actualite des comites

Publié le 2 Novembre 2016

Gérard Braillon nous a quitté.

Pilier du Souvenir Français de Clamart, Gérard Braillon nous a quitté samedi dernier, 29 octobre.

 

François-Xavier Philipp, président du Comité de Clamart, a immédiatement prévenu tous les amis du Souvenir Français et des autres associations, avec ces mots : « Notre ami Gérard nous a quitté ce matin. Nous sommes de tout cœur avec sa famille. Gérard était un grand du Souvenir Français de Clamart. Il va laisser un grand vide dans notre comité et dans nos cœurs. Ayons un immense Souvenir pour lui ».

 

Son épouse, Jacqueline, avait écrit il y a quelques années un texte sur ce site Internet, racontant les aventures pendant la guerre d’Algérie de celui qui allait devenir son époux. Gérard était alors infirmier et il devint instituteur. Un instituteur un peu particulier qui enseignait les lettres, la grammaire mais donnait aussi des cours de menuiserie pour les plus grands. Il avait même formé une chorale de pipeaux !

 

Jacqueline terminait ainsi : « Gérard a quitté l'Algérie le 20 décembre 1960. Le 5 janvier 1961, la ville de Paris le convoquait devant une nouvelle classe avec peu d'élèves : 32 seulement ! Il retrouvait sa fiancée et allait fonder une famille. Dans sa tête résonnait encore l'accent chantant des enfants qu'il avait quittés, mais qu'il n'oublierait jamais. »

 

Les obsèques de Gérard Braillon auront le vendredi 4 novembre 2016 avec une messe à la paroisse Saint-Joseph au 145 avenue Jean Jaurès à Clamart. Pour celles et ceux qui désirent apporter des fleurs, il est souhaité la couleur blanche.

 

Toute la Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine présente ses condoléances à la famille de Gérard avec une pensée particulière pour Jacqueline.

 

Frédéric Rignault

Président d’Issy-Vanves – Délégué général adjoint.

Gérard Braillon nous a quitté.

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Publié le 24 Octobre 2016

Cérémonie du dimanche 13 novembre à Chatenay-Malabry.

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français de Châtenay-Malabry organise une cérémonie œcuménique à la mémoire des soldats morts pour la France.

 

En présence du Serge Barcellini, contrôleur général des armées et président général du Souvenir Français, de Claude Guy, Délégué général pour les Hauts-de-Seine, de Françoise-Marie Belin, présidente du Comité de Chatenay-Malabry et bien entendu de Monsieur Georges Siffredi, maire de la commune, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, cette cérémonie se déroulera le dimanche 13 novembre 2016, en l’église Saint-Germain l’Auxerrois de Chatenay, à 16 heures (2 rue du Lavoir).

 

La cérémonie religieuse sera célébrée par :

  • Le Père Lucas Guirgis, de l’église copte orthodoxe Sainte-Marie Saint-Marc.
  • Le Père Joseph N’Guyen, vicaire et Jean-Marie Parant, diacre de la paroisse Saint-Germain l’Auxerrois et Sainte-Thérèse d’Avila.
  • Le Père Philippe Kabongo Mbaya de l’Eglise réformée de Robinson.
  • Le Père Michel Evdokimov de l’église orthodoxe Saint-Pierre – Saint-Paul.

 

Renseignements au Souvenir Français de Chatenay-Malabry au 01 46 60 67 89.

Venez nombreux !

Françoise-Marie Belin

Présidente du Comité de Chatenay-Malabry

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Publié le 10 Septembre 2016

Exemple d’une tombe de regroupement financée et entretenue par le Souvenir Français.
Exemple d’une tombe de regroupement financée et entretenue par le Souvenir Français.

Un certain nombre de tombes, dans lesquelles repose un Clamartois Mort pour la France, sont en déshérence, tant au cimetière du Bois-Tardieu qu’au cimetière intercommunal, du fait de l’absence de proches pour les entretenir et du manque de place au Carré militaire. Si, comme nous, vous pensez que nous devons à leur mémoire l’immortalité et non l’oubli, aidez-nous à réaliser ce projet : une tombe de regroupement sur un terrain octroyé par la municipalité.

