actualite des comites

Publié le 13 Novembre 2011

Chatenay-Malabry 20.11.2011

 

 

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français de Châtenay-Malabry organise une cérémonie œcuménique à la mémoire des soldats morts pour la France et leurs familles.

 

En présence du colonel Pierre Keraudren, secrétaire général adjoint national du Souvenir Français, d’André Labour, Délégué général pour les Hauts-de-Seine, de Françoise-Marie Belin, présidente du Comité de Châtenay-Malabry et bien entendu de Monsieur Georges Siffredi, maire de la commune, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, cette cérémonie se déroulera le dimanche 20 novembre 2011, en l’église Saint-Germain de Châtenay, à 16 heures.

 

La cérémonie religieuse sera célébrée par :

 

  • - le Père Didier Rapin, curé des 3 paroisses de Châtenay-Malabry.
  • - le Père Norbert Récipon, de l’église Saint-Germain de l’Auxerrois.
  • - le Père Michel Evdolkimov, de l’église orthodoxe Saint-Pierre Saint-Paul.
  • - le Père Lucas Guirgis, de l’église copte orthodoxe Sainte-Marie Saint-Marc.
  • - le Pasteur Philippe Kabongo Mbaya, de l’église réformée de Robinson.

 

Venez nombreux !

 

 

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Publié le 1 Novembre 2011

 

 

SF-exposition-Asnieres

 

Le comité du Souvenir Français d’Asnières, avec l’aide et la participation de la municipalité organise du 5 au 13 novembre, au château d’Asnières une exposition sur la première guerre mondiale.

Ce conflit a profondément marqué la vie de la France et ses répercussions ont été considérables sur tous les plans qu’ils soient politiques ou économiques. Cette exposition a pour ambition d’évoquer la vie des soldats au front et celle de leur famille à l’arrière, à l’aide de photographies, portraits, pièces d’uniformes et d’objets divers.

Retrouvez nous sur notre blog souvenir-francais-asnieres.fr ou sur notre facebook http://facebook.com/souvenir.francais.asnieres

 

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Publié le 4 Octobre 2011

 

 

Chaville.jpg

 

Le Comité de Chaville du Souvenir Français nous informe de la tenue de sa prochaine assemblée générale. Elle se déroulera le jeudi 6 octobre 2011, à 19h30, dans le salon d'honneur de l'Hôtel de Ville, au 1456, avenue Roger Salengro, 92370 CHAVILLE. Le président du Comité est Monsieur le colonel Joël Kaigre. Venez nombreux !

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Publié le 7 Août 2011

Anori

 

 

Sous le patronage du général de division Patrick RIBAYROL,

Commandant les écoles militaires de Draguignan,

Commandant l’École  de l’Infanterie,

 

le lieutenant-colonel (h) Patrice FICHET, président,

et les membres du conseil d’administration de l’ANORI

ont l’honneur de vous convier à assister

aux cérémonies de la célébration de la Saint Maurice, patron des Fantassins,

 

 

le vendredi 16 septembre 2011     : Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe

(Rassemblement terminé à 17h45 en haut des Champs Elysées)

avec la Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pied, alpins et mécanisés

et la fanfare du 27ième BCA

 

***

 

le samedi 17 septembre 2011 à 16h au Fort-Neuf de Vincennes

 

Dépôt de gerbe à la plaque en l’honneur des élèves des Préparations Militaires

à l’initiative du Conseil de Région Ile de France de l’UNOR (rassemblement terminé à 15h45)

 

Commémoration des combats de SIDI-BRAHIM

et cérémonie de transmission du Drapeau des Chasseurs du 27ème BCA au 7ème BCA

 

 

 

 

A l’issue,

 

Buffet amical de la FNAC

Grâce à l’hospitalité de la Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pied, alpins et mécanisés, il est possible, dans la limite des places disponibles, de participer au buffet amical qui clôturera la journée au Château de Vincennes (prix 18€ par personne). Inscription obligatoire avant le 5 septembre 2011.

