Publié le 14 Octobre 2015

Un Comité à Vanves.

Le Comité d'Issy-les-Moulineaux annonce la création d'une section pour la commune de Vanves. Celle-ci est présidée par Monsieur Jacques Landois, ancien maire-adjoint en charge des anciens combattants de la commune.

Et que vive Vanves!

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Publié le 14 Octobre 2015

Le Comité de Châtillon est reparti !

Sous la présidence du colonel Pierre Keraudren, le Comité de Châtillon renaît de ses cendres, tel le Phénix !

- Vice-Présidente : Madame Aliette Coutelle.

- Secrétaire : Monsieur Michel Foy.

- Trésorière : Madame Monique Judas.

Adresse : 41, rue de Malakoff 92320 Châtillon.

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Publié le 20 Septembre 2015

AG départementale : le 21 novembre 2015 à Saint-Cloud.

Notre assemblée se déroulera le samedi 21 novembre 2015 à Saint-Cloud où nous serons reçus par le président Jean-Claude Thomas et toute son équipe.

Voici le programme :

A partir de 8h30 : accueil.

9h00 : mise en place des porte-drapeaux et participants puis début de la séance de travail.

11h00 : fin de l’assemblée départementale.

11h20 : défilé ; cérémonie et dépôt de gerbes.

12h00 : départ pour le cimetière ; cérémonie sur place, dépôts de gerbes.

13h15 : vin d’honneur offert par le comité de Saint-Cloud suivi du repas de l’amitié servi dans la salle du Grand Livre.

Chaque président a reçu une invitation ; nous comptons vivement sur la participation, nombreuse, des membres de chaque comité de notre département.

Votre Délégué général,

André LABOUR.

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Publié le 6 Septembre 2015

Le Comité d'Asnières-Clichy en Normandie avec Léon Gautier.

Lors du voyage en Normandie du lundi 25 mai au vendredi 29 mai 2015, subventionné par le Souvenir Français, 49 élèves de 3e du collège Jean Macé de Clichy, partenaire depuis juin 2014 du Souvenir Français – Comité d'Asnières-Clichy –, ont rencontré Léon Gautier, vétéran du commando Kieffer qui leur a commenté la visite du musée du célèbre commando n°4. Un moment émouvant où la mémoire vivante du passé rencontre nos jeunes générations pour ne jamais oublier le sacrifice de nos glorieux anciens.

A l'issu de cette visite, ils ont participé à une cérémonie intégralement planifiée par les élèves avec le soutien de leurs professeurs dont M. Thierry Le Gac initiateur de ce projet, également secrétaire d'Asnières-Clichy du Souvenir Français. Cette cérémonie en présence du maire d’Ouistreham et de différents comités fut un moment émouvant et solennel de ce voyage.

Après le chant du départ, les discours dont celui des élèves et d'un appel aux morts des hommes de Kieffer tombés sur Ouistreham ce 6 juin 44, le dépôt de gerbe fut réalisé par 3 élèves accompagnés de M. Gautier et du Maire. La cérémonie fut conclue par 3 couplets de la Marseillaise.

A partir de la rentrée de Septembre 2015, le collège Jean Macé a décidé de poursuivre des actions autour du devoir de mémoire et des rituels républicains.

Retrouvez la vidéo de la cérémonie, https://youtu.be/uXbGc4EO_f8

Thierry LE GAC

Secrétaire – comité d’Asnières du Souvenir Français

 

 

Retrouvez nous sur notre blog souvenir-francais-asnieres.fr ou sur notre facebook http://facebook.com/souvenir.francais.asnieres

 

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Publié le 24 Août 2015

Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jacques Baumel de Rueil-Malmaison.

Jeunesse à Marseille – La Résistance.

Fils de médecin, Jacques Baumel est né à Marseille le 6 mars 1918. Après des études au lycée Thiers, il entre à la faculté de médecine de Marseille. C’est alors qu’il est mobilisé, à la déclaration de la guerre, en tant que de médecin lieutenant auxiliaire. Il est affecté successivement à Montpellier et Toulon puis, après l’armistice, à un régiment de chasseurs près de Cannes.

