Publié le 6 Octobre 2024

La réunion des Présidents : cru 2024.

Le samedi 5 octobre 2024, pour la seizième année consécutive à la Maison du Combattant d’Issy-les-Moulineaux, s’est déroulée la traditionnelle réunion des présidents (et trésoriers) des comités du Souvenir Français (SF) des Hauts-de-Seine.

Les comités présents sont : Antony, Chatenay-Malabry, Chatillon, Clamart, Le Plessis-Robinson, Vaucresson, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Asnières-sur-Seine, Fontenay-aux-Roses, Puteaux, Levallois-Perret, Bois-Colombes, Boulogne, Colombes.

En préambule, le colonel GUY annonce les nominations des nouveaux présidents et indique qu’un comité pourrait voir le jour à Nanterre, chef-lieu du département.

Par la suite, notre délégué général présente les éléments suivants au niveau national :

  • Retour sur le congrès 2024 à l‘Ecole militaire à Paris, avec remise de la croix de guerre 39-45 à titre posthume à la famille d’Antoine de Saint-Exupéry.
  • Géolocalisation des tombes du cimetière de Vaugirard à Paris ; ce cimetière est le lieu de repos éternel d’un grand nombre de pensionnés des Invalides, héros des dernières guerres et des OPEX.
  • Le congrès national de 2025 se déroulera à Rennes.
  • Prix Valentin Francy.
  • Situation du nombre d’adhérents au national (environ 75.000 personnes).

Au global, 63.000 tombes ont été rénovées en 2023 par les comités du Souvenir Français au national. Dans le département, Clamart est en train de travailler à la géolocalisation des tombes ; au Plessis-Robinson, ce travail est effectué d’abord au carré militaire.

Les rappels suivants ont également été faits :

  • Rapport financier : chaque comité doit rendre un rapport financier annuel. C’est indispensable pour savoir ce qui se passe localement et permet de faire des valorisations financières globales (le comité n’étant pas une association locale mais l’émanation locale de l’association nationale).
  • Voyages scolaires : le Souvenir Français accepte d’apporter de l’argent aux voyages scolaires (345 voyages ont été aidés en 2023), mais en aucun cas l’association ne peut financer dans sa totalité un voyage.
  • Dépôt des drapeaux : le département des Hauts-de-Seine se situe au deuxième rang national pour la récupération des drapeaux des associations disparues. Cette situation positive entraîne une émulation entre établissements scolaires qui, maintenant, sollicitent le Souvenir Français pour se voir confier un drapeau, avec l’obligation de le sortir 2 fois par an a minima (8 mai et 11 novembre).

D’un point de vue communication, le colonel GUY indique que plus de 1.100 articles sont parus dans la presse locale pour narrer des commémorations, des actions ou événements liés au Souvenir Français.

Au national la newsletter est envoyée à 83.000 destinataires avec plus de 31.000 ouvertures. La revue est en baisse au niveau national (26.000 revues payantes et 2.500 revues gratuites). Pour mémoire, le président d’un comité reçoit une revue gratuite ; il peut indiquer 4 adresses supplémentaires pour des revues gratuites (mais il convient que ces destinataires aient un rapport avec le devoir de mémoire).

D’un point de vue financier, le colonel GUY rappelle l’obligation d’être extrêmement attentif afin d’éviter les chèques sans provision car potentiellement ce sont tous les comités qui peuvent être touchés. Autre rappel : au-delà de trois années de fonctionnement, il convient que les comités puissent faire des versements volontaires. Pour mémoire, les montants des cotisations + revues sont inchangés.

Des entreprises de taille importante, comme Enedis ou EDF ont passé des conventions avec le Souvenir Français pour apporter des aides matérielles ou sensibiliser des bénévoles.

Les legs et donations (assurances-vie par exemple) restent de la compétence exclusive du siège national.

La quête nationale se déroulera du 28 octobre au 3 novembre ; à cette occasion une nouvelle affiche a été créée. Pour tous les achats d’accessoires du Souvenir Français, il faut maintenant commander auprès de la boutique située au siège, 20 rue Eugène Flachat et ouverte les mardis et jeudis de 9h00 à 16h30.

Des vidéos existent sur Youtube au sujet du Souvenir Français pour nous faire connaître.

