Publié le 3 Mai 2025

Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.

Organisée par le comité de Bois-Colombes, sa présidente Christiane Drecq et son équipe notamment de jeunes, la cérémonie en hommage à l’un des « Cent » identifié dans notre délégation a eu lieu en avril dernier, en présence du maire et de plusieurs élus ainsi que d’une représentante de la SNCF.

Quelques voyageurs intrigués se sont joints à cette commémoration qui se déroulait dans la gare de Bois-Colombes.

L’évocation ci-dessous de ce destin tragique nous rappelle la fragilité de certaines de nos certitudes.

 

« Monsieur le maire, Monsieur l’adjoint chargé de la mémoire, Monsieur le conseiller municipal, Madame Legoux de la direction des lignes LAJ de la SNCF, Madame la présidente du comité du SF de Bois-Colombes, Monsieur le président du comité de Colombes, Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux, chers amis et voyageurs,

Chaque année notre association mémorielle rend hommage à des Morts pour la France, un par département dont le destin a basculé il y a 80 ans. Cette année est bien sûr marquée par la commémoration de la libération des camps et c’est Alfred Bihan (et non Le Bihan comme il est inscrit sur cette plaque mais lui-même l’écrivait parfois ainsi) qui a été retenu pour les Hauts-de-Seine et la revue les « Cent » qui sort en ce mois d’avril.

Le 23 août 2013, le réalisateur Dominique Philiponska et le professeur des écoles Alain Quillévéré ont présenté un documentaire de 52 minutes retraçant l'itinéraire d'Alfred Bihan, mort en déportation, dont l’histoire a pu être retracée grâce à une boîte contenant des documents militaires et son courrier personnel. Cette boîte fut découverte à la déchetterie de Lannion.

Alfred est né en 1917 à Landébaëron, petite commune près de Guingamp dans les actuelles Côtes d’Armor.

Membre d’une fratrie de huit enfants, il connaît à 15 ans, en 1932, l’épreuve de la mort de son frère puis celle de son père deux ans plus tard, en 1934, année au cours de laquelle il obtient à l'institution Saint-Joseph de Lannion les premiers prix de version latine et de version grecque.

Il entre en 1935 au grand séminaire de Saint-Brieuc. Mais sa vocation n'est pas affirmée. Il devance alors l'appel et rejoint le 8e régiment du génie à Versailles. Nous sommes en 1937.

3 ans plus tard, il est affecté le 1er mai 1940 à la 2e division cuirassée de réserve, dans les transmissions, avant le déclenchement de l'offensive allemande de mai-juin 1940. Engagé dans de violents combats sur le front dans les Ardennes, l’Oise et la Somme, sa conduite lui vaut une citation à l'ordre du régiment avec attribution de la Croix de guerre, avant d’être démobilisé le 30 août 1940. Le sergent Alfred Bihan rentre en Bretagne jusqu'en décembre 1941 comme ouvrier agricole.

C’est alors qu’il devient « agent temporaire », manutentionnaire à la gare de Bois-Colombes, tandis qu’il vit à Colombes, au 24 rue Jean-Louis Louet avant de déménager au 29 de la rue de Rueil (aujourd’hui rue d’Estienne-d’Orves), dans une pension de famille.

Ce jeune célibataire sans enfant, sans véritable qualification professionnelle est une proie facile pour répondre aux exigences allemandes qui réclament au gouvernement de collaboration 250 000 travailleurs dont 10 700 agents des chemins de fer. La loi du gouvernement de Vichy du 4 septembre 1942 permet notamment à l’inspection de la main d’œuvre des transports de répondre à la demande allemande. C’est ainsi qu’il est désigné pour partir le 18 décembre 1942 travailler dans les chemins de fer allemands. Cependant son « Certificat d’embauchage » de l’office de placement allemand ne sera pas honoré car Alfred Bihan refuse de partir pour l’Allemagne. Il devient réfractaire et retourne en Bretagne. Après quelques jours auprès de sa mère, il se réfugie dans une ferme sur la côte à Lézardrieux où il travaille comme ouvrier agricole sans doute sous une fausse identité. Il entre alors en contact avec un groupe de jeunes résolus à poursuivre la lutte auprès des Forces Françaises Libres du général de Gaulle. Leur plan consistait - j’allais dire tout simplement - à s'emparer d'une vedette du service des Phares et Balises afin de rejoindre l'Angleterre.

Mais au matin du 8 mars 1943, sur l'Île Maudez (Modez), c'est un navire de la Kriegsmarine qui vient cueillir Alfred et cinq de ses camarades dans l’anse du Trieux.

La dénonciation ne fait aucun doute, elle est d’ailleurs corroborée par différentes sources. Ils sont immédiatement incarcérés à la prison de Saint-Brieuc. 

