Publié le 25 Juillet 2010

 

Mémorial de l’escadrille Lafayette à Marnes-la-Coquette.

 

Après avoir évoqué les journées patriotiques et les associations américaines, voici une présentation des trois principaux monuments américains situés dans les Hauts-de-Seine :

 

  • - Le Mémorial de l’Escadrille Lafayette.
  • - Le Mémorial de l’American Legion à Neuilly-sur-Seine.
  • - Le cimetière américain de Suresnes.

 

 

Le Mémorial de l’escadrille Lafayette.

 

L’escadrille Lafayette a fait l’objet d’un article sur ce site, le 17 décembre 2008. Quant au mémorial, il est imaginé par le pilote Edgard Guerard Hamilton. D’abord, il aide les Alliés à localiser les corps de ses compagnons abattus pendant la guerre. Ensuite, pensant qu’un endroit où reposeraient tous ses anciens compagnons d’armes serait le meilleur des hommages, il commence une campagne de souscription. Des familles comme les Prince, les Chapman, les Vanderbilt ou encore les Hoskier participent au financement. Mais le plus généreux donateur est l’avocat américain installé à Paris, William Nelson Cromwell. Ce dernier ajoute à cette action, la supervision de la construction et est également à l’origine de la fondation du Mémorial de l’escadrille Lafayette, qu’il dote d’une bourse d’un million de dollars.

 

Le 4 juillet 1928 – Independance Day – le monument est inauguré en présence du maréchal Foch, du ministre de la Guerre Paul Painlevé et de l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Myron T. Herrick. Sur le monument, et dans la crypte, figurent les noms et les restes de 68 pilotes morts au combat ainsi que les sépultures des commandants français : le général Brocard et le lieutenant-colonel Georges Thenault.

 

En date du 29 mai 2010, Charles H. Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en France a prononcé ces mots : « Il y a des hommes que rien n’arrête, qui traversent des océans au nom d’une cause pour laquelle ils ont accepté de donner leur vie. Car rien n’obligeait ces jeunes Américains de la future Escadrille La Fayette à revêtir l’uniforme français pour combattre un adversaire qui n’était pas encore en guerre contre les Etats-Unis. Rien, sinon une soif intarissable de liberté, celle-là même qui avait poussé des millions d’individus longtemps avant eux à faire le voyage dans le sens inverse en quête de leur rêve américain. »

 

 

Le Monument de l’American Legion à Neuilly-sur-Seine.

 

 Z - Neuilly - American Legion 002

 

 

Comme on l’a vu dans l’article précédent, l’American Legion est créée par des vétérans américains de la Première Guerre mondiale, à leur retour d’Europe.

 

Le guide de l’association raconte les débuts et l’importance de la France dans cette constitution (la 1ère section de l’association est d’ailleurs celle de Paris) : « un groupe de vingt officiers qui ont servi dans les forces expéditionnaires américaines (A.E.F.) en France pendant la Première Guerre Mondiale est désigné avec la création de l’American Legion. Le quartier général de l’A.E.F. a demandé à ces officiers de suggérer des idées pour améliorer le moral des troupes. Un officier, le lieutenant colonel Theodore (Ted) Roosevelt Jr., a proposé une organisation de vétérans. En 1919, ce groupe a formé un comité provisoire et a choisi plusieurs centaines de militaires qui avaient la confiance et le respect de l’armée entière. Quand la première réunion d’organisation a eu lieu à Paris en mars 1919, plusieurs centaines d’officiers et soldats étaient présents. La réunion, connue sous le nom de premier Caucus de Paris, a adopté une constitution provisoire et le nom « The American Legion ». Elle a également choisi un comité de direction pour terminer les travaux de l’organisation. Elle a considéré chaque soldat de l’A.E.F. comme membre de l’American Legion. Le comité de direction a nommé un sous-comité pour organiser les vétérans aux Etats-Unis. L’American Legion a tenu un deuxième comité d’organisation à St Louis, Missouri, en mai 1919. »

 

Autour de l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine (fondé en 1906), entre 1914 et 1918 viennent se greffer de nombreuses organisations et associations. Les dons de l’Amérique à la France au combat sont tels que les ambassades respectives doivent monter des dispositions spécifiques. En juin 1937, la municipalité de Neuilly-sur-Seine offre à l’American Legion l’emplacement pour édifier le monument, financé par une souscription. Inauguré en 1939, celui-ci contient de nombreuses urnes pour recevoir les restes des membres de l’association ou d’anciens combattants. Sur les panneaux de marbre sont inscrits plusieurs centaines de noms.

 

 

Le cimetière américain de Suresnes.

 

 Z - Suresnes Cemetery - Defense

 

Le cimetière américain de Suresnes a été créé en 1917, par le Graves Registration Service of the Army Quartermester Corps. Son implantation en Région parisienne est due à la proximité des hôpitaux. Généralement, les cimetières militaires, et surtout ceux de la Première Guerre mondiale, étant plutôt placés près des champs de batailles.