Au niveau départemental, le colonel GUY rappelle la disparition de la résistante Aliette Coutelle, de Châtillon, et les cérémonies suivantes : Buzenval, les résistants de l’Affiche rouge, la remise d’un drapeau au collège Saint-Joseph de Saint-Cloud, le rallye citoyen, le printemps des cimetières, le Memorial Day à Marnes-la-Coquette et Suresnes, le passage de la Flamme olympique au Mont Valérien, les différentes manifestations liées au 80e anniversaire de la Libération de Paris…

Quelques rappels :

  • Trois versements à venir : les abonnements (10 euros par abonnement) ; la demi-part de la quête ; la demi-part des cotisations.
  • Rapport financier à remettre avant la fin du mois de janvier 2025.

 

Un dernier point : rendez-vous à Sceaux le samedi 19 octobre 2024 pour les congrès départemental.

 

 

Crédits photographiques :

  • Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

 

La réunion des Présidents : cru 2024.

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Publié le 28 Septembre 2024

Congrès national du Souvenir Français,

Le contrôleur général des armées Serge Barcellini, président-général du Souvenir Français, a ouvert ce jour, samedi 28 septembre 2024, la séance finale du congrès national de notre association.

Dans son discours inaugural, le président-général a rappelé les missions du Souvenir Français puis il n’a pas manqué d’indiquer les efforts considérables réalisés d’un point de vue communication : 1.300 articles sur les activités de notre association sont parus dans la presse locale au cours de l’année passée.

Le sénateur Marc Laménie, rapporteur spécial du budget « Mémoire et Anciens combattants » au Sénat, a ensuite pris la parole pour exposer des éléments financiers dont le support à l’Institut National des Invalides et aux pensions des anciens combattants.

Pierre-François Veil, président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah a remercié dans son allocution le Souvenir Français pour l’entretien des tombes de Justes parmi les Nations et pour la mémoire d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’allocution de Mohand Hamoumou, président de l’association AJIR (Association Justice Information Réparation) pour les Harkis, forte de 3.000 adhérents dans 54 départements, a consisté à préciser le rôle de la reconnaissance et de la réparation pour les Harkis. Il a également rappelé que le symbole de son association est l’olivier : « symbole de la ténacité face à l’adversité ».

Le général de brigade aérienne Xavier Laure a, en tant qu’ambassadeur de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry, évoqué la mémoire du « plus célèbre des écrivains-aviateurs ».

M. le préfet Fabien Sudry, directeur général délégué de la Mission du 80e anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire, a rappelé le rôle et les tâches de la mission : organisation d’événements nationaux auxquels participe le président de la République : Saint-Lô, Caen, plateau des Glières, Bayeux, Cherbourg, Paris, Le Havre, Strasbourg, camp du Struthof…

Le général de corps d’armée Pierre-Joseph Givre, directeur du Service national et de la Jeunesse (DSNJ), a parlé des ambitions du ministère des Armées pour la jeunesse en exposant les missions de sa direction. Il a également signalé que des dizaines de possibilités de liens entre l’armée et la jeunesse existent et qu’il faut en faire la promotion (Service Militaire Volontaire, Ecole de la 2e chance, Commission Armée-Jeunesse, Epides…).

Enfin, M. le préfet Evence Richard, directeur de la Direction de la Mémoire, de la Culture et des Archives (DMCA) a présenté la complémentarité de l’action publique avec elle du Souvenir Français.

 

Cette séance a été suivie d’une prise d’armes et de la remise de la croix de Guerre 39-45, à titre posthume, à l’un des descendants d’Antoine de Saint-Exupéry, M. d’Agay, dans l’une des cours de l’Ecole militaire de Paris.

 

Crédits photographiques :

  • Délégation des Hauts-de-Seine du Souvenir Français
Congrès national du Souvenir Français,
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Publié le 16 Septembre 2024

Expositions à Chatenay-Malabry.

Le comité de Chatenay Malabry du Souvenir Français organise chaque année une exposition. En cette année 2024 ? il y en aura deux !

 

Du 3 au 28 septembre 2024, au Pavillon des Arts et du Patrimoine, situé au 98 rue Jean Longuet à Chatenay-Malabry, une première exposition a pour sujet Missak et Mélinée Manouchian et une seconde Les Compagnons de la Libération.