Tous seront déportés, après avoir été regroupés avec d’autres résistants au camp de Royallieu près de Compiègne avant d’être transférés par wagons de marchandises en Allemagne en différents lieux aussi abominables les uns que les autres :

  • Au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen le 10 mai puis à Küstrin, à 70 kilomètres à l’est de Berlin. Dans ce camp il y a là environ deux-cents Français (sur deux cent cinquante détenus, ce qui est une exception dans l’univers concentrationnaire) qui travaillent dans un grand complexe industriel Zellwolle Zellulose Werk, qui fabrique de la pâte à papier et des dérivés de la cellulose.

La plupart des détenus travaillent à l’extérieur des bâtiments (manutention, terrassement), mais quelques spécialistes sont affectés à l’intérieur de l’usine sur des machines. Et cela leur permet d’avoir des contacts avec des prisonniers de guerre français, des civils allemands, et d’obtenir ainsi quelques informations (comme l’annonce du débarquement en Normandie par exemple).

  • Transféré au kommando de Trebnitz, à 40 kilomètres à l’ouest de Küstrin, le 1er octobre 1944. Il est affecté à la carrière, c’est-à-dire dans des conditions physiques particulièrement difficiles.
  • Quatre mois plus tard, en raison de l’avance des troupes soviétiques, il est évacué par un froid glacial vers le camp de Flossenbürg le 02/02/45.
  • 15 jours plus tard, le 19 février 1945, il décède des suites des mauvais traitements, de la faim conjugués à une dysenterie qui se répand.

Tous les documents officiels indiquent comme date de décès le 20 février, mais Norbert Ferraguti, qui fut le dernier à le voir vivant et a pu se recueillir quelques minutes devant le corps de celui qu’il appelle encore « mon frère de misère » est formel : Alfred Bihan est décédé le 19 février, mais sa mort n’a été enregistrée que le lendemain, de façon que le block dans lequel il se trouvait puisse toucher sa ration de pain. Son corps est brûlé sur un bûcher dressé dans la cour, le four crématoire du camp ne pouvant accueillir le nombre élevé de cadavres.

Le 26 juin 1956, un décret lui décerne la Médaille militaire à titre posthume justifiée par la Croix de guerre obtenue dès août 1940 et la Médaille de la Résistance qui reconnaissait sa bravoure.

Voilà donc Mesdames et Messieurs, en quelques minutes l’histoire tragique de ce jeune homme que le Souvenir-Français a souhaité mettre à l’honneur dans les Hauts-de-Seine, 80 ans après la Libération des camps.

À lui et ses camarades dont le nom est inscrit dans le marbre dont on fait les statues, je livre notre devise « À nous le Souvenir, à vous l’immortalité ». »

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir-Français pour les Hauts de Seine.

Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
Hommage à un jeune agent de la SNCF déporté et Mort pour la France il y a 80 ans.
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Publié le 26 Avril 2025

A la mémoire de Jean Pasco d’Asnières-sur-Seine.

Grâce au site internet de Jean Delamare (décédé en 2008 mais son site lui a survécu – merci à celles et ceux qui entretiennent la mémoire), nous avons un historique du 504e bataillon du train (BT) en Algérie. Jean était lui-même un ancien de cette guerre et de l’arme du train.

Nous avons déjà évoqué le 504e BT ; sur le site internet du comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français, le regretté Marcel Leconte nous avait confié ses aventures lors de son séjour en Algérie : https://www.souvenirfrancais-issy.com/article-36866617.html

 

Le 504.

Le 504e BT est l'héritier du groupe de transport 504 fondé en novembre 1943 à Rivoli en Afrique du Nord (par transformation du 6e régiment de tirailleurs algériens) et qui a participé à toutes les campagnes de la Première armée française de 1944 et 1945. Après le franchissement du Rhin le 504e GT s'implante à Spaichingen puis Offenbourg. Dissous le 31 décembre 1948. Reconstitué en Autriche le 1er avril 1951 à partir des 449e et 450e compagnies du train, il s'implante à Innsbruck et Hall. Dissous de nouveau le 16 décembre 1953 à Mourmelon.

Recréé le 1er avril 1956 par transformation du 57e bataillon de tirailleurs algériens. Ses cadres proviennent du 1er régiment du train de Paris, des 501e GT de Vincennes et 523e GT de Montlhéry, et de la 602e CCR (compagnie de circulation routière) de Vincennes. Le bataillon est implanté dans le secteur de Duperré jusqu'en fin 1957 (sud algérois, aujourd'hui Ain Defla). Puis opère dans le secteur d'Aumale (aujourd'hui Sour-El-Ghozlane) et de Djelfa jusqu'en octobre 1958. Opère ensuite dans le secteur de Médéa jusqu'en 1961 d'où il rejoint Maison-Carrée.