Nous comptons sur vous et faisons appel à votre générosité, laquelle n’a jamais fait défaut. Nous espérons une large participation, habitants certes, mais aussi commerçants, entrepreneurs, artisans, associations, démontrant ainsi votre fidélité à la mémoire des Morts pour la France.

Vous pouvez adresser vos dons par chèque à l’ordre du Souvenir Français, à :

  • Madame la trésorière Jacqueline Jude, 55 chemin de la Vallée aux Loups 92290 CHATENAY-MALABRY.

Les dons d’un montant égal ou supérieur à 25 Euros donneront lieu à l’envoi d’un reçu fiscal.

Nous comptons sur vous !

François-Xavier PHILIPP

Président du Comité de Clamart

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Publié le 20 Juin 2016

Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.
Des élèves porte-drapeaux du collège Jean Macé de Clichy entourent (de gauche à droite) : Christian Comes, principal ; le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine ; le colonel Xavier Mélard, président du Comité d’Asnières-Clichy du Souvenir Français ; Thierry Le Gac, professeur à Jean Macé et secrétaire du Comité.

Un drapeau de Rhin et Danube sous bonne garde.

Le collège Jean Macé à Clichy était en effervescence ce jeudi 16 juin 2016 car il devenait le premier établissement scolaire des Hauts-de-Seine à se voir confier la garde d'un drapeau de Rhin et Danube.

Après un mot d'accueil de Christian Comes, principal du collège puis l'évocation de l'épopée de la 1ère armée française par une élève du collège, Claude Guy, Délégué général du Souvenir français pour le département des Hauts de Seine a rappelé dans son discours ce qu'étaient les missions de notre association mémorielle et les raisons qui ont conduit à cette belle initiative citoyenne de conservation de la Mémoire. Solennellement le drapeau fut ensuite confié à sa garde de trois collégiens avant que ne s'élève des rangs de l'assemblée la Marseillaise conduite par le professeur Le Gac.

Rhin et Danube.

La 1ère armée française fut le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle fut d’abord connue sous le nom de la 2e armée (décembre 1943) puis d’Armée B (janvier 1944). En septembre 1944, elle reçut enfin ce titre de 1ère armée, puis bientôt surnommée « Rhin et Danube » en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et la Danube entre le 31 mars et le 26 avril 1945.

Le 23 avril 1968, en dévoilant la plaque commémorative de la 1ère armée sur l’esplanade des Villes – Compagnons de la Libération, le général de Gaulle prononça les paroles suivantes : « Aux Soldats de la Première Armée Française qui, devant l’Histoire, ont payé le Prix de la Liberté. La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1re DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’Outre-mer, les évadés de France par l’Espagne, les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse. La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels, par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur. La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai 1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude. Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants. »

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’association « Rhin et Danube » fut créée, sous l’impulsion du général de Lattre de Tassigny : « Gardez intact en vos mémoires le souvenir de nos luttes et de nos rangs fraternels. L’esprit “Rhin et Danube” survivra en chacun de vous et demain, pour vos devoirs nouveaux, vous serez encore, avec ferveur, les artisans intransigeants de la Grandeur Française ».

Elle fut reconnue d’utilité publique le 8 octobre 1947. Lors de sa dissolution en 2004, le Comité National laissa la possibilité aux départements volontaires de poursuivre leur action. Pour d’autres, ils furent intégrés au Souvenir Français qui prenait l’engagement d’en respecter les drapeaux et les traditions.

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Publié le 13 Mai 2016

Concert au profit de l'ONG Hamap le samedi 14 mai.

Chers Amies, Chers Amis,

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance la Création du Requiem de Mozart « au féminin » le 14 Mai prochain à Paris. Il s’agit d’une version du REQUIEM de MOZART pour voix féminines et orchestre à cordes : 24 chanteuses et 4 solistes simplement accompagnés de violons, d’altos et de violoncelles, pour découvrir comment les mots et la musique de cette œuvre universellement connue, s’assemblent, au féminin, en une intimité porteuse de sens. Il a fallu plus d’un an de travail pour adapter les partitions originales pour les voix féminines puis ajuster les partitions d’orchestre, à partir de celle éditée par Peter Lichtenthal pour quatuor à cordes en 1802.