 

Elles sont organisées par la Société des Membres de la Légion d’Honneur, le Souvenir Français, le Musée de la Résistance Nationale, le musée de l’Ordre National de la Libération et bien entendu grâce aux services de la municipalité de Chatenay-Malabry.

Les heures d’ouverture sont les suivantes :

  • Mardi : 14h-18h
  • Mercredi : 10h-12h30 / 14h-18h
  • Jeudi : 10h-12h30 / 14h-18h
  • Vendredi : 14h-18h
  • Samedi :10h-12h30 / 14h-18h

 

Venez nombreux !

 

Jean-Claude Allard

Général de division (2S)

Président du comité de Chatenay Fontenay de la Société des Membres de la Légion d’honneur

Président du comité de Chatenay Malabry du Souvenir français

Expositions à Chatenay-Malabry.
Expositions à Chatenay-Malabry.

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Publié le 7 Septembre 2024

A la mémoire de Guy Septavaux de Gennevilliers.

Guy Septavaux est né le 22 septembre 1932 à Gennevilliers dans notre département des Hauts-de-Seine.

Après ses études primaires puis secondaires, il est admis au Prytanée militaire de la Flèche dans la Sarthe afin d’y préparer l’entrée à l’Ecole militaire spéciale de Saint-Cyr. Qu’il intègre en 1952. Il est de la promotion « Union française » (1952-1954) puis se spécialise dans l’infanterie en se formant à l’Ecole d’Application de l’Infanterie alors située à Montpellier.

Il choisit la Légion étrangère et se voit muté dans la prestigieuse 13e demi-brigade.

Sur le blog de l’amicale des anciens de la Légion d’Indre-et-Loire, on peut lire le récit de la disparition du lieutenant Septavaux : « Le P.C de la 13e D.B.L.E. est installé à Khenchela tandis que le 1er Bataillon est installé à Bou-Hamama au milieu du décor de ce formidable bastion naturel qu’est l’Aurès où sont retranchés les rebelles les plus irréductibles. Le 2e Bataillon est retourné aux Nementcha pour s’installer dans la pittoresque cuvette de Taberdga. Le 3e Bataillon assure la sécurité aux environs de Seïar, dans le grand silence hostile des djebels dénudés. Le 23/10/1957, une forte bande rebelle, disposant d’un mortier de 81, attaque le poste de Yabous tenu par le 1er bataillon de la 13e D.B.L.E, aux ordres du lieutenant-colonel Maurice SENGES. Le lieutenant Guy SEPTAVAUX organise la défense du poste et prépare la riposte lorsqu’un obus, tombant à ses pieds, le blesse mortellement. »

Le lieutenant Septavaux est inhumé dans le cimetière communal de Juniville dans les Ardennes ; son nom est inscrit sur les monuments suivants :

  • Mémorial départemental AFN des Ardennes ;
  • Monument aux Morts de Juniville (Ardennes) ;
  • Monument aux Morts de la Réole (Gironde) ;
  • Monument aux Morts du Prytanée de la Flèche (Sarthe) ;
  • Monument aux Morts des anciens élèves de l’Ecole d’infanterie de Montpellier ;
  • Monument aux Morts de la Légion étrangère de Puyloubier (Bouches-du-Rhône) ;
  • Monument aux Morts AFN de Nanterre.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : informations et relevés d’Olivier Schlienger, Daniel Gheeraert, Jean-Michel Lasaygues, Jean-Claude Faussier, Andrée Faussier-Bonnichon, Bernard Butet, de Claude Richard et de Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Blog de l’amicale des anciens légionnaires d’Indre-et-Loire.

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Publié le 13 Août 2024

A Jean du Bos, de Neuilly-sur-Seine.

Jean du Bos nait le 3 août 1890 à Neuilly-sur-Seine. Il est le jumeau de Madeleine et cadet de Charles du Bos qui, plus tard, connaitra une longue et belle carrière d’écrivain et de critique littéraire.

