carres militaires

Publié le 2 Août 2009

 

 

La ville de Clichy-la-Garenne a cette particularité de posséder deux cimetières : le « cimetière Nord » et le « cimetière Sud ». Et ce, avec des répartitions assez simples quant aux carrés militaires : la Guerre franco-prussienne et la Première Guerre mondiale au Sud ; la Seconde Guerre mondiale, le « Théâtre des Opérations Extérieures » (opérations à l’extérieur du territoire national après 1918 en Syrie, en Palestine, au Maroc, puis en Corée, à Suez, en Indochine), les combats d’AFN au cimetière Nord.

 

 

 

En outre le cimetière Nord possède un important carré militaire britannique de la Première Guerre mondiale.

 

 

Le carré des militaires français.

 

Ce carré militaire présente un monument aux morts très émouvant avec un bras en bronze sortant de terre et écrasé par un rocher : allégorie de l’Homme anéanti par la folie meurtrière des grands de ce monde…

 

Sont placées là près de quatre-vingt-dix tombes individuelles de jeunes gens morts pour notre pays. On peut par exemple citer le maréchal des logis chef André Varengo, mort le 16 mai 1940 ; le caporal Ali Damis, mort le 10 juin 1958 ; le FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) Joseph Clisci mort le 7 juillet 1943 ; le caporal-chef Jean Martin, mort le 9 septembre 1956 ; le soldat Jean Montels, mort le 16 mai 1954 ; le lieutenant Jean Gohard, mort le 6 janvier 1941 ; le quartier-maître Henri Delcamp, mort le 5 juin 1940…

 

Le carré militaire du Commonwealth.

 

Ce carré militaire, bénéficiant comme tous les cimetières de l’ex-empire britannique d’extra-territorialité, est géré par la Commonwealth War Commission.

 

Cette commission, fondée en 1917 et dont le siège est situé à Maidenhead, ville du Berkshire en Angleterre, s’occupe des tombes de près de 1,7 millions de ressortissants d’Angleterre, d’Irlande du Nord, du Canada, d’Australie, d’Inde, de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud. Ces tombes sont réparties dans 73.000 cimetières placées au Royaume-Uni, en Europe et partout dans le monde où il a été demandé à ces hommes de défendre leur patrie et la liberté. Parfois, les lieux sont insolites : c’est le cas du cimetière de Clichy-Nord mais c’est aussi celui de petits cimetières bâtis au plein milieu de champs de betteraves au cœur de la Picardie. Une allée de gazon, « so british », permettant de s’y rendre.

 

Chaque pierre tombale, faite d’un bloc rectangulaire aux bords supérieurs arrondis, comporte un nom, la date du décès et le régiment. En outre, elle peut comporter une signification d’appartenance religieuse. Pour les soldats inconnus, figure la mention « Known unto God » – connu seulement de Dieu – que l’on doit à Rudyard Kipling.

 

Le carré militaire présente 225 tombes réparties ainsi selon les nationalités : 41 hommes de « l’Army » et 121 « Air Force » pour le Royaume-Uni ; 22 aviateurs pour l’Australie ; 40 pour le Canada ; 1 pour la Nouvelle-Zélande. Enfin, l’Afrique du Sud a un représentant, soldat de « l’Army ». A noter : à certains endroits, plusieurs tombes se touchent. Il s’agit des sépultures d’équipages de bombardiers.

 

Retrouvez les clichés du cimetière de Clichy-Nord dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

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Publié le 28 Juillet 2009

 


 

 

 

Nicolas Levallois, fondateur de la commune, a créé le cimetière en 1868. Ce cimetière comporte plusieurs monuments et carrés militaires. Le mémorial le plus important est celui commémorant la Première Guerre mondiale (photographie ci-dessus), sur lequel sont inscrits des centaines de noms.