Au plus fort des opérations, le bataillon comprend : une compagnie de commandement, d'appui et de services, quatre compagnies de combat dont l'une se transforme en février 1959 en commando de chasse "Kimono 22". Sa C.C.A.S. (compagnie d’appui et de soutien) comprend un détachement muletier venu du 27e escadron du train, une harka (une cinquantaine de rebelles ralliés) montée sur 18 chevaux, un peloton blindé sur half-track, un groupe de mortier, un groupe d'artillerie de 75mm, un groupe cynophile. Des pièces de 105mm venues des 7e et 47e d'artillerie y sont détachées. La grande majorité des appelés est originaire du Nord, de l'Ile-de-France et de Bretagne.

Le bataillon participe comme bataillon d'intervention à toutes les opérations menées dans ses différents secteurs, bien loin des taches réservées traditionnellement au train.

Pendant ses 6 ans de campagne, le 504e B T a perdu 47 hommes Morts pour la France. Ses homme ont reçus 5 Légion d'Honneur, 47 Médailles Militaires et 500 Croix de la Valeur Militaire.

 

Jean Pasco d’Asnières-sur-Seine étaient de ces morts pour la France. C’était en 1957.

 

Sources :

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Publié le 29 Mars 2025

Comité de Vanves.

La Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine annonce la création d’un comité à Vanves. Pour tout renseignement :

 

Le Président du Comité de Vanves est Paul GUILLAUD.

Adresse : 16, avenue du Parc 92170 VANVES.

Email : paul.guillaud.sfvanves@gmail.com

Secrétaire : Pascal LE GOUALLEC.

Trésorière : Nathalie LE GOUALLEC.

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Publié le 26 Mars 2025

À Garches, un beau moment de mémoire partagée.

Dans le cadre de son action de veille en direction des sites de vente sur Internet, Le Souvenir-Français récupère des objets dérobés sur des tombes de « Morts pour la France ».

Ce scandale mémoriel s’est amplifié ces dernières années et pose évidemment l’angoissante question du comportement citoyen, du respect dû aux morts et à leur mémoire ainsi que du lucre organisé sous pseudonymes.

Mais au-delà de ces considérations, Le Souvenir Français a décidé de redonner vie à certains de ces objets comme les drapeaux en les confiant à des établissements scolaires ou les plaques funéraires en les remettant au maire de la commune où est enterré le soldat déclaré « Mort pour la France ».

C’est ce qui fut fait ce samedi 22 mars, à Garches, dans le département des Hauts-de-Seine.

Madame la maire de la ville, Jeanne Bécart, accompagnée de plusieurs conseillers municipaux, a dévoilé avec le président général de notre association, Serge Barcellini, la plaque restaurée et encadrée du jeune garchois, Gaston Blaise, mort au champ d’honneur le 23 mars 1915.

Visible à la médiathèque de la ville, dans cette rue ou fut employé à la librairie de l’époque le jeune Gaston, la plaque est désormais ancrée dans une alcôve au-dessus des livres de Maurice Genevoix dont « Ceux de 14 » qui couvre – le savait-il à l’époque ? – l’histoire tragique du caporal Blaise.

Quelques jeunes vinrent partager ce moment d’émotion, de découverte et d’histoire avec l’évocation par le délégué général pour les Hauts-de-Seine de ce que furent les derniers mois du garchois de vingt ans dont le nom est inscrit dans le marbre du monument aux morts de la ville.

 

Évocation de la mort du caporal Gaston Blaise.

Nous sommes en mars 1915, cela fait déjà plus de 7 mois que par le jeu mortifère des Alliances, la Première Guerre mondiale qui deviendra la Grande Guerre a étendu son manteau de deuil sur une grande partie de l’Europe.

Toutes les familles de France vont connaître les ravages de ce conflit. Celles de Garches n’y échappent pas et parmi ses enfants dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts de la ville figure celui de Gaston Blaise, employé dans une librairie de cette Grande rue où nous sommes réunis.

Né en 1894, il a donc 20 ans lorsqu’il est mobilisé et rejoint le 168e régiment d’infanterie puis le 89e régiment d’infanterie qui doit déloger les Allemands installés depuis septembre sur la butte de Vauquois à l’ouest de Verdun. Haute de 290 mètres, elle domine parfaitement les plaines environnantes et sert d’observatoire pour le réglage de l'artillerie, permettant aux Allemands de couper la voie ferrée reliant Paris à Verdun. L’objectif étant de rendre difficile le ravitaillement par les Français de la place fortifiée de Verdun.