 

Sur un peu plus de 3 hectares, le cimetière compte 1.541 tombes de militaires américains morts entre 1917 et 1918, que ce soit à l’occasion des combats ou de maladies, comme la grippe espagnole (d’ailleurs, sept infirmières y sont également enterrées). Un « mur des disparus » évoque la mémoire de 974 hommes disparus au combat, que ce soit en mer, sur terre ou dans les airs. Le cimetière est inauguré par le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson, en 1919, le jour du Memorial Day. On doit la chapelle à l’architecte Charles Adams Platt.

 

Après le Seconde Guerre mondiale, 24 soldats inconnus morts entre 1944 et 1945 sont disposés dans ce cimetière. Le général Marshall, alors président de l’American Battle Monuments Commission, vient consacrer cette partie en 1952.

 

 

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Publié le 4 Juillet 2010

Général Forget (D) - André Labour, DG SF 92 (G)

 

Le général de corps aérien, Michel Forget (à gauche) et André Labour, Délégué général du Souvenir Français des Hauts-de-Seine – Mémorial de l’Escadrille Lafayette – Marnes-la-Coquette.

 

Le 19 octobre 1781, les troupes dirigées par le général Washington remportent une éclatante victoire sur les 6.000 soldats britanniques de Lord Cornwallis, retranchés dans les places fortes de Yorktown et de Gloucester. Dans l'armée du général de la toute jeune nation des Etats-Unis d’Amérique se trouvent les hommes du marquis de Lafayette. L’armée du Roi de France est dirigée par le comte de Rochambeau. C’est là l’une des premières opérations militaires combinées (infanterie, cavalerie, artillerie et marine) et elle marque indélébilement l’amitié entre la France et les Etats-Unis.

 

A l’occasion des conflits du 20ème siècle, cette amitié sera toujours renforcée. C’est pourquoi, le Souvenir Français des Hauts-de-Seine tient tout particulièrement à fêter chaque année le Memorial Day aux côtés de représentants civils et militaires de la république américaine. Retrouvez toutes les photographies de l’événement dans l’album intitulé : « 2010-05-29, Memorial Day ».

 

 

1 – Journées patriotiques aux Etats-Unis.

 

Les journées patriotiques aux Etats-Unis relatives à des commémorations militaires et/ou politiques sont celles-ci :

 

- 4 juillet : Independance Day : célébration de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (1776).

 

- Dernier lundi de mai : Memorial Day : cette journée est dédiée aux citoyens des Etats-Unis morts pour la patrie. Jour de congé officiel, d’abord appelé Decoration Day (en l’honneur des hommes et femmes qui donnèrent leur vie pour la nation pendant la Guerre de Sécession – 1861-1865), le terme Memorial, plus rassembleur (la première appellation n’étant que peu fêtée par les états du Sud) apparaît à la fin du 19ème siècle. Peu à peu, cette commémoration s’élargit et depuis la Première Guerre mondiale, elle s’adresse à tous les morts pour la patrie des Etats-Unis. Pour des raisons pratiques, et principalement en-dehors des Etats-Unis, elle est souvent fêtée plutôt le dernier week-end du mois de mai. A cette occasion, le président américain se rend au cimetière militaire d’Arlington en Virginie et des défilés et commémorations se déroulent partout dans le pays et à chaque lieu glorifiant des faits d’armes américains. Ainsi dans le département des Hauts-de-Seine sont concernés : le Mémorial de l’Escadrille Lafayette et le cimetière américain de Suresnes.

 

- 11 novembre : le 11 novembre se déroule la journée des anciens combattants américains ; elle est appelée Veterans’ Day.

 

 

2 – Associations patriotiques.

 

Les associations patriotiques américaines sont très nombreuses. Il serait vain de les citer toutes. Voici les plus connues :

 

  • - American Legion : créée à la fin de la Première Guerre mondiale par des vétérans, l’American Legion est une association patriotique qui compte dans ses rangs près de trois millions de membres, répartis dans plus de 15.000 posts (sections). Elle œuvre pour l’entraide entre anciens combattants et leurs familles, la revalorisation des pensions, la couverture médicale et le système de santé. Elle intervient dans l’éducation, grâce au financement d’écoles, de bourses, et d’aides diverses. Elle est également un groupe de pression important, dans une mouvance conservatrice.

 

  • - The Veterans of Foreign Wars of the United States (VFW) : organisation officielle de veterans de l’Armée américaine. Pour en faire partie, il faut non seulement être citoyen des Etats-Unis et également avoir servi dans l’armée dans un corps expéditionnaire à l’étranger durant un conflit, et avoir reçu une médaille ou un ruban. Forte de près de 1,5 millions de membres, la VFW possède plusieurs posts dans les Hauts-de-Seine, entre autres sur la commune d’Issy-les-Moulineaux. L’association récolte de l’argent pour aider des œuvres sociales et éducatives, dans le but de soutenir les anciens combattants.