 

 

 

Le carré militaire des tombes de soldats français comprend cinquante-cinq tombes individuelles de morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale, d’Indochine et d’Algérie. A noter, ce qui est rare : la mention des unités et des régiments pour chacun des soldats. On peut citer par exemple : Guy Vermeesch, maréchal des Logis au 8ème R.A. mort en Algérie en 1957 ; Serge Vignau, caporal au 9ème BTA, mort lui aussi en Algérie, en 1957 ; Pierre Coupard, sous-lieutenant au 7ème RTA, mort en Indochine en 1954 ; André Delaporte, soldat du 237 Régiment d’Infanterie, mort en 1942 ; Robert Gautier, STO mort en 1943 ; Henri Camille Fondu, résistant, mort en 1944 ; Frédéric Roger Malvezin, sous-lieutenant FFI mort en 1944 ; André Back, soldat au 1er Régiment de Paris, mort lui aussi en 1944.

 

Le cimetière de Levallois possède également un carré militaire de tombes du Commonwealth, avec, entre autres, la présence de : I. Henry, de l’Armée des Indes, G.H. Fernandez, de l’Artillerie de campagne australienne, une infirmière (« nurse »), plusieurs soldats canadiens, plusieurs soldats de l’unité « The Essex Regiment », un docteur… Compte tenu des dates de décès – fin 1918 ou après la guerre pour la grande majorité – on peut en conclure qu’il s’agissait de blessés évacués du front vers des hôpitaux militaires temporaires, installés en Région parisienne. La présence à Levallois du Hertford British Hospital n’est peut-être pas non plus étrangère à ce carré militaire du Commonwealth.

 

Enfin, ce cimetière comporte plusieurs tombes individuelles de militaires et la sépulture d’une héroïne de la Commune : Louise Michel.

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Levallois-Perret dans l’album de photographies intitulé « Carrés militaires ».

 

 

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Publié le 4 Juillet 2009


Le cimetière de Nanterre, situé rue de Courbevoie, a cette particularité de présenter aujourd’hui encore des traces des combats pour la libération de Paris en août 1944. Il n’est pas rare d’y voir des tombes (voir la photographie ci-dessous) ayant subi des tirs allemands ou des FFI.

 

Plusieurs monuments ont été édifiés à la mémoire des hommes et des femmes morts pour la France sur le territoire de cette commune et des Nanterriens et des Nanterriennes morts pour la France.

 

Ainsi, un monument rappelle le souvenir des soldats morts pendant les combats de la Guerre franco-prussienne de 1870-1871. Plus loin, se trouve le carré militaire. Il comporte plusieurs dizaines de tombes individuelles de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale.

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Nanterre dans l’album intitulé « Carrés militaires des Hauts-de-Seine ».

 

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Publié le 20 Juin 2009

 

 

Le cimetière d’Asnières-sur-Seine comporte plusieurs emplacements de sépultures de Morts pour la France. Il convient d’abord de citer le monument « Asnières à ses martyrs » dédié aux victimes de la barbarie nazie pendant les années de l’Occupation. Ce monument est prolongé de quelques dix-neuf stèles :

 

 

 

- Stanislas Liziecki, 37 ans – 1942.

- Mossek Rotzach, 33 ans – 1942.

- Robert Poing, 19 ans – 1942.

- un inconnu, décédé en 1942.

- Maurice Laisney, 21 ans – Le 8 juillet 1942.

- Marceau Delorme, 34 ans – Le 21 septembre 1942.

- Louis Melotte, 33 ans – Le 2 octobre 1943.

- Edmond Fantin, 39 ans et Lucien Micaud, 19 ans – Le 21 octobre 1942.

- Maurice Pellerin, 17 ans – Le 21 novembre 1942.

- Gabriel Delbonnel, 43 ans et Louis Vion, 38 ans, Roger Poncelet, 24 ans– Le 23 octobre 1943.

- Emile Agier, 49 ans – Le 20 novembre 1943.

- André Deveze, 34 ans – Le 12 février 1944.

- Dr René Dervaux, 34 ans – Le 7 mars 1944.

- André Cayron, 24 ans – Le 20 mai 1944.

- Georges Janin, 42 ans – Le 11 juillet 1944.

- Bernard Jugault, 32 ans – Le 21 août 1944.

 

Au centre se trouve le carré militaire (photographie ci-dessus), où est inscrit l’ensemble des morts pour la France de la Première Guerre mondiale – plusieurs centaines de noms – ceux de la Seconde Guerre mondiale, de l’Indochine et des combats AFN. Bien entendu, comme dans chaque village et chaque ville de France, nous notons pour les combats de 1914-1918 les noms de plusieurs membres de la même fratrie.