Jacques Baumel tente de rejoindre Londres au cours de l’été 1940 et se fait engager comme médecin intérimaire de bord sur une compagnie maritime ce qui lui permet de gagner Alger. Ne trouvant pas de filière d’évasion, il rentre en France et décide d’y rester et d’agir sur place. Démobilisé début 1941, il reprend ses études de médecine à l’hôpital. Il fait la rencontre de Maurice Chevance et d’Henry Frenay, chef du Mouvement de Libération Nationale (MLN), futur mouvement Combat. Chargé de la diffusion du journal Vérités pour Marseille, il participe à la réunion constitutive de Combat pour la région R2 (Hautes-Alpes, Alpes de Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches du Rhône, Gard et Vaucluse). Il est alors chargé de la branche ROP (Recrutement / Organisation / Propagande) pour la région sud-est aux côtés du responsable militaire Henri Aubry, avec Bertin (Maurice Chevance) comme chef de région et il entre au Comité directeur de Combat.

Se couvrant de ses fonctions médicales, il multiplie les contacts avec les groupes Combat de Nice, Toulon, d’Avignon, des Hautes Alpes et Basses Alpes. Il assiste, entre autres, à une réunion générale des responsables de toutes les régions de zone sud, à Yenne, en Savoie, convoquée pour coordonner l’action de Combat sur la zone sud. Au moment de l’occupation totale de la zone sud, Jacques Baumel est désigné comme secrétaire politique de Combat et, comme tel, est chargé des questions civiles et administratives. A ce titre, il voyage constamment pour rencontrer les responsables de Combat, pressentis pour de futurs postes administratifs.

Début 1943, au moment de la constitution des Mouvements Unis de la Résistance (MUR), fusion de Combat, Libération et Franc-Tireur, il est désigné comme secrétaire général des MUR et est chargé de mettre à exécution les décisions du Comité directeur qui se réunit clandestinement deux fois par semaine. Il a également la responsabilité de superviser les services généraux du Mouvement, c’est-à-dire le service trésorier, le service social, le service « faux-papiers » et les liaisons, ce qui l’amène à prendre des contacts étroits avec la délégation zone sud du Comité de Londres et notamment avec « Max » (Jean Moulin) et Pierre Lambert.

En août 1943, les MUR s’installant à Paris, il est désigné comme secrétaire du Comité directeur et chargé plus spécialement des contacts politiques avec les autres mouvements de Résistance et la délégation générale, ce qui l’amène à multiplier ses rendez-vous avec différentes personnalités du monde politique et résistant. A l’automne 1943, il est désigné par le délégué du CFLN, Jacques Bingen, au poste de secrétaire du Comité Central des Mouvements de Résistance, en remplacement du titulaire récemment arrêté.

Jacques Baumel créé alors un service de coordination et de liaison avec quelques collaborateurs, service chargé des relations entre les Mouvements de Résistance nord et sud et les Commissions spécialisées du Comité central, c’est-à-dire le CAD (Comité Anti-déportation) avec Yves Farge, le Commission Service de santé avec le professeur Vallery-Radot, la Commission Ravitaillement avec Minet, le Commission Noyautage des administrations publiques (NAP), etc. En 1944, il est l’élément de liaison entre le MLN (Mouvement de Libération Nationale qui a remplacé les MUR) dont il reste secrétaire du Comité directeur, et la délégation du gouvernement.

Quelques semaines avant le débarquement, Jacques Baumel est chargé d’accompagner l’exécutif zone sud du MLN en vue de mettre en état cette zone en cas de débarquement par le sud. Il parcourt alors diverses villes de zone sud (Toulouse) avec Pascal Copeau et Marcel Degliame (dit « Fouché »), puis, au moment de l’arrestation de « Reclus » (Jacques Bingen), délégué général, à la mi-mai 1944, il est chargé provisoirement de la délégation zone sud avec Pierre Lambert. Après la désignation par Londres du nouveau délégué général, Jacques Maillet, Jacques Baumel reste à Lyon jusqu’au débarquement en Provence au mois d’août 1944 pour assurer la liaison entre les mouvements de Résistance et la délégation. Il passe ensuite dans la zone contrôlée par le maquis et accompagne le délégué du gouvernement, Claude Serreulles à Clermont et à Limoges récemment libérées. Il gagne Paris au début septembre pour prendre le secrétariat du MLN. Nommé au Comité directeur du MLN, il est désigné comme secrétaire général le 13 novembre 1944.