 

  • - L’AMVETS ou American Veterans : formée par des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, elle travaille pour améliorer le quotidien des anciens combattants, notamment dans le cadre des systèmes de santé. De plus en plus, elle s’ouvre aux anciens combattants des récents conflits. Active dans le lobbying politique, l’association regroupe également des sections de mères, filles ou sœurs de vétérans, de même que pour les pères, frères et fils.

 

  • - L’American Overseas Memorial Day Association (AOMDA) : chargée de célébrer le Memorial Day à l’étranger. L’association a été créée en 1920 (reconnue d’utilité publique en 1952) dans le but de perpétuer la mémoire des Américains et Américaines morts pour la liberté et enterrés en dehors des Etats-Unis. Son action concerne les lieux connus, mais aussi les tombes et monuments isolés. Ainsi, ils sont au nombre de 183 et se trouvent sur 123 communes en France, 12 en Suède, 120 au Danemark et le même nombre en Norvège. Un peu partout l’association travaille en étroite collaboration avec les ambassades américaines, de même qu’avec les consulats et les représentations de l’American Legion.

 

  • - L’American Battle Monuments Commission (ABMC) : il ne s’agit pas à proprement parler d’une association mais de l’agence officielle du gouvernement américain en charge de l’entretien des cimetières et monuments militaires des Etats-Unis à l’étranger. Ceux-ci se trouvent aussi bien en France, qu’en Angleterre ou en Belgique, mais aussi en Tunisie, aux Philippines ou encore en Italie ou au Mexique. Bénéficiant généralement de l’extra-territorialité, ces monuments et cimetières comprennent près de 94.000 tombes et rappellent le souvenir de plus de 125.000 disparus. En France, les cimetières américains sont situés dans les lieux suivants :

 

  •  
    • - Aisne-Marne Cemetery, à Belleau (Bois-Belleau) dans le département de l’Aisne (2.289 tombes de militaires américains morts pendant la Première Guerre mondiale).
    • - Brittany American Cemetery, sur la commune de Saint-James, dans la Manche (4.410 tombes – combats de la bataille de Normandie en 1944).
    • - Epinal American Cemetery, dans le département des Vosges (5.225 tombes – combats de 1944-1945).
    • - Lorraine American Cemetery and Memorial, situé sur la commune de St-Avold en Moselle. L’un des plus grands cimetières américains de 1944-45 en Europe avec plus de 10.500 tombes individuelles (et une plaque rappelant le sacrifice de 444 disparus, « missing in action »).
    • - Meuse-Argonne Cemetery and Memorial, placé sur la commune de Romagne-sous-Montfaucon (Meuse). Là sont enterrés plus de 14.500 militaires américains tués au cours des combats dans ce secteur, au cours d’une année (fin 1917 – fin 1918). Une stèle rappelle aussi la mémoire de soldats tués en 1918-1919 lors d’une expédition dans le nord de la Russie (devenue bolchévique).
    • - Normandy, l’un des cimetières américains les plus célèbres de France et du monde (Il faut sauver le soldat Ryan). Il contient les restes de près de 10.000 américains, dont Théodore Roosevelt Junior, fils aîné du président Théodore Roosevelt (1858-1919) mort d’une crise cardiaque sur le front normand en 1944 (il était également vétéran de la Première Guerre mondiale).
    • - Oise-Aisne Cemetery and Memorial, sur la commune de la Fère-en-Tardenois (Aisne). Il comprend les restes de 6.018 victimes américaines des offensives de 1918 dans le secteur.
    • - Rhone Cemetery and Memorial. Le site de Draguignan dans le Var a été retenu car placé sur la route empruntée par la 7ème Armée US dans sa conquête du territoire français sur les Allemands en 1944. Le cimetière présente 861 tombes individuelles.
    • - Somme ; cimetière situé sur le territoire de Bony dans l’Aisne et qui contient 1.844 tombes individuelles et une stèle portant mention de 333 disparus (combats de 1918).
    • - Saint-Mihiel, dans le département de la Meuse, près de Verdun. Théâtre de combats d’une férocité et d’une ampleur inouïes, Saint-Mihiel représente l’une des victoires majeures de l’Armée américaine pendant la Première Guerre mondiale (réduction du « saillant de Saint-Mihiel). 4.153 tombes individuelles y sont placées.
    • - Suresnes American Cemetery and Memorial. Ce cimetière est présenté dans le cadre du second volet de cette étude.

 

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Publié le 13 Juin 2010

Neuilly mairie

 

Les Forces Françaises de l’Intérieur.

 

Les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) ont activement participé à la libération de la France en 1944, et de nombreuses communes comportent des plaques commémorant le sacrifice d’une ou plusieurs personnes ayant combattu au sein de ses rangs. Il n’est pas vain, soixante six années après, de rappeler ce que furent les FFI.