 

Ce monument est encadré de près de 180 tombes individuelles, toutes guerres confondues, où se côtoient aussi bien l’adjudant François, du 6ème Commando laotien, mort en Indochine, que le maréchal des logis Riller, du 1er Chasseur d’Afrique mort en Algérie, ou encore le lieutenant Bouchaud, du 31ème d’Infanterie coloniale, tombé au champ d’honneur en 1914. Enfin, une tombe rassemble les restes de vingt soldats et Gardes nationaux tués en 1870-1871.

 

Plus loin, de l’autre côté du cimetière par rapport au monument dédié à la mémoire des martyrs, se trouvent près de 35 tombes de victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale (photographie ci-dessous).

 

Retrouvez les photographies du cimetière d’Asnières-sur-Seine dans l’album intitulé « Carrés militaires des Hauts-de-Seine ».

 


 

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Publié le 1 Juin 2009


 

 

 

Le cimetière principal de Colombes a été bâti au cours de la première moitié du 19ème siècle. Il est généralement appelé « ancien ».

 

 

 

 

Ce cimetière contient environ 8.000 tombes dont deux carrés militaires et plusieurs monuments à la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France. Au début des années 1930, le cimetière est refait ; à cette même époque, pour un besoin de places, un nouveau cimetière est ouvert, rue des Cerisaies, à proximité de la commune de Nanterre. D’où l’appellation des cimetières « ancien » et « nouveau ».

 

1870-1871

 

Un monument marque les combats de 1870-1871 : « Aux citoyens morts pour la patrie ». Il comporte les noms suivants :

 

  • - Philippe Deschler, Petrus Magny, Louis Quenben, Jules Bentot, Théodore Duval, Jean-Marie Boété, Jules Touzet, Jules Clément, Eugène Coutreau, Boré, Auguste Adolphe Marsillat, Numance Roussel, Etienne Demonmerot, Pierre Germain, un soldat du 119ème de ligne, morts en 1870.
  • - Paulin Thône, Ernest Raguin, François Henri Capelle, Adolphe Leclerc, Amable Flaut, Bertrand Lalaurette, François Perrin, Eugène Cahanin, morts en 1871.

 

Un second monument est dédié à Eugène Cahanin, chevalier de la Légion d’honneur, garde au 36ème bataillon de la Garde nationale, et décédé des suites de ses blessures, le 10 février 1871 ; blessures reçues au cours de la bataille de Buzenval, sur la commune actuelle de Rueil-Malmaison, et qui fut la tentative, et l’échec, de la Garde nationale prisonnière dans Paris pour effectuer une sortie face aux troupes prussiennes (le 19 janvier 1871).

 

Carré militaire 1914-1918

 

Un monument et cent douze tombes, peintes de blanc, de soldats morts pour la France composent le carré militaire dédié à la Première Guerre mondiale. A noter : plusieurs tombes conservent les restes de frères, comme André et Lucien Doubroushkess ou Raymond et Gilbert Beaujon.

 

Les frères Beaujon qui sont morts en 1926 et 1929, certainement à l’occasion et à la suite de combats dans le nord du Maroc. A cette époque même, se déroula la Guerre du Rif, qui entre 1921 et 1926, opposa des troupes franco-espagnoles aux tribus marocaines d’Abd-El Krim pour pacifier cette partie du protectorat français, en relation avec les villes de Ceuta et Mellila, enclaves espagnoles au Maroc.

 

Carré militaire 1939-1940

 

Il faut traverser la rue de l’Egalité, pour pénétrer dans la deuxième partie du cimetière ancien et découvrir le second carré militaire, dédié aux morts pour la France de la Seconde Guerre mondiale, de l’Indochine et des combats en Afrique du Nord. Ce carré contient environ soixante-dix tombes et plusieurs stèles à la mémoire des colombiens et colombiennes, victimes militaires et civiles, décédés à l’occasion de ces conflits.

 

Retrouvez les photographies du cimetière de Colombes dans l’album intitulé « Carrés militaires des Hauts-de-Seine ».
 



 

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