 

*

 

 

Pour toute ces manifestations :

 tenue 21 (interarmées C) ou civile sombre - Se munir de cette invitation

RSVP à l’aide du bulletin ci-joint avant le 5 septembre 2011.

 

Pour de plus amples informations et éventuellement les modifications de dernière minute des cérémonies, connectez vous sur le site de l’ANORI : http://anorinfanterie.free.fr

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Publié le 29 Mai 2011

Jean-Claude Bernardet (à g.), délégué du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire et Jean-Pierre Didrit, président du comité de Rueil.

Jean-Claude Bernardet (à g.), délégué du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire et Jean-Pierre Didrit, président du comité de Rueil.

 

Le comité du Souvenir Français de Rueil-Malmaison a organisé pour une quarantaine d'adhérents, les 20 & 21 mai 2011, un voyage "Tourisme & Mémoire" en Bourgogne.

 

Tous les participants rueillois ont été associés à une cérémonie avec dépôt de gerbe et minute de silence au carré militaire du cimetière de Macon, en Saône-et-Loire, puis à la visite commentée par le président-fondateur du Mémorial Citoyen de 1870 à nos jours, Monsieur Jean-Claude Bernardet. Ce musée, rare en France, évoque la mémoire collective de cette partie du sud de la Bourgogne, dans un site remarquablement fourni en pièces, objets et souvenirs des derniers conflits,  et donnés dans la quasi-totalité par des habitants de la région. Il est à noter que le Mémorial est situé place du Souvenir Français.

 

Après un déjeuner convivial, les participants ont pris la direction de Génelard, pour une seconde visite : le Centre d'interprétation de la ligne de démarcation. Là-aussi, il s’agit d’un musée unique en France, sur cette ligne qui partagea notre territoire entre 1940 et 1942. La Saône-et-Loire faisait alors partie des treize départements traversés par la frontière entre la Zone Occupée et la Zone Libre. A Génelard se trouvait un poste de contrôle de la ligne tristement célèbre.

 

A lire : "Monuments de mémoire de Saône-et-Loire", écrit par Messieurs Jean Chenu et Claude Elly de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Saône-et-Loire (114 pages) avec 150 monuments photographiés. Contact téléphonique pour se procurer l’ouvrage : 03.85.93.41.71.

 

Jean-Claude Bernardet (à g.), délégué du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire et Jean-Pierre Didrit, président du comité de Rueil.

Jean-Claude Bernardet (à g.), délégué du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire et Jean-Pierre Didrit, président du comité de Rueil.

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Publié le 10 Mai 2011

Assemblée générale 2011 du comité de La Garenne-Colombes.

 

Cette assemblée s’est tenue 23bis rue du Château, le 12 mars 2011, à partir de 15 heures 15. Après la diffusion de la ‘’Marseillaise’’, le président Robert Duval a présenté les demandes d’excuses de Philippe Juvin, maire, et de plusieurs membres absents en raison de leur état de santé, ou à cause de l’éloignement. Il accueille les participants, remercie les membres de la municipalité et du conseil municipal présents, ainsi que Robert Pichard, les jeunes porte-drapeaux et leurs parents. Puis, il demande à Yves Perrée, adjoint au maire délégué aux Associations patriotiques, de présider la séance. Ensuite, il invite à respecter un moment de recueillement en souvenir des membres des associations décédés en 2010.

L’assistance écoute alors les différents rapports :

- compte-rendu de l’assemblée générale du 13 février 2010 par Gisèle Moulard

- rapport moral par Robert Duval. Le président rappelle la participation à de nombreuses cérémonies, remercie les porte-drapeaux, en particulier les jeunes qu’il félicite et encourage à venir participer chaque fois que cela leur est possible. Il nous rappelle le besoin de fidélisation des adhérents et sollicite de la part de chacun l’inscription d’un nouvel adhérent et enfin, il exprime ses remerciements envers la mairie pour ses aides diverses et importantes.

compte-rendu financier par Gisèle Moulard.