 

Il s’agit du nom donné en 1944 – la date de la fusion généralement retenue est le 23 décembre 1943 – à l’ensemble des groupements militaires clandestins qui s’étaient constitués pendant l’Occupation. Parmi ces groupements, on peut citer : l’Armée secrète, les Francs tireurs partisans (FTP), l’Organisation de résistance de l’armée…

 

L’Armée Secrète, créée en 1942, est un regroupement de résistants français. Cette organisation est issue du rassemblement des mouvements Combat, Libération-Sud et Franc Tireur. L’ORA (Organisation de résistance de l’armée), créée à la suite de l’invasion de la Zone Libre par la Wehrmacht en novembre 1942, est une organisation apolitique, formée principalement d’anciens militaires, souvent en provenance de l’Armée d’armistice (elle-même créée après la défaite de la France, comme unité militaire pour la Zone Libre). Les FTP représentent un mouvement de résistance armée, conçu par le Parti communiste français, à la fin de 1941, quand Hitler décide d’attaquer l’URSS (depuis 1939 et le Pacte germano-soviétique, le PCF est interdit). A ces mouvements, il convient d’ajouter le Conseil national de la Résistance (CNR) qui, à partir de 1943, sous l’impulsion de Jean Moulin, est l’organe qui dirige et coordonne les mouvements suivants : Front national ; Ceux de la Libération ; Libération-Sud ; Libération-Nord ; Ceux de la Résistance ; Organisation civile et militaire ; Franc Tireur.

 

En 1944, le COMAC (Comité d’action militaire) est constitué : il regroupe des représentants de la résistance intérieure (le CNR) et de la France Combattante – force extérieure, dont le bras armé est appelé, jusqu’en 1943, Forces Françaises Libres, avant de devenir l’Armée française de libération. Au sein de cette dernière organisation, le Gouvernement Provisoire de la République française, dirigé depuis Alger par le général de Gaulle, a nommé des représentants : un Délégué militaire national (en août 1944, il s’agit de Jacques Chaban-Delmas), secondé pour la Zone Nord par André Rondenay et Maurice Bourgès-Maunoury pour la Zone Sud.

 

Tous les mouvements armés implantés en France vont donc se regrouper pour engendrer les FFI. Reconstituer l’organigramme des FFI n’est pas chose aisée, tant les dissensions entre les différentes mouvances pouvaient être parfois importantes (dans de nombreuses régions la fusion ne se fera pas).

 

Il n’empêche qu’en avril 1944, un Etat-major est créé et à sa tête est nommé le général Marie-Pierre Koenig. Comme sur l’ensemble du territoire, un représentant militaire est nommé pour l’Ile-de-France. Il s’agit du colonel Henri Rol-Tanguy, ancien ouvrier métallurgiste, militant communiste et FTP. Son rôle est déterminant au moment de la libération de Paris.

 

Dans ses mémoires, le général américain Eisenhower indique : « l’aide apportée par les FFI fut estimée à l’équivalent de quinze divisions régulières ».

 

 

La prise de la mairie de Neuilly-sur-Seine par les FFI.

 

A Neuilly-sur-Seine, avant l’arrivée des troupes alliées – qui se trouvent à quelques dizaines de kilomètres – de jeunes FFI vont prendre d’assaut le commissariat et la mairie. Il s’agit pour eux de libérer ces symboles de la République, souillés pendant quatre années par l’envahisseur allemand et les collaborateurs du régime de Vichy. Cette attaque, comme beaucoup d’autres, est plus ou moins préparée. Les FFI cherchent avant tout à montrer leur présence, leur envie d’achever au plus vite l’occupation et ils veulent également exposer à la fois aux forces alliées et au peuple français que le pays peut aussi se libérer par lui-même. L’affaire a été, entre autres, remarquablement contée par Gilles Primout sur son site dédié à la Libération de Paris.

 

Donc, au matin du 19 août 1944, deux soldats allemands sont arrêtés par un groupe de FFI. Ils sont emmenés au commissariat pour être interrogés et emprisonnés. L’enthousiasme s’empare des insurgés : un drapeau est hissé ; on chante la Marseillaise, la mairie est prise d’assaut. Mais Neuilly n’est pas une ville comme les autres : c’est certainement l’une de celles où se trouvent le plus de garnisons allemandes. Moins de deux heures après l’arrestation, un officier allemand envoie un groupe de sept soldats et un sous-officier pour récupérer les prisonniers. Il n’a pas mesuré la volonté des Français. A l’injonction de rendre les deux militaires, les FFI répondent par un tir nourri de fusils et de mitraillettes. Les sept fantassins et le sous-officier sont tués sur le coup. L’officier allemand se retire, allant chercher du renfort. Le commandant FFI Caillette sent l’imminence du danger. Il exhorte les FFI à fuir avant le retour des Allemands et le déclenchement des vraies hostilités.

 

Appuyés par des chars d’assaut et des groupes de mitrailleuses, les soldats de la Wehrmacht, aidés de près de trois cents SS, préparent leur retour. Le colonel allemand Hans Jay coordonne le combat. Par avance, en militaire aguerri, il connaît l’issue fatale pour les jeunes Français. Un gardien de la paix, nommé Régnier, habitant Neuilly, téléphone à la Préfecture de police : « Les FFI occupent l’intérieur de la mairie et le commissariat. Ils sont cernés par les Allemands avec des chars d’assaut. Plusieurs patriotes ont réussi à s’enfuir par les égouts mais une grande partie se trouve encore à l’intérieur. Le tir continue… ».