Nous avons déjà créé cette version inédite en province l’année dernière. Le public est sorti conquis. La première partie de ce concert sera consacrée au Magnificat de VIVALDI, également créé, le même jour, en version féminine. Vous trouverez en pièce jointe toutes les informations nécessaires pour venir nous écouter.

Nous donnons ce concert INEDIT le samedi 14 Mai à 20H30 en l’Eglise Américaine 65 Quai d’Orsay 75007 PARIS au profit de l’ONG HAMAP-Humanitaire

En espérant avoir le plaisir de vous partager avec vous cette création magnifique.

Joël KAIGRE

Président de l’ONG HAMAP-Humanitaire

Billets en vente :

• réseau francebillet.com (fnac.com - carrefour.fr)

• réseau ticketmaster.fr (cultura.com - auchan.fr - e-leclerc.com - cora.fr)

• billetreduc.com

• infoconcert.com

PRIX DES ENTREES

• Plein tarif : 18€

• Tarif réduit : 11€

• Entrée gratuite : enfant - de 12 ans

• Des places seront également disponibles à la vente à l’entrée du concert

www.alienor-chorale.frwww.paulmarcel-nardi.com

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Publié le 18 Avril 2016

Au cimetière d’Issy-les-Moulineaux, Thierry Gandolfo explique la Première Guerre mondiale à une classe de l’école primaire Anatole France.
Au cimetière d’Issy-les-Moulineaux, Thierry Gandolfo explique la Première Guerre mondiale à une classe de l’école primaire Anatole France.

Thierry Gandolfo (à droite sur la photo) est conservateur au cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Il est aussi passionné par l’Histoire de France et est secrétaire du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir français. Régulièrement, il prend sur ses congés pour expliquer les conflits mondiaux aux écoliers, collégiens et lycéens.

Il le fait chaque année pour la classe de CM2 de l’école élémentaire Anatole France d’Issy, classe dirigée par Madame Véronique Pacitto (à gauche sur la photo). L’idée étant d’expliquer et de raconter la Première Guerre mondiale au travers de destins de soldats ou des différentes armes : quel était le rôle d’un artilleur ? Comment était équipé un cavalier ? Etre pilote dans un avion, cela signifiait quoi en 1915 ? Pourquoi des travailleurs malgaches se trouvent-ils dans le carré militaire ?

Récemment, à la fin du mois de mars, à la demande du Comité de Chatenay-Malabry et de sa présidente, Madame Françoise-Marie Belin, il est allé rendre visite au lycée Jean Jaurès. Thierry Gandolfo a cette fois axé son propos sur les troupes coloniales, en évoquant les conditions d’engagement, de la traversée depuis l’Afrique jusqu’en Europe et d’emploi dans les tranchées (problématiques des températures hivernales, des conditions de vie, de la curiosité – et du racisme – de certains camarades français ou des troupes allemandes).

Petit rappel : en 1857, le général Faidherbe, commandant les troupes françaises au Sénégal, et devant faire face à des besoins accrus en hommes, propose la création du corps des tirailleurs sénégalais. Sénégalais de nom, car les soldats proviennent aussi bien de ce pays que de Mauritanie, du Mali ou encore de Guinée. Le décret est signé par l’empereur Napoléon III le 21 juillet 1857, à Plombières-les-Bains.

Des difficultés de recrutement interviennent de suite. Il n’est pas rare que des révoltes éclatent. C’est notamment le cas chez les Bambaras du Mali. Aussi, les principaux contingents sont constitués d’esclaves rachetés à leurs maîtres, de « volontaires » et de prisonniers de guerre. Le nombre de régiments de tirailleurs sénégalais s’accroit, pour atteindre plusieurs dizaines de bataillons au moment de la Première Guerre mondiale. La majeure partie des sous-officiers et de nombreux officiers subalternes sont Africains. Il est vrai aussi que les officiers supérieurs sont tous issus de la métropole.

Au cours de la guerre de 1914-1918, près de 200.000 tirailleurs sénégalais participent au conflit, et environ 30.000 y laissent la vie.

Thierry Gandolfo évoqua le tirailleur sénégalais bien connu de l’époque « Y’a bon » qui illustrait la marque Banania (voulant dire « il y a de la banane dedans"). Pierre Lardet, le fondateur de la marque, tire profit du ce conflit en décidant d’associer sa boisson à l’effort de guerre. Il envoie sur le front quatorze wagons remplis de poudre de Banania distribuée aux poilus dans les tranchées. Une légende veut qu’un tirailleur sénégalais blessé fût rapatrié à l’arrière et employé à la fabrication de la poudre Banania dans l’usine de Courbevoie. C’est en la goûtant qu’il se serait exclamé, la gamelle et la cuillère à la main : « Y’a bon » !

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Publié le 10 Avril 2016

Une sortie exceptionnelle.

Le Comité de Châtillon du Souvenir Français a emmené des élèves de l’école Joliot Curie au Mont Valérien puis à l'Arc de Triomphe pour le Ravivage de la Flamme le vendredi 18 mars.

Voici le compte-rendu des élèves :

« Ce sera sans doute la sortie la plus exceptionnelle de toute ma scolarité… »

Je ne m’étais pas trompé en disant ces mots à la maîtresse lorsqu’elle nous a parlé de cette journée qui allait nous conduire du Mont Valérien à l’Arc de Triomphe. Ce vendredi 18 mars 2016, nous étions fiers, CM2 A et élèves de l’Ulis- école de Joliot-Curie d’accueillir le colonel (h) Pierre Keraudren, président du comité du Souvenir Français de Châtillon, le colonel (h) Dominique Combescure, vice-président du comité du Souvenir Français de Châtillon et l’ingénieur-général de l'Armement Bernard Malavieille, secrétaire-trésorier du comité de la société de la Légion d'Honneur de Montrouge-Châtillon-Bagneux qui avaient tous trois organisé chaque étape de cette journée consacrée au devoir de mémoire.

Après un déjeuner au mess du 8e RT (régiment de transmission) situé dans la forteresse du Mont Valérien, nous avons rejoint le Mémorial de la France combattante où une excellente guide nous attendait. Elle nous a expliqué ce que symbolisent la croix de Lorraine, la flamme du souvenir et les 16 sculptures représentant chacune un combat mené par la France pendant la seconde Guerre mondiale.

Nous avons ensuite pénétré dans la crypte où reposent seize dépouilles rendant hommage aux combattants de cette guerre et aux déportés des camps.

Puis, dans les pas de Gabriel Péri et d’Honoré d’Estienne d’Orves, tous deux fusillés comme otages en 1941 au Mont Valérien, nous avons emprunté le parcours du souvenir des fusillés. Avec beaucoup de respect et d’émotion, dans la chapelle, comme devant la cloche où figurent leurs noms, nous avons écouté la guide nous expliquer le sort réservé aux hommes, 1 008 au total, qui ont vécu ici leurs derniers instants. En silence, nous avons suivi le chemin qui les menait alors comme nous à la clairière où des roses rappellent encore l’emplacement des poteaux d’exécution. En repartant, la maîtresse et un élève de CM2 ont rédigé un message de paix et d’espoir dans le Livre d’or du site.

Nous avons fait halte au cimetière américain de Suresnes pour honorer la mémoire des combattants américains de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, puis nous avons tous repris le car en direction de l’Arc de Triomphe où Jean-Paul Boulet, David Lefèvre et Thierry Braconnier nous attendaient pour la cérémonie du ravivage de la flamme.

Suivant un protocole très précis qui nous a été expliqué sur place, nous nous sommes rassemblés en cortège, derrière les porte-drapeaux, madame la directrice ainsi que les représentants de la municipalité pour rejoindre solennellement la dalle sacrée.

Là, par groupes de quatre ou six, nous avons déposé une rose avant de nous incliner face à la flamme au soldat inconnu. Deux d’entre nous, accompagnés du colonel Keraudren et de M. Lefèvre, ont eu l’honneur de raviver la flamme à l’aide du glaive. Une minute de silence a été observée à l’appel « aux morts » et d’une seule voix, nous avons entonné la Marseillaise. Pour clore ce moment unique, quelques privilégiés ont pu signer le Livre d’or.

Oui, ce fut bien, pour mes camarades et moi, une journée mémorable.

Ecole Joliot-Curie

Classes de CM2 A de Mme Gallmann

Classe Ulis-école de Mme Bortuzzo

Une sortie exceptionnelle.
Une sortie exceptionnelle.
Une sortie exceptionnelle.
Une sortie exceptionnelle.
Une sortie exceptionnelle.

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Publié le 10 Avril 2016

Inauguration à Clichy.

Mardi 29 mars a eu lieu une inauguration de l’inscription de la devise Républicaine sur le fronton du collège Jean Macé de Clichy (notre collège partenaire) en présence de très nombreuses personnalités.

A la fin de la cérémonie officielle, le colonel Guy, Délégué Général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, accompagné du colonel Mélard, Président du comité Asnières-Clichy du Souvenir Français, ont remis au Principal du collège un chèque de 2.500 euros de subventions au nom de comité local Asnières-Clichy, du comité départemental des Hauts-de-Seine et du siège national du Souvenir Français afin d’aider les élèves à participer à un voyage mémoriel en Normandie qui se déroulera en juin prochain.

Après l’accueil des autorités, réalisé par Christian Comes – Principal du Collège Jean Macé – dont nous remercions l’investissement au côté de ses professeurs dans le cadre du travail de mémoire, la première séquence s’est déroulée : une présentation de l’atelier citoyenneté et mémoire par M. Le Gac puis présentation de l’exposition réalisée par les élèves de 4e avec M. Poirier et Mme Rohmer. Echanges entre les élèves de 4e E, le ministre et les élus.

La deuxième séquence: la cérémonie d’inauguration de la devise républicaine dans le cadre de l’atelier Citoyenneté, mémoire et Rites Républicains animé par Thierry Le Gac – Relais Défense de l’établissement. Les élèves ont chanté la Marseillaise, la chorale a été dirigée par Syrine Ben Moussa – professeur de musique du collège.

Un grand merci à M. Jean-Marc Todeschini, ministre des Anciens Combattants et de la Mémoire , M. Yann Jounot, préfet des Hauts-de-Seine, M. Patrick Devedjian, président du Conseil départemental, député et ancien ministre, Mme Isabelle Debré Vice-présidente du Sénat et conseillère départementale, M. Patrick Balkany député et maire de Levallois, Rémi Muzeau, maire de Clichy et conseiller départemental, Mme Alice Le Moal, adjointe au maire de Clichy et conseillère départementale, M. Benamar Benzemra, conseiller défense, mémoire et citoyenneté D.S.D.E.N 92, ainsi que les anciens combattants d’Asnières et de Clichy, les nombreux porte-drapeaux, le colonel Guy, et le colonel Mélard, qui ont remis, après la fin de la cérémonie, une subvention au collège.

Thierry Le Gac

Secrétaire du comité d'Asnières-Clichy du Souvenir Français.

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Publié le 28 Mars 2016

Le voyage à Verdun - 2/2.

Verdun 15 février 16 février 2016

Mardi 16 février 2016

Le lendemain, debout à 6h30 et ….surprise ! Réveil par une sonnerie au clairon « Soldat toi, soldat lève-toi bien vite » (par deux énergumènes qui avaient dû se lever plus tôt !!). Petit déjeuner copieux.

Quelques-uns en profitent pour visiter la chapelle et les autres regagnent tranquillement le car. Pierrot et ses copains embarquent les paniers repas du midi. 1 œuf dur, 1 sandwich jambon ou jambon de dinde un bout de fromage, un fruit, une boisson ; vous comprenez pourquoi à Clamart nous avions embarqué son complément.

Et comme d’habitude on oublie, malgré des rappels, des choses. Je dois recevoir d’ici quelques jours un colis contenant un chapeau, un béret avec insigne, un appareil photo, des foulards, écharpes, etc., etc.

Le temps est froid - 4° mais superbe soleil, donc une belle journée en perspective. A 8h15 départ vers Verdun. Nous prenons une autre route que la veille, on visite la campagne meusienne. Tout est verglacé, blanc. On suit pendant un instant l’ancienne voie ferré Bar le Duc, Verdun qui a servi en 1916 à l’alimentation de la bataille. On longe des champs inondés car la Meuse a débordé et surprise on peut voir des cigognes en transit qui se restaurent avant leur retour en Alsace. Le temps clément de ces derniers jours le permet. J’ai même aperçu un vol d’oie en route vers l’est. Arrivé à Verdun à l’office de tourisme : quelques photos de famille et on retrouve Guillaume et Yvan.

Le car n°2 se dirige vers les champs de bataille. Nous passons devant le cimetière militaire du faubourg pavé ou se trouve dans le carré des 7 inconnus les corps des 7 soldats inconnus ayant servi dans les huit régions ou se sont déroulés les combats les plus meurtriers. 5095 corps y sont également inhumés.

En effet le 9 novembre 1920, huit cercueils en chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun. Ils sont placés sur 2 colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d’honneur est une compagnie du 132eme régiment d’infanterie. Parmi cette garde André Maginot, ministre des pensions, désigne Auguste Thin, soldat de 2eme classe âgé de 21 ans, engagé volontaire de la classe 1919 ; fils d’un combattant disparu dans la guerre, pupille de la nation. Il lui tend un bouquet d’œillets blancs et rouges qu’il devra déposer sur l’un des cercueils. Celui-ci sera transféré à Paris et inhumé sous l’arc de triomphe ou depuis le 11 novembre 1923 chaque jour à 18h une association devra l’honorer après ravivage de la Flamme. Auguste Thin a une pensée simple : « J’appartiens au 6e corps. En additionnant les chiffres de mon régiment le 132e c’est également le chiffre 6. Ma décision est prise. Ce sera le 6e cercueil que je rencontrerai ». Il s’est donc arrêté devant le 6e cercueil sur lequel il a déposé son bouquet et s’est figé au garde à vous.

Les 7 autres cercueils ont donc été remis au cimetière de Verdun et chaque année une association vient les honorer le 11 novembre. Le monument aux morts est entouré de divers canons français et allemands. Ce cimetière se trouve situé en face de la caserne des 1er et 2e régiments de Chasseurs. Cette caserne est aujourd’hui désaffectée.

Nous reprenons la route et passons devant l’ossuaire de Douaumont que nous apercevons de loin pour arriver devant la tranchée des baïonnettes. Mauvaise surprise car ce monument est en réparation donc fermé ; tout doit être terminé pour le 21 février. Mais Guillaume nous explique son histoire dans le car. D’abord la légende : le 11 juin 1916 57 hommes du 137e RI en majorité vendéens qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l’explosion d’un obus. En juin 1920 le secteur fut fouillé par des équipes de travailleurs émigrés indochinois et italiens, travail particulièrement pénible parmi les rats et les moustiques qui infestaient l’ancien champ de bataille. 47 corps furent mis à jour dont quatorze purent être identifiés. En fait après une offensive il était nécessaire d’enterrer au plus vite les corps y compris ceux des ennemis. La solution la plus pratique pour ceux-ci était de combler un boyau inutilisé avec leurs corps. La tombe collective était ensuite marquée par des fusils baïonnettes en l’air.

Le mystère de la tranchée des baïonnettes a provoqué des controverses extrêmement violentes avec les deux écoles totalement opposées. Mais très impressionné par ces images un banquier américain du nom de Georges T Rand fit don de 500.000 francs pour la construction du mémorial qui abrite le site.

Nous rejoignons ensuite l’ossuaire de Douaumont en longeant le ravin de la Dame dit « ravin de la mort » le plus mauvais coin du secteur. Ce ravin de tous les risques et de l’extrême danger dû a une orientation en enfilade particulièrement exposé aux tirs ennemis. De plus très profond, lors des attaques avec les obus à gaz, celui-ci stagnait au fond. Ainsi une compagnie engagée dans ce ravin n’est jamais arrivé à la sortie, tous asphyxiés. Nous arrivons enfin à l’ossuaire de Douaumont qui est une nécropole nationale située sur le territoire de la commune française de Fleury-devant-Douaumont, classé monument historique par arrêté du 2 mai 1996.

Il abrite un cloitre long de 137 mètres avec des tombeaux pour environ 130.000 soldats inconnus, allemands et Français indéfectiblement entremêles. En face de l’ossuaire se trouve un immense cimetière composé de 16.142 tombes de soldats français dont un carré pour 592 soldats musulmans de l’empire colonial. Nous commençons la visite .Les anciens demandent aux jeunes beaucoup de respect devant ces milliers de tombes très correctement entretenues.

Malheureusement je reçois un coup de «téléphone de Michel Chastan qui m’apprend l’accident d’Huguette qui a glissé sur les marches givrées près de la route de « l’abri caverne des 4 cheminées » en se fracturant la cheville droite d’où appel des pompiers, transfert à l’hôpital. Heureusement la fille d’Eliane qui faisait le circuit en voiture suit l’ambulance avec Jacqueline. Elles ont pris le bagage d’Huguette avec elles. Elle est hospitalisée à l’hôpital Saint Nicolas de Verdun ; Huguette est opérée le soir même à 20 heures. Pris en charge par Mondial Assistance elle pourra après l’accord de son médecin traitant, le médecin de Mondial Assistance et les médecins de l’hôpital de Verdun être rapatriée à Clamart puis pris en charge à Provins près de sa fille pour une rééducation de 6 semaines .Huguette très énergique malgré ce pépin a un super moral. Nous restons par la pensée avec elle en permanence.

Durant ce temps enfants et adultes pénètrent dans le cloitre. L’impression est saisissante .Les courageux peuvent monter à la tour ; un petit musée se trouve à mi-hauteur ; ensuite projection du film « Les hommes de la boue » un documentaire qui laisse le spectateur muet. Il faut quelques minutes pour se ressaisir. Comment des hommes ont-ils pu ainsi souffrir. Je comprends mieux les longs silences de mes grands pères quand on abordait le sujet de la guerre 14-18. Rapidement je rejoins les autocars pour préparer la commémoration de notre groupe. Les 7 gerbes sont arrivées, la fleuriste « aux iles fleuries » a été de parole.

Je suis rejoint par 5 anciens combattants meusiens invités par Michel .Ils sont de la Fnaca et ont amené avec eux un journaliste qui va nous sortir le 18 /2/2016 un super article dans l’Est républicain. Me nommant même responsable de la FNACA de Clamart ; désolé Michel mais je te rends immédiatement ta fonction !

La mise en place des drapeaux et des gerbes se fait. Une photo de groupe des portes drapeaux, des porteurs de gerbes, des enfants accompagnants est prise de nombreuses fois par les pèlerins.

Monsieur Maurice Michelet président du Souvenir Français de Verdun-Charny me rejoint. Il représente le général ETIENNE délégué général de la Meuse. Il m’apprend qu’il est aussi le maire de l’un de ces villages détruit en 1916. Ainsi le Souvenir Français sera présent à cette commémoration avec 2 présidents de comité. A 11h30 nous nous dirigeons en cortège vers l’intérieur de l’ossuaire. En tête les drapeaux puis les porteurs de gerbe accompagnés de deux enfants par gerbe puis en rang par deux les élèves des deux écoles et les anciens combattants qui ferment le cortège. Direction la statue de Notre Dame du Silence.

La cérémonie des dépôts de gerbe a lieu devant la vierge.

J’annonce ainsi dans l’ordre le dépôt par :

  • Les membres de la légion d’honneur : Monsieur le général Albert Moinard accompagné de Maïeule et Tristan.
  • Les médaillés militaires : Monsieur le président Lucien Vanneureux et Monsieur Michel Matiuzzo accompagnés de Alicia et Nassim.
  • La FNACA : Monsieur le président Michel Chastan et Roger Marchi accompagnés de Louise et Nathan.
  • L’union nationale des parachutistes section unp92 sud Lousteau : Monsieur Serge Potentier et Gimarat Modrego accompagnés de Farah Linna et Alexis.
  • Le Souvenir Français : Madame Jacqueline Braillon et Madame Renée Senat accompagnées de Nytia et Feddy.
  • Le Comité d’union des anciens combattants et victimes de guerre de Clamart CUACVG : Madame Christiane Philipp et Monsieur Jean Bonnefoy accompagnés d’Emlie et Jean Alexandre
  • La Municipalité de Clamart : Monsieur Patrick Sevin conseiller municipal représentant monsieur Jean-Didier Berger, maire de Clamart accompagné de Noémie et Omar.

Puis minute de silence ou en signe de respect les drapeaux s’inclinent devant les tombes. Une Marseillaise vibrante est ensuite chantée par tous les participants et les enfants des écoles. Quel bonheur de voir ces enfants la main sur le cœur chanter à plein poumon notre hymne national. Pour moi ma mission de transmission du devoir de mémoire est réussie. Sortie du cloître les porte-drapeaux s’alignent et ainsi chacun peut les saluer comme l’exige le respect des couleurs.

La cérémonie terminée tout le monde dans le car et direction Verdun.La salle Vauquois en face de la citadelle. Petit arrêt à Verdun à la boulangerie Miguet où le boulanger et la boulangère nous attendent pour la livraison des 25 baguettes en complément du panier pique-nique. Arrêt devant la citadelle. Nous demandons aux enfants et aux portes drapeaux de rejoindre rapidement la salle Vauquois en passant une passerelle métallique surplombant un bras de la Meuse. Nous laissons quelques instants aux anciens combattants qui doivent assurer le transport des paniers pique-nique et de son complément à la salle. Lourde tâche car malheureusement des travaux ont bloqué l’entrée du parking. Heureusement que la fille d’Eliane avec sa voiture peut transporter le plus gros.

Arrivées dans la salle les deux classes rejoignent deux longues tables, voient avec surprise les porte-drapeaux s’aligner derrière eux et 5 adultes leur faire face. C’est la grande surprise.

D’abord je les remercie d’avoir participé à ce pèlerinage, aussi pour leur gentillesse, leur enthousiasme, leur politesse, leur soif de savoir. Je les invite à réfléchir car j’aimerai que dans 30 ou 40 ans on puisse trouver parmi eux de nouveaux ou nouvelles présidents du Souvenir Français. Pius Albert, Michel, Claude avec son béret de chasseur alpin, Jacqueline et Christiane vont à tour de rôle appeler un enfant pour leur remettre nominativement le diplôme de « Jeune Poilu 2016 ».

Mais très vite, devant les acclamations et les applaudissements le mouvement s’accélère car des regards anxieux me regardent pour savoir si je n’ai oublié personne. Mais bien entendu tous les élèves sont élevés à la dignité de poilus. Enfin je termine en appelant Madame Loriquet Anne Emmanuelle et Monsieur Haffner Tristan professeur des écoles, responsables des deux classes à la dignité de classe de jeunes poilu. Par précaution les enseignants ramassent les diplômes pour les redonner en classe. Avant de partir les enfants posent des questions en particulier à Joseph le porte-drapeau de la fédération des anciens combattants à l’étranger. Il leur récite même un poème « l’art d’être grand père » mais très ému il ne peut continuer et c’est Madame Lancelin qui doit prendre la relève.

A 14h30 après avoir parfaitement rangé la salle les cars reprennent la route pour Paris. Voie sacré puis A4 .Le temps est toujours magnifique. Une petite pose confort à Tardenois. La route est très correcte. Nous atteignons à 18h le périphérique ; Porte de Choisy et alors le gros bouchon. Au pas jusqu’à la Porte de Gentilly « cela devrait venir d’un match au Parc des Princes !». Nous sortons du périphérique ou de nouveau un gros bouchon nous bloque jusqu’à la N20. Nous atteindrons Clamart Ile de France à plus de 20 heures où enfin les enfants après avoir récupéré leurs bagages retrouvent leurs parents.

Mission accomplie.

Jeannot nous ramène Place Hunebelled’ou nous regagnons notre domicile épuisés mais heureux de ces deux jours qui ont réuni jeunes et séniors pour une belle aventure. Dans les jours qui suivent je reçois de très beaux messagesdes deux écoles qui me font très chaud au cœur.

Le voyage à Verdun - 2/2.
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