi-brigade de fusiliers marins de Lorient, plaque commémorative Indochine et Algérie à Levallois-Perret et mémorial AFN de Plénée-Jugon.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : contributions de Marc-Bernard Castel, Bernard Butet et Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chemins de mémoire du ministère des Armées.
  • Site « Images Défense » de l’ECPAD du ministère des Armées.

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Publié le 5 Avril 2026

A Claude Bit de Vaucresson.

Le Teil, aussi appelé Le Teil d’Ardèche, est une commune française située dans le département de l’Ardèche, dans l’ancienne région historique du Vivarais. Carrefour ferroviaire placé entre Lyon et Nîmes, cette commune a été le témoin de la bataille de Montélimar, qui a opposé, du 21 au 28 août 1944, les forces allemandes de la 19e armée de général Wiese aux hommes du général américain Butler, débarqués une semaine plus tôt en Provence. Les Américains étant alors appuyés par les Forces françaises de l’intérieur. D’ailleurs, Le Teil possède un musée de la Résistance et de la Déportation.

Une année plus tard, le 21 août 1945, une formation en vol de cinq bimoteurs B26 Marauders de l’armée de l’Air – le groupe Gascogne – qui participe au pont aérien humanitaire mis en place pour les rapatriements entre la France et l’Afrique du Nord, survole la vallée du Rhône à une altitude de 3000 mètres. Le Martin B-26 Marauder est un bombardier moyen bimoteur américain conçue et développé à partir de 1939 par la Glenn L. Martin Company. Mis en service en 1941, il est utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen et dans la guerre du Pacifique.

Parti de la base aérienne de Lyon-Bron, le B26 Maraudeurs n°32, piloté par le capitaine Saiget, connait des ennuis mécaniques au moment du survol du massif du Coiron, au sud de Privas (Ardèche). Perdant rapidement de l’altitude, l’appareil s’écrase au sol en explosant, en bordure de la localité de Mélas, à proximité du Teil.

Outre le capitaine Saiget, l’équipage se compose du sergent Richard, co-pilote, du lieutenant Bit, navigateur, du sergent Eymery, radio et du sergent-chef Martinet, mécanicien. Les cinq membres de l’équipage et leurs quinze passagers, des militaires en cours de rapatriement, périssent carbonisés. Un monument commémoratif édifié dans le cimetière du Teil recueille leurs dépouilles.

Le lieutenant Claude Bit était né le 13 juin 1921 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette ville, de même que la stèle du cimetière du Teil.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Site Mémorial GenWeb.
  • Contributions de Raymond Sénèque.
  • Encyclopédies Larousse et Wikipédia.
  • Site Aérostèle – Lieux de mémoires aéronautiques.

 

A Claude Bit de Vaucresson.

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Publié le 22 Mars 2026

Au SLT Metz d’Antony, mort pour la France en Indochine.

La création d’unités parachutistes.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Georges Bergé crée la 1ère CIA (compagnie de l'infanterie de l'air) en Angleterre. En avril 1941, celle-ci est renommée la 1ère compagnie parachutiste et c'est toujours en 1941, au mois de septembre, que cette compagnie devient le peloton parachutiste du Levant et est rattaché à l'armée de l'air.

Un nouveau changement dans son appellation se fait en octobre 1941 à Damas sous le nom de la 1ère compagnie de chasseurs parachutistes des FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres).

En janvier 1942, la 1ère CCP prend le nom de French Squadron de la brigade SAS du major Stirling ; nouveau changement en juillet 1943 avec la dénomination du 1er bataillon de l'infanterie de l'air qui lui-même sera une nouvelle fois renommé le 4e bataillon de l'infanterie de l'air en novembre 1943 et au cours de l'été 1944 sera de nouveau nommé le 2e RCP (2e régiment de chasseurs parachutiste).

C'est au cours de la guerre d'Indochine que les bataillons coloniaux et les brigades coloniales voient le jour. A partir du 1er RCP et du 2e RCP, le 1er bataillon de choc SAS est créé le 1er février 1946 pour devenir le 1er bataillon parachutiste SAS le 23 du même mois.