La famille est cosmopolite et issue de la grande bourgeoisie parisienne : le père de famille, Auguste Alexandre, a pour mère une Polonaise – Mademoiselle Laska – est diplomate et ami du roi Edouard VII. La mère, née Marie Mathilde Eustis Johnston vient d’une grande famille britannique (banque d’Angleterre). Elle est elle-même fille d’une ressortissante américaine et est née à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane.

Entre 1911 et 1913, Jean du Bos effectue son service militaire au 94e régiment d’infanterie de Bar-le-Duc. L’année suivante, quand la Première Guerre mondiale éclate, le jeune homme rejoint son régiment. Caporal en janvier 1915, sergent deux mois plus tard, sergent-major dans la foulée, il est nommé au grade d’aspirant fin mai 1915, sous-lieutenant le mois suivant puis lieutenant en octobre 1915.

Un mois après le début du conflit, des éclats d’obus blessent Jean du Bos au bras et à la cuisse. En mai 1915, pris dans une intense fusillade, il permet le ravitaillement en cartouches et en explosifs de son régiment, qui se bat dans l’Argonne. On écrit de lui qu’il combat avec son revolver à l’avant-garde de ses hommes. Ses supérieurs louent son sang-froid, son coup d’œil et, c’est plus rare, sa bonne humeur.

A l’hiver 1915, il remarque en avant du front des traces de travaux allemands. Parti en observateur, sans se soucier des balles tirées autour de lui, il étudie le terrain avec ses jumelles jusqu’à ce qu’un projectile le touche en pleine face. La balle traverse le nez : Jean du Bos rejoint l’arrière. Revenu au front au printemps 1916, dans la Somme, il est tué devant Rancourt le 25 septembre 1916.

Ce village avait une importance stratégique. Occupé par l’armée allemande dès août 1914, il est au cœur de la bataille de la Somme qui commence en juillet 1916. La ligne de front est proche du village, traversé par une route qui constituait, pour les Allemands, un axe de communication indispensable à leur ravitaillement. C’est pour reprendre cette route qu’au cours d’affrontements particulièrement violents, un millier d’hommes meurent aux côtés du lieutenant Jean Du Bos.

Voici un extrait de l’historique du 94e régiment d’infanterie : « Du 2I au 24, le régiment reste sur ses positions, qu'il renforce malgré un violent bombardement. Dans la nuit du 24 au 25, les dispositions sont prises pour l'attaque : le 1er bataillon (capitaine Rémy) a pour objectif les lisières nord de Rancourt, le 3e bataillon (commandant Wauthier) la lisière du bois de Saint-Pierre-Waast, le 2e (commandant Chivot) est en soutien. Mais dans la nuit, les Allemands ont renforcé l'occupation de la tranchée Jostow, intacte, encore protégée par un réseau de fils de fer ; cinq blockhaus de mitrailleuses sont encore existants. Le 25, sans hésitation, malgré un feu meurtrier de mitrailleuses faisant de la plaine un champ de mort, à 12h34 le régiment se précipite en avant. Mais l'attaque vient se briser sur le parapet même de la tranchée allemande. Le 2e bataillon tente en vain de se porter en avant : ses pertes sont aussi importantes. Le régiment venait de perdre 25 officiers et près de 1.000 hommes, tués ou hors de combat. Des compagnies, comme la 2e et la 11e, avaient tous leurs officiers tués. Avec son élan coutumier, le 94e était parti à l'attaque, mais n'avait pu enlever la position, tandis qu'à gauche la 84e brigade débordait Rancourt par le Nord ».

Le lieutenant du Bos était chevalier de la Légion d’honneur (16 décembre 1915) et croix de Guerre. Citation posthume : « Officier d'élite, entraîneur d'hommes, animé du bel esprit de sacrifice. Déjà citation trois fois à l'ordre et fait Chevalier de la Légion d'Honneur pour de brillants faits antérieurs. Mort glorieusement pour la France, le 25 septembre 1916, devant Rancourt, en entraînant ses hommes à l'attaque. »

 

La chapelle.

