Publié le 8 Mars 2026

A la mémoire de Lodovéo Mongiat de Bagneux, officier SAS.

Fils de Guiseppe Mongiat et de Zenni Di Domenico, Lodovéo Mongiat nait le 13 février 1937. Il habite rue de Sceaux à Bagneux.

Il participe à la guerre d’Algérie, en tant que sous-lieutenant SAS (Section Administrative Spécialisée).

C'est à Jacques Soustelle, gouverneur général de l'Algérie que revient l'initiative de la création des SAS. En 1955, il constate rapidement la sous-administration des campagnes, l'absence de renseignement, et l'échec des grandes opérations militaires contre l'ALN (Armée de Libération Nationale). Après avoir lancé une opération pilote de SAS dans les Aurès sous la direction du général Parlange, Soustelle décide de créer les SAS. Sa formation d’ethnologue au Mexique lui a monté l’importance de connaître la population. Il y a observé la politique de l'indigénisme mis en place par le gouvernement mexicain pour scolariser et soigner les Indiens, il veut faire de même en Algérie. Enfin son expérience au BCRA (service de renseignement et d'action de la France Libre) lui a monté l’importance cruciale du renseignement pour le succès d’une opération militaire. L’action des SAS en Algérie se place dans la droite lignée des Affaires indigènes du Maroc du maréchal Lyautey, dont est issu le général Parlange.

Une SAS est une structure administrative à la fois civile et militaire. Elle est dirigée par un officier d’active, appelé ou de réserve en situation d’active. Lodovéo Mongiat fait partie de cette dernière catégorie ; il décide de se porter volontaire pour les SAS comme officier de réserve en situation d’active.

Un officier SAS commande un maghzen d'une trentaine de moghaznis (supplétifs) assurant sa protection et la sécurité de la circonscription de la SAS. Il dispose d'un officier appelé ou d’un sous-officier d’active pour l'assister et d'attachés civils (un comptable, un radio, une infirmière). A cette structure se rattachent également un médecin, un instituteur et un moniteur sportif détachés par la compagnie militaire située à proximité de la SAS. Dans les faits, les effectifs civils et militaires de la SAS varient en fonction des besoins de la population, de l'étendue du territoire de la SAS (parfois aussi grande qu'un département), de l'isolement et de l'insécurité du secteur. Une SAS s'occupe d'un territoire rural ou urbain (bidonvilles) pouvant comprendre 2000 à 20.000 habitants dispersés dans des villages ou résidant dans un camp de regroupement.

Si l’officier est marié, il peut résider avec son épouse et ses enfants dans le bordj (un fort) de la SAS. Souvent cette dernière peut s’occuper bénévolement de la scolarisation, de l’infirmerie ou de l’évolution de la femme musulmane.

Selon le degré d’insécurité, les SAS s’occupent davantage de la population ou au contraire multiplient les opérations pour faire relâcher la pression de l’ALN. L’officier SAS s’appuie sur ses moghaznis qui « étaient interprètes, éclaireurs, pisteurs, guerriers, montaient la garde, tenaient des positions, sécurisaient des points stratégiques, parfois des villages entiers ou des espaces immenses ».

La SAS a aussi pour mission de collecter des renseignements. Elle met en place pour cela un réseau d'informateurs, tandis que l'officier SAS, de son côté, engage la conversation avec les habitants pour se faire une idée sur leur état d’esprit. Les moghaznis et les attachés civils sont parfois mis à contribution pour rechercher des informations à travers leurs contacts parmi la population. Dans ses missions quotidiennes, la SAS se heurte à l'OPA (organisation politico-administrative du FLN – Front de Libération National) qui tente elle aussi de contrôler la population. La SAS multiplie alors les démantèlements d'OPA, dont la composition pouvait aller de quelques personnes à un réseau parfaitement organisé.

Face à l'ALN, les officiers SAS tentent de susciter des ralliements individuels et parfois collectifs. Même si les ralliements collectifs se terminent souvent par un échec, les ralliements individuels auprès des SAS montrent au contraire les répercussions positives des actions économiques et sociales des officiers SAS au sein des rangs de l'ALN. Pour contrer les attaques de l'ALN, les SAS procèdent à l'armement de certains villages dans le cadre des groupes d'autodéfense.

Les actions civiles et militaires des SAS suscitent des réactions de la part du FLN : appel au boycott des bureaux administratifs de la SAS, destruction des cartes d'identité, consignes d'abstention aux élections, assassinat de délégations spéciales et des conseillers municipaux mis en place par les SAS, pression sur les ouvriers des chantiers ou des consultants de l’assistance médicale gratuite, lettres de menace et assassinats d'officiers SAS, de personnels civils et des moghaznis de la SAS, tentative de susciter des désertions parmi le maghzen et attaques de SAS, de villages sympathisants ou d’autodéfenses. Pendant la guerre d’Algérie, 70 officiers SAS et 607 moghaznis sont tués lors de leurs missions civiles et militaires.

C’est malheureusement le cas de Lodovéo Mongiat qui est tué le 10 janvier 1960, à l’âge de 22 ans, sur la commune de Nechmaya (département de Bône).

En mai suivant, déclaré mort pour la France, il reçoit la Légion d’honneur à titre posthume.

Le 25 novembre 2023, la municipalité de Bagneux décide de donner le nom de Lodovéo Mongiat à un square. Lodovéo Mongiat est enterré au cimetière municipal de cette commune.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : contributions de Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chemins de mémoire du ministère des Armées.