Carrière politique nationale.

Après la Libération, Jacques Baumel entreprend une carrière politique. Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1944-1945), il est élu député de la Moselle à la première Assemblée nationale constituante en 1945, puis député de la Creuse à la seconde Assemblée nationale constituante en 1946 ; il préside la groupe UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance – mouvement créé par René Pleven et François Mitterrand).

Le 10 novembre 1946, il n’est pas réélu dans la Creuse qui envoie à l’Assemblée nationale deux députés communistes et un député socialiste. La liste du Rassemblement des gauches qu’il conduit ne recueille que 16.096 voix sur 89.065 suffrages exprimés. Dès l’hiver 1946, Jacques Baumel entame avec Jacques Soustelle une campagne de recrutement parmi les gaullistes. Il contribue à ce que l’UDSR autorise ses membres à adhérer individuellement au RPF (Rassemblement du Peuple Français), fondé le 7 avril 1947 à Strasbourg. Adjoint de Jacques Soustelle, secrétaire général du RFP, il en est le délégué général pour la Région parisienne en 1950 et se consacre à l’organisation professionnelle et aux groupes sociaux. Secrétaire général du groupement des patrons intéressés par la réforme des relations dans l’entreprise, il mène aussi une activité de publiciste, dirigeant notamment l’hebdomadaire Terre des Hommes et le Panorama du Monde et des Sciences.

Sénateur de 1959 à 1967, il devient l’un des adjoints des secrétaires généraux de l’Union pour la Nouvelle République (UNR). Il se rend aux Etats-Unis pour suivre la campagne de John Fitzgerald Kennedy en 1960. Il accède au secrétariat général du mouvement gaulliste le 7 décembre 1962 après le succès remporté par l’UNR-UDT en novembre et assume cette fonction jusqu’au 19 janvier 1968 où il est remplacé par Robert Poujade (ce dernier est alors député de la Côte d’Or). Il est élu lors des neuf élections à l’Assemblée nationale dès 1967 et siège au Palais Bourbon jusqu’en 2002, tour à tour membre de l’Union pour une Nouvelle République (UNR), de l’Union pour la Défense de République (UDR) et du Rassemblement pour la République (RPR).

A Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine et en Europe !

Jacques Baumel est secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972. Maire de Rueil-Malmaison, « une ville de province aux portes de Paris » selon son expression, de 1971 à 2004, il est à l’origine de Rueil 2000 (aujourd’hui Rueil-sur-Seine – un des 12 villages de Rueil-Malmaison, comme Buzenval ou Les Coteaux). Il pratique une politique active dans tous les domaines, à commencer par celui des jumelages (19 en tout) et favorise l’implantation de sièges sociaux d’importantes entreprises (Heineken, Unilever, Astra Zeneca, Vinci…).

Il préside le Conseil général des Hauts-de-Seine pendant neuf ans de 1970 à 1973 puis de 1976 à 1982. Au niveau européen, il représente le Parlement français à l’Assemblée de l’Union de l’Europe occidentale et à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Jacques Baumel meurt le 17 février 2006 et repose au cimetière du petit village de Fourneville dans le Calvados.

Publications.

  • Une certaine idée de la France, éditions Vaugirard, 1985.
  • La France et sa Défense, éditions des Forges, 1994.
  • Résister, Histoire secrète des années d'occupation, Albin Michel, 1999.
  • De Gaulle, l'exil intérieur, Albin Michel, 2001.
  • La Liberté guidait nos pas, Plan, 2004.
  • La Libération de la France, édition l'Archipel, 2004.
  • Un tragique malentendu. De Gaulle et l'Algérie, Plon, 2006.

Décorations.