Les deux adversaires veulent à tout prix en devenir maître ou s'y maintenir. Cette butte justifie dès lors d’immenses sacrifices que l’on a du mal souvent à imaginer...

Les Allemands en ont fait une véritable forteresse, flanquée des pièces d'artillerie.

D'octobre 1914 à février 1915, les premières contre-attaques, menées à la baïonnette, sans préparation d'artillerie, vont permettre aux lignes françaises d’approcher aux abords Sud de la butte, mais au prix d'assauts intenses et de sacrifices humains inouïs. À partir du 17 février et jusqu'au 4 mars, les vagues d'attaques françaises successives finissent par épuiser la résistance allemande.

Les pertes sont lourdes : 3 000 tués ou disparus pour l'attaque du 28 février au 4 mars...

À la mi-mars, le front est enfin stabilisé dans la moitié sud du village, les positions françaises mieux protégées pour résister à une contre-attaque menée par les Allemands avec une arme nouvelle et terrifiante : le lance-flammes. La guerre de position s'impose et oblige les soldats à s'enterrer et creuser des kilomètres de galeries, de chambres, d'abris d'où partiront des vagues de combats pour infiltrer le réseau ennemi et lui infliger le plus de pertes possibles.

Cependant dans la nuit du 22 au 23 mars, des patrouilles ennemies aspergent de liquide incendiaire les lignes de la 19e brigade d’infanterie. Les régiments français reculent alors jusqu’à une position moins exposée aux flammes.

À 13h, le 89e régiment, aux côtés du 46e, reçoit l‘ordre de contre attaquer. Les Allemands sont délogés, notamment grâce à l’utilisation des crapouillots, c’est-à-dire des mortiers de tranchée (tel que le mortier de 58 mm T N°2) et leurs torpilles d'artillerie. 

Gaston est gravement blessé au cours de cette journée du 23 mars. Il est évacué vers le Château de Salvange, dans la commune de Raréourt, transformé en ambulance et décède de ses blessures le 24 mars 1915 à deux heures du matin.

Voilà résumée l’histoire tragique de ce garchois auquel le Souvenir Français a souhaité rendre un hommage personnalisé en restituant à vous Madame la maire, cette plaque funéraire découverte sur un site de vente en ligne.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.
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Clichés de la cérémonie et pour illustration du propos : mortier de 58 mm T2 avec sa torpille.

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Publié le 25 Mars 2025

A Saint-Cloud, disparition de François Leblanc-Barbedienne.

François Leblanc-Barbedienne s’est éteint le mercredi 12 mars 2025 à l’âge de 89 ans.

Né le 23 août 1935 dans le 16e arrondissement de Paris, François avait été officier en Algérie. Il avait d’ailleurs écrit un long article pour ce site sur son engagement : https://www.souvenir-francais-92.org/article-en-algerie-par-fran-ois-leblanc-barbedienne-118363067.html

Après la guerre d’Algérie, il avait fait carrière dans l’immobilier, au sein d’un grand groupe où il gérait les projets autour du 1% logement. Marié, père de trois enfants, François était très impliqué auprès des associations d’anciens combattants de Saint-Cloud – L’Union Nationale des Combattants pour laquelle il avait été longtemps président – et auprès du Souvenir Français dont il avait assuré là-aussi la présidence du comité clodoaldien pendant des années.

Quand j’ai été nommé président d’Issy-les-Moulineaux puis délégué général adjoint, François a été l’un des premiers à m’accueillir et m’expliquer les us et coutumes de l’association. François était doué, entre autres, d’un humour tout britannique et voulait, à chaque fois que cela était possible, sortir des sentiers battus lors de ses prises de paroles. Faire fi de la bien-pensance pour rappeler des faits historiques incontestables. Et rétablir quelques vérités.

A sa famille, à ses proches, la délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine présente ses plus sincères condoléances.

 

Frederic RIGNAULT

Président du comité d’Issy-les-Moulineaux,

Délégué général adjoint.

 

Sources :

  • Archives de la délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

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Publié le 9 Mars 2025

Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.

Alfred Liezer.

Né le 16 février 1923 à Paris, dans une famille juive, étudiant, il habite rue Saint-André-des-Arts dans le 6e arrondissement. Sa famille subit les persécutions antisémites, un administrateur provisoire est nommé à la tête du magasin familial en 1941. Ses parents, Moïse et Ciarna, réussissent à échapper aux rafles.

Alfred Leizer rejoint le maquis du Vercors le 30 juin 1944. Il est affecté à la compagnie Goderville et est nommé sergent. Après l’ordre de dispersion du maquis, il se réfugie avec le capitaine Goderville et plusieurs camarades dans la Grotte aux Fées. Tentant ensuite de quitter le Vercors, il est tué au pont Charvet à Sassenage (Isère) le 1er août 1944.