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Publié le 27 Février 2026

A Léon Goyet, de Sèvres.

Les « pépères ».

Léon Goyet nait le 7 mai 1879 à Lons-le-Saunier dans le Jura. Il est le fils d’Antoine Goyet et de Joséphine Magnin. Il fait de brillantes études et entre dans la fonction publique. Il est nommé secrétaire du préfet du département de l’Aude, Théophile Cornu.

Matricule 1392 au bureau du recrutement de Lyon central, il fait son service militaire au début du siècle et devient officier de réserve. Il intègre le 118e régiment d’infanterie territoriale.

Les régiments d'infanterie territoriale, ou RIT, sont alors des unités militaires composées essentiellement d'hommes âgés de 34 à 49 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour intégrer un régiment d’active ou de réserve. Ils sont créés en 1875. Mobilisés en août 1914 au début de la Première Guerre mondiale, les régiments d'infanterie territoriaux sont en général regroupés dans les divisions d'infanterie territoriales qui font partie de l'armée territoriale. L'armée territoriale française est créée par la loi du 27 juillet 1872 qui a mis en place les principes de la réserve militaire. Les obligations militaires des citoyens français étaient alors, dans les grandes lignes, fixées comme suit :

  • un service national dans l'armée d'active qui durant cinq ans, sauf cas particuliers ;
  • quatre ans dans la réserve de l'armée d'active ;
  • cinq ans dans l'armée territoriale ;
  • six ans dans la réserve de l'armée territoriale (RAT).

Les territoriaux (surnommés parfois familièrement « pépères »), initialement chargés de différents services de gardes, ont joué un grand rôle pendant la « Grande Guerre », notamment sur le front même. Le 1er août 1918, tous les régiments territoriaux existants sont officiellement dissous et les hommes dispersés parmi les régiments d’active et de réserve.

 

Héros au Bois en Hache.

Versé dans le 58e RI, le sous-lieutenant Goyet prend part à la bataille de la Meuse en 1915.

Historique du 58e RI : « Le 20 février, le chef de corps reçoit l’ordre d’attaquer avec une compagnie, une sape ennemie couronnée par un élément de tranchée devant le Bois en Hache. Le 21, l’artillerie commence la préparation à 14 heures. A 14h24 les sections des sous-lieutenants Mouret et Castello sortent des tranchées et s’élancent avec une entrain splendide. Elles atteignent d’un bond les réseaux de fil de fer et les chevaux de frise, qu’elles trouvent intacts, et sont accueillies à bout portant par un feu intense de mousqueterie. Les 2 officiers et un grand nombre d’hommes tombent devant les défenses infranchissables. Le sous-lieutenant Goyet n’écoutant que son courage, enlève la 3e section d’attaque qui vient comme les deux autres, buter sur les réseaux intacts. Le sous-lieutenant Goyet est tué. Les survivants sont ramenés à l’arrière à la nuit. Les sections d’attaque ont perdu 11 tués, 37 blessés et 27 disparus. Sont alors citées trois sections des 8e, 9e et 11e compagnie : « se sont élancés avec une belle crânerie à l’assaut d’une position ennemie formidablement retranchée ; se sont maintenus, pendant plus de trois heures au contact des réseaux de fil de fer allemands avec un feu très violent de mousqueterie, ne se sont repliées qu’après en avoir reçu l’ordre à la tombée de la nuit, avec beaucoup de calme et de sang-froid. » (lettre du chef de Bataillon Fourlinnie, commandant par intérim le 58e RI).

Fourlinnie écrit également au colonel commandant le dépôt du 58e à Avignon : « J’ai le grand honneur de vous confier les 3 croix de guerre vaillamment et coûteusement gagnées par les trois sections (Sections Castello, Goyet, Mouret) des 8e, 9e et 11e compagnies dans l’assaut héroïques et sans espoir exécuté le 21 février devant le Bois de Forges. Partis en pleine lumière à 14h 30, 150 soldats sont venus s’arrêter le long des infranchissables et indestructibles fils de fer allemands. Là, ils ont subi jusqu’à la nuit la mousqueterie et le tir de notre 75 qui s’efforçait de les protéger ; la moitié sont restés percés de plusieurs balles. Laissez quelques vides dans les cases où vous enfermerez ces trois croix de guerre, le 58e en gagnera d’autres ».

Le nom de Léon Goyet est inscrit sur les monuments aux morts de Lons-le-Saunier et de Sèvres (dernier domicile connu), de même que sur le Livre d’or du ministère des pensions à Orange (Vaucluse).

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Histoire de l’armée territoriale.
  • Historique du 58e RI.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de Léon Goyet, contributions de Bernard Butet et d’Olivier Schlienger.

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Publié le 14 Février 2026

Entrée du 26e de ligne dans Paris, par la porte du Point-du-Jour.

Entrée du 26e de ligne dans Paris, par la porte du Point-du-Jour.

De l'automne 1870 au printemps 1871, la ville de Boulogne a subi les conséquences de deux sièges successifs de la Capitale : celui établi par les armées ennemies dans le cadre de la guerre franco-prussienne, puis celui des troupes françaises pour reconquérir Paris soulevée par un mouvement révolutionnaire.

Cette période longtemps oubliée a pourtant considérablement marqué le destin du territoire boulonnais.