- rapport du commissaire aux comptes par Alain Pouilly,

 

 

Tous ces exposés sont adoptés à l’unanimité.

 

Lors de son intervention, André Labour, délégué général des Hauts-de-Seine, se réjouit d’être une nouvelle fois parmi nous. Après avoir regretté, au niveau du département, une baisse d’effectifs, il nous rappelle l’origine du Souvenir-Français et sa finalité. Il compte sur les actions publicitaires dans la presse pour associer les jeunes générations. Il exprime sa conviction dans la possibilité de nouvelles adhésions par la nécessité de promouvoir le souvenir. Il prône la reconduction de l’organisation de visites au profit des lycéens au Mémorial du Mont-Valérien suivi de la cérémonie du ravivage de la flamme à l’Arc de Triomphe. Après avoir rappelé la nouvelle présentation de la revue, il souhaite notre participation au congrès national à Paris les 2 et 3 avril, ainsi qu’à l’assemblée générale départementale, le 6 novembre à Rueil-Malmaison qui est la ville qui possède le comité le plus important du département.

 

Yves Perrée félicite les nouveaux adhérents, les jeunes porte-drapeaux et leurs parents. Il nous transmet les remerciements de Théo Graber, président de l’ONAC-VG 92, pour la cérémonie du souvenir de la Bataille de Verdun et ceux de Lillian Brécard, fille de Yéo-Thomas, pour la participation des associations patriotiques à la cérémonie d’action de grâce célébrée à la mémoire de son fils en l’église protestante luthérienne le 12 janvier. Puis, après avoir rappelé plusieurs décès récents parmi les membres des associations patriotiques, il indique brièvement l’organisation de la journée du 8 mai prochain.

 

Afin de reconnaître la participation des jeunes gens à nos cérémonies, leur témoigner nos remerciements et les encourager à poursuivre, André Labour et Robert Duval remettent un diplôme d’honneur du Souvenir Français pour services rendus ainsi qu’un insigne, petit modèle, de porte-drapeau, à : Anis Abdnour, Jenny et Wendy Dransart, Marie Hubert, Hugo Belogi, Amaury et Tanguy Chevillard, Anthony Pouplot et Vadim Zacaropoulos.

 

Sur proposition de Robert Duval, le président général du Souvenir-Français a décidé l’attribution de médailles d’honneur à plusieurs membres du comité garennois, en remerciements des services rendus. André Labour, délégué départemental, procède à la remise de la médaille de bronze à Marie-Thérèse Duval et d’argent à Michel Krieff.

 

Yves Perrée remercie Robert Duval, André Labour, son épouse, les élus présents et tous les participants. Il renouvelle ses félicitations aux jeunes porte-drapeaux, aux médaillés du jour et lève l’assemblée vers 16 h 15. Ensuite, nous avons partagé les verres de l’amitié dans une ambiance chaleureuse.

 

 

 

Robert DUVAL

Président du Comité du Souvenir Français de La Garenne-Colombes.

 

Pierre LUCAS.

Président du Comité d'Entente des Associations patriotiques de La Garenne-Colombes.

 

 

 

 

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Publié le 1 Mai 2011

Plan de l’attaque « Tempête du Désert » en 1991 (copyright Wikipedia).

Plan de l’attaque « Tempête du Désert » en 1991 (copyright Wikipedia).

 

De la Révolution iranienne à l’invasion du Koweit.

 

En février 1979, après plusieurs mois de manifestations et de répressions sanglantes, l’ayatollah Khomeini prend le pouvoir en Iran, mettant fin au règne du Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi. Bientôt il installe une République islamique. L’année suivante, ce gouvernement appelle ouvertement les Irakiens à renverser à leur tour leur dirigeant.