Pour ses faits d’armes, Alfred Leizer reçoit la croix de guerre avec citation à l’ordre de la division.

 

Cérémonie du 9 mars 2025 au cimetière parisien de Bagneux.

Discours de Claude Guy, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine :

« Mesdames et Messieurs les élus nationaux, Monsieur le député de cette circonscription, Monsieur le représentant de la Maire de Châtillon, Monsieur le grand rabbin de France et secrétaire général du Souvenir Français (SF) : merci de nous avoir rejoint dans ce cimetière parisien hors les murs, extension de celui de Montparnasse. Merci de l’intérêt et de l’attachement que vous portez à nos associations d’anciens combattants et à celle porteuse des mémoires.

Nous sommes dans un lieu dual, tantôt parisien tantôt balnéolais, de quoi ravir les professionnels du ping-pong ; il invite d’une certaine façon à la rêverie, à une déambulation poétique parmi ces arbres plus que centenaires et ces écureuils qui virevoltent d’une branche à une autre dans la paix sauvegardée de cet endroit.

Mais c’est aussi un lieu de recueillement, de rassemblement particulièrement aujourd’hui autour d’un tronc commun mémoriel « Le Souvenir Français » dont les branches sont très différenciées sur les plans philosophique, politique, confessionnelle mais, qui depuis bientôt 138 ans, a le souci permanent de protéger, sauvegarder, restaurer la mémoire de marbre ou de pierre de celles et ceux déclarés Morts pour la France. C’est ce qui fut fait ici pour restaurer cette tombe où repose Alfred Leizer, avec le concours de l’association nationale des Pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors, de l’Hirondelle-Diables Bleus, amicale du 6ème BCA et de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Aujourd’hui nous sommes donc ici rassemblés pour rendre hommage à un jeune résistant du maquis du Vercors mort à 21 ans dont va nous parler Monsieur Bleicher, président délégué de l’association nationale des pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors, familles et amis.

Mais auparavant, outre les élus présents, je souhaite dire notre reconnaissance à Monsieur Haïm Korsia, grand rabbin de France, secrétaire général du SF qui représente avec Madame Laurence Thibaut, vice-présidente, notre président général Serge Barcellini ; je salue les délégués généraux de la région parisienne, les présidents de comités et bien sûr les porte-drapeaux et fanions qui ont fait le déplacement en ce dimanche matin. Je n’oublie pas les présidents d’autres associations, adhérents et amis venus parfois de loin pour être avec nous. Soyez toutes et tous chaleureusement remerciés. »

 

 

Sources :

  • Association nationale des Pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors.
  • Souvenir Français 92.
  • Crédits photographiques : Délégation générale du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

 

Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.
Cérémonie en hommage à Alfred Liezer.

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Publié le 16 Février 2025

Au lieutenant Debidour, de Sceaux.

Louis Antoine Debidour nait le 9 novembre (comme un certain Charles de Gaulle…) 1873 à Sarlat dans le département de la Dordogne. D’une fratrie de quatre enfants, il est le fils d’Anne Joséphine Besse et de Louis Elie Debidour, historien, écrivain, professeur à la faculté de Nancy (de 1878 à 1890) puis doyen de l’Inspection générale de l’Instruction publique en 1903.

Louis Antoine suit de brillantes études au lycée Poincaré de Nancy puis à Henri IV (Paris) et à la Sorbonne. En 1895, il intègre la prestigieuse Ecole Normale Supérieure. En 1901 il devient professeur agrégé d’histoire et de géographie. Il habite Paris. Il est nommé au lycée Pierre Corneille de Rouen en 1908 puis au lycée d’Evreux.

Lors de la déclaration de la Première Guerre mondiale, il vient d’être nommé au lycée Charlemagne à Paris.

Louis Antoine est recensé à Paris, au 3e bureau. Son matricule au recrutement est le numéro 1252. Au déclenchement de la mobilisation, il doit rejoindre le 102e régiment d’infanterie, avec le grade de sergent. L’unité est en casernement à Paris et à Chartres ; elle fait partie de la 13e brigade d’infanterie, 7e division et 4e corps d’armée et est constituée de trois bataillons. Le chef de corps est le colonel Valentin et les chefs de bataillon sont Wilbien, Signorino et Lemerdy.

En septembre 1915, le 102e est relevé pour venir prendre une nouvelle place sur la rive gauche de la Suippe, en face d’Auberive (en Haute-Marne). Il organise le terrain et se prépare par un travail de pionniers très assidu à prendre part à l’attaque générale qui se déclenchera le 25 septembre. Le régiment est placé entre Auberive et la voie romaine, à gauche et en arrière du 315e. Sa mission est d’enlever le saillant sud-ouest des défenses adverses (fortin de Vaudesincourt) en même temps que 315e abordera Auberive.