 

Effectivement, de nombreux FFI parviennent à se sauver. Mais il en est qui restent. Par miracle, ils ne seront pas fusillés mais envoyés au Mont Valérien puis, par la chance ou le destin, seront échangés deux jours plus tard contre des prisonniers allemands.

 

Au moment de leur entrée dans les salles de la mairie, les Allemands relèvent douze tués et près d’une soixantaine de blessés. Avant d’être fauché par une balle, un jeune FFI a eut juste le temps d’écrire sur une colonne (l’inscription a été conservée) : « Souvenir du Groupe Liberté. Honneur à nos morts et blessés. Vive la France ».

 

 

 

 

Sources :

 

- Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.

- André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.

- Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

- Site de « la Libération de Paris » par Gilles Primout.

- Site « Plaques commémorative » de François Tanniou.

- Le général Leclerc et sa deuxième DB, par Dominique Forget, Ed. Hemdal.

- Les enjeux de la Libération, par Christine Levisse-Touzé, Ed. Albin Michel.

- Dictionnaire historique de la Résistance, dirigé par François Marcot, Ed. Robert Laffont.

- Les FTP, par Charles Tillon, Ed. Julliard.

 

 

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Publié le 10 Juin 2010

 

Du congrès de Tours au Pacte germano-soviétique.

 

Créé au congrès de Tours en 1920, issu pour la majorité de ses adhérents de la Section Française de l’International Ouvrier, le parti communiste (qui prendra par la suite le nom de Parti communiste français – PCF) se proclame de son « grand frère » russe : bolchévique, révolutionnaire, avec pour maîtres mots la discipline et le suivi des directives émises par la majorité (centralisme démocratique). Ces éléments sont d’importance et permettent de comprendre comment le parti a pu mettre au point, pendant la Seconde Guerre mondiale, une unité militaire.

 

Partant à la conquête de la classe ouvrière, le parti est de tous les combats pour la défense du prolétariat. Il est également antimilitariste, antifasciste (1922 : l’Italie est captée par Mussolini ; 1933 : Adolf Hitler remporte les élections en Allemagne), et s’engage contre l’occupation de la Ruhr en 1923 et la guerre du Rif en 1926. Pendant la guerre d’Espagne (1936-1939), le parti envoie des hommes combattre aux côtés des Républicains contre les troupes nationalistes et fascistes du général Franco.

 

Au cours de l’été 1939, l’Union soviétique de Staline et l’Allemagne nazie d’Hitler signent un pacte de non-agression. L’une des clauses – secrète – étant le partage de la Pologne entre les deux signataires. Partage effectué après une « blitzkrieg » de trois semaines en septembre 1939.

 

De ce fait, et après moult provocations et violations du Traité de Versailles de 1919, le 3 septembre 1939, la France, bientôt suivie de l’Angleterre, ne peut que déclarer la guerre à l’Allemagne. Le 26, le Parti communiste français est dissous.

 

 

Les Francs-Tireurs Partisans.

 

Les militants communistes, toujours aussi bien organisés, vont alors œuvrer en clandestinité. En juin 1941, Hitler désagrège le pacte en envahissant l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (opération Barbarossa).

 

La direction du parti, sous l’égide de Jacques Duclos, décide de la lutte armée contre le nouvel ennemi fasciste. Des groupuscules, ou unités combattantes, sont conçus, entre autres par Eugène Hénaff, et sont rattachés à un Comité militaire national. Les combattants, d’abord regroupés en Organisations spéciales prennent, au début de 1942, le nom de Francs-Tireurs Partisans Français (FTPF) puis FTP.

 

 

Développements.

 

En octobre 1941, la direction du Comité militaire national (CMN) est confiée à Charles Tillon. Les réunions du CMN se tiennent au gré de l’évolution des consignes de sécurité et des mises à l’abri des dirigeants. Ensuite, un journal est produit : France d’abord, dont plus d’une soixantaine de numéros paraissent entre 1942 et la Libération.

 

A partir de la fin de 1942, les FTP s’ouvrent aux non-communistes. Le mouvement s’accélère au fur et à mesure de la montée de l’engagement dans la Résistance. De même, sont intégrés les militants de la MOI (Main d’œuvre Immigrée). La MOI, structurée depuis le début des années 1920, permet aux jeunes travailleurs étrangers vivant en France de participer à la Troisième Internationale communiste sans dépendre directement du PCF. Les FTP-MOI sont surtout connus pour leurs actions en Région parisienne et le charisme de leurs chefs : le Roumain Boris Holban et l’Arménien Missak Manouchian.

 

En Zone sud, les FTP se développent également. A partir de novembre 1942 – date de l’invasion de la zone par les troupes allemandes – les FTP montent un Comité Militaire de la Zone Sud (CMZ). Parmi les responsables, il convient de citer : Boris Guimpel, Mathieu Puyo, Francisque Jommard. Le CMZ est maintes fois désorganisé par les rafles du responsable de la Gestapo de Lyon : Klaus Barbie.