En 1917, la famille du soldat décide d’ériger une chapelle à l’endroit de sa mort en hommage à tous ses camarades tombés au champ d’honneur. Confié à l’architecte Pierre Paquet, la première pierre est posée le 25 septembre 1920 par l’évêque d’Amiens. La chapelle est inaugurée deux ans plus tard par le général Desticker, chef d’état-major du maréchal Foch, en présence de 10 000 personnes. Construite en pierre de taille, la chapelle est située devant la nécropole française, où reposent 8 566 soldats de la bataille de la Somme. Dans la mort comme au combat, Du Bos est à l’avant-garde de ses camarades. Non loin de là ont également été aménagés un petit cimetière militaire britannique, ainsi qu’un cimetière allemand qui abrite plus de 11 000 tombes. La chapelle de Rancourt est donc au cœur de toutes les nationalités qui ont pris part à la bataille de la Somme.

Pour financer le monument, une souscription publique est lancée ; les donateurs peuvent acheter un ex-voto ou un vitrail de la nef. L’opération est étendue aux Etats-Unis, d’où était originaire la mère du lieutenant. Malade, elle meurt avant l’inauguration de la chapelle.

Le tympan du portail d’entrée fait mention de la dédicace à tous les soldats français morts dans les batailles de Picardie pendant la Grande Guerre. Le porche en plein cintre évoque les voûtes des fermes de la région. Dans la nef, de nombreuses plaques de marbre portent les noms des soldats morts au champ d’honneur. Depuis 1937, Le Souvenir Français est propriétaire par donation de cette chapelle qui accueille 12 000 visiteurs par an.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : contributions d’Elisabeth de Montmarin, de Bernard Butet, de Bernard Legendre, de Guy Chaillaud, de Nathalie Cornet, de Daniel Fouquerel, de Patrick Penot, de Françoise Huguet, de Bernard Viallon et de Marcelle Witkowski.
  • Historique du 94e RI, Imprimerie Collot, Bar-le-Duc, numérisé par Jean-Pierre Rocca.
A Jean du Bos, de Neuilly-sur-Seine.

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Publié le 4 Août 2024

Au colonel Gillon de Montrouge, héros de la Guerre franco-prussienne et des conquêtes coloniales.

Le cimetière de Levallois-Perret possède un rare monument à la mémoire de militaires français morts pour la patrie, lors des conquêtes coloniales.

 

Marie-Edouard Constant Gillon nait à Montrouge le 1er août 1839. Il est le fils de Pierre-Marie Gillon, distillateur et de Louise Virginie Gruler. Août 1839 est marquée par la promulgation d’un loi d’importance pour l’armée, en ce sens qu’elle fixe le cadre de l’état-major. Cela influence-t-il Gillon ? Toujours est-il qu’à l’âge de 19 ans il intègre l’Ecole spéciale de Saint-Cyr « Promotion Solférino 1858-1860 » et sort sous-lieutenant avec une affectation au 84e régiment d’infanterie de ligne (casernement au Quesnoy dans le nord de la France). En 1867, il se voit attribuer le grade de lieutenant.

Au déclenchement de la Guerre franco-prussienne, il retourne au 84e RI. Le 16 août 1870, GIllon est blessé lors de la terrible bataille de Gravelotte où les ennemis laissent plus de 5.000 tués et 14.500 blessés sur le terrain et les Français 1.200 tués, 4.000 disparus et 6.700 blessés. On ne sait si c’est la densité du tir des armes à feu et des canons ou le nombre de soldats tombés sur le champ de bataille qui a donné naissance à l’expression « ça tombe comme à Gravelotte » ou « pleuvoir comme à Gravelotte » lorsqu’il pleut ou grêle énormément.

En septembre 1870, le lieutenant Gillon est fait chevalier de la Légion d’honneur (il sera officier quelques années plus tard). En 1873, devenu capitaine, il épouse Marie-Félicienne Laroche-Lucas. Le couple donnera naissance à Charles en 1884 ; le jeune homme mourra pour la France en 1915.

Gillon est officier d’ordonnance du général Ducrot commandant le 8e corps d’armée entre 1872 et 1878. Chef de bataillon le 12 juin 1878 alors qu’il est au 136e RI, le commandant Gillon est affecté au 3e régiment de zouaves et participe à l’expédition du Tonkin. Le but étant de mettre un terme aux attaques chinoises alors que la République a déjà des colonies en Cochinchine et en Annam.

En 1888, Marie-Edouard Gillon devient lieutenant-colonel ; trois années plus tard, il prend le commandement du 49e régiment d’infanterie – le régiment de Bayonne – avec le grade de colonel.