 

Une ville aux portes de Paris.

En 1814 et 1815, les troupes coalisées contre l'armée napoléonienne avait envahi la France. À cette occasion, la défense de Paris avait démontré sa faiblesse. Pour pouvoir supporter une éventuelle attaque, Paris devait être fortifiée. En 1840, Adolphe Thiers, chef du Gouvernement, fait déclarer d'utilité publique et d'urgence la construction d'une enceinte. Achevée en 1844, la fortification est longue de 39 km et jalonnée de 95 bastions, 17 portes, 23 barrières et 8 passages de chemins de fer. La grande distance entre le fort d'Issy et celui du Mont-Valérien, marque une faiblesse dans la défense de Paris. Les bastions n° 66, 67 et 67 bis – au Point-du-Jour – sont donc essentiels.

La commune est dès lors au cœur d’un cercle de fer et de feu formé par le fort d’Issy, les redoutes de Brimborion à Sèvres, de Montretout à Saint-Cloud, la forteresse du Mont-Valérien et le mur d’enceinte qui sert bientôt de nouvelle limite à la Capitale.

En août 1870, les élections municipales voient la victoire des républicains alors même que le pays vient d'entrer en guerre avec la Prusse et qu'il connaît ses premiers revers. L’Empereur qui rencontre des difficultés politiques intérieures, pense qu'une guerre contre la Prusse permettrait de rassembler le pays autour de lui. La guerre est déclarée à la Prusse le 19 juillet 1870. La mobilisation se fait dans le plus grand désordre, l’armement français est archaïque comparé à l’artillerie prussienne.

En septembre, l’Empereur capitule et les troupes prussiennes sont aux portes de la Capitale qui est dès lors assiégée.

 

Vivre en temps de siège.

À Boulogne, les troupes prussiennes approchent Paris, et le "trou" dans la défense de la Capitale entre les forts d'Issy et du Mont-Valérien fait craindre une attaque aux abords de la ville. Il faut envisager de rompre les ponts de Saint-Cloud, Sèvres et Billancourt. La ville se trouve alors isolée et au cœur du danger.

Mobilisées en région parisienne dès le début du conflit, les unités de la Garde nationale révèlent une grande désorganisation, une impréparation flagrante et un manque d'équipement. Leur présence à Billancourt est ambivalente. Ainsi, la presse loue les exploits des soldats dans la défense des ponts mais les conseillers municipaux sont régulièrement alertés par les habitants et par le commissaire de police des pillages et déprédations commis par les troupes en cantonnement.

Boulogne est sous le feu régulier des bombardements aussi bien prussiens que français dès le début du Siège. Si chacun vise l'autre camp, les tirs sont imprécis et touchent la ville et les communes voisines.

Le château de Saint-Cloud, dans lequel s'est installée l'armée allemande, est détruit le 13 octobre par des obus français tirés depuis le Mont-Valérien.

 

D'un siège à l'autre.

Le 19 janvier 1871, la seconde bataille de Buzenval marque l'ultime tentative française de briser le Siège de Paris. La veille, le roi Guillaume 1er a été élevé au rang d'Empereur dans la galerie des glaces du Château de Versailles.

Malgré quelques succès et face à la désorganisation des troupes françaises, le général Trochu ordonne de battre en retraite.

Le 28 janvier, l’armistice est publié au Journal Officiel. Cet armistice est prévu pour une durée de trois semaines, pendant lesquelles seront négociés les préliminaires de paix. Le 27 février, les troupes allemandes traversent donc la Seine sur un pont de bateaux, empruntent le boulevard de Strasbourg (actuel boulevard Jean Jaurès) puis la Grande Rue (aujourd'hui avenue Jean-Baptiste-Clément) avant d'entrer dans Paris.

Tandis qu'à Boulogne la vie reprend son cours, le peuple de Paris gronde. Face aux exigences allemandes, une grande partie des Parisiens voient l’armistice comme une trahison de la part du Gouvernement. Le 18 mars débute l'insurrection d'un Paris républicain face à l'Assemblée nationale fraîchement élue et à majorité monarchique.

Boulogne est alors prise en tenaille entre le fort d'Issy tenu par les communards et le Mont-Valérien aux mains des Versaillais.

Le 21 mai, un habitant du Point-du-Jour avertit l'Armée que les remparts ne sont pas gardés. Les troupes passent alors par les Portes de Saint-Cloud et du Point-du-Jour pour entrer dans Paris et réprimer l'insurrection : c'est le début de la semaine sanglante.

 

Soigner les blessures.

A la fin de la guerre, les soldats s'étant fait remarquer par leur faits d'armes sont récompensés par la Légion d'honneur ou la médaille militaire. En revanche, le Gouvernement refuse la création d'une médaille commémorative destinées aux anciens combattants. Sans doute veut-on oublier au plus vite la défaite.

Si durant quarante ans, les vétérans de 1870-1871 porteront des insignes non officiels remis par les différentes associations d'anciens combattants., il faut attendre la loi du 9 novembre 1911 pour que soit officiellement créée une médaille.

Le 29 décembre 1912, en présence de la Municipalité, des membres de l'Association du Souvenir Français, du comité de Boulogne et de l'Association des Dames de France, une cérémonie de remise des médailles est organisée à la Salle des fêtes.

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Site de la ville de Boulogne-Billancourt.
  • Site Herodote sur l’Histoire de France.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 24 Janvier 2026

Le Hangar Y à Meudon.