 

Ainsi, partout en France, les maquis – généralement composés d’une trentaine d’hommes – se multiplient, comme les actions militaires : sabotages, exécutions de responsables SS et de la Wehrmacht ou simplement de soldats ; élimination de personnels du Régime de Vichy… Mais les exécutions peuvent aussi concerner des membres des FTP qui refusent obstinément de suivre la ligne du parti.

 

 

Vers les FFI.

 

En 1943, les FTP se joignent à l’Armée Secrète. Cette unité a été conçue un an plus tôt par le rapprochement entre deux des mouvements les plus importants de la Zone sud : Combat et Libération-Sud, qui de leur côté reconnaissent la France Combattante du général de Gaulle.

 

L’acte de naissance est signé en décembre 1943 : les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) peuvent, de concert, agir pour la victoire contre le nazisme.

 

 

Robert Marchand de Fontenay-aux-Roses.

 

Robert Marchand nait à Fontenay-aux-Roses le 6 février 1915. Après ses études secondaires, il intègre l’école des Beaux Arts et est nommé professeur de dessin à Gentilly (dans l’actuel département du Val de Marne). Il effectue la Campagne de France de la Seconde Guerre mondiale dans un régiment de dragons motorisés. Après l’armistice, il est démobilisé.

 

Revenu sur Paris, il participe à des actions de résistance, d’abord sous la forme de tracts. En mai 1941, il passe dans la lutte armée et réalise des actions spectaculaires : incendies de voitures allemandes, attaques de postes allemands. Son plus grand exploit est certainement le sabotage et l’explosion d’un train de munitions à Versailles. A Paris, rue de la Gaité, il abat plusieurs officiers nazis. Ses actions lui valent le grade de commandant au sein des FTP.

 

Dénoncé, Robert Marchant est arrêté, ainsi que son épouse, le 16 avril 1942 par la Gestapo. Alors qu’il est emmené à la préfecture de police de Paris pour être sauvagement torturé, Madame Marchand réussit, après plusieurs mois passés dans divers camps et prisons, à s‘évader. Elle participera à la Libération de Paris.

 

Trois mois d’enfermement et d’atroces sévices ne font pas plier Robert Marchand. Le 22 août 1942, il est transporté à la prison de la Santé puis au Stand de Tir (limite Paris / Issy-les-Moulineaux). Ses geôliers l’achèvent d’une balle dans la nuque.

 

Croix de Guerre 1939-1945, médaillé de la Résistance, Robert Marchand est fait chevalier de la Légion d’Honneur et compagnon de la Libération à titre posthume.

 

 

 

Sources :

 

- Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.

- André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.

- Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

- Site de « la Libération de Paris » par Gilles Primout.

- Site « Plaques commémorative » de François Tanniou.

- Le général Leclerc et sa deuxième DB, par Dominique Forget, Ed. Hemdal.

- Les enjeux de la Libération, par Christine Levisse-Touzé, Ed. Albin Michel.

- Site Internet de l’Ordre de la Libération, biographie de Robert Marchand.

- Les FTP, par Charles Tillon, Ed. Julliard.

- Les Fils de la nuit, par Albert Ouzoulias, Ed. Grasset.

 

 

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Publié le 7 Juin 2010

 

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La Délégation du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine participera au ravivage de la Flamme organisé par l'association "Mémoires du Mont Valérien", le samedi 12 juin 2010 à 18h30 sous l'Arc de Triomphe. Pour rappel, cette association est présidée par Lysiane Tellier, ancienne présidente du Souvenir Français à Bourg-la-Reine.  

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Publié le 14 Mai 2010

2009-12-19, Normandie-Niemen 027

 

 

Françoise-Marie Belin, présidente du Comité de Chatenay-Malabry du Souvenir Français attire notre attention sur les difficultés financières du Mémorial Normandie-Niemen et nous demande de diffuser l’appel du Collectif pour la Mémoire de l’escadrille.

 

Sauvons le Mémorial.

 

« Créé en 1992 à la demande des anciens du Normandie-Niemen pour entretenir le souvenir de leur épopée sur le front de l'Est entre 1942 et 1945, réalisé par une poignée d'Andelysiens vite rejoints par d'autres bénévoles, le Mémorial Normandie-Niemen implanté aux Andelys, ville natale de Marcel Lefèvre, connaît des difficultés financières. La conjoncture économique et la quasi impossibilité pour un musée privé d'obtenir désormais des subventions de fonctionnement, font peser sur le Mémorial les plus grandes craintes quant à sa survie.

 

Une amitié très forte s'est établie pour l'éternité entre les acteurs français et russes de cette épopée. Les survivants ont tous aujourd'hui ente 89 et 94 ans. En transférant au Mémorial Normandie-Niemen les photos, uniformes, documents et d’objets divers leur ayant appartenu, ils ont confié au Mémorial "Normandie-Niemen" la mission de perpétuer le devoir de mémoire.