  • Compagnon de la Libération.
  • Officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.
  • Croix de Guerre 39-45.
  • Médaille de la Résistance.

Sources :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

Encyclopédie Wikipédia.

Site du Sénat – www.senat.fr

Site de l’Assemblée nationale – www.assemblee-nationale.fr

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Publié le 26 Juillet 2015

Le Révérend Père Corentin Cloarec, mort pour la France.

Jeunesse – Etudes – Première Guerre mondiale.

Jean-Marie Cloarec nait le 30 mars 1894 à Saint-Sauveur dans le nord du Finistère, pays des Abers et de l’Iroise. Ses parents sont cultivateurs. Troisième enfant d’une fratrie de quatre, il fait des études secondaires au collège de Saint-Pol-de-Léon puis entre au grand séminaire de Quimper en octobre 1913.

Alors qu’il est toujours séminariste, Jean-Marie Cloarec est mobilisé en novembre 1914 et rejoint il rejoint le 118e RI. Il participe aux batailles sur la Somme puis en Champagne en 1915. C’est là qu’il est blessé, le 25 septembre 1915, à Perthes-les-Hurlus. Rétabli, il retourne au front en février 1916, alors que la bataille de Verdun fait rage. Porté disparu, il est en fait prisonnier des Allemands et emmené en Allemagne. Il restera détenu au camp de Rennbahn (près de Munster) jusqu’en 1918.

Retour au grand séminaire de Quimper.

En 1919, Jean-Marie Cloarec reprend ses études au grand séminaire de Quimper et demande à entrer dans l’ordre des Frères mineurs. Il devient alors Corentin Cloarec.

Il fait son noviciat au couvent d’Amiens puis rejoint le scolasticat de Mons-en-Barœul dans le Nord. Il est ordonné prêtre le 2 juillet 1925 à Notre Dame de Paris. Devenu le père Corentin Cloarec, il enseigne au petit séminaire de Fontenay-sous-Bois puis au couvent de Saint-Brieuc, entre 1927 et 1937. A cette date, il est rappelé à Paris pour être vicaire du couvent Saint-François de Paris et responsable régional du Tiers-ordre franciscain.

La Seconde Guerre mondiale.

Mobilisé en 1940, le père Cloarec est affecté à un dépôt à Brest. Il ne participe pas aux combats de la Campagne de France mais refusant d’être prisonnier des Allemands qui arrivent en Bretagne au cours de l’été 1940, il se réfugie au couvent Saint-François de Paris, rue Marie-Rose dans le 14e arrondissement.

Peu après son arrivée, il prend contact avec des groupes de résistants, et notamment le mouvement « Ceux de la Libération ». Il est également en contact avec des gendarmes pour obtenir des faux-papiers à celles et ceux qui le sollicitent pour partir en Espagne. Deux années plus tard, il commence sa collaboration avec le mouvement de résistance Vercingétorix. A cette occasion il retrouve l’un de ses anciens condisciples du dépôt de Brest, Yves Massié. Comme il retrouve également Jean Teissier de Marguerittes, franciscain, qu’il héberge en 1943 au couvent Saint-François de Paris.

L’endroit devient peu à peu le repère – le refuge – d’un bon nombre de résistants et les réunions permettent aux lieutenants FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) de la Région parisienne d’exposer et de partager les ordres reçus du colonel Henri Rol-Tanguy, chef des FFI pour toute l’Ile de France.

Mais des tels agissements, de telles réunions finissent pas être découverts par la Gestapo. Des membres des réseaux régulièrement reçus au couvent sont arrêtés et torturés par la police politique allemande. Le 28 juin 1944, celle-ci dépêche deux jeunes français dont la mission consiste à se rendre au couvent et rencontrer le père Cloarec. Se faisant passer pour des résistants, ils y sont reçus et, à peine le temps d’entamer la conversation, ils tirent sur le religieux.

Le père Cloarec est atteint de plusieurs balles. Il parvient à se refugier dans le cloître du couvent, mais poursuivi, il est de nouveau atteint de plusieurs balles. Transporté dans une clinique toute proche, le père Corentin Cloarec meurt en déclarant : J’offre ma vie pour mes frères et pour le pays.