Premier hangar à dirigeables au monde, le Hangar Y (nom défini d’après la parcelle militaire « Y » où le bâtiment a été reconstruit) a été l’un des berceaux de l’aéronautique française de la fin du XIXe siècle à la Grande Guerre. C’est dans cet “établissement aérostatique de Chalais Meudon”, tel qu’on l’appelait à l’origine, qu’a eu lieu en août 1884 le premier vol à succès au monde d’un dirigeable en circuit fermé, conçu par Charles Renard et Arthur Krebs. Réalisé à partir d’énergie décarbonée, cet aérostat entraîne à l’époque une véritable révolution dans le domaine des transports : à la suite de ces décennies de recherche, les premiers dirigeables pourront ensuite dès le début du XXe siècle quitter les circuits fermés pour s’envoler enfin dans les airs.

Jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale, le bâtiment meudonnais est exploité pour tester et fabriquer des dirigeables, ballons captifs et ballons d’observation. À la suite de la victoire des Alliés en 1918, il devient trois ans plus tard l’hôte du premier musée de l’Air et de l’Espace, permettant au public de découvrir des trésors de l’aéronautique et leur rôle dans la stratégie de défense de la France pendant le conflit. En 1936, une partie du musée est transvasée dans le 15e arrondissement parisien avant que celui-ci ne soit fermé par les Allemands. Ses collections seront alors rapatriées au Hangar Y pour y être conservées jusqu’en 1973, avant d’être à nouveau déplacées sur le site du Bourget où le musée s’installera définitivement et rouvrira ses portes.

En 1964, Marc Chagall y travaille pour assembler les différentes parties du plafond de l’opéra Garnier. Le hangar Y est classé au titre des monuments historiques depuis 2000. En 2003, Jean-Pierre Jeunet y tourne des scènes du film Un long dimanche de fiançailles. En 2007, le site est en piteux état avec ses vitres brisées du fait de la déformation des châssis. Il ne peut être exploité sans une sérieuse restauration.

Des travaux d’ampleur commencent au début des années 2020. Enfin en 2023, le Hangar Y ouvre au public. Il propose 3900 m² d’espaces d’expositions intérieurs, 10 hectares d’espace naturel autour du bâtiment, 1 restaurant au bord de l’eau, 1 atelier comprenant 4 salles privatisables. Le site est géré par la fondation Art Explora, créée par Frédéric Jousset, mécène et co-fondateur de la société Webhelp.

 

Sources :

Le Hangar Y à Meudon.

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Publié le 10 Janvier 2026

A l’aspirant Laffay, de Suresnes.

Pierre Laffay nait à Paris le 26 mai 1898, dans le 17e arrondissement. Il est le fils de Gédéon Laffay et d’Annette Combrisson. Il a un frère aîné, qui décèdera pendant la Première Guerre mondiale, à l’âge de 28 ans, en 1917.

Pierre Laffay est lycéen au déclenchement de la Grande guerre. Baccalauréat obtenu, il devient étudiant en lettres. Il habite au 40, rue Gardenat à Suresnes. Matricule 3612 au recrutement du 2e bureau de la Seine, Pierre Laffay est incorporé au 132e régiment d’infanterie le 16 avril 1917. Caporal le 22 décembre de la même année, il passe sergent le 22 janvier 1918 puis aspirant le mois suivant.

Le 132e a pour casernement la ville de Reims. Il fait partie de la 24e brigade d’infanterie, 12e division et 6e corps d’armée. Régiment d’élite, il s’illustre au cours de toutes les batailles de la Première Guerre mondiale.

Ordre du corps d'armée no 60

« Le 27 février 1915 ;

Dans une opération brillante, la 24e Brigade a enlevé de haute lutte une partie importante de la position des Éparges. L'ennemi avait accumulé sur cette hauteur escarpée, des travaux considérables. Depuis 4 mois, avec une science avisée, le capitaine du génie Gunther dirigeait par la sape et par la mine les travaux de siège régulier qui devaient ouvrir la voie à notre infanterie. Le jour de l'attaque, après une quadruple explosion de nos fourneaux de mines et une remarquable préparation par l'artillerie, le brave 106e régiment d'infanterie, dans un élan magnifique, escalada les pentes abruptes et couronna toute la partie ouest de la position. Au même moment, le 132e RI aborda crânement la partie ouest des Éparges et s'y installa. Le 19 février, l'attaque fut poursuivie sur tout le front. Au cours de cette bataille de 4 jours, pendant lesquels l'ennemi nous disputa le terrain avec la dernière âpreté, nos troupes furent soumises à un bombardement formidable. Elles conservèrent néanmoins les positions conquises. Elles repoussèrent deux contre-attaques furieuses, firent éprouver des pertes sévères à l'ennemi, lui enlevèrent 700 mètres de tranchées, lui prirent 2 mitrailleuses, 2 minenwerfer et firent 175 prisonniers. Le 106e, le 132e, le 67e (bataillon Haguenin), la compagnie du génie qui prirent la tête dans la colonne d'assaut ont noblement soutenu le renom de la vaillance du 6e corps d'armée et montré une fois de plus quel succès naît de la fraternité des armes et de l'union des cœurs. Le général, commandant le 6e corps d'armée, adresse ses félicitations à ces braves troupes. Il salue pieusement la glorieuse mémoire de ceux qui sont morts pour le pays. Il félicite les colonels Barjonet, commandant le 106e RI et Bacquet, commandant le 132e RI qui ont magnifiquement conduit leurs régiments au feu.