 

A la même époque, le général irakien Saddam Hussein, à la tête du parti Baas, annonce le départ d’Ahmad Hasan al-Bakr et devient le nouveau président de la République. Devant les menaces proférées par son puissant voisin perse, l’Irak décide d’attaquer l’Iran le 22 septembre 1980. Commence un conflit qui va durer près de huit ans, et va provoquer la mort de 600.000 à un million de soldats. Le tout pour des gains territoriaux minimes et sans qu’aucun des belligérants ne devienne la force politique et militaire majeure dans cette région du golfe persique.

 

Dix années plus tard, le régime irakien sort affaibli de cette guerre. Ses dettes sont considérables, et notamment à l’égard de son petit mais très riche voisin : l’Emirat du Koweït. Jeune Etat créé en 1961, avec l’appui de la puissance britannique, il est en outre accusé, de faire baisser le cours mondial du pétrole du fait de sa faramineuse production. Membre créateur l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), l’Irak défend ses positions à maintes reprises au secrétariat de l’organisation à Vienne en Autriche. Il indique par ailleurs que le Koweït n’hésite pas à pomper de l’or noir dans des champs qui sont des propriétés irakiennes. Ce que l’autre partie récuse bien entendu. Peu à peu, l’Irak commence à désigner son voisin sous le terme de « 19ème province ». Il convient d’ajouter que le Koweït a une position géographique avantageuse avec une ouverture majeure sur le golfe persique, ce qui n’est pas le cas de l’Irak qui ne peut, de fait, multiplier les pipe-lines jusqu’à la mer.

 

Le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l’ambassadeur américain à Bagdad et fait allusion à une possible intervention militaire. Les Etats-Unis, grâce à leur ensemble satellitaire, voient bien que l’Irak a amassé des troupes nombreuses près de la frontière du Koweït. Pour autant, le diplomate ne relève pas vraiment les dires du dirigeant irakien et laisse planer le doute sur une possible « remontrance » internationale. Aussi, le 2 août, les troupes irakiennes envahissent le Koweït. En quatre heures, la petite armée de l’émirat est anéantie. La famille régnante a tout juste le temps d’échapper à ses ennemis.

 

L’Organisation des Nations Unies condamne cette invasion immédiatement et exige le départ des Irakiens. Les Etats-Unis, présidés par George Bush (élu en 1988) décident de renforcer leurs positions militaires auprès de son allié, l’Arabie Saoudite. La base de Dharan reçoit en quelques semaines plusieurs dizaines de milliers de GI’s. Par ailleurs, les Etats-Unis ne voulant pas être seuls face à l’Irak, et paraître ainsi une nouvelle fois comme le « gendarme du monde », George Bush réussit, via le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à confédérer une alliance d’une soixantaine de pays.

 

Au cours de l’automne 1990, alors que des pays comme la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Canada, pour ne citer que les principaux contingents, mais aussi des pays arabes comme l’Egypte, la Syrie, Oman les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et bien entendu l’Arabie Saoudite montent l’opération « Bouclier du Désert », l’ONU fait voter plusieurs résolutions visant à infléchir la politique de l’Irak. La Turquie quant à elle masse près de 100.000 soldats à sa frontière avec l’Irak afin de prévenir tout « débordement » en territoire kurde. Saddam Hussein devient un héros dans certains pays ou auprès de populations comme les Palestiniens : il n’hésite pas à parler de guerre « arabe et sainte » contre les puissances occidentales et ses alliés. Pour donner corps à sa politique, il fait prendre des centaines d’européens en otage. Ce sont principalement des ouvriers et des ingénieurs de l’industrie pétrolière se trouvant là au moment de l’invasion du Koweït. Après plusieurs semaines, il finit par les faire relâcher.

 

L’opération « Bouclier du Désert » vise à recevoir et organiser l’ensemble des matériels et des soldats des pays coalisés. Elle commence le 6 août 1990, pratiquement au lendemain de l’invasion du Koweït, pour s’achever au début de la guerre proprement dite. C’est en effet le 16 janvier 1991, après d’ultimes demandes à l’Irak de se retirer, que des centaines d’avions de la coalition bombardent les positions ennemies. L’opération « Tempête du Désert » vient de commencer. Entre cette date et le mois de février 1991, plus d’un millier d’avions bombardent les positions irakiennes. A ce moment-là, les spécialistes estiment que l’ennemi a déjà perdu 20% de ses capacités. Ce qui ne l’empêche pas d’envoyer plusieurs missiles Scud sur Israël et sur l’Arabie Saoudite, faisant quelques dizaines de victimes.