Hommages.

Dès l’annonce de l’assassinat du père Cloarec, c’est la consternation. Près de 30.000 personnes défilent devant sa dépouille entre le 29 juin et le 3 juillet 1944, date des obsèques, présidées par un évêque auxiliaire de Paris, Monseigneur Touzé.

En août 1944, le conseil de Paris décide de baptiser « Père Corentin » la rue qui longe le couvent Saint-François de Paris. L’année suivante, les municipalités de Courbevoie et de Bois-Colombes baptisent elles-aussi des rues du nom du révérend père.

Le 28 juin 2014, en l’honneur du 70e anniversaire de sa mort, une conférence a été organisée au couvent Saint-François et un ouvrage a été publié aux Editions Franciscaines. Il s’intitule : Le Père Corentin – Franciscain et résistant ».

Sources :

Sites Wikipedia, Larousse.

Site de la Résistance en ligne : www.museedelaresistanceenligne.org

HJ Rochereau, Le Séminaire Notre Dame de la Merci, Paris, Tequi, 1919.

Archives de la ville de Courbevoie

Journal de Marche et des Opérations du 118e RI

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Publié le 26 Juillet 2015

Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard en action.
Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard en action.

Notre camarade et ami Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard vient d’être élevé à la dignité de chevalier dans l’Ordre du Mérite maritime, par Madame Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Ecologie.

La Délégation des Hauts-de-Seine du Souvenir Français lui adresse toutes ses félicitations.

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Publié le 27 Juin 2015

Conseil de guerre à Bir-Hakeim avant la bataille (Copyright ECPAD).

Conseil de guerre à Bir-Hakeim avant la bataille (Copyright ECPAD).

Biographie.

 

Emile Bellet est né le 20 juin 1911 à Boulogne d’un père mécanicien et d’une mère blanchisseuse.

Il s’engage dans l’armée, à Nevers, et choisi l’arme de l’infanterie de marine.

Il sert au 24e régiment d’infanterie coloniale (24e RIC) à Tripoli au moment de l’armistice de 1940. Le 27 juin, dès que le général Mittlehauser dépose les armes en Syrie, il refuse l’armistice et passe en Palestine avec le capitaine Folliot et les volontaires de sa compagnie, à l’aide de faux ordres de mission.

Rassemblée au camp de Moascar (Egypte), la compagnie Folliot, équipée et armée par les Anglais, est rejointe en juillet par les 350 hommes du 3e bataillon du 24e RIC emmenés par le capitaine Lorotte en provenance de Chypre. Ils forment ensemble le 1er Bataillon d’infanterie de marine, 1er BIM, première unité française libre à reprendre le combat.

Emile Bellet participe ainsi à la 1ère campagne de Libye avec les Britanniques contre les Italiens. Il est toujours volontaire pour les patrouilles de renseignements dans les lignes ennemies. Alors qu’il est détaché sous les ordres du sergent Delsol auprès de l’artillerie britannique, il parcourt, dans le cadre d’une mission, 25 km à pied dans la nuit pour chercher du secours pour ses camarades blessés dans un champ de mine.

Le 3 janvier 1941, il est blessé à l’attaque du camp d’aviation de Bardia. Dirigé sur un hôpital britannique, il rejoint son unité le 21 février 1941. Il prend part ensuite à la campagne de Syrie en juin 1941 puis, avec la 1ère Brigade française libre du général Koenig, à la campagne de Libye.

Au cours d’une mission de liaison près de Bir-Hakeim, Emile Bellet est mitraillé à bord de son véhicule par des avions ennemis et meurt de ses blessures à Bir-Hakeim le 13 avril 1942. Il est inhumé sur place. Après la guerre, son corps est transféré au cimetière de Tobrouk.

 

 

Décorations.

  • Compagnon de la Libération – décret du 7 mars 1941.
  • Croix de Guerre 39-45.

 

© Ordre de la Libération.