Signé : général Herr. »

Après avoir fait Verdun en 1916 et le Chemin des Dames l’année suivante, le 132e est envoyé dans la Somme au printemps 1918. Le 11 août 1918, à L’Echelle-Saint-Aurin, non loin de Roye dans le département de la Somme, l’aspirant Laffay est tué à l’ennemi. Croix de guerre avec palme, il avait 20 ans. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la ville de Suresnes.

Citation de l’aspirant à l’Ordre de l’Armée : « Chef de section de mitrailleuses d’un moral élevé. Blessé en se portant à l’attaque des positions ennemies, n’a pas voulu quitter son poste et a continué à entraîner sa section avec un courage et une énergie remarquables, aidant lui-même son tireur au transport de la pièce. A été tué au moment où il arrivait sur la position conquise ».

Extrait de l’historique du 132e RI : « Ce fut, le 18 novembre 1918, que le 132e RI passa la frontière, arriva en Lorraine naguère annexée et redevenue française, se dirigeant vers l’Alsace reconquise. Partout, l’accueil des populations libérées fut enthousiaste et chaleureux. Partout ce ne furent que des fleurs, des arcs de triomphe avec ces inscriptions : « Vive la France ! Gloire à nos libérateurs ! Soyez les bienvenus ! ». Partout la plus franche gaieté régna, partout des acclamations frénétiques, des larmes de joie pour fêter l’Armée, la France qui revenait … Dès l’arrivée à la frontière lorraine, le 18 novembre, bien avant l’entrée à Niederhof, un groupe important de jeunes filles et d’enfants du village apportait au 132e, avec ses souhaits affectueux et ses gracieux sourires, des guirlandes et des fleurs. Plus près du village, à deux kilomètres environ, les notables de la commune et une grande partie de la population, suivie des vétérans de 70, vint au-devant du régiment et adressèrent au colonel Perret un touchant message de bienvenue. L’émotion des habitants et de tous les soldats fût indicible ».

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Historique du 132e régiment d’infanterie.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de l’aspirant Laffay, contributions de Bernard Butet et de Stéphane Protois.

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Publié le 20 Décembre 2025

Bilan 2025 et vœux 2026.

Mesdames et Messieurs les présidents de comité, adhérents et amis du Souvenir Français des Hauts-de-Seine,

            L’année 2025 s’achèvera très bientôt et nous permet de faire déjà un bilan du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine.

Outre les nombreuses cérémonies du calendrier auxquelles vous participez, il y a toutes les initiatives locales qu’il est difficile d’énumérer mais dont les plus symboliques s’inscrivaient dans des thèmes mémoriels importants. Ce fut le cas avec celles liées à la libération il y a 80 ans des camps de l’horreur humaine.

Qu’il s’agisse du collège Jeanne d’Arc à Colombes et ses dizaines d’élèves rassemblés pour écouter la parole de survivants de cette épreuve ou de la cérémonie en hommage à Alfred Le Bihan en la gare de Bois-Colombes, nous étions présents pour rappeler encore et toujours ce qui fait la grandeur de ces citoyens d’exception.

Nous étions également présents pour restituer à une ville – Garches – la plaque funéraire volée de Gaston Blaise mort au champ d’honneur en 1915 et récupérée par notre association sur un site de vente via Internet.

Présents encore lors des cérémonies en hommage aux Arméniens morts pour la France ou à ceux du bataillon de Corée comme à l’hommage au Mont Valérien à ceux de Narvik qui s’illustrèrent au printemps 1940 en Norvège.

Présents à l’hommage rendu aux « Justes parmi les nations » qui ont, malgré les risques encourus dont la mort, protégé, caché, nourri des familles et des enfants menacés du pire.

Bien évidemment, nous étions fortement présents lors des cérémonies de Libération des villes du département.

À ce bilan certes incomplet, il convient d’ajouter deux moments forts en dehors de notre délégation : d’abord au cimetière parisien de Bagneux pour saluer sur sa tombe rénovée un jeune résistant du Vercors puis quelques semaines plus tard au Grand Palais inaugurer une plaque en hommage aux 118 artistes de ce palais de verre et de fer ainsi qu’aux soignants et bénévoles de cet hôpital de la Grande Guerre.

Et puis, deux instants de commémoration désormais traditionnels en mai et novembre au sein d’une grande entreprise – Enedis – au cœur du quartier d’affaires de La Défense auxquels peuvent être joints des initiatives locales exceptionnelles à travers des expositions et des concerts de belle facture. Ce fut le cas à Issy-les-Moulineaux avec le concert en hommage à Valérie André qui fut une grande Dame en Indochine puis en Algérie comme parachutiste, pilote, infirmière et médecin avant de devenir la première femme française nommée général et qui demeure la femme militaire la plus décorée au monde.

Ce fut aussi des moments d’émotion partagée lors d’expositions et de conférences menées par le général Allard en partenariat avec la Légion d’honneur.

Au surplus, nous continuons dans un contexte à maints égards difficile nos efforts de transition vers les jeunes générations comme on a pu le constater lors de notre remarquable congrès départemental à Bois-Colombes.