 

Ils viennent de subir deux chocs majeurs, celui de la mise en sommeil des traditions du Régiment de Chasse Normandie-Niemen le 3 juillet 2009 à Colmar, puis celui de la dissolution de l'escadrille russe "Normandie-Niemen" le 9 novembre 2009.

 

Ne leur faisons pas subir un nouvel affront.

 

Il est impératif que Mémorial Normandie-Niemen survive. N'oublions pas ce qu'ont fait "Ceux de Normandie-Niemen". Ils n'ont pas hésité à déserter, ont été condamnés à mort par le gouvernement de Vichy, pour sauver l'honneur de notre pays. Qui ne s'en souviendrait plus ?

 

Durant près de 20 ans, des bénévoles passionnés ont donné plus de 100 000 heures de leur temps pour mettre en valeur les collections. Au travers d'expositions, conférences, meetings aériens, cérémonies patriotiques, ils exercent le devoir de mémoire qui s'impose naturellement à nous.

 

Rendez-vous au mémorial, faites venir les écoles et transmettez autour de vous cet appel. Le mémorial est situé rue Raymond Phélip 27701 Les Andelys – Il est ouvert tous les jours sauf le mardi et tous les jours pour les groupes, sur rendez-vous. Renseignements : 02 32 54 49 76 – normandie.niemen@wanadoo.frwww.normandieniemen.free.fr »

 

Le Collectif de défense de la Mémoire du Normandie-Niemen.

 

 

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Publié le 7 Mai 2010

Pierre Ichac, correspondant de guerre.

En cette veille du 65ème anniversaire de la capitulation allemande, le général de brigade aérienne (2S) Jean-Claude Ichac, ancien commandant de la Cité de l’Air « Capitaine Guynemer » et de la Base Aérienne 117 de Balard, revient sur un ouvrage publié en 1954 par son oncle, Pierre Ichac.

 

 

Souvenirs de l’Armée d’Afrique.

 

« Il y avait dans l'armée des Grecs un Athénien qui n'était ni général, ni officier, ni même militaire ». C'est par cette citation tirée de l'Anabase de Xénophon, écrite en 400 avant Jésus-Christ et racontant la fameuse « Retraite des Dix Mille », que Pierre Ichac (1) ouvrait, en 1954, ses carnets de souvenirs sous le titre : « Nous marchions vers la France »(2).

 

Mais contrairement à son illustre prédécesseur ce n'était pas une retraite, mais bien une offensive victorieuse qu'il avait accompagnée, des confins de Tunisie aux côtes de Provence et jusqu'aux Vosges, en passant par la Corse et l'Italie, aux côtés des Tabors marocains et des tirailleurs de la 3ème Division d'Infanterie Algérienne, avec comme seul armement son appareil photo et sa machine à écrire. Car, réformé compte tenu des séquelles d'un accident dans sa jeunesse, c'est comme correspondant de guerre qu'il était là. Et c'est à ce titre qu'il terminera la guerre, lui le civil qui n'aimait pas les décorations, avec la croix de guerre avec Etoile d'argent !

 

A lire ces souvenirs on se rend vite compte que c'est un journaliste qui parle, pour les lecteurs de « Vaincre » ou des dépêches de l'Agence France-Presse. Quand il commente un combat, il sait aussi bien décrire le matériel engagé que les réactions des hommes et les enseignements tactiques. Ecoutons-le évoquer la contre-offensive allemande du 18 janvier 1943, sur les Dorsales tunisiennes : «  Pour la première fois sur un champ de bataille d'Occident, voire sur aucun champ de bataille, les chars les plus puissants du monde, les Mark VI Tigre, que Stalingrad même semble ne pas avoir connus, viennent d'apparaître. ...le carrefour d'Oum el-Abouab, son arc romain qui se dresse, solitaire… C'est à son débouché oriental que… le 7ème Marocain a vu se ruer, transfigurés par le clair de lune, les premiers Tigre  de la 21ème Panzer. Les tirailleurs n'y résistent pas... Le 1er Bataillon est dispersé. Le deuxième... perd près de quatre cents hommes, en se désenclavant... ».

 

Mais la leçon a servi: « C'est l'expérience douloureusement acquise... qui joue désormais le rôle principal. Leur espoir d'endommager les chars n'est pas plus grand, mais ils manœuvrent mieux. Ils savent qu'ils ont un efficace moyen de défense: c'est la montagne, le djebel... Très vite, ils se révéleront des virtuoses de la montagne. Bientôt, on ne concevra plus les Français sans le djebel, ni le djebel sans les Français ».