 

Source :

Musée de l’Ordre de la Libération et site : www.ordredelaliberation.fr

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Publié le 13 Juin 2015

e gauche à droite: Marie Thérèse Duval, Michel Krieff, Claude Durand, André Labour, Robert Duval et Yves Perrée

e gauche à droite: Marie Thérèse Duval, Michel Krieff, Claude Durand, André Labour, Robert Duval et Yves Perrée

Cette assemblée s’est tenue 23bis rue du Château, le 11 avril 2015, à partir de 15 heures 15.

 

Après la diffusion de la Marseillaise, le président Robert Duval a accueilli Yves Perrée, Premier adjoint au maire, délégué aux Associations patriotiques, André Labour, délégué général du Souvenir-Français des Hauts-de-Seine, les participants. Il demande d'excuser l'absence de Philippe Juvin et de nombreux membres retenus à Sèvres par l'assemblée générale de l'UNC 92 ainsi que celles de Sylvianne Steinhof, présidente départementale des Amis de la Gendarmerie 92, et de Mme Claude Véron, présidente de la 626e section des Médaillés militaires de Courbevoie/La Garenne. Ensuite, il demande à Yves Perrée, de présider la séance. Il invite à respecter un moment de recueillement en souvenir des membres des associations décédés en 2014.

 

L’assistance écoute alors les différents rapports :

 

  • compte-rendu de l’assemblée générale du 8 mars 2014, par Gisèle Moulard ;
  • rapport moral, par Robert Duval. Le président rappelle la participation à de nombreuses cérémonies, remercie les porte-drapeaux, remercie les quêteurs, et exprime sa reconnaissance envers la mairie pour ses aides diverses et importantes ;
  • compte-rendu financier, par Gisèle Moulard ;
  • rapport du commissaire aux comptes, par Alain Pouilly.

 

Tous ces exposés sont adoptés à l’unanimité.

 

Lors de son intervention, André Labour, délégué général des Hauts-de-Seine, se réjouit d’être de nouveau parmi nous, il se félicite des bonnes relations avec les autres associations et apprécie la présence des jeunes porte-drapeaux à nos cérémonies. Il indique la tenue du congrès national la semaine suivante à Reims, au cours duquel le contrôleur général des Armées (2s) Serge Barcellini doit prendre la présidence générale du Souvenir-Français et il rappelle la tenue de l'assemblée générale départementale en novembre prochain à Saint-Cloud.

 

André Labour annonce la publication de deux documents départementaux l'un destiné aux enfants, l'autre aux parents afin de rappeler l'historique et faire connaître l'action du Souvenir-Français. Il rappelle les actions dans le cadre de l'entretien des tombes et des carrés militaires lorsque les municipalités ne peuvent plus le faire. Il indique que, conformément à leurs statuts, les Anciens de Rhin-et-Danube qui ne peuvent mener leurs actions vont rejoindre le Souvenir-Français. Il sollicite plusieurs actions, la relance de la quête du 1er novembre, l'incitation à rechercher quelle a été la vie d'un ancien combattant dont le nom figure sur un monument aux Morts et, bien entendu, la nécessité d'actions du souvenir pour le 100e anniversaire de la Guerre de 14-18, en particulier au profit des jeunes.

 

En guise de conclusion, après avoir indiqué que des comités locaux du département sont parfois dans une situation difficile, il fait savoir qu'il souhaite trouver un successeur à la tête de la délégation départementale.

 

Robert Duval le remercie et reprend la parole pour annoncer que Gisèle Moulard souhaite être relevée de ses fonctions de secrétaire et de trésorière. Alain Pouilly et Claude Durand font savoir qu'ils sont volontaires pour prendre, respectivement, les postes de trésorier et contrôleur de gestion. Cela se fera à l'issue de l'exercice financier en cours c'est à dire en octobre 2015.

 

Yves Perrée, reprend la parole pour remercier André Labour d'être venu une nouvelle fois participer à notre réunion, il remercie également Robert Duval d'avoir tenu cette assemblée générale annuelle et félicite  Any Loreaux qui vient de fêter ses 101 ans il y a quelques semaines et qu'il est heureux de voir en si bonne forme. S'agissant de la venue au sein du Souvenir-Français de membres de comité de villes voisines ou d'autres associations dissoutes, il exprime toute la confiance qu'il a en Robert Duval pour mener à bien cet accueil.