Lors de la mise en place du corps expéditionnaire pour la 2e expédition de Madagascar, l’armée confie le commandement du régiment métropolitain (200e régiment d’infanterie) au colonel Gillon. Le navire appareille à Marseille. Mais peu de temps après son arrivé sur l’île, le colonel succombe de la fièvre à bord du paquebot Shamrock, converti en navire hôpital, en baie de Majunga. Il avait 55 ans (12 juin 1895), et la transcription dans les archives militaires est faite par le bureau de Bayonne.

Alors qu’il avait été proposé pour le grade de général (en vain), Gillon est enterré dans le cimetière européen de Majunga. Ce cimetière comporte un monument dédié à la mémoire des soldats de l’expédition de 1895 morts pour la France. Bâti sous Gallieni à côté du cimetière de la ville (Route Corniche) il devient aussi ensuite celui des soldats morts durant la Grande guerre. Notre site de la délégation des Hauts-de-Seine avait fait paraître un article sur les cimetières militaires français à Madagascar en mai 2016 : https://www.souvenir-francais-92.org/2016/05/les-cimetieres-militaires-francais-a-madagascar.html où il est question du cimetière de Majunga, rénové il y a peu.

Aujourd’hui, une rue de Montrouge porte le nom du colonel Gillon.

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Memorial GenWeb : contributions de Claude Richard.
  • Site Chtimiste sur les unités de la Première Guerre mondiale.
  • Site Herodote sur l’Histoire de France.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.

 

Le cimetière de Majunga.

Le cimetière de Majunga.

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Rédigé par Souvenir Français des Hauts-de-Seine

Publié dans #La Coloniale

Publié le 25 Juillet 2024

La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.

Le relais de la flamme olympique 2024 a commencé le 16 avril 2024 à Olympie en Grèce. Après avoir effectué une traversée de la Méditerranée, être passée dans 65 départements et réalisé un tour du monde (Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Réunion, Guyane, Guadeloupe, Martinique) la flamme olympique est revenue en métropole.

Ce mercredi 24 juillet, elle était dans le département des Hauts-de-Seine, qui accueillera plusieurs compétitions, dont le hockey sur gazon, le water-polo ou la natation. Son parcours a commencé au petit matin dans le parc de la Vallée aux Loups, cher à Chateaubriand (Chatenay-Malabry), pour poursuivre son chemin de Sceaux à Suresnes, en passant par Clamart, Vaucresson, Sceaux, Sèvres, Boulogne, Issy-les-Moulineaux, Rueil-Malmaison, Gennevilliers, Colombes et Nanterre.

La flamme était portée par des personnalités du monde politique et syndical, des arts et lettres et des sports. Parmi les porteurs, on pouvait voir Philippe Rozier, médaillé d’or à Rio en 2016, quarante ans après son père Marcel ; Pascal gentil, médaillé au taekwondo ; Benjamin Sene, basketteur à Nanterre ; Laure Boulleau, footballeuse ou la championne de tennis, Amélie Mauresmo. Sans omettre le doyen des porteurs, Charles Coste, qui a fêté ses cent ans cette année et qui avait été médaillé d’or à la poursuite par équipe à Londres en 1948 !

Une halte s’est avérée particulièrement émouvante : le Fort du Mont Valérien à Suresnes où la flamme a été portée, entre autres, par un militaire blessé en Afghanistan. Flamme qui a été accueillie par les officiers et les soldats du 8e régiment de transmissions, ainsi que par l’équipe de colombophilie, dernière à gérer des pigeons voyageurs pour l’armée française. Elle est également passée au milieu de plus de trente drapeaux des associations patriotiques et d’anciens combattants du département et de Paris, dont près d’une dizaine de comités du Souvenir Français des Hauts-de-Seine, qui lui ont fait une haie d’honneur.

Symboliquement, en cette ville de Suresnes, le porteur s’est dirigé vers la flamme du Souvenir située devant le Mémorial de la France Combattante. Flamme de l’esprit sportif et de la performance face à la flamme du Souvenir et de la résilience. Belle image à deux jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.

 

 

 

Sources :

 

 

La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.
La flamme des JOP parcourt les Hauts-de-Seine.

