actualite des comites

Publié le 9 Mars 2017

Disparition de Gabriel Brandela.

Nous avons appris le 4 mars dernier la disparition de notre ami Monsieur Gabriel Brandela, qui fut un grand monsieur et le président du Comité de Fontenay-aux-Roses pendant des années.

 

La cérémonie religieuse s’est déroulée ce jour, jeudi 9 mars, en l’église Saint-Pierre Saint-Paul de Fontenay puis Monsieur Brandela a été inhumé dans le cimetière communal.

 

Monsieur Daniel Pasquali, actuel président du Comité de Fontenay-aux-Roses, était présent ce jour et a déposé une gerbe au nom du Souvenir Français et des Comités du département.

 

La Délégation des Hauts-de-Seine présente toutes ses plus sincères condoléances à la famille de Gabriel Brandela et à ses amis.

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Publié le 2 Février 2017

Cérémonie 2017 de la bataille de Buzenval.

A l’initiative du bureau du comité local du Souvenir français et de son président, de nombreux élèves du collège Louis Pasteur de Rueil-Malmaison ont ravivé le 19 janvier dernier la flamme de la Nation à l’Arc de Triomphe puis en font fait le relais jusqu’à la colonne de Buzenval, dans les Hauts de Seine. Dans la nuit déjà froide, ils ont déposé la flamme au pied de ce monument qui commémore la terrible bataille entre Prussiens et Français qui s’est déroulée le 19 janvier 1871.

 

La présence de nombreuses autorités départementales, civiles et militaires, et de nombreux membres de notre association a conforté le lien entre générations pour que vive le souvenir de ceux qui ont acquis l’immortalité.

 

 

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts de Seine.

Cérémonie 2017 de la bataille de Buzenval.

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Publié le 20 Janvier 2017

Quatre minutes d'émotion et de fierté.

Le samedi 14 janvier une importante cérémonie s’est déroulée dans le grand salon d’honneur de l’Hôtel de ville de Paris. En effet, la fédération nationale André Maginot organisait le 23ème prix de la Mémoire et du civisme. A cette occasion j’ai pu, en présence de nombreuses personnalités dont notre président général, remettre le drapeau des cadets de Rhin et Danube à la garde des élèves de l’institution Jeanne d’Arc de Colombes.

Sans nul doute cette courte séquence marquée par des symboles forts mais aussi par la fierté et l’émotion a contribué à renforcer le lien entre générations, à raviver la mémoire et à donner du corps à notre devise « à nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

Par ailleurs, ces élèves se sont vu remettre le prix du Centenaire pour leurs travaux sur les sites de la Somme.

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir français pour les Hauts de Seine.

Quatre minutes d'émotion et de fierté.

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Publié le 19 Janvier 2017

Roland Glavany, mon général.

Voilà une année qui commence bien mal. A quelques jours d’intervalle, Madame Glavany a rendu son âme à Dieu suivie de son époux le général de corps aérien, Grand’ Croix de la Légion d’honneur, Roland Glavany.

Roland Glavany était président d’honneur du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français. Il faudrait des pages et des pages pour raconter ce que fut sa vie. Cela a d’ailleurs fait l’objet d’un livre en juin 2013 : « Du Bataillon de choc au Mirage », en collaboration avec Bernard Bombeau, aux Editions Pierre de Taillac. Mais deux mots me viennent à l’instant pour définir le général Glavany : fidélité et amour.

Fidélité à la France quand alors élève de l’Ecole de l’Air, il décide de s’engager dans les Forces Françaises Libres, en passant par l’Espagne : « En 1943, comme des dizaines de milliers d’autres, j’ai traversé les Pyrénées puis l’Espagne. Il n’y avait que deux conditions ; d’abord, savoir marcher en montant ; cause : les Pyrénées ; la seconde : ne pas se faire piquer par les Allemands ; cause : l’Occupation ».