Mais il nous faut persévérer dans la recherche de nouveaux adhérents afin de combler les rangs qui se vident en raison des départs liés à l’âge. Il nous faut également agir auprès des autorités locales et de leurs conseils dont certains membres se montrent indifférents aux questions mémorielles. Enfin, il faut continuer de sensibiliser jeunes retraités, étudiants, enseignants et acteurs de la société civile.

Pour donner corps à ces préoccupations, des horizons nouveaux s’offrent à nous avec la création de deux comités, l’un à Vanves et l’autre à Nanterre, ville préfecture qui mérite d’avoir un comité du Souvenir Français capable de fédérer en son sein de nombreux adhérents nouveaux.

Pour tout cela, je remercie vivement celles et ceux qui se sont investis personnellement dans nos projets, dépassant le cadre traditionnel de leur action pour s’ouvrir à des hommages plus ciblés, plus forts et finalement plus conformes à notre histoire commencée il y a plus de 138 ans.

Il s’agit toujours et en premier lieu de veiller, d’alerter et de sauvegarder les tombes de celles et ceux déclarés « Morts pour la France ». Celles des carrés militaires ce qui est le plus facile et le plus visible mais aussi celles familiales en déshérence et menacées de reprise par les municipalités qui veulent libérer et revendre les emplacements.

Désormais nous veillons aussi les tombes des « Compagnons de la Libération », des « Harkis » et des « Justes parmi les nations » et nous inscrirons dès 2026 la mention « Morts pour la France » sur celles des combattants tombés en Algérie.

Une fois identifiées, parfois remises en état, et géolocalisées, toutes ces tombes familiales deviennent les stations d’un parcours mémoriel et historique local dont peuvent bénéficier en particulier élèves et professeurs. Elles s’intègrent parfaitement dans l’histoire nationale de notre pays et plus largement dans celle des pays qui ont combattu à nos côtés.

Grâce à ce travail, à l’investissement désintéressé en heures et initiatives, Le Souvenir Français demeure une grande association mémorielle qui honore celles et ceux déclarés « Morts pour la France » quelles que furent leurs origines, leurs croyances ou appartenances.

Ces destins individuels ou collectifs brisés furent ceux d’une « certaine idée de la France », de ses valeurs et de son attachement à la liberté.

            Nos esprits devront continuer à se nourrir de ce passé, être soucieux du présent mais ouverts au futur, à l’avenir.

            Merci encore à toutes celles et ceux qui œuvrent réellement pour que Le Souvenir Français renforce son ancrage dans ce département de l’ouest parisien en faisant appel à de nouveaux porteurs et gardiens de la Mémoire. 

            Nous restons en effet convaincus que le Souvenir Français est plus que jamais utile, nécessaire et indispensable à un pays comme le nôtre riche de son histoire plusieurs fois séculaire.

À peine le chapitre en cours de 2025 fermé, s’ouvrira celui consacré à 2026, une page encore blanche pour une année qui nous offrira de nombreux rendez-vous à honorer et de nouvelles actions à mener.

Mais auparavant, le temps est venu de vous souhaiter à chacune et chacun, malgré les difficultés rencontrées, les critiques de quelques-uns, les jalousies ou les incertitudes du moment, d’agréables fêtes de Noël et de fin d'année et de vous présenter mes vœux nombreux et chaleureux pour l’année 2026.

En premier lieu, je pense bien évidemment à nos responsables et aux acteurs de nos comités qui souffrent mais accomplissent sans fléchir, dans la constance, un devoir d’humanité en direction de celles et ceux qui ont donné tout son sens à notre devise « À nous le souvenir, à eux l'immortalité »

 

Claude GUY, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 7 Décembre 2025

A Pierre Bergerol d’Antony, mort pour la France en Indochine.

Pierre Bergerol nait à Paris le 22 juillet 1921. Diplômé de l’Ecole Polytechnique en 1941, il s’engage « pour la durée de la guerre » et participe à la campagne d’Allemagne en 1945.

Il intègre le 10e régiment d’artillerie coloniale et est envoyé en Indochine. Détaché de cette unité, il sert à la batterie de commandement et services de l’artillerie divisionnaire de la 3e division d’infanterie coloniale.

Le lieutenant Bergerol est tué au combat le 12 septembre 1947 : envoyé avec un groupe de supplétifs pour dégager le poste de Ba Dua encerclé, il est blessé, son arme s’enraye et il est achevé par un soldat du Vietminh.

Titulaire de la croix de guerre et chevalier de la Légion d’honneur, le jeune officier – il a 24 ans – est enterré à Mytho. Commando Bergerol sera adopté comme nom de sa compagnie formée de partisans vietnamiens et de soldats français.

Le nom du lieutenant Bergerol est inscrit sur les monuments aux morts de l’Ecole Polytechnique (Paris 5e et Palaiseau) et sur celui d’Antony.

 

Le commando Bergerol par le général Henri de Briançon.

Henri de Briançon : « Chargé de restaurer l’autorité de la France en Indochine, le général Leclerc se trouve en prise à Saïgon avec une situation critique. Ses unités arrivant au compte-goutte, il les utilise sans distinction d’écusson au fur et à mesure de leur débarquement.

Aux unités d’artillerie de la 9e puis de la 3e DIC (Division d’Infanterie Coloniale) est ainsi confiée la responsabilité de la région située à l’ouest et au sud-ouest de Saïgon. Elles n’y réussissent pas mal puisque le 10e RAC (régiment d’artillerie coloniale) reçoit en juin 1946 ce télégramme : « Bravo les artilleurs. Je vais remplacer mes fantassins par des artilleurs. Signé : Leclerc ».