 

Le 24 février 1991, les Américains déclenchent l’offensive terrestre. En quatre jours, les coalisés sont à Koweït City, capitale de l’Emirat. La ville est en ruine, les puits de pétrole sont en feu, mais Saddam Hussein fait annoncer que l’Irak se retire du pays, et accepte les résolutions de l’ONU, « sans conditions ».

 

La France, sous la présidence de François Mitterrand, a fait déployer le dispositif de « l’Opération Daguet » : 19.000 hommes, 15 navires, 60 avions, 120 hélicoptères et plusieurs centaines de chars légers et autres blindés.

 

 

Frédéric Rignault - Délégué général adjoint.

 

 

« Ma guerre du Golfe » par Jean-Dionis Singer.

 

Jean-Dionis Singer est électricien-frigoriste ; il est aussi porte drapeau du comité du Souvenir Français de Suresnes. Ancien engagé, il a participé à la guerre du Golfe en 1991 en tant que caporal au 3ème RIMA (régiment d’infanterie de marine).

 

La prise d’Al Salam.

 

« Les compagnies du 3ème RIMA, stationnées au quartier Foch-Délestraint, quittent Vannes puis Toulon en direction de Yanbu, port de la Mer Rouge – la cité du roi Calede – en Arabie Saoudite. Notre première mission, à Rafat, consiste à établir un camp pour recevoir les futurs prisonniers de guerre. A nos côtés, les Américains font leur propre camp. Les échanges sont fréquents, et ils nous apprennent des techniques à faire et à retenir vis-à-vis des prisonniers. Notre colonel, Bernard T…, veut son régiment au complet. Alors, nous laissons le camp avec déjà un prisonnier aux hommes de la 4ème compagnie du 2ème RIMA.

 

Quelques jours avant l’offensive terrestre, le 3ème est au complet. Direction l’Irak via une route baptisée Rochambeau. Nous sommes maintenant dans le désert irakien. La progression des VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) se fait en ligne. Le 11ème RIMA est placé derrière nous. Avec ses canons de 155, ils nous offrent un feu d’artifice qui passe au-dessus de nos têtes. Le but étant de pilonner le terrain devant notre avancée.

 

La veille du combat, nous surplombons le fort d’Al Salam. Tous les marsouins ont les yeux et les armes braqués sur la ville et son fort. La nuit va être longue… Je suis dans mon VAB, les doigts sur les papillons de ma mitrailleuse 12,7. Brusquement, un coup d’œil sur ma droite : trois soldats irakiens, sortis de nulle part ! Les voilà au bout de mon canon. Il me suffirait de tirer et rien que le bruit les ferait coucher au sol. Mais ils avancent, les bras en l’air. Ils se rendent. Je donne l’alerte et je saute de mon véhicule, FAMAS (Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne) en main. Je m’approche d’eux et le leur ordonne de se mettre à terre. Ils n’offrent aucune résistance. Ils sont mouillés de la tête au pied. Je les palpe. Ils n’ont pas d’armes. Je glisse mes mains de leur poche et en sort du pain mouillé. Comme leurs camarades de combat, ils viennent de subir des journées entières de pilonnages de l’aviation alliée. Ils expliquent qu’ils se sont rendus pour ne plus subir cela. Pour rien au monde, je n’aurais à ce moment-là voulu être sous ces orages de bombes.