Roland Glavany débarque en Afrique du Nord. On lui explique que s’il veut continuer sa formation de pilote de chasse aux Etats-Unis, il lui faut attendre plus d’une année : « Pas question. J’ai demandé une unité para. Et c’est ainsi que j’ai atterri à Staouéli, à l’ouest d’Alger, au Bataillon de Choc du cher commandant Fernand Gambiez. Mais, manque de chance, ledit Bataillon venait de terminer son stage de transformation parachutiste. Et voilà pourquoi de fil en aiguille, à la tête de la 3ème section de la 3ème compagnie (les meilleurs…), j’ai « fait » trois débarquements en petits bateaux (LCI ou LCA) : la Corse en 1943 ; l’Ile d’Elbe et la Provence en 1944. »

Il sera blessé à trois reprises. D’abord en Corse où il débarque avec le bataillon en septembre 1943. Son métier : celui de commando, avec des actions de renseignement, des coups de mains contre les Allemands, et des missions de destruction avec son arme favorite : la grenade ! Blessé sérieusement, avec de nombreuses fractures, il est remis sur pied pour être à nouveau blessé – justement au pied – lors du débarquement de Provence sur les pentes du Mont Faron. Plus tard, le 10 septembre, avec le Choc, à l’entrée de Dijon, il tombe sur une mitrailleuse allemande : il est à nouveau touché, cette fois à la jambe.

Fidélité au chef, le général Giraud qui avait réunit les forces et moyens navals pour libérer la Corse : « Un des chefs militaires de la Résistance, le commandant Colonna d’Istria, put faire appel au général Giraud pour demander son appui. Celui-ci se tourna forcément vers le commandement allié en Méditerranée, lequel, en pleine organisation de la libération de l’Italie, lui fit comprendre qu’il fallait qu’il se débrouillât seul. Ce qu’il fit ». Soixante-dix ans plus tard, il disait encore : « De Gaulle, de Gaulle, oui bien sûr ! Mais n’oublions pas les actions extraordinaires du général Giraud, qui était unanimement apprécié chez nous ! ». Fidélité à ses camarades morts pour la France en Corse, comme l’adjudant-chef Richard de Préaudet : « Je n’oublie pas que sur ces routes de Corse, 300 d’entre-nous sont morts. Pour la France ».

Une fois la guerre terminée, Roland Glavany renoue avec l’armée de l’Air. Il termine enfin sa formation de pilote sur un P-51 de reconnaissance. Mais, comme l’écrit si bien Jean-Dominique Merchet, dans L’Opinion, « quelque chose est cassé ». Il décide d’intégrer l’école d’ingénieurs SupAéro et devient pilote d’essais au Centre d’essais en vol puis chez Dassault, où il se lie d’amitié avec Serge. Roland Glavany sera alors pilote d’essais de la famille des Mirages (Mirage III et Mirage IV). En 1958, il est le premier pilote à franchir Mach 2 en Europe. Pourtant, il verra encore des drames, comme ceux de ses camarades qui se tuent lors de ces fameux vols d’essais, tel Claude Dellys en 1952 ; Claude qui avait été son instructeur.

Fidélité de nouveau à ses compagnons d’armes. En 1959, il réintègre l’armée de l’Air et est nommé au sein de la 10e Division parachutiste du général Gracieux, chef du Poste de Commandement Aérien Mobile. « C’était un grand honneur. Nous devions obtenir des renseignements et diriger les appuis-feu aériens nécessaires aux régiments engagés. Le patron était le général Gracieux. Petit, râblé, d’un calme imperturbable, précis et concis dans ses ordres, d’une bonhomie apparente que démentait très vite un regard sans équivoque, le général Gracieux vivait pour sa division qu’il avait parfaitement en mains », dira-t-il.

Il voit au cœur des unités paras l’état d’esprit qui dérive. Tentation de suivre les généraux ? Certainement pas : « Totalement intégré à cette division parachutiste dont j’étais solidaire, je restais néanmoins un aviateur et gardais ma liberté d’esprit et de jugement. Si je n’étais pas lassé des combats – car l’allégresse des combats, cela existe – je voyais avec consternation ce beau pays peu à peu crucifié tandis que l’amertume des officiers montait tout autour de moi devant une politique qu’ils ne comprenaient point ».

Par la suite, Roland Glavany poursuivra sa carrière au sein de l’armée de l’Air, jusqu’en 1978 – avec les galons de général de corps aérien- après avoir commandé le CEAM (Centre d’Expériences Aériennes Militaires), la base de Mont-de-Marsan et les Ecoles de l’armée de l’Air.