Leurs officiers cherchent à appliquer leur ingéniosité à une mission à laquelle ils n’avaient pas été préparés. C’est le cas notamment de deux polytechniciens, un lieutenant et un colonel.

Tout jeune officier en service au III/RACM, Pierre Bergerol veut aller semer l’insécurité chez l’adversaire en employant des autochtones et en utilisant de l’armement léger ainsi que des moyens facilitant l’infiltration, habillement de « nhaqué » en cotonnade noire, barques légères à fond plat dites sampans. Grâce à un enchaînement de circonstances favorables, le projet est accepté en haut lieu et Bergerol recrute, entraîne et engage dès janvier-février 1946, un petit groupe d’une quinzaine d’hommes, le premier du genre. A peine a-t-il pris le commandement du secteur des Vaïcos, que le colonel Charles Chanson décide début mars la création à Mytho, de sections d’intervention. La première sortie de celle que commande l’aspirant Bonijoly le met précisément en contact avec le lieutenant Bergerol.

Ces unités et quelques autres du même type obtiennent des résultats flatteurs en 1946 et au début de 1947. Vers le milieu de cette année, le colonel Chanson estime nécessaire de disposer, à l’échelon de la zone centre qu’il commande désormais, d’une formation plus importante. Par fusionnement du groupe franc Bergerol, fort maintenant de quelque soixante hommes, et des trois sections de Mytho, il obtient la création de la compagnie de commandos de la BCAD/3. Le lieutenant Bergerol en prend le commandement et s’installe à Mytho.

Par décision du général de Latour, elle prend le nom de « commando Bergerol » au lendemain de la mort au combat de son jeune chef, le 12 septembre 1947. Son remplaçant est aussi un artilleur. Jusqu’à sa dissolution qui survient, presque par surprise, le 3 octobre 1953, le commando est encadré exclusivement par des officiers et des sous-officiers d’artillerie coloniale et métropolitaine. »

 

 

Sources :

  • Site MemGen Web – Fiche de Pierre Bergerol.
  • Contributions de Laetitia Filippi.
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.
  • Pierre Montagnon, La guerre d’Indochine, Pygmalion.
  • Général Henri de Briançon, le commando Bergerol.

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Publié le 23 Novembre 2025

Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.

Ce dimanche 16 novembre 2025, à Bois-Colombes, s’est tenu le congrès départemental du Souvenir Français.

Accueillis par M. Gilles Chaumerliac, adjoint au maire de la commune et Madame Christiane Drecq, présidente du comité local, Claude Guy, délégué général pour les Hauts-de-Seine et les représentants de plus d’une vingtaine de comités du département ont échangé dans le cadre de ce congrès.

Claude Guy a ouvert la séance par un mot de remerciement à la ville de Bois-Colombes pour le remarquable accueil. Il a ensuite demandé une minute de silence pour les adhérents disparus cette année, les soldats morts en opérations et les victimes de leur devoir au service de la Nation et de la République.

Puis vint le temps de résumer l’assemblée générale du Souvenir Français qui s’est déroulée cette année à Caen et de faire le bilan des actions menées dans le département.

 

L’assemblée générale de Caen.

Claude Guy en a brossé un tableau complet en évoquant les chiffres qui illustrent la situation globale de notre association mémorielle, les décisions et le orientations prises.

  • En rappel : l’historien et académicien Pascal Ory est le parrain 2025 du Souvenir Français.
  • Comme chaque année maintenant, le prix Valentin Francy (du nom de ce jeune porte-drapeau assassiné) a été remis à un jeune du département du Calvados pour son action, son implication et sa présence aux cérémonies, justement en tant que porte-drapeau.
  • Au niveau national, 16 comités ont été créés contre 13 qui ont été dissous.
  • Au niveau international, l’association compte désormais 80 délégations versus 61 il y a cinq ans seulement.
  • La quête nationale a rapporté plus d’un demi-million d’euros.
  • Un point noir : le manque de comités et encore plus d’adhérents dans les communes chefs-lieux des départements. En effet, si elles totalisent plus de 31 millions d’habitants, elles ne comptent que 4.500 adhérents au Souvenir Français !
  • Sur le plan du patrimoine, quelques chiffres : 14.652 tombes sont veillées par le Souvenir Français et près de 71.000 tombes ont été rénovées au cours de l’année 2024.
  • En matière de communication : la presse locale a fait paraître pas moins de 1.226 articles sur les actions de l’association ce qui montre l’ancrage de l’association tandis que plus de 86.000 personnes reçoivent la lettre électronique mensuelle. Cette dernière poursuit son évolution, présentant chaque mois un thème à la fois historique et d’initiative à réaliser en gestes mémoriels.
  • Pour 2026, les thèmes abordés par la lettre électronique seront les suivants : OTAN, René Cassin, la mémoire outre-mer, le général de Gaulle et Georges Clemenceau, les FTP-MOI, Suez 1956 et Indochine 1946.

 

Bilan des action menées au niveau des Hauts-de-Seine.

Au niveau départemental, le délégué général a participé à 21 réunions annuelles d’adhérents ; 8 drapeaux d’associations dissoutes ont été remis ou des conventions renouvelées dans des établissements scolaires ; il a participé à 8 ravivages de la Flamme sous l’Arc de Triomphe et à 15 conférences / expositions. Enfin, il était présent à 39 cérémonies au cours de l’année 2024.