 

Le lendemain, c’est le Jour J. Nous entrons dans la ville. Pas une âme qui vive. La veille des hélicoptères ont largués des tracts pour dire à la population de quitter les lieux. Les maisons sont visitées une à une et les armes trouvées sont récupérées puis étalées sur la place principale. Des journalistes présents n’hésitent pas à dire qu’elles proviennent du Koweït. Sacrés médias ! La photo de ces armes fera la une des journaux…

 

Ensuite, le commandement nous demande de nous positionner à l’extérieur de la ville. Les pelles US remplacent dans nos mains les FAMAS que nous mettons en « chasseur alpin » (dans le dos). Nous organisons notre défense : trous de combat, sacs de sable, tours de garde… ».

 

Contrôler les nomades.

 

« Après la conquête d’Al Salam, la 4ème compagnie du 3ème RIMA (surnommée « les Scorpions »), se déploie dans le désert. Notre but consiste à contrôler les nomades. Ils voyagent dans des camions équipés de citernes d’eau, et au-dessus de laquelle tout le monde prend place : femmes, enfants, moutons, plus les matériels pour monter leur camp. Les contrôles se passent sans problèmes. Ils nous offrent même du pain (un pain en forme de galettes). Je me demande ce qu’ils peuvent bien penser de nous. Ils sont là, depuis des milliers d’années ; ils vivent dans leur désert et ne demande rien à personne. Et nous, nous venons les contrôler. Mais c’est la guerre. Les troupes de marine se trouvent partout dans le monde où l’on a besoin d’elles : que ce soit pour les conflits ou dans le cadre d’une coopération militaire. Soutien médical ou soutien logistique, les marsouins et les bigors sont là, le cœur sur la main.

 

Servir en Irak, j’imaginais plutôt un temps sec. Et là, je suis au milieu de tempêtes de sables et bien souvent il pleut, comme dans ma Bretagne. J’ai gardé en mémoire une aventure avec une toile de tente, de type canadienne, juste retenue par une corde. Elle volait comme un cerf-volant. Encore une nuit sous la pluie… Pour autant, tout se passait pour le mieux. Le caporal T…, de la compagnie de commandement et des services du 3ème RIMA, sonna le cessez-le-feu. La guerre était finie. Retour sur Yanbu puis départ vers Marseille. Nous embarquons sur le Danielle Casanova. Cela nous change des bateaux de la Marine nationale. Arrivée à Marseille puis direction Vannes. La population nous accueille les bras ouverts. Nous défilons dans la ville, devant la population reconnaissante.

 

Par Saint-Michel, vive les paras et au nom de Dieu, vive la coloniale !

 

Caporal Jean-Dionis Singer, du 3ème RIMA ».

 

 

 

 

 

Sources :

 

·         Texte de Jean-Dionis Singer, ancien engagé au 3ème RIMA.

·         Encyclopédie Wikipedia.

·         Encyclopédie Larousse.

·         Site sur les Opérations « Bouclier du Désert » puis « Tempête du désert » : http://guerredugolfe.free.fr/

·         Vidéos sur la Guerre du Golfe : www.ina.fr ; www.youtube.com ;

·         Témoignage du général Jacques Manet, ancien chef de corps du 6ème REG (journal Midi Libre, en date du 6 avril 2011.

 

 

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Publié le 29 Avril 2011

 

Anori

 

 

Culture d’Arme, traditions, mémoire, rayonnement, promotion de l’esprit de défense et renforcement du lien Armées-Nation sont des éléments vitaux pour l’Infanterie française et c’est pourquoi l’Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie (ANORI) leur consacre une attention toute particulière et, notamment, s’attache à la réouverture du Musée de l’Infanterie dans les meilleurs délais. Il s’agit de maintenir cette mission dans la partie supérieure de la pile des dossiers à traiter et d’assurer cette réouverture dans de bonnes conditions, propres à faire de ce Musée prestigieux un pôle d’attraction des Fantassins, de tous les soldats et de tous les citoyens et des amis de la France. Même si la préparation de cette opération d’importance ne défraye pas la chronique, les études préparatoires (hélas, non effectuées avant la fermeture du Musée de Montpellier, alors que l’anticipation et la planification sont des éléments essentiels pour une telle réalisation, comme pour toute opération militaire) sont en cours et progressent.