 

Et de fait d'abord en Corse fin 1943 - « La Corse – commençaient à dire les anciens du Maroc – c'est le Riff, en quatre fois plus haut! » – puis en Italie, des Abruzzes au massif du Maio, qui bloque l'accès au Garigliano, en passant par le terrible Mont Cassino, c'est par les sentiers, par les cols, par les crêtes que tirailleurs et goumiers, avec leur armement, leur matériel, sur leurs mulets ou à dos d'hommes, avanceront, combattront et repousseront les troupes allemandes au delà de la ligne « Gustav », permettant aux alliés d'entrer dans Rome le 4 juin 1944 et prenant Sienne le 3 juillet (se reporter à la photographie illustrant ces propos). Puis, après le débarquement de Provence du 15 août et la progression à travers le massif des Maures, c'est encore « par les hauts » que les unités de la 3ème D.I.A. contourneront les barrages sur les routes, les forts enterrés et les casemates sur les pentes, avant de libérer Marseille.

 

Et Pierre Ichac était là, au PC du général de Monsabert, dit « Monsabre », le général à la Baraka, ou dans sa jeep, ou à pied, ou au-dessus, en place arrière du Piper d'observation, ou aux côtés du général de Lattre, sur l'ex-paquebot polonais Bathory s'approchant du golfe de Saint-Tropez, pour pouvoir rédiger le soir, à chaud, dans un bivouac de fortune, ses « papiers », partageant la vie de ces combattants, et tous leurs risques, comme il le rapporte avec humour lors de ce dialogue en Italie avec son chauffeur :

 

- Ils t'ont bien reçu au parc auto, les Tunisiens? Tu n'as pas eu d'ennuis, pas d'obus dans le ravin? Ça s'est bien passé?

- Très bien, Monsieur Ichac... les camarades m'ont offert le café... Mais sur la montagne, qu'est-ce qu'il est tombé!... Oh! Et puis aussi, y a eu un moment où c'était marrant, Monsieur Ichac. Je ne sais pas si vous l'avez vu? Les obus tombaient tout en haut, et y avait quatre types qui étaient pris dessous et qui couraient...

- Bougre d'idiot, criai-je, c'était moi! »

 

 

Un dernier mot. On a beaucoup évoqué, à l'occasion de la sortie en salle du film « Indigènes », l'oubli dans lequel serait tombé le souvenir des sacrifices des troupes venues d'Afrique du Nord. Pierre Ichac lui-même l'envisageait quand il écrivait, après la libération de Marseille sur laquelle se termine ce livre : « La première phase de la guerre – celle qui appartient en propre à l'Armée d'Afrique – sera finie... et oubliée des Français avant d'avoir été connue d'eux ».

 

Mais lui du moins avait, avec la publication de ses carnets, fait tout son possible pour que ce souvenir demeure, mettant en pratique notre belle devise qu'il aurait pu reprendre à son compte: « A nous le souvenir, à eux l'immortalité ».

 

 

GBA (2S) JC Ichac

 

 

 

 

NOTES

 

(1) Pierre Ichac (1901 – 1978), journaliste, cinéaste, photographe, ethnographe et homme de radio, était le frère aîné de Marcel Ichac (voir sur  le site du comité d'Issy les Moulineaux l'article du 10 juin 2009, « Deux films de Marcel Ichac »). Les membres de notre Délégation se souviendront que les deux frères passèrent, avant la Première Guerre mondiale, leur enfance à Rueil-Malmaison.

 

(2) Amiot Dumont, 1954.

 

LEGENDE DE LA PHOTO:

 

« Pierre Ichac, quarante-deux ans, le plus populaire des correspondants de guerre français. Ici, tapant son « papier » sur le vif, dans sa jeep fleurie par de jeunes Siennoises après la délivrance de leur ville ».

(Jacques Robichon: « Le corps expéditionnaire français en Italie 1943/1944 ». Presses de la Cité 1981 - Photo Jacques Belin)

 

Marchions vers la France

 

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Publié le 2 Mai 2010

 

Monument-Escadrille-Lafayette.jpg

 

Cher(e) Président(e),

Cher(e) ami(e),

 

Comme chaque année à pareille époque, je vous invite à participer à la célébration du « Memorial Day », le samedi 29 mai prochain au Mémorial de l’Escadrille Lafayette (5 boulevard Raymond Poincaré à Marnes-la-Coquette) :

 

  • - Début de la cérémonie à 11 heures précises.
  • - Rendez-vous des porte-drapeaux à 10h30 (côté droit de l’allée, face au mémorial).

 

Pour ceux qui seraient intéressés par les autres cérémonies du « Memorial Day », voici le détail :

 

  • - Dimanche 30 mai :
    • - The American Church : 65 quai d’Orsay 75007 Paris à 11h.
    • - U.S. Military Cemetery : 190 boulevard Washington 92150 Suresnes à 14h30.
    • - Arc de Triomphe (Flamme) : rendez-vous en haut des Champs Elysées à la sortie du métro à 17h45.

 

Vous ne manquerez pas de signaler ces dates et horaires de ces célébrations à vos adhérents, qui j’espère comme les années précédentes, seront nombreux notamment le samedi au Mémorial Lafayette.

 

La présence du drapeau de votre comité est vivement souhaitée.

 

Dans cet espoir, veuillez accepter Cher(e) Président(e), Cher(e) ami(e), mes très cordiales salutations. 

  

Votre Délégué général,

André LABOUR

 

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