Par ailleurs, les comités ont à leur actif 617 tombes entretenues ou rénovées, 228 cérémonies et 1024 tombes fleuries.

Quelques moments forts dans le département en 2024 : la flamme olympique au Fort de Suresnes et au Mont Valérien ; le rallye citoyen des Hauts-de-Seine ; l’hommage à ceux de Narvik ; l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon.

Après le temps de l’exposé, vint celui de la remise de récompenses et décorations puis de l’hommage aux Morts pour la France avant un repas au cours duquel le général Allard exposa des aspects méconnus du débarquement de 1944.

 

Les récompenses et décorations décernées :

Ont été mis à l’honneur :

  • Gabin Cluzeau : diplôme d’honneur de jeune porte-drapeau.
  • Arthur Jarnier : diplôme d’honneur.
  • Kyle Oliviery : diplôme d’honneur.
  • Madame Hélène Raveleau : médaille d’argent.
  • Monsieur Boyer-Vidal : médaille d’argent.
  • Christiane Drecq, présidente du comité de Bois-Colombes : cravate d’honneur.

L’hommage aux Morts pour la France : pour se faire, l’assistance s’est rendue au carré militaire du cimetière de Bois-Colombes. Les honneurs ont été rendus en présence notamment du maire de la ville, des porte-drapeaux, d’un détachement des sapeurs-pompiers, de représentants de la municipalité, de sa police, de la directrice départementale de l’ONaCVG dans le cadre d’une cérémonie sobre et toute en émotion.

Une fois encore, la délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine tient à féliciter et à remercier vivement le comité de Bois-Colombes pour son accueil, son organisation et l’aide apportée par de nombreux jeunes de la commune ainsi que pour le concours déterminant de M. le maire Yves Révillon et de son maire-adjoint Gilles Chaumerliac.

Retrouvez ci-dessous les photographies de l’événement.

 

 

Texte et crédits photographiques : F. RIGNAULT

Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
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Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
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Congrès départemental du Souvenir Français à Bois-Colombes.
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Publié le 19 Novembre 2025

Le carré militaire... avant et après !

Le carré militaire... avant et après !

C’est toujours un vif plaisir et une réelle émotion de voir l’aboutissement d’un projet de plusieurs années au service des Morts pour la France.

Cet heureux dénouement vient de nous être offert lors des cérémonies du 11 novembre dernier à Fontenay aux Roses.

Grâce à l’action déterminante de la municipalité, du soutien sans faille du comité local du Souvenir Français et du comité d’entente, le carré militaire a pu être rénové de belle manière dans la pureté originelle déjà centenaire qui fut la sienne.

C’est un vif remerciement qui doit être adressé à tous les acteurs, souvent discrets dans l’ombre, de cette rénovation réussie.

 

Claude Guy, délégué général du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 15 Novembre 2025

Deux cérémonies symboliquement fortes.

En effet, le 12 novembre 2025 fut une journée marquée par deux moments mémoriels forts pour la délégation.

Tout d’abord, un rendez-vous désormais traditionnel au siège de la société Enedis à La Défense au cours de laquelle la présidente du directoire, Madame Marianne Laigneau, réunit autour d’elle plus d’une centaine de salariés de l’entreprise. Accompagnée du Souvenir Français 92, de l’Union des Anciens Combattants et du Comité de Liaison des Déportés, Internés, Résistants et Politiques d'Electricité de France et Gaz de France, elle présida une cérémonie en mémoire des Morts pour la France de ces deux grandes entreprises.

Après son émouvante prise de parole, le général de corps d’armée Patrice Susnjara, conseiller du Gouvernement pour la défense et le général de division François-Xavier Poisbeau, secrétaire général de la garde nationale et du Conseil supérieur de la réserve militaire, invités d’honneur, expliquèrent, chacun dans son domaine, les enjeux du moment en matière de défense nationale.

Puis ce fut le temps du dépôt de gerbes, de l’hommage aux morts et de l’hymne national « La Marseillaise ».

Un peu plus avant dans la journée, c’est à une cérémonie inédite que la délégation des Hauts de Seine était conviée.

En effet, la direction du Grand Palais en partenariat avec notre association mémorielle, avait décidé il y a quelques mois de rappeler au public que ce monument national fut lors de la Première Guerre Mondiale un hôpital militaire et un centre de rééducation pour les soldats blessés au front.

Un juste hommage devait leur être rendu ce qui fut fait par le dévoilement d’une plaque de marbre « 1914-1918 À la mémoire des 118 artistes et employés du Grand Palais morts pour la France, du personnel soignant et des infirmières bénévoles de l’hôpital militaire du Grand Paris ».

Apposée à hauteur du numéro 22 du cours de la Reine, elle permettra aux passants de faire mémoire un instant.

Lors de ces deux temps forts, des porte-drapeaux, deux puis quatre, vinrent souligner par leur présence l’engagement de la délégation du Souvenir Français des Hauts de Seine à rendre hommage à celles et ceux qui ont gagné par leur action l’immortalité.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine.

Deux cérémonies symboliquement fortes.
Deux cérémonies symboliquement fortes.
Deux cérémonies symboliquement fortes.
Deux cérémonies symboliquement fortes.
Deux cérémonies symboliquement fortes.

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