 

Sur proposition de Robert Duval, le président général du Souvenir-Français a décidé l’attribution de médailles d’honneur à plusieurs membres du comité garennois en remerciements des services rendus. André Labour procède à la remise de la médaille de bronze à Claude Durand, d'argent à Marie-Thérèse Duval et de vermeil à Michel Krieff. Robert Duval indique qu’un diplôme sera envoyé à plusieurs jeunes porte-drapeaux venus au moins une fois participer à une cérémonie patriotiques l’an dernier.

 

Yves Perrée remercie à nouveau Robert Duval et tous les participants, puis lève l’assemblée vers 16 h 15. Ensuite, nous avons partagé les verres de l’amitié dans une ambiance chaleureuse.

 

 

Robert Duval

Président du Comité garennois du Souvenir-Français

 

 

 

 

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Publié le 6 Juin 2015

Courbevoie et la caserne Charras.

A l’instar de nombreuses communes des Hauts-de-Seine, comme Rueil, Suresnes, Nanterre ou encore Saint-Cloud, Courbevoie a eu elle-aussi une caserne. Une caserne autrefois célèbre et qui permit à la ville de grossir rapidement. Une caserne dont maintenant seul le nom est connu car elle est devenue un centre commercial ! Il s’agit de la caserne Charras.

 

La caserne.

La Caserne Charras est l'une des trois casernes construites pour les Gardes suisses en application d'un décret royal de 1754, sur les plans de l'architecte français Charles Axel Guillaumot. Celle-ci date de 1756, et construite en même temps et sur le même modèle que celles de Rueil-Malmaison et de Saint-Denis. C'est de cette caserne que les Gardes suisses, commandés par le marquis de Maillardoz, partent le 10 août 1792 pour aller défendre les Tuileries, sur ordre de Louis XVI. Sur 950, seuls 300 soldats reviendront.

 

Durant le premier Empire, entre deux campagnes, la caserne abrite le 1er régiment de Grenadiers à pied de la Garde impériale. Pendant la révolution de 1830, des habitants de Courbevoie s'emparent de la caserne, défendue par le 3e régiment de la Garde. En 1886, elle prend le nom de « Caserne Charras » en hommage à deux officiers républicains, le général Joseph Charras et son fils le colonel Jean-Baptiste-Adolphe Charras.

 

A la déclaration de guerre, en 1914, s’y trouvent plusieurs compagnies du 119e régiment d’infanterie (d’autres étant sur Lisieux).

 

Le 119e.

Le 119e régiment d’infanterie de ligne est formé en 1808, à partir d’autres unités, pour aller combattre en Espagne. D’ailleurs, il s’illustre à Burgos et à Santander. Il reste en Espagne jusqu’en 1814 – date de la perte de cette conquête par la Grande Armée – et recule sur la France pour aller défendre la ville de Toulouse, sous les ordres du maréchal Soult. Ville qu’il ne peut tenir et qu’il doit évacuer le 12 avril 1814. Depuis six jours, l’Empereur napoléon 1er a abdiqué. L’encre parafant le traité qui le condamne à l’exil sur l’ile d’Elbe est à peine sèche…

Plus tard, le régiment est de la Guerre franco-prussienne et se bat héroïquement à Buzenval en janvier 1871. En 1914, le 119 se trouve établi dans deux casernes, à Lisieux et à Courbevoie, au quartier Charras. Le 119 fait partie de la 12e brigade d’infanterie, de la 6e division et du 3e corps d’armée.