 

Un projet ambitieux.

 

Le ministère de la défense et les collectivités territoriales d’Alsace travaillent à la création d’un «équipement culturel de qualité à thème militaire dans un site d’exception autour d’un ambitieux projet : l’implantation des collections du Musée de l’Infanterie dans la place forte de Neuf-Brisach». Sous la présidence de M. Éric Straumann, député du Haut-Rhin, une commission scientifique et technique a élaboré un «document d’orientation scientifique et culturel du futur équipement muséographique, patrimonial et touristique de Neuf-Brisach», dans la perspective de «créer un lieu de culture, de rencontres et d’échanges entre le monde civil et le monde militaire».

 

Neuf-Brisach au cœur de l’Alsace et dans un environnement fantassin

 

La ville de Neuf-Brisach est située au cœur de l’Alsace, à 15 km de Colmar, à moins de 5km de la frontière avec l’Allemagne, à mi-chemin entre Bâle et Strasbourg. Elle est connue pour la place-forte construite par Vauban, qui a été inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Elle se trouve aussi au sein d’un ensemble militaire avec la proximité du 152ème Régiment d’Infanterie à Colmar, du 35ème Régiment d’Infanterie à Belfort, du 1er Régiment de Tirailleurs à Epinal, du Régiment de Marche du Tchad à Meyenheim et de la Brigade franco-allemande à Müllheim (Allemagne) et également de hauts lieux de guerre, tels que le Vieil Armand (Hartmannswillerkopf) et le Linge. C’est dans la caserne Suzonni, dernière caserne restante de celles construites à Neuf-Brisach, que doivent être présentées les collections du Musée de l’Infanterie.

 

Un ensemble muséal très complet.

 

Dans le projet, il s’agit de faire plus qu’un musée. L’idée est d’avoir un ensemble avec la ville de Neuf-Brisach, la place forte de Vauban et le fonds patrimonial de l’Infanterie. Il comprendrait un pôle d’information sur le patrimoine des sites militaires, un centre d’interprétation de la fortification, une exposition permanente des collections et des expositions temporaires autour de la vie du Fantassin. Une revalorisation du centre historique que constitue la ville serait aussi de nature à attirer le public.

 

Il est également prévu d’établir un lien avec l’Université par la création d’un centre d’études et d’histoire du soldat, avec le fonds documentaire de l’Ecole de l’Infanterie. Pour les concepteurs du projet, il s’agit de constituer un fil conducteur du Musée avec l’Infanterie, vue comme l’expérience du soldat, avec sa vie quotidienne, la conscription, la présentation de l’Armée d’Afrique et aussi celle de la place-forte de Neuf-Brisach.

 

Attirer le public et répondre à ses attentes.

 

La muséographie proposée veut répondre aux attentes de tous les publics, à savoir « assister à des démonstrations, pouvoir toucher, faire soi-même, rechercher l’émotion, de sens et de découverte, lire moins, découvrir plus, avec différents niveaux de lecture, offrir l’opportunité d’une découverte partagée en famille ou entre amis, proposer du ludique, du divertissement ». Les locaux devraient comprendre l’accueil, avec boutique et commodités, l’espace de l’exposition permanente, l’espace des expositions temporaires, l’espace pédagogique, le centre de documentation, la salle de conférence, le point de restauration rapide, ainsi que l’entrepôt des réserves, l’atelier technique et les bureaux, soit en tout 5.700 mètres carrés dont 4.000 ouverts au public. Le coût de l’ensemble serait de l’ordre de 27 millions d’euros pour l’investissement, le futur budget de fonctionnement devant être pris en charge par le ministère de la Défense.

 

Une mission pour les Fantassins : œuvrer pour le nouveau Musée de l’Infanterie.