Extrait de l’historique : « Le mouvement est déclenché à 9 h 30. Les 7e et 8e compagnies s’élancent pleines d’ardeur à l’assaut, mais, tandis que le 315e réussit pour un moment à passer, elles sont arrêtées par des défenses accessoires importantes non entamées. Les 5e et 6e compagnies arrivent en deuxième vague. Les hommes se font bravement tuer, mais l’attaque de front ne peut plus réussir. Le colonel essayera avec le 3e bataillon d’abord, avec deux compagnies du 1er ensuite de contourner l’obstacle par la gauche. Tous les élans seront brisés. Le colonel Blin, commandant le 102e, est blessé. Le commandement passe au commandant bientôt lieutenant-colonel Vicq. Le régiment venait une fois de plus de se comporter brillamment. Les pertes étaient importantes, attestant le courage des hommes (651 soldats, tués ou blessés, le 2e bataillon perdant tous les officiers et le 3e plus de la moitié des siens) ». Louis Debidour fait partie des officiers tués à l’ennemi.

Croix de guerre avec palme, il est cité à l’ordre de l’armée : « Officier d'une haute valeur morale, n'a cessé depuis son arrivée sur le front au mois d'octobre 1914, de faire preuve de la plus grande bravoure. Est tombé glorieusement, le 25 septembre 1915, en se portant à l'assaut en tête de sa section." Sergent au début de la guerre, c'est sur le champ de bataille qu'il gagna ses galons d'adjudant, sous-lieutenant (30/11/1914) et lieutenant. » A titre posthume, Louis Debidour reçoit la Légion d’honneur. Le jugement « Mort pour la France » est prononcé le 1er mars 1918 et sa transcription est faite le 17 avril 1918 à Sceaux.

 

Son nom est inscrit sur les monuments suivants :

  • Nontron (Dordogne) : monument aux morts et tableau commémoratif de la mairie.
  • Nancy : plaque des élèves du lycée Poincaré.
  • Paris : livre des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement secondaire public ; monument commémoratif de l’Ecole Normale Supérieure ; plaques commémoratives de la Sorbonne, du lycée Henri IV.
  • Rouen : monument aux morts ; stèle commémorative du lycée Pierre Corneille.
  • Sceaux : monument aux Morts.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Historique du 102e régiment d’infanterie.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de Louis Debidour.

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Publié le 9 Février 2025

Au capitaine Caussin, de Nanterre.

René Caussin nait à Versailles le 17 octobre 1885. Après avoir suivi un scolarité élémentaire au lycée Hoche de la ville, il la poursuit au Prytanée militaire de La Flèche (à l’âge d’une dizaine d’années), dans la Sarthe, puis l’Ecole militaire spéciale de Saint-Cyr. Il entre à Polytechnique en 1906 et intègre l’armée du génie.

Après plusieurs années dans divers régiments de son arme, Caussin est volontaire pour rejoindre l’aérostation (ballons d’observation, dirigeables). Il est nommé au 1er Groupe d’Aérostation. En août 1914, quatre compagnies d’aérostiers existent en France. elles vont donner naissance au cours de la guerre, et en moins de deux années, à 75 compagnies d’aérostiers qui vont participer à toutes les grandes batailles et à de nombreuses opérations de détail, tant sur le front français, des Vosges à la mer du Nord et de la Marne à l’Escaut, que sur le front italien et sur celui de la Macédoine.

En 1914, les formations de l’aérostation militaire sont réparties dans les ports d’attache de dirigeables installés à Maubeuge, Verdun, Toul, Epinal, Belfort et Saint-Cyr. Au Grand Quartier Général, le colonel Voyer est chef du Service Aéronautique. Le capitaine Jaillet lui est adjoint pour l’Aérostation.

Quand un certain nombre de compagnies d’aérostiers sont mises à la disposition des armées, elles sont rattachées dans chacune d’elles au Service de l’Aviation de l’Armée, qui devient alors le Service Aéronautique de l'Armée. Les commandants des compagnies d’aérostiers sont donc placés sous les ordres du chef du Service Aéronautique et, plus tard, du commandant de l'Aéronautique de l'Armée.

En 1916, alors qu’il conduit son dirigeable vers le front d’Italie, le capitaine Caussin est victime d’un accident. Son engin s’abime en mer près de l’île d’Asinara, à la pointe nord-ouest de la Sardaigne. Le capitaine Caussin est déclaré « Mort accidentellement en Service » puis, en 1919 « Mort pour la France ».