Un regret ? Avoir tant et tant côtoyé les parachutistes sans en avoir le brevet : « Voilà pourquoi, ayant acquis avec mes étoiles de brigadier une plus grande liberté d’action, j’ai demandé à sauter vers 1975. Compte-tenu de mes blessures aux jambes, les toubibs dirent « au fou », jusqu’à ce que, lassé, un chef-toubib finit par déclarer : « Il veut sauter ? Qu’il saute ! ». Ce que je fis. Je le fis naturellement avec mes camarades des Commandos de l’Air, à Nîmes (salut au capitaine Ciappa). Nous sautions à partir d’un « Broussard » et j’aimais beaucoup cela, être assis par terre, les jambes à l’air avant de se balancer. Aussi, un jour de 1977, je participai à Avignon à un rassemblement para, devant le Chef d’état-major de l’Armée de l’Air de l’époque, le général Maurice Saint-Cricq, mon ami. Seulement voilà, à l’arrivée au sol, je sentis et entendis un « crac », à droite. Disons-le tout de suite, c’était la « bi-malléolaire » (sous-entendu la fracture) et deux mois de plâtre. Et mon chef vénéré vint alors vers moi : « Je te l’avais bien dit que tu jouais au c.. ». Et comme l’a dit un autre général, jaloux : « Ces trucs-là, faut les réussir ou s’abstenir ». Quel dommage. C’était le 4ème saut, pas le 5ème, qui lui m’aurait permis d’avoir droit à la plaque souvenir. C’est alors que je me suis rappelé m’être éjecté d’un Mystère IV en vrille que je ne parvenais pas à arrêter. J’étais pilote d’essais chez Monsieur Marcel Dassault, avant les « Mirages » et toute la série. C’était vingt ans avant, en 1955. J’ai dit cela à mes camarades de l’Armée de Terre : « 4 + 1 : ça fait 5 ! ». Ils ont condescendu à l’admettre. Et c’est ainsi que l’insigne de parachutiste est aujourd’hui en bonne place dans ma bibliothèque ».

Alors qu’il est à la retraite depuis quelques semaines (« J’avais entrepris des travaux dans la maison de campagne, mais je n’ai jamais été un grand bricoleur »), il est rappelé pour prendre la direction de l’Office Français d’Exportation des Matériels Aéronautiques.

Fidélité enfin en œuvrant pour les associations du Souvenir Français, des Ailes Brisées, dont il devient président, ou du Tomato Club. Fidélité aux camarades du débarquement de Provence en prenant la présidence de l’association Rhin et Danube. A un Résistant qui voulait lui apprendre d’où venait le général de Lattre de Tassigny, il avait répondu : « Tu sais – il tutoyait tout le monde et c’était bien souvent une marque d’affection – quand tu auras fait autant de cérémonies que moi à Mouilleron-en-Pareds, on en reparlera ! ».

Amour est le second mot qui me vient à l’esprit quand je pense au général Glavany. D’abord l’amour de la famille. Dans ses interviews, dans son ouvrage, il n’est pas un chapitre où le général n’évoque pas sa famille et le bonheur familial. Lors d’une réunion de notre Comité, il m’avait un jour indiqué : « Dans tout ce que tu fais, n’oublie jamais ta famille. Elle doit être la priorité. C’est important ».

Amour de son prochain. Esaïe 58 :7,8 41 : « N’est-ce pas que tu partages ton pain avec celui qui a faim, et que tu fasses entrer dans la maison les affligés qui errent sans asile ? Quand tu vois un homme nu, que tu le couvres, et que tu ne caches pas à ta propre chair ? ». L’amour de son prochain, le général Glavany l’a montré et démontré à maintes reprises. Ainsi, il fut l’un des piliers du Café 115, comme notre adhérente Louise Zazzera, géré par l’Association pour le Logement des Personnes Isolées Résidant à Issy-les-Moulineaux (Alpirim), sous la houlette de notre ami Marie-Auguste Gouzel, et cofinancé par la ville et la DRIHL 92. Ce Café permettant aux personnes sans abri de bénéficier d’un accueil, d’une orientation et/ou d’un accompagnement.

Amour de la littérature et des belles lettres. Pour son quatre-vingt-dixième anniversaire, nous lui avions offert une ancienne et très belle édition des Confessions d’un enfant du siècle, d’Alfred de Musset. Et voilà notre général nous remerciant en nous citant, par cœur, le premier chapitre dudit livre !