 

Comme on le voit, il s’agit bien d’un projet ambitieux qu’il convient de saluer et, en particulier, la volonté affirmée des collectivités territoriales d’Alsace, avec la participation du ministère de la Défense. L’ANORI se réjouit de voir la réouverture du Musée de l’Infanterie (en insistant pour qu’il conserve « Infanterie » dans son nom) s’annoncer sous de bons auspices, même si les délais apparaissent être bien trop longs. Il est, en effet, nécessaire d’insister aussi pour que cette réouverture intervienne en 2014, coïncidant ainsi avec le 100ème anniversaire du début de la Grande Guerre 1914-1918, conflit marqué essentiellement par l’affrontement des infanteries, et avec l’inauguration de la rénovation du site de l’Hartmannswillerkopf, haut lieu de l’Infanterie. En tout cas, en attendant sa réouverture, il convient d’entretenir la pérennité du Musée de l’Infanterie dans les esprits et d’assurer une communication et une présence du Musée durant toute la période de préparation et de réalisation par des communiqués, des publications, des expositions temporaires et itinérantes sur toute la France, etc. Pour sa part, l’ANORI présente en ligne sur son site (http://anorinfanterie.free.fr) une visite virtuelle de l’ancien musée sous le titre « Fenêtre sur le Musée de l’Infanterie » et ne manque pas une occasion de parler du futur Musée. Les Fantassins doivent agir en faveur de leur Musée et l’ANORI sera toujours en pointe pour atteindre le but fixé, fidèle à sa devise : Pour l’Infanterie, toujours en avant !

 

Lieutenant-colonel (h) Patrice FICHET

Président de l’ANORI – Président du Comité du Souvenir Français de Colombes.

 

 

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Publié le 11 Avril 2011

 

 

 

Chaville Drapeau

 

 

 

 

Le président du Comité de Chaville, le colonel Joël Kaigre :

"Monsieur le délégué général,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis,

Je tiens à vous remercier toutes et tous pour votre participation à cette émouvante cérémonie.

Je vous transmet une photo qui vous rappellera ce moment important dans les magnifiques locaux de notre ville.

Je remercie vivement le président Dova et Jean-Jacques Guillet, député maire de Chaville, qui ont bien voulu parrainer cette cérémonie et André Labour, délégué départemental du Souvenir Français des Hauts de Seine, qui nous a offert ce magnifique drapeau".

 

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Publié le 23 Mars 2011

 

soldat-inconnu

 

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Le jeudi 27 janvier 2011, jour anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, une cérémonie organisée par I'UDA (Union des Déportés d’Auschwitz) rassemblait de nombreux jeunes dont des élèves du collège Balzac de Neuilly-sur-Marne, du lycée Jacques Decour (Paris, 9ème) et de celui de Châtenay-Malabry. La cérémonie s'est déroulée en présence du Général Moreaux, de M. le Secrétaire général à la Défense, de Madame Belin, présidente du comité du Souvenir français de Châtenay-Malabry, des représentants du clergé des chrétiens coptes de cette même commune ainsi que des membres de I'UDA. Le tambour a retenti. Des enfants de Châtenay-Malabry ont posé une fleur sur la dalle. Marie-Paule Hervieu et Raymond Heimburger ont déposé avec Raphaël Esrail, la gerbe de I'UDA. Puis Raphaël Esrail aidé de deux petits de Châtenay-Malabry a ravivé la flamme. Les drapeaux se sont baissés et la sonnerie aux morts a retenti, puis la Marseillaise.

 

Le chant des Marais s'est élevé dans le noir et le froid, avec une pensée pour tous ceux qui subissaient les appels pendant des heures. A près les salutations des invités, les officiels ont signé le livre d'or. Les élèves du lycée Jacques Decour, accompagnés par leur professeur Dominique Dufourmantelle ont été impressionnés par la solennité du lieu et le cérémonial, avec les porte-drapeaux, le détachement de militaires, les musiciens. Ils ont même pu parler au général Moreaux.

 

Nicole Mullier

 

Extrait de la Revue trimestrielle de l’Union des Déportés d’Auschwitz.

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