René Caussin avait été cité à l’ordre de l’armée : « Capitaine du génie, pilote d'un dirigeable : a prit part, comme pilote, a de ascensions de reconnaissance et de bombardement effectués par un dirigeable et notamment à celles particulièrement dangereuses des 9, 10, 22, 23 août, 3 septembre, 9, 10, 12, 13 octobre 1914. A contribué à leur succès par son habilité professionnelle, son sang-froid, son entrain et son esprit de discipline. »

 

Son nom est inscrit sur les monuments suivants :

  • Lycée Hoche, Versailles.
  • La Flèche, Prytanée militaire.
  • Ecole Polytechnique (ancien site de Paris et site de Palaiseau).
  • Monument aux morts d’Epinal.
  • Monument aux morts de Nanterre.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Site Albin Denis sur l’aérostation pendant la Première Guerre mondiale.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : contributions de Claude Richard, Bernard Tisserand, François Leplus, René Lehimas, Philippe Creusot, Laetita Filippi, Gilles Gauthier et Natacha Baschon.
Un dirigeable militaire français de la Première Guerre mondiale.

Un dirigeable militaire français de la Première Guerre mondiale.

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Publié le 25 Janvier 2025

A Norman Prince de l’Escadrille Lafayette.

Dans les Hauts-de-Seine, la commune de Marnes-la-Coquette a, sur son territoire, l’un des plus emblématique monument du département : le Mémorial de l’Escadrille Lafayette.

Norman Prince nait le 31 août 1887 à Beverly dans l’Etat américain du Massachusetts au sein d'une famille aisée. Il est diplômé de l’université de Harvard, avec mention, en 1908 et de la Faculté de droit de Harvard en 1911.

Prince, sous le pseudonyme de "George Manoir" utilisé pour cacher à son père sa formation au vol, est le 55e Américain à obtenir un brevet de pilote d'avion délivré par l'Aero Club of America. Il réussit son examen le 28 août 1911 à Squantum, Massachusetts, aux commandes d'un avion Burgess.

Après l'obtention de son diplôme de droit à Harvard, Prince devient avocat à Chicago. Il rejoint un groupe pour construire et faire courir un avion dans la Coupe aéronautique Gordon Bennett. La famille Prince possède une résidence de vacances, la Villa Sainte-Hélène à Pau et Norman parle couramment français.

La Première Guerre mondiale est déclarée en août 1914. Norman embarque pour la France six mois plus tard et s'installe à Pau. Peu à peu, il réussit à convaincre l'armée française de l'autoriser à fonder l'Escadrille Américaine en avril 1916.

Alors que son pays natal n'est pas encore engagé dans la Première Guerre mondiale et que la conscription n'est pas encore obligatoire dans les pays Anglo-Saxons, il parvient, avec l'influence de ses connaissances et celle de son père qui possède des relations au gouvernement français, à convaincre les autorités militaires de créer une escadrille composée de pilotes américains volontaires. Par obligation, en raison de sa nationalité, il se met dès lors à la disposition des autorités françaises en s'engageant dans la Légion étrangère française.

Il est donc engagé avec six autres de ses compatriotes au sein de l'escadrille N 124 (Nieuport 124), initialement nommée "Escadrille américaine" créée le 18 avril 1916 et commandée par le capitaine français Georges Thenault. Celui-ci attribue à Norman l'idée de créer une escadrille constituée de ses compatriotes dont certains sont issus de la Légion étrangère. Norman Prince est donc cofondateur de l'escadrille qui va ultérieurement prendre le nom d'Escadrille Lafayette.

L'escadrille américaine est initialement constituée de William Thaw II, Elliot C. Cowdin, Frazier Curtis, Victor Chapman et Greeley S. Curtis, Jr. Le journaliste américain Elliott Cowdin, dans un article publié dans le Harvard Alumni Bulletin () attribue à l'énergie et la pugnacité de Norman le mérite de la formation du groupe, et de son incorporation dans l'Aéronautique militaire.

Sergent dans l'aéronautique militaire, Norman Prince prend part, en tant qu'aviateur, à cent vingt-deux combats aériens et est crédité de cinq victoires. Il a probablement abattu quatre autres avions, victoires cependant non homologuées.

Le 12 octobre 1916 l'aviateur américain Norman Prince décolle du terrain d'aviation de Luxeuil-les-Bains à bord d‘un Nieuport 17. Avec 16 autres appareils, il a pour mission d'escorter des bombardiers qui vont larguer leurs munitions sur l'usine Mauser en Allemagne. Le groupe de bombardement n°4 met en œuvre un dispositif d'envergure qui ne mobilise pas moins de dix bombardiers Maurice Farmann MF 11 de la MF 29, dix Farmann 42 de la MF 123, huit Breguet Michelin BM IV et V de la BM 120, quatre Nieuport 17 de la N 124, trois Nieuport 17 de la N 68, deux Nieuport 17 de la N 75, quinze Sopwtih 1 ½ de l’aviation britannique. Il convient d'ajouter à cet important total les Caudron G 4 de la C 61 qui assurent une mission de diversion afin d'attirer la chasse ennemie.