Quelques jours plus tard en mars 1946, le 2e bataillon de parachutiste SAS est créé à partir du 1er RCP et du 1er RICAP. Enfin, en septembre 1947, les deux bataillons sont regroupés pour former la 1ère brigade parachutiste SAS. Cette brigade prendra la nouvelle dénomination du 1er BCCP (1er bataillon colonial de commandos parachutistes) en janvier 1948. Mais pour peu de temps, car il sera dissout en juillet de la même année pour… être recréé en décembre 1949. Et le 1er octobre 1950, celui-ci deviendra le 1er groupe colonial de commandos parachutistes pour changer un nouvelle fois d'appellation en mars 1951 qui deviendra le 1er BPC (bataillon de parachutistes coloniaux). Celui-ci sera dissout en janvier 1952 recrée en juin 1953 pour être de nouveau dissout en septembre 1955.

Concernant les brigades coloniales les filiations sont toutes aussi compliquées. Pour faire simple, la 1ère demi-brigade coloniale de commandos parachutistes est créée en France le 1er octobre 1947 ; elle l’est en Indochine au 1er janvier 1948. Elle regroupe le 1er BCCP SAS et le 2e BCCP (bataillon colonial de commandos parachutistes).

Les chefs de cette demi-brigade sont successivement : le colonel Massu (1947-1949), le colonel Gilles (1949-1951), le lieutenant-colonel Langlais (1951-1953) et le lieutenant-colonel de Fritsch (1953-1954).

 

Paul Metz d’Antony.

Paul André Albert Metz nait à Antony le 25 février 1924. En 1943, à l’âge de 19 ans, il intègre l’Ecole des Cadets de la France Libre, promotion « Corse et Savoie ». Cette école a été créée en Grande-Bretagne par le général de Gaulle pour former des élèves officiers de 1941 à 1944.

La formation de cette école sera assimilée à la formation de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr par un décret de 1954. Les cinq promotions d’aspirants issus de cette école sont comptées dans les promotions de Saint-Cyr. 211 élèves sont sortis avec le grade d’aspirant. 54 sont morts pour la France dont 44 lors des combats de la Libération.

En 1944, Paul Metz combat d’abord l’ennemi nazi sur le territoire national (il va recevoir la médaille de la Résistance) puis suit son unité pour l’Indochine. Il est alors sous-lieutenant au sein de la 1ère demi-brigade coloniale de commandos parachutistes. Mais au cours d’un accrochage près de Rach Goi sur la route Cantho-Soc Trang, Paul Metz est tué à l’ennemi vietminh.

Voici un extrait de son livret militaire : « chevalier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, médaille de la Résistance, Croix de Guerre 1939-1945, Croix de Guerre des TOE avec Palme - Citation à l'ordre de l'Armée : « Officier parachutiste d'un courage frisant la témérité. Toujours volontaire pour les missions périlleuses, a constamment fait preuve d'un sang-froid remarquable. A participé à plusieurs parachutages au Laos, confirmant au cours de ces opérations aussi bien que celles de Cochinchine les belles qualités qu'il avait manifestées sur le front d'Europe. Le 19 juin 1947, sur la route de RACH-GOI, étant chef d'un groupe de jeeps blindées escortant un convoi et marchant en tête, a arrêté sa voiture et s'est porté, seul, à l'entrée d'une maison dans laquelle il avait vu des hommes cherchant à se dissimuler. A été tué à bout portant, face à ses adversaires, obligeant ainsi l'embuscade à se dévoiler. A, par son sacrifice, sauvé le convoi d'une destruction entière ».

Le nom du sous-lieutenant Paul Metz est inscrit sur le monument aux morts d’Antony et au Mur du souvenir des guerres en Indochine à Fréjus.

 

 

Sources :

  • Site MemGen Web – Fiche de Paul Metz.
  • Contributions d’Olivier Schlienger.
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.
  • Pierre Montagnon, La guerre d’Indochine, Pygmalion.