Amour de son épouse enfin. Quelle plus belle preuve d’amour que ne pas pouvoir survivre à la disparition de son épouse… Ce jeudi 19 janvier, l’on procède aux enterrements de Madame Glavany et de son mari dans le cimetière municipal d’Issy-les-Moulineaux. Bien triste journée.

 

CDT (RC) Frédéric Rignault

Président du Souvenir Français d’Issy-Vanves

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

 

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Publié le 7 Janvier 2017

Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard.

Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard, membre du Souvenir Français de Rueil-Malmaison est-il un poisson ? Moniteur Fédéral 1er degré, moniteur Nitrox confirmé FFESSM, instructeur photographe Niveau 1 FFESSM, Jean est plongeur depuis plus de 43 ans.

Cela tient à un baptême de plongée dans la piscine de l’Université de Paris-Dauphine où il était étudiant en droit. Et depuis, pourrait-on dire, il n’en est pas sorti ! Ainsi, il effectue son service militaire « palmes aux pieds » en suivant une formation de plongeur à l’Ecole de Plongée de l’Armée de Terre, située à La Valbonne dans l’Ain. S’en suivra une formation pédagogique pour enseigner la plongée.

Par la suite, Jean travaille en tant que GO (Gentil Organisateur) dans différents clubs du Club Méditerranée, en Italie, au Mexique ou encore en Egypte. Bien entendu, sa spécialité : la plongée !

Puis il s’initie au monde du cinéma en réalisant des films 8 mm et des vidéos subaquatiques. Mais en 1996, c’est l’option photographie qui prend le dessus, grâce à une rencontre fondamentale avec un instructeur photo du nom de Robert Pakiela (aujourd’hui rédacteur en chef du magazine Aquamonde, journal du monde de l’image et du voyage subaquatique). Comme Jean l’indique : « Réaliser et analyser une photographie subaquatique, c’est reconnaître le travail du regard du photographe amateur, au sens latin de celui qui aime… C’est accepter l’idée que le plaisir d’une passion exige de ne pas faire les choses à moitié sinon c’est un peu tricher avec soi-même. Une photographie est semblable à un sentiment qui résiste à l’épreuve du temps. Aimer la mer, toutes ses beautés révélées par l’image, n’est-ce pas s’engager pour la protéger par un comportement responsable ? ».

Accompagné le plus souvent possible dans l’eau par son épouse, Marie, qui est également monitrice de plongée, Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard participe à de nombreuses compétitions fédérales ou des concours de photographies subaquatiques. Il a ainsi été vice-champion de France à Nice en 2005, médaille de bronze à Aix-en-Provence quatre ans plus tard. Il a réalisé de nombreuses expositions que ce soit à Mandelieu La Napoule, à Rueil-Malmaison ou encore à Villeneuve-Loubet et est rédacteur d’articles pour la revue Plongée Octopus.

Jean est titulaire des décorations suivantes : chevalier dans l’ordre des Palmes académiques ; chevalier dans l’ordre du Mérite maritime ; médaille de bronze de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif ; médaille de bronze pour Acte de courage et de dévouement et médaille d’argent de la FFESSM.

Enfin, Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard est très attaché au Devoir de Mémoire. Que ce soit envers sa famille ou envers celle des plongeurs, comme Bob Maloubier, qui fut un grand Résistant, militaire hors-pair, membre de la Force 136 et fondateur des plongeurs de combat.

Membre du Souvenir Français depuis des années, donateur exceptionnel du Musée de la Mémoire Citoyenne de Mâcon, en Saône-et-Loire (dirigé par l’excellent Délégué général Jean-Claude Bernardet), il était normal que le siège de notre association remette à Jean la médaille du Souvenir Français. C’est chose faite depuis le mois de décembre dernier.

Félicitations cher Jean !

 

 

Frederic Rignault

Président du Comité d’Issy-Vanves

Délégué général adjoint des Hauts-de-Seine

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Publié le 3 Janvier 2017

Chatenay-Malabry : cérémonie à la mémoire des victimes coptes.

Le dimanche 11 décembre 2016, l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, au Caire en Egypte, a été la cible d’un attentat revendiqué depuis par DAECH. 25 Egyptiens ont trouvé la mort dans cette odieuse attaque et 49 autres ont été blessés. L’église se trouve à côté de la cathédrale Saint-Marc, actuellement en rénovation. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a condamné ce « lâche » attentat.