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Publié le 24 Juillet 2024

A Asnières, le SNU, la France Libre et le Souvenir français œuvrent ensemble.

Le SNU, la Fondation de la France Libre et le Souvenir Français œuvrent ensemble.

 

Ce fut récemment le cas à Asnières où l’enthousiasme des jeunes SNU (Service National Universel) vint soutenir comme nous le résume Monsieur Michel Kempf de la fondation de la France Libre pour les Hauts de Seine-Asnières une démarche à saluer : « Début juillet pendant quatre jours à l'initiative de la délégation de la Fondation de la France Libre des Hauts-de-Seine, et avec le Comité du Souvenir Français d'Asnières-Clichy, six jeunes du SNU sont intervenus au cimetière ancien. 

La mission consistait à rechercher les tombes de Morts Pour la France, ainsi que celles de personnes célèbres, puis à un débroussaillage des tombes du carré militaire et à un nettoyage des stèles des fusillés.

En effet, dans le cadre de l'anniversaire des 80 ans de la Libération de la France, le comité d'Asnières célébrera le 1er novembre prochain les 80 ans du retour des corps des fusillés. Enfin, pour terminer leur mission certains ont participé à la cérémonie du ravivage de la Flamme de la nation sous l'Arc de Triomphe ».

 

Sans doute un premier pas vers la géolocalisation…

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

A Asnières, le SNU, la France Libre et le Souvenir français œuvrent ensemble.
A Asnières, le SNU, la France Libre et le Souvenir français œuvrent ensemble.
A Asnières, le SNU, la France Libre et le Souvenir français œuvrent ensemble.
A Asnières, le SNU, la France Libre et le Souvenir français œuvrent ensemble.

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Publié le 18 Juin 2024

Cérémonies du D Day à Rueil-Malmaison.

Sous la direction de Monsieur le maire, Patrick Ollier, en collaboration avec le Comité d’entente « Anciens combattants et mémoire » et le Souvenir Français, présidé par Didier Garnot, la ville de Rueil-Malmaison a organisé plusieurs cérémonies à l’occasion du 80e anniversaire du débarquement allié en Normandie.

 

Au cimetière des Bulvis, un hommage a été rendu au capitaine de corvette Guy Simon (1917-2005). En 1939, le jeune officier est privé par la guerre de son tour du monde sur la Jeanne d’Arc. Il vit la Seconde Guerre mondiale à bord du croiseur Duguay Trouin, bâtiment de la Force X, réfugiée à Alexandrie en Egypte en accord avec les Britanniques. Guy Simon subit, en tant qu’officier de marine, les tragédies de Mers El-Kébir en 1940 et le sabordage de la flotte à Toulon en 1942. Deux années plus tard, à bord du Georges Leygues, il sera l’un des rares Français à prendre part aux deux débarquements (Normandie en juin puis Provence en août 1944).

Plus tard dans la journée, la ville de Rueil a organisé une seconde cérémonie au monument aux morts du collège-lycée de Passy-Buzenval et le chœur des élèves de cette école a chanté la Marseillaise. Cette journée s’est conclue par la diffusion du film Le jour le plus long au cinéma Ariel.

Voici ci-dessous les photographies prises au cours de cette journée de commémorations.

 

Source et crédits photographiques :

Site de la ville de Rueil : www.villederueil.fr

Souvenir Français – Comité de Rueil-Malmaison.

Cérémonies du D Day à Rueil-Malmaison.
Cérémonies du D Day à Rueil-Malmaison.
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Publié le 3 Juin 2024

80 ans après, ils sont revenus.

Ce dimanche matin 2 juin 2024, au cimetière américain de Suresnes, 70 vétérans du Débarquement de Normandie participent à une cérémonie intime. Ils ont entre 96 et 107 ans.

Le Souvenir-Français était présent avec son délégué général pour les Hauts de Seine et un drapeau de notre association.

Quelques mots du représentant de l’American battle monument commission ; les hymnes chantés par une chorale américaine ; une homélie suivie d’un unique dépôt de gerbe et de la sonnerie aux morts marquent cette émouvante cérémonie, étape de celle plus grandiose sur les plages de Normandie.

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine.

80 ans après, ils sont revenus.
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80 ans après, ils sont revenus.
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