Vincent Martin, caporal, a raconté ses premières impressions au 119e RI : « A Courbevoie, nous avons deux bataillons en garnison; le 1er commandé par le chef de bataillon Rignot et le 2ème par le chef de bataillon Carlier. Le Colonel, auquel sont adjoint un Lieutenant-colonel et un chef de bataillon adjoint, est avec nous. Nous sommes la portion principale du régiment. A Lisieux nous avons un troisième bataillon. C'est la portion centrale ou se tiendra le dépôt en cas de guerre. Chaque bataillon est composé de quatre compagnies : en temps de paix chaque compagnie est divisée en huit escouades numérotées : 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15. En temps de guerre, chaque compagnie comprend seize escouades. Les soldats de l'armée active sont répartis entre les escouades qui sont complétées par les réservistes appelés directement à leur lieu de mobilisation. Ainsi j'appartenais à la 5ème escouade et je fus versé, à la mobilisation, à la 6ème. Ce qui fait qu'a la mobilisation, nous avons par compagnie quatre sections de quatre escouades. A chaque bataillon est adjointe une section de mitrailleuses, bien peu à côté de ce que possèdent les allemands. Nous nous plaisions bien en garnison à Courbevoie; tous les samedis soir, nous allions en permission à Dennemont et rentrions le dimanche avant minuit à la caserne. »

 

Première Guerre mondiale.

A la déclaration de guerre, le 119e est envoyé en Belgique où il participe à la bataille de Charleroi, puis à celle de la Marne. L’année suivante, il est de l’offensive en Artois puis à Vimy et au Bois de la Folie dans la Somme. Lors de l’attaque du 25 septembre, le régiment connait l’une de ses pages les plus noires avec la mort de près de 240 de ses hommes : « les premières vagues escaladent le parapet ; mais elles sont aussitôt accueillies par un feu intense de mousqueterie et de mitrailleuses, car la préparation d’artillerie, très efficace sur la deuxième et la troisième ligne, a respecté la première. Nombreux sont ceux qui tombent avant d’avoir fait dix pas ; ceux qui ont pu parvenir jusqu’aux fils de fer, intacts, sont accueillis par un violent barrage de grenades. Les secondes vagues s’élancent néanmoins et ont le même sort ; le commandant Broquette, les capitaines Viguier, Roussel, sont tombés les premiers. Les survivants des vagues d’assaut, blottis dans les trous d’obus, doivent attendre la nuit pour regagner en rampant la parallèle de départ ».

En 1916, le 119e combat à Verdun entre avril et mai. Il est décimé au Fort de Vaux le mois suivant.

Sur l’Aisne, de mars à mai 1917, le régiment fait partie de ceux qui refusent de monter au combat. Il n’en est pas fait mention dans son « Journal de Marche et des Opérations ». Au contraire, le document insiste sur l’héroïsme dont fait preuve l’ensemble des soldats face aux attaques répétées de l’ennemi. Enfin, en 1918, en Picardie, le 119e RI participe à l’offensive victorieuse.

 

Le 16 novembre, la 6ème division, massée sur le terrain de manœuvres d’Epernay, est passée en revue par le général Poignon qui prononce l’allocution suivante :

« Camarades de la 6ème division,

Les combats ayant pris fin nous pouvons, avec une légitime fierté, porter nos regards sur le chemin parcouru depuis plus de quatre ans. Chemin âpre et glorieux le long duquel nous avons laissé des camarades aimés qui, par leur sublime bravoure, en nous donnant la Victoire, ont assuré le triomphe du Droit et de la Liberté. Soldats tombés à Charleroi, vainqueurs de la Marne, lutteurs obstinés du Godat, d’Aix-Noulette et de Verdun, défenseurs tenaces du Chemin-des-Dames et de Tahure, combattants victorieux de Ressons et de Canny-sur-Matz, de Pontavert et de Sissonne, malgré la terre qui vous recouvre, vous avez tressailli de joie le jour sacré où l’ennemi, battu et poursuivi, forcé d’avouer sa défaite, a demandé la paix,

Avant de nous éloigner de la zone dévastée où se livrèrent ces combats épiques, à vous ; héros glorieux de la 6ème division, en témoignage suprême de notre reconnaissance, nous adressons le salut de nos armées et de nos drapeaux.»

 

Par la suite.

En 1929, les bâtiments de la caserne sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Puis, en 1963, elle est démolie pour être remplacée par un centre commercial, qui en conservera le nom, de même que la façade… Une partie de celle-ci – l’avant-corps central – figure désormais dans le parc du château de Bécon les Bruyères.

 

Sources

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