L'explosion a eu lieu pendant la messe, vers 10 heures. Elle se serait produite dans la partie féminine de l'église. Une charge de 12 kilos de TNT aurait été utilisée, selon une source policière. La bombe a explosé près d'un pilier, noirci et parsemé d'éclats. Des impacts étaient aussi visibles sur le sol de marbre. Les vitraux étaient presque tous brisés et les bancs de bois renversés pour la plupart, en particulier sur le côté droit de l'église.

 

La communauté copte de France a souhaité de suite adresser un message de compassion et d’amitié à ses frères d’Egypte. Aussi une célébration s’est déroulée le dimanche 18 décembre en l’église copte de Chatenay-Malabry, la principale église copte en France.

 

De nombreuses hautes personnalités civiles, militaires et religieuses (orthodoxes, catholiques, protestantes, juives, musulmanes) se sont retrouvées à l’occasion de cette célébration. Bien entendu, le Souvenir Français, tant le Comité de Chatenay, que la Délégation des Hauts-de-Seine et le siège à Paris, étaient invités et représentés.

 

N’oublions pas.

 

François-Marie Belin

Présidente du Comité de Chatenay-Malabry

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Publié le 30 Novembre 2016

Mont Valérien – Novembre 2008 : Monsieur Roger Karoutchi, alors ministre en charge des Relations avec le Parlement, Monsieur le préfet des Hauts-de-Seine et Madame Lysiane Tellier.

Mont Valérien – Novembre 2008 : Monsieur Roger Karoutchi, alors ministre en charge des Relations avec le Parlement, Monsieur le préfet des Hauts-de-Seine et Madame Lysiane Tellier.

Pilier de l’UNC et du Souvenir Français dans les Hauts-de-Seine et plus particulièrement à Bourg-la-Reine, Lysiane Tellier – alias lieutenant Bob, de son nom de jeune fille Bourguignon – nous a quitté il y a quelques jours.

 

Officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, commandeur dans l’ordre national du Mérite, médaillée militaire, Croix de guerre 39-45, médaille de la Résistance, Lysiane s’était engagée encore adolescente dans la Résistance : « A 17 ans, je travaillais dans les postes sous la surveillance d'un officier allemand et chaque nuit, je remplissais mes missions pour la résistance. Ma plus grande peur était de ne pas arriver à l'heure au travail ce qui aurait déclenché une enquête chez ma mère. J'ai donc simulé un évanouissement pour avoir un certificat médical et un arrêt de travail. Le soir même j'étais dans les bois… »

 

Dans le Poitou, sa région, Lysiane Tellier assure des liaisons entre maquis. Elle s'occupe d'organiser les placements de réfractaires, les ravitaille, leur fournit des tickets alimentaires et des fausses cartes d’identité. Elle est également chargée de créer une cellule de renseignements. Elle participe aux combats et à la libération.

 

Le colonel Muller, président de l’UNC 92 l’évoquait dans un numéro de la Voix du Combattant de 2012 : « Fin 1942, Bob établit des contacts avec le créateur du maquis Lagardère qui était son professeur d’escrime puis avec le commissariat de Châtellerault qui fabriquait de faux-papiers d’identité pour les réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO). Il est chargé du renseignement et est agent de liaison entre les groupes de résistants. Bob effectue les franchissements de la ligne de démarcation dans la Vienne, vers Chausigny, afin de conduire les jeunes dans les forêts de l’Indre sous le prétexte fallacieux de fabriquer des charbons de bois. Il contrôle et ravitaille ces groupes en vue de former le maquis.

 

Début 1944, Bob prend contact dans l’Indre avec un officier de l’armée de l’Air recherché par la milice. Il lui fait passer la ligne de démarcation pour le faire rentrer en zone occupée où il sera caché chez les parents de Bob jusqu’au Débarquement ! Ensemble, ils rejoindront le maquis appelé Chouan. Dans ce maquis, le sous-lieutenant Bob s’investit dans l’organisation et les liaisons. Il participe aux combats de Coussay-les-Bois, Lussac-les-Châteaux et Chausigny en s’occupant des blessés. Le 25 juillet 1944, sous le feu violent de l’ennemi, il réussit à évacuer les blessés graves, en particulier le lieutenant commandant le maquis. Cela vaut au sous-lieutenant Bourguignon une citation à l’ordre de la division avec attribution de la croix de guerre 1939-1945. Il lui revient en pénible obligation de prévenir du décès de leurs proches, les familles des tués au combat.

