A la mémoire de Jean Maneval de Montrouge.

Publié le 4 Octobre 2025

A la mémoire de Jean Maneval de Montrouge.

Jean Maneval nait à Montrouge le 21 septembre 1930. A l’âge de 20 ans, il intègre l’Ecole militaire de Saint-Cyr, promotion « Extrême orient » (1950-1952) puis rejoint l’Ecole d’application de l’infanterie (1952-1953).

Il est envoyé en Algérie peu de temps après, au sein du 11e RIC (régiment d’infanterie coloniale). Cette unité militaire stationne en Cochinchine de sa création en 1869 à l’indépendance du Vietnam en 1954.

Le colonel Philippe de Percin Northamberland (1932-1995) a écrit à propos de cette promotion : « Après le deuxième conflit mondial, nos troupes ne se sont pas reposées bien longtemps et ont vite trouvé d’autres théâtres d’opération, principalement dans nos lointaines colonies. La guerre d’Indochine est le point de ralliement de tous ceux qui ont fait profession de « servir ». Longue est la liste de ceux qui y tombèrent et le tribut payé par les Saint-Cyriens est très lourd. On dit même qu’il y disparaît une promotion d’Officiers chaque année. D’où ce nom choisi par la promotion « Extrême-Orient », nom fascinant, mystérieux et redoutable. La promotion comptait 574 E.O.A., recrutés à partir des corniches (266 élèves) ou parmi les anciens sous-officiers (308 élèves). La moitié de la promotion servira en Indochine, beaucoup connaîtront également la guerre d’Algérie, à l’issue de laquelle ils seront nombreux à quitter l’armée ».

Le lieutenant Jean Maneval est mort des suites de ses blessures le 29 août 1956 dans le secteur de Bou Yakadane (région de Batna), massif de Nementcha. Chevalier de la Légion d'honneur (05/01/1957), croix de la Valeur militaire avec palme, il est cité à l’ordre de l’Armée : « Jeune Commandant de Compagnie au courage et au sang-froid remarquables qui, lors des combats de BOU-YAKADANE (Nementcha), les 29 et 30 aout 1956, la section de tête de sa compagnie étant fortement accrochée, a réussi à la dégager par une manœuvre habile. A poursuivi l'adversaire sans relâche, donnant ainsi le plus bel exemple d'ardeur et de courage. A entrainé ses hommes à l'assaut d'une position ennemie fortement tenue et a été grièvement blessé au cours de cette actions. Est décédé des suites de ses blessures. »

Son nom est inscrit sur les monuments suivants : mémorial départemental des morts pour la France après 1945 de Caen ; monument commémoratif de l’église Saint-Germain de Courseulles-sur-Mer ; plaque de l’ancienne Ecole militaire d’infanterie ; plaque commémorative de l’église de l’Immaculée Conception et mémorial AFN à Paris 12e ; mémorial départemental de Nanterre ; monument AFN et plaque commémorative à Montrouge.

 

Sources :