Les quatre Nieuport 17 de la N 124 dont celui de Norman Prince sont chargés d’assurer la couverture des bombardiers, en compagnie des chasseurs des escadrilles N 68 et N 75. Pendant le vol de retour, l’aviation allemande attaque de tous côtés et va abattre ou forcer à atterrir en zone adverse quatre BM IV de la BM 120 et deux F 42 de la MF 123.

Au cours de cette mission Norman Prince s'engage dans un duel aérien victorieux contre un avion allemand, un Fokker E III. Il s'agit là de sa quatrième victoire homologuée. De ce fait, son avion a consommé plus de carburant que prévu. Aussi à court d'essence, alors que la nuit tombe et interrompt la mission de protection, il doit, lors du trajet de retour, se dérouter sur le terrain d’aviation de Corcieux dans les Vosges. Juste devant lui vient de s'y poser son compatriote et ami, l’adjudant Lufbery.

Le terrain d'aviation de Corcieux n'est qu'un simple champ jalonné de cinq ou six baraquements en tôle. Ce terrain était entouré d'arbres et de quelques maisons. Une ligne électrique longe un chemin en bout de piste.

Le sergent aviateur Norman Prince s'apprête à atterrir dans la pénombre mais le train d’atterrissage de son avion accroche de peu une ligne électrique au sud de la piste. L'avion capote et s'écrase au sol blessant grièvement le pilote américain projeté hors de l'appareil. Norman Prince a les jambes brisées et un traumatisme crânien. Il est conduit à Gérardmer distante d’une quinzaine de kilomètres et dotée d'équipements hospitaliers militaires.

Il décède dans cette ville le 15 octobre 1916 à l'âge de 29 ans.

Des funérailles militaires lui sont accordées à Luxeuil où est basée l'escadrille La Fayette. Son corps est rapatrié aux États-Unis. Il est inhumé dans un tombeau au sein de la cathédrale nationale de Washington.

L'attachement que la famille Prince porte à la France est tel qu'à l'annonce de la mort de Norman, son frère Frédéric se porte immédiatement volontaire pour le remplacer.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : contributions de Gilbert Collet, Stéphane Protois, Claude Richard et Didier Mahu.

 

Tombe de Norman Prince, cathédrale nationale de Washington, statue et tombeau sculpté par le Français Paul Landowski.

Tombe de Norman Prince, cathédrale nationale de Washington, statue et tombeau sculpté par le Français Paul Landowski.

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Publié le 12 Janvier 2025

Claude Perrotin de Saint-Cloud, mort pour la France en Indochine.

Les bataillons de marche d’Extrême-Orient (BMEO) sont formés en janvier 1946 à partir des cadres français des trois bataillons de marche sénégalais de la 1ère brigade d’Extrême-Orient.

Ces unités débarquent en Cochinchine (Saigon) mais sans leurs tirailleurs sénégalais. Elles recrutent, sur place, des soldats cambodgiens et des « montagnards », comme les Hmong pour compléter leurs effectifs. De quatre en janvier 1946, leur nombre passe à sept en 1950. Le 31 décembre 1950, trois des sept BMEO sont dissous et deviennent des bataillons montagnards vietnamiens, et intègrent l’Armée nationale vietnamienne, suivant les ordres du général de Lattre de Tassigny. Ainsi, le 2e BMEO devient le 66e bataillon vietnamien en novembre 1952 et le 1er BMEO devient en novembre 1953 le 2e bataillon de marche du régiment du Cambodge.

Claude Perrotin est né le 29 mars 1923 à Meudon dans l’actuel département des Hauts-de-Seine. Il participe à la libération de la France en 1944 puis intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Rome et Strasbourg », en 1944.

A l’âge de 25 ans, le 4 août 1948, il est tué dans le secteur de Phong Diên, en bord de la mer de Chine, à quarante kilomètres au sud-ouest de Phan Thiêt. Il était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire des croix de guerre 1939-1945 et croix de guerre des TOE.

Le nom du lieutenant Perrotin est inscrit sur le monument aux morts de la mairie de Saint-Cloud et sur la plaque commémorative du lycée Jeanson de Sailly à Paris.

 

 

Sources :

  • Site MemGen Web – Fiche de Claude Perrotin.
  • Contributions de Claude Richard et de Jean-Claude Jorand.
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.
  • Pierre Montagnon, La guerre d’Indochine, Pygmalion.

 

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