 

Malgré la libération d’une grande partie du territoire, des poches de résistances allemandes subsistent dans plusieurs endroits. Bob part avec son groupe combattre sur le front de Saint-Nazaire jusqu’à la fin de la guerre. Il obtiendra la médaille de la Résistance française en 1946 et travaillera au 5ème bureau du ministère de la Guerre. Malheureusement, suite à la vie dans le maquis, ses poumons ont été atteints et il est opéré d’un pneumothorax et passe deux ans en sanatorium suivis d’une mise en congés maladie jusqu’en 1952 et d’une retraite anticipée avec pension militaire d’invalidité ».

 

Lysiane Tellier : « J’étais très motivée car mon père est mort à la guerre de 14-18 et n’a pu participer à la Résistance. Il est décédé des effets du gaz. Mais même s’il avait été là, j’aurais résisté avec lui. Et vous savez, quand j’ai perdu mon père, ma mère avait 25 ans et s’est retrouvée seule avec plusieurs enfants dont l’aîné qui n’avait pas quatre ans. Donc elle a dû se battre. J’ai toujours appris à me battre. Mais dans la légalité et le droit. Souvent, je raconte que des Allemands nous prenaient en otage pour qu’on parle. Ça, c’est très difficile pour tout le monde. C’est une situation où les gens essaient de profiter de vous à un moment où vous êtes défaillant. C’est ça qu’il faut expliquer aux jeunes : qu’ils gardent toujours leur dignité ».

 

Tout au long de sa vie Lysiane Tellier s’est engagée pour le Devoir de Mémoire. Récemment, elle avait monté une nouvelle association « Mémoires du Mont Valérien » dont elle avait cédé les rênes à Monsieur Alain Faber, avant de s’installer définitivement dans la Nièvre du côté de Saint-Saulge.

 

Le vendredi 2 décembre 2016, en l’église Saint-Gilles de Bourg-la-Reine, une cérémonie d’hommage à Lysiane Tellier, se tiendra à partir de 10h00. A l'issue de la cérémonie un cortège sera constitué en direction du cimetière avec une halte au monument aux morts et un discours.

 

 

 

Sources :

 

La Voix du Combattant – Numéro 1776 – Juillet et Août 2012.

Le Journal du Centre – Jenny Pierre.

Informations UNC 92 – Souvenir Français – Délégation générale 92.

 

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Publié le 27 Novembre 2016

Thierry Le Gac.

Thierry Le Gac.

Créé en 1887, le Souvenir français est reconnu d’utilité publique depuis 1906. Ce qui en fait l’une des plus anciennes associations françaises. Ses membres se donnent comme mission d’entretenir les sépultures et les monuments des personnes mortes pour la France. Chaque année, grâce à leur action, une cinquantaine de monuments sont rénovés dans tout le pays. Car la devise de l’association, qui compte également des comités en France et dans le monde est « A nous le souvenir, à eux l’immortalité ». Un autre volet de ses activités est consacré au travail de mémoire. L’association, agréée par l’Education nationale, subventionne des voyages scolaires, comme celui qui a permis à 49 élèves du collège Jean Macé de se rendre en juin dernier, sur les plages du Débarquement en Normandie et de participer à une commémoration, en présence d’un ancien fusilier marin du commando Kieffer.

 

« Cette mémoire collective à une importance pour la cohésion nationale et faire connaître l’Histoire aux jeunes » souligne Thierry Le Gac, secrétaire du Comité d’Asnières-Clichy, qui regroupe déjà une centaine d’adhérents. Le jeune professeur souhaite multiplier les nouvelles adhésions à Clichy pour étendre les activités de l’association. Et faire que les Clichois de toutes les générations participent aux commémorations aux côtés des associations d’anciens combattants.