 

 

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Publié le 8 Mars 2026

A la mémoire de Lodovéo Mongiat de Bagneux, officier SAS.

Fils de Guiseppe Mongiat et de Zenni Di Domenico, Lodovéo Mongiat nait le 13 février 1937. Il habite rue de Sceaux à Bagneux.

Il participe à la guerre d’Algérie, en tant que sous-lieutenant SAS (Section Administrative Spécialisée).

C'est à Jacques Soustelle, gouverneur général de l'Algérie que revient l'initiative de la création des SAS. En 1955, il constate rapidement la sous-administration des campagnes, l'absence de renseignement, et l'échec des grandes opérations militaires contre l'ALN (Armée de Libération Nationale). Après avoir lancé une opération pilote de SAS dans les Aurès sous la direction du général Parlange, Soustelle décide de créer les SAS. Sa formation d’ethnologue au Mexique lui a monté l’importance de connaître la population. Il y a observé la politique de l'indigénisme mis en place par le gouvernement mexicain pour scolariser et soigner les Indiens, il veut faire de même en Algérie. Enfin son expérience au BCRA (service de renseignement et d'action de la France Libre) lui a monté l’importance cruciale du renseignement pour le succès d’une opération militaire. L’action des SAS en Algérie se place dans la droite lignée des Affaires indigènes du Maroc du maréchal Lyautey, dont est issu le général Parlange.

Une SAS est une structure administrative à la fois civile et militaire. Elle est dirigée par un officier d’active, appelé ou de réserve en situation d’active. Lodovéo Mongiat fait partie de cette dernière catégorie ; il décide de se porter volontaire pour les SAS comme officier de réserve en situation d’active.

Un officier SAS commande un maghzen d'une trentaine de moghaznis (supplétifs) assurant sa protection et la sécurité de la circonscription de la SAS. Il dispose d'un officier appelé ou d’un sous-officier d’active pour l'assister et d'attachés civils (un comptable, un radio, une infirmière). A cette structure se rattachent également un médecin, un instituteur et un moniteur sportif détachés par la compagnie militaire située à proximité de la SAS. Dans les faits, les effectifs civils et militaires de la SAS varient en fonction des besoins de la population, de l'étendue du territoire de la SAS (parfois aussi grande qu'un département), de l'isolement et de l'insécurité du secteur. Une SAS s'occupe d'un territoire rural ou urbain (bidonvilles) pouvant comprendre 2000 à 20.000 habitants dispersés dans des villages ou résidant dans un camp de regroupement.

Si l’officier est marié, il peut résider avec son épouse et ses enfants dans le bordj (un fort) de la SAS. Souvent cette dernière peut s’occuper bénévolement de la scolarisation, de l’infirmerie ou de l’évolution de la femme musulmane.

Selon le degré d’insécurité, les SAS s’occupent davantage de la population ou au contraire multiplient les opérations pour faire relâcher la pression de l’ALN. L’officier SAS s’appuie sur ses moghaznis qui « étaient interprètes, éclaireurs, pisteurs, guerriers, montaient la garde, tenaient des positions, sécurisaient des points stratégiques, parfois des villages entiers ou des espaces immenses ».

La SAS a aussi pour mission de collecter des renseignements. Elle met en place pour cela un réseau d'informateurs, tandis que l'officier SAS, de son côté, engage la conversation avec les habitants pour se faire une idée sur leur état d’esprit. Les moghaznis et les attachés civils sont parfois mis à contribution pour rechercher des informations à travers leurs contacts parmi la population. Dans ses missions quotidiennes, la SAS se heurte à l'OPA (organisation politico-administrative du FLN – Front de Libération National) qui tente elle aussi de contrôler la population. La SAS multiplie alors les démantèlements d'OPA, dont la composition pouvait aller de quelques personnes à un réseau parfaitement organisé.

Face à l'ALN, les officiers SAS tentent de susciter des ralliements individuels et parfois collectifs. Même si les ralliements collectifs se terminent souvent par un échec, les ralliements individuels auprès des SAS montrent au contraire les répercussions positives des actions économiques et sociales des officiers SAS au sein des rangs de l'ALN. Pour contrer les attaques de l'ALN, les SAS procèdent à l'armement de certains villages dans le cadre des groupes d'autodéfense.

Les actions civiles et militaires des SAS suscitent des réactions de la part du FLN : appel au boycott des bureaux administratifs de la SAS, destruction des cartes d'identité, consignes d'abstention aux élections, assassinat de délégations spéciales et des conseillers municipaux mis en place par les SAS, pression sur les ouvriers des chantiers ou des consultants de l’assistance médicale gratuite, lettres de menace et assassinats d'officiers SAS, de personnels civils et des moghaznis de la SAS, tentative de susciter des désertions parmi le maghzen et attaques de SAS, de villages sympathisants ou d’autodéfenses. Pendant la guerre d’Algérie, 70 officiers SAS et 607 moghaznis sont tués lors de leurs missions civiles et militaires.

C’est malheureusement le cas de Lodovéo Mongiat qui est tué le 10 janvier 1960, à l’âge de 22 ans, sur la commune de Nechmaya (département de Bône).

En mai suivant, déclaré mort pour la France, il reçoit la Légion d’honneur à titre posthume.

Le 25 novembre 2023, la municipalité de Bagneux décide de donner le nom de Lodovéo Mongiat à un square. Lodovéo Mongiat est enterré au cimetière municipal de cette commune.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : contributions de Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chemins de mémoire du ministère des Armées.

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Publié le 27 Février 2026

A Léon Goyet, de Sèvres.

Les « pépères ».

Léon Goyet nait le 7 mai 1879 à Lons-le-Saunier dans le Jura. Il est le fils d’Antoine Goyet et de Joséphine Magnin. Il fait de brillantes études et entre dans la fonction publique. Il est nommé secrétaire du préfet du département de l’Aude, Théophile Cornu.

Matricule 1392 au bureau du recrutement de Lyon central, il fait son service militaire au début du siècle et devient officier de réserve. Il intègre le 118e régiment d’infanterie territoriale.

Les régiments d'infanterie territoriale, ou RIT, sont alors des unités militaires composées essentiellement d'hommes âgés de 34 à 49 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour intégrer un régiment d’active ou de réserve. Ils sont créés en 1875. Mobilisés en août 1914 au début de la Première Guerre mondiale, les régiments d'infanterie territoriaux sont en général regroupés dans les divisions d'infanterie territoriales qui font partie de l'armée territoriale. L'armée territoriale française est créée par la loi du 27 juillet 1872 qui a mis en place les principes de la réserve militaire. Les obligations militaires des citoyens français étaient alors, dans les grandes lignes, fixées comme suit :

  • un service national dans l'armée d'active qui durant cinq ans, sauf cas particuliers ;
  • quatre ans dans la réserve de l'armée d'active ;
  • cinq ans dans l'armée territoriale ;
  • six ans dans la réserve de l'armée territoriale (RAT).

Les territoriaux (surnommés parfois familièrement « pépères »), initialement chargés de différents services de gardes, ont joué un grand rôle pendant la « Grande Guerre », notamment sur le front même. Le 1er août 1918, tous les régiments territoriaux existants sont officiellement dissous et les hommes dispersés parmi les régiments d’active et de réserve.

 

Héros au Bois en Hache.

Versé dans le 58e RI, le sous-lieutenant Goyet prend part à la bataille de la Meuse en 1915.

Historique du 58e RI : « Le 20 février, le chef de corps reçoit l’ordre d’attaquer avec une compagnie, une sape ennemie couronnée par un élément de tranchée devant le Bois en Hache. Le 21, l’artillerie commence la préparation à 14 heures. A 14h24 les sections des sous-lieutenants Mouret et Castello sortent des tranchées et s’élancent avec une entrain splendide. Elles atteignent d’un bond les réseaux de fil de fer et les chevaux de frise, qu’elles trouvent intacts, et sont accueillies à bout portant par un feu intense de mousqueterie. Les 2 officiers et un grand nombre d’hommes tombent devant les défenses infranchissables. Le sous-lieutenant Goyet n’écoutant que son courage, enlève la 3e section d’attaque qui vient comme les deux autres, buter sur les réseaux intacts. Le sous-lieutenant Goyet est tué. Les survivants sont ramenés à l’arrière à la nuit. Les sections d’attaque ont perdu 11 tués, 37 blessés et 27 disparus. Sont alors citées trois sections des 8e, 9e et 11e compagnie : « se sont élancés avec une belle crânerie à l’assaut d’une position ennemie formidablement retranchée ; se sont maintenus, pendant plus de trois heures au contact des réseaux de fil de fer allemands avec un feu très violent de mousqueterie, ne se sont repliées qu’après en avoir reçu l’ordre à la tombée de la nuit, avec beaucoup de calme et de sang-froid. » (lettre du chef de Bataillon Fourlinnie, commandant par intérim le 58e RI).

Fourlinnie écrit également au colonel commandant le dépôt du 58e à Avignon : « J’ai le grand honneur de vous confier les 3 croix de guerre vaillamment et coûteusement gagnées par les trois sections (Sections Castello, Goyet, Mouret) des 8e, 9e et 11e compagnies dans l’assaut héroïques et sans espoir exécuté le 21 février devant le Bois de Forges. Partis en pleine lumière à 14h 30, 150 soldats sont venus s’arrêter le long des infranchissables et indestructibles fils de fer allemands. Là, ils ont subi jusqu’à la nuit la mousqueterie et le tir de notre 75 qui s’efforçait de les protéger ; la moitié sont restés percés de plusieurs balles. Laissez quelques vides dans les cases où vous enfermerez ces trois croix de guerre, le 58e en gagnera d’autres ».

Le nom de Léon Goyet est inscrit sur les monuments aux morts de Lons-le-Saunier et de Sèvres (dernier domicile connu), de même que sur le Livre d’or du ministère des pensions à Orange (Vaucluse).

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Histoire de l’armée territoriale.
  • Historique du 58e RI.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de Léon Goyet, contributions de Bernard Butet et d’Olivier Schlienger.

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Publié le 14 Février 2026

Entrée du 26e de ligne dans Paris, par la porte du Point-du-Jour.

Entrée du 26e de ligne dans Paris, par la porte du Point-du-Jour.

De l'automne 1870 au printemps 1871, la ville de Boulogne a subi les conséquences de deux sièges successifs de la Capitale : celui établi par les armées ennemies dans le cadre de la guerre franco-prussienne, puis celui des troupes françaises pour reconquérir Paris soulevée par un mouvement révolutionnaire.

Cette période longtemps oubliée a pourtant considérablement marqué le destin du territoire boulonnais.

 

Une ville aux portes de Paris.

En 1814 et 1815, les troupes coalisées contre l'armée napoléonienne avait envahi la France. À cette occasion, la défense de Paris avait démontré sa faiblesse. Pour pouvoir supporter une éventuelle attaque, Paris devait être fortifiée. En 1840, Adolphe Thiers, chef du Gouvernement, fait déclarer d'utilité publique et d'urgence la construction d'une enceinte. Achevée en 1844, la fortification est longue de 39 km et jalonnée de 95 bastions, 17 portes, 23 barrières et 8 passages de chemins de fer. La grande distance entre le fort d'Issy et celui du Mont-Valérien, marque une faiblesse dans la défense de Paris. Les bastions n° 66, 67 et 67 bis – au Point-du-Jour – sont donc essentiels.

La commune est dès lors au cœur d’un cercle de fer et de feu formé par le fort d’Issy, les redoutes de Brimborion à Sèvres, de Montretout à Saint-Cloud, la forteresse du Mont-Valérien et le mur d’enceinte qui sert bientôt de nouvelle limite à la Capitale.

En août 1870, les élections municipales voient la victoire des républicains alors même que le pays vient d'entrer en guerre avec la Prusse et qu'il connaît ses premiers revers. L’Empereur qui rencontre des difficultés politiques intérieures, pense qu'une guerre contre la Prusse permettrait de rassembler le pays autour de lui. La guerre est déclarée à la Prusse le 19 juillet 1870. La mobilisation se fait dans le plus grand désordre, l’armement français est archaïque comparé à l’artillerie prussienne.

En septembre, l’Empereur capitule et les troupes prussiennes sont aux portes de la Capitale qui est dès lors assiégée.

 

Vivre en temps de siège.

À Boulogne, les troupes prussiennes approchent Paris, et le "trou" dans la défense de la Capitale entre les forts d'Issy et du Mont-Valérien fait craindre une attaque aux abords de la ville. Il faut envisager de rompre les ponts de Saint-Cloud, Sèvres et Billancourt. La ville se trouve alors isolée et au cœur du danger.

Mobilisées en région parisienne dès le début du conflit, les unités de la Garde nationale révèlent une grande désorganisation, une impréparation flagrante et un manque d'équipement. Leur présence à Billancourt est ambivalente. Ainsi, la presse loue les exploits des soldats dans la défense des ponts mais les conseillers municipaux sont régulièrement alertés par les habitants et par le commissaire de police des pillages et déprédations commis par les troupes en cantonnement.

Boulogne est sous le feu régulier des bombardements aussi bien prussiens que français dès le début du Siège. Si chacun vise l'autre camp, les tirs sont imprécis et touchent la ville et les communes voisines.

Le château de Saint-Cloud, dans lequel s'est installée l'armée allemande, est détruit le 13 octobre par des obus français tirés depuis le Mont-Valérien.

 

D'un siège à l'autre.

Le 19 janvier 1871, la seconde bataille de Buzenval marque l'ultime tentative française de briser le Siège de Paris. La veille, le roi Guillaume 1er a été élevé au rang d'Empereur dans la galerie des glaces du Château de Versailles.

Malgré quelques succès et face à la désorganisation des troupes françaises, le général Trochu ordonne de battre en retraite.

Le 28 janvier, l’armistice est publié au Journal Officiel. Cet armistice est prévu pour une durée de trois semaines, pendant lesquelles seront négociés les préliminaires de paix. Le 27 février, les troupes allemandes traversent donc la Seine sur un pont de bateaux, empruntent le boulevard de Strasbourg (actuel boulevard Jean Jaurès) puis la Grande Rue (aujourd'hui avenue Jean-Baptiste-Clément) avant d'entrer dans Paris.

Tandis qu'à Boulogne la vie reprend son cours, le peuple de Paris gronde. Face aux exigences allemandes, une grande partie des Parisiens voient l’armistice comme une trahison de la part du Gouvernement. Le 18 mars débute l'insurrection d'un Paris républicain face à l'Assemblée nationale fraîchement élue et à majorité monarchique.

Boulogne est alors prise en tenaille entre le fort d'Issy tenu par les communards et le Mont-Valérien aux mains des Versaillais.

Le 21 mai, un habitant du Point-du-Jour avertit l'Armée que les remparts ne sont pas gardés. Les troupes passent alors par les Portes de Saint-Cloud et du Point-du-Jour pour entrer dans Paris et réprimer l'insurrection : c'est le début de la semaine sanglante.

 

Soigner les blessures.

A la fin de la guerre, les soldats s'étant fait remarquer par leur faits d'armes sont récompensés par la Légion d'honneur ou la médaille militaire. En revanche, le Gouvernement refuse la création d'une médaille commémorative destinées aux anciens combattants. Sans doute veut-on oublier au plus vite la défaite.

Si durant quarante ans, les vétérans de 1870-1871 porteront des insignes non officiels remis par les différentes associations d'anciens combattants., il faut attendre la loi du 9 novembre 1911 pour que soit officiellement créée une médaille.

Le 29 décembre 1912, en présence de la Municipalité, des membres de l'Association du Souvenir Français, du comité de Boulogne et de l'Association des Dames de France, une cérémonie de remise des médailles est organisée à la Salle des fêtes.

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Site de la ville de Boulogne-Billancourt.
  • Site Herodote sur l’Histoire de France.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 24 Janvier 2026

Le Hangar Y à Meudon.

Premier hangar à dirigeables au monde, le Hangar Y (nom défini d’après la parcelle militaire « Y » où le bâtiment a été reconstruit) a été l’un des berceaux de l’aéronautique française de la fin du XIXe siècle à la Grande Guerre. C’est dans cet “établissement aérostatique de Chalais Meudon”, tel qu’on l’appelait à l’origine, qu’a eu lieu en août 1884 le premier vol à succès au monde d’un dirigeable en circuit fermé, conçu par Charles Renard et Arthur Krebs. Réalisé à partir d’énergie décarbonée, cet aérostat entraîne à l’époque une véritable révolution dans le domaine des transports : à la suite de ces décennies de recherche, les premiers dirigeables pourront ensuite dès le début du XXe siècle quitter les circuits fermés pour s’envoler enfin dans les airs.

Jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale, le bâtiment meudonnais est exploité pour tester et fabriquer des dirigeables, ballons captifs et ballons d’observation. À la suite de la victoire des Alliés en 1918, il devient trois ans plus tard l’hôte du premier musée de l’Air et de l’Espace, permettant au public de découvrir des trésors de l’aéronautique et leur rôle dans la stratégie de défense de la France pendant le conflit. En 1936, une partie du musée est transvasée dans le 15e arrondissement parisien avant que celui-ci ne soit fermé par les Allemands. Ses collections seront alors rapatriées au Hangar Y pour y être conservées jusqu’en 1973, avant d’être à nouveau déplacées sur le site du Bourget où le musée s’installera définitivement et rouvrira ses portes.

En 1964, Marc Chagall y travaille pour assembler les différentes parties du plafond de l’opéra Garnier. Le hangar Y est classé au titre des monuments historiques depuis 2000. En 2003, Jean-Pierre Jeunet y tourne des scènes du film Un long dimanche de fiançailles. En 2007, le site est en piteux état avec ses vitres brisées du fait de la déformation des châssis. Il ne peut être exploité sans une sérieuse restauration.

Des travaux d’ampleur commencent au début des années 2020. Enfin en 2023, le Hangar Y ouvre au public. Il propose 3900 m² d’espaces d’expositions intérieurs, 10 hectares d’espace naturel autour du bâtiment, 1 restaurant au bord de l’eau, 1 atelier comprenant 4 salles privatisables. Le site est géré par la fondation Art Explora, créée par Frédéric Jousset, mécène et co-fondateur de la société Webhelp.

 

Sources :

Le Hangar Y à Meudon.

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Publié le 10 Janvier 2026

A l’aspirant Laffay, de Suresnes.

Pierre Laffay nait à Paris le 26 mai 1898, dans le 17e arrondissement. Il est le fils de Gédéon Laffay et d’Annette Combrisson. Il a un frère aîné, qui décèdera pendant la Première Guerre mondiale, à l’âge de 28 ans, en 1917.

Pierre Laffay est lycéen au déclenchement de la Grande guerre. Baccalauréat obtenu, il devient étudiant en lettres. Il habite au 40, rue Gardenat à Suresnes. Matricule 3612 au recrutement du 2e bureau de la Seine, Pierre Laffay est incorporé au 132e régiment d’infanterie le 16 avril 1917. Caporal le 22 décembre de la même année, il passe sergent le 22 janvier 1918 puis aspirant le mois suivant.

Le 132e a pour casernement la ville de Reims. Il fait partie de la 24e brigade d’infanterie, 12e division et 6e corps d’armée. Régiment d’élite, il s’illustre au cours de toutes les batailles de la Première Guerre mondiale.

Ordre du corps d'armée no 60

« Le 27 février 1915 ;

Dans une opération brillante, la 24e Brigade a enlevé de haute lutte une partie importante de la position des Éparges. L'ennemi avait accumulé sur cette hauteur escarpée, des travaux considérables. Depuis 4 mois, avec une science avisée, le capitaine du génie Gunther dirigeait par la sape et par la mine les travaux de siège régulier qui devaient ouvrir la voie à notre infanterie. Le jour de l'attaque, après une quadruple explosion de nos fourneaux de mines et une remarquable préparation par l'artillerie, le brave 106e régiment d'infanterie, dans un élan magnifique, escalada les pentes abruptes et couronna toute la partie ouest de la position. Au même moment, le 132e RI aborda crânement la partie ouest des Éparges et s'y installa. Le 19 février, l'attaque fut poursuivie sur tout le front. Au cours de cette bataille de 4 jours, pendant lesquels l'ennemi nous disputa le terrain avec la dernière âpreté, nos troupes furent soumises à un bombardement formidable. Elles conservèrent néanmoins les positions conquises. Elles repoussèrent deux contre-attaques furieuses, firent éprouver des pertes sévères à l'ennemi, lui enlevèrent 700 mètres de tranchées, lui prirent 2 mitrailleuses, 2 minenwerfer et firent 175 prisonniers. Le 106e, le 132e, le 67e (bataillon Haguenin), la compagnie du génie qui prirent la tête dans la colonne d'assaut ont noblement soutenu le renom de la vaillance du 6e corps d'armée et montré une fois de plus quel succès naît de la fraternité des armes et de l'union des cœurs. Le général, commandant le 6e corps d'armée, adresse ses félicitations à ces braves troupes. Il salue pieusement la glorieuse mémoire de ceux qui sont morts pour le pays. Il félicite les colonels Barjonet, commandant le 106e RI et Bacquet, commandant le 132e RI qui ont magnifiquement conduit leurs régiments au feu.

Signé : général Herr. »

Après avoir fait Verdun en 1916 et le Chemin des Dames l’année suivante, le 132e est envoyé dans la Somme au printemps 1918. Le 11 août 1918, à L’Echelle-Saint-Aurin, non loin de Roye dans le département de la Somme, l’aspirant Laffay est tué à l’ennemi. Croix de guerre avec palme, il avait 20 ans. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la ville de Suresnes.

Citation de l’aspirant à l’Ordre de l’Armée : « Chef de section de mitrailleuses d’un moral élevé. Blessé en se portant à l’attaque des positions ennemies, n’a pas voulu quitter son poste et a continué à entraîner sa section avec un courage et une énergie remarquables, aidant lui-même son tireur au transport de la pièce. A été tué au moment où il arrivait sur la position conquise ».

Extrait de l’historique du 132e RI : « Ce fut, le 18 novembre 1918, que le 132e RI passa la frontière, arriva en Lorraine naguère annexée et redevenue française, se dirigeant vers l’Alsace reconquise. Partout, l’accueil des populations libérées fut enthousiaste et chaleureux. Partout ce ne furent que des fleurs, des arcs de triomphe avec ces inscriptions : « Vive la France ! Gloire à nos libérateurs ! Soyez les bienvenus ! ». Partout la plus franche gaieté régna, partout des acclamations frénétiques, des larmes de joie pour fêter l’Armée, la France qui revenait … Dès l’arrivée à la frontière lorraine, le 18 novembre, bien avant l’entrée à Niederhof, un groupe important de jeunes filles et d’enfants du village apportait au 132e, avec ses souhaits affectueux et ses gracieux sourires, des guirlandes et des fleurs. Plus près du village, à deux kilomètres environ, les notables de la commune et une grande partie de la population, suivie des vétérans de 70, vint au-devant du régiment et adressèrent au colonel Perret un touchant message de bienvenue. L’émotion des habitants et de tous les soldats fût indicible ».

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Historique du 132e régiment d’infanterie.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de l’aspirant Laffay, contributions de Bernard Butet et de Stéphane Protois.

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