 

A Clichy, le Souvenir français travaille en lien avec le collège Jean Macé, dans lequel Thierry Le Gac enseigne les sciences de la vie et de la Terre. L’association a même prêté un drapeau du comité de Rhin et Danube, des anciens de la Première armée du général de Lattre de Tassigny, aux collégiens, qu’ils présenteront lors des commémorations.

 

Ce qu’ils feront dès le 11 novembre, lors de leur première participation à la cérémonie célébrant la signature de l’Armistice de la Première Guerre mondiale en déposant une gerbe au nom du collège dans le cimetière Sud. Et Thierry Le Gac, après une année de travail intensif pour faire renaître le Souvenir français à Clichy, déposera également une gerbe au nom de l’association devant le monument aux morts.

 

 

Article paru dans le journal municipal Clichy Actus au début du mois de novembre 2016.

A Clichy, portes-drapeaux du collège Jean Macé.

A Clichy, portes-drapeaux du collège Jean Macé.

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Publié le 12 Novembre 2016

Alain Raphaël.

Alain Raphaël, nous a quittés le 21 septembre 2016, à l'âge de 91 ans.

 

En janvier 1943, Il rejoint l'Afrique du Nord en s'évadant par l'Espagne. Il atteint la Tunisie et s'engage dans les Forces Françaises Libres du général De Gaulle en juillet 1943 et est affecté à la 2e Division Blindée du général Leclerc, au sein de la 4e Compagnie du 501e Régiment de Chars de Combat. Il participe à toute la campagne de France et d'Allemagne dans la même section de chars.

 

Soldat de Leclerc par excellence, Alain Raphaël a, tout au long de sa vie, beaucoup œuvré pour transmettre l'Histoire de la Division Leclerc et honorer la mémoire de ses compagnons disparus. Il était le président de l'Association nationale des Anciens du 501e R.C.C. et de la 2e DB secteur Ouest-Seine.

 

Benito Belogi, Michel Colin, William Brunet, trois porte-drapeaux de Courbevoie et trois porte-drapeaux de la 2eDB ont assisté à ses obsèques au cimetière du Père Lachaise, le 23 septembre 2016.

 

Le Comité d'Entente gardera le souvenir d'un homme discret à la personnalité attachante, et fidèle à son sens du devoir.

 

 

 

Pierre Lucas,

Président du Comité d’Entente des Association Patriotiques de La Garenne-Colombes

Extrait de la Gazette n°53 d’octobre 2016.

 

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Publié le 2 Novembre 2016

Gérard Braillon nous a quitté.

Pilier du Souvenir Français de Clamart, Gérard Braillon nous a quitté samedi dernier, 29 octobre.

 

François-Xavier Philipp, président du Comité de Clamart, a immédiatement prévenu tous les amis du Souvenir Français et des autres associations, avec ces mots : « Notre ami Gérard nous a quitté ce matin. Nous sommes de tout cœur avec sa famille. Gérard était un grand du Souvenir Français de Clamart. Il va laisser un grand vide dans notre comité et dans nos cœurs. Ayons un immense Souvenir pour lui ».

 

Son épouse, Jacqueline, avait écrit il y a quelques années un texte sur ce site Internet, racontant les aventures pendant la guerre d’Algérie de celui qui allait devenir son époux. Gérard était alors infirmier et il devint instituteur. Un instituteur un peu particulier qui enseignait les lettres, la grammaire mais donnait aussi des cours de menuiserie pour les plus grands. Il avait même formé une chorale de pipeaux !

 

Jacqueline terminait ainsi : « Gérard a quitté l'Algérie le 20 décembre 1960. Le 5 janvier 1961, la ville de Paris le convoquait devant une nouvelle classe avec peu d'élèves : 32 seulement ! Il retrouvait sa fiancée et allait fonder une famille. Dans sa tête résonnait encore l'accent chantant des enfants qu'il avait quittés, mais qu'il n'oublierait jamais. »

 

Les obsèques de Gérard Braillon auront le vendredi 4 novembre 2016 avec une messe à la paroisse Saint-Joseph au 145 avenue Jean Jaurès à Clamart. Pour celles et ceux qui désirent apporter des fleurs, il est souhaité la couleur blanche.

 

Toute la Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine présente ses condoléances à la famille de Gérard avec une pensée particulière pour Jacqueline.

 

Frédéric Rignault

Président d’Issy-Vanves – Délégué général adjoint.

Gérard Braillon